ONDEDEI, À PÉRONNE
[Brûhl], a8 août i65t.
(e\TIU1T.)
La même lettre se trouve;, avec la date du 29 août, dans le même manuscrit, tbs 3 1 3-3 17.
La Regina sarà lanto più risoiuta à non sortirne ' che il Coadjutore è persuaso che tutto consiste nel popolo e Parlamento di quella citta; ma bisogna lasciar l'are e pregare Iddio che tutto succéda bene. Intanto ((iiello ch'io vedo è cbe si fà buon mercato di qualunque cosa mi riguarda, che si publicano di dichiarationi contro di me col nome del
A 110 pas sortir de Paris, malgré tes conseils si souvent répétés de Mazarin.
406 LETTKES
Aoûi i65». Re, che non credo vi sia escmpio che siano mai state fatte coulra quelh che hanno tradito il Re e lo Stato, e voi vedrele che, alla Maggiorita. il Re sara costretto di darne qualcliedun' allia, clie ratilichi quelle délia Miuorita.
M. di Brienne mi scrive che la Regina non vorebbe ch' io m' avanzassi uel paese di Liegi per non somministrare al principe di Gondé armi per combatterla avvantaggiosamente, e ni' accenna che la malatia del Papa mi polrebbe dar' adito di fare un viaggio à Ronia, senza dirmi tampoco in che modo, con quai' assistenza e cou che riputatione; ma io vi prometto che non ne farô altro, e che le belle parole non havranno lorza di farmi andare à morire di famé. Io sono assai mal sodisfatto, e dubito che lo sarô sempre maggiormente secondo la piega che vedo che prendono le cose; ma vi assicuro che sono preparato à tutto.
H duca di Mercurio si duole che non li scrivo, et io credeva d' haverlo infastidito con lunghi spacci, che vi haveva inviati, li quali li dovevano essere communi1. Di gratia scriveteli due parole sopra di cio, instruitelo di quello vi parera à proposito che debbà fare, et assicuratelo che puol disporre di me e délie cose mie, corne di lui stesso.
Potrete communicare ogni cosa con M. di Navaille2, essendo una persona, nella quale mi fido, come di me stesso. Hô ricevuta la sua Jettera, che non richiede altra riposta; ma potrete far sapere à lui et à Madama di Navaille che non hanno amico più sviscerato e servitore più sicuro di me.
Vi ringratio délie diligenza che bavette fatte per ricuperare i diamanti.
1 Le sens est : que les dépêches , adressées 5 Voy. ci-dessus, p. 365, note i, sur
à Ondedei, devaient être communiquées au M. et M°" de Navailles. duc de Mercosur.
Amii iii.'ii.
GLXXIV.
AJT. oir. . Prnnce, I. -08, f° 1 1 1 ; t. g du recueil des Lettres de Mazarin. —
Copie du temps.
À i:\liBK KOI (H ET.
| lii'iilil 1 . 29 août i65i.
I Mil UT. |
Je ne vous oscris pas de ma main, appréhendant quelle puisse estre reconnue. Je vous diray cependant que je suis extrêmement touché de tout ce que vous avez [l'ait] pour moy, et que je commence à nie l'ascher de vous est e Ions les jours de |)lus en plus obligé, sans esli'e en estai d'en pouvoir prend?, ma revanche.
Je suis marry de voir les choses si aigries de part et d'autre, qu'il est impossible qu'il n'en arrive de g?afidâ desordres tres-prejudiciables au bien de i'Estat el au service de Leurs Majesté.; mais peut-estre que Dieu, par sa bonté, nous enverra le calme au milieu d'un si grand orage*.
J'av esté tres-ayse d'apprendre la continuation de la conduite de M. de Bouillon, estant tres-advantafteux à la lleyne qu'il ne se jette pas dans le parti de M. le Prince, qui se Irouvera tres-empesché, s'il prend la resolution de faire une guerre civile.
J'a\ esté bien ayse des advis que vous me donnez touchant Bartet; j'en proliterav. et cependant je vous prie de croire que je prends mes mesures bien justes, mais qu'il y a certaines choses auxquelles on est obligé par des conjonctures et des rencontres. J'attendray de sçavoir ce qui sera arrivé (\u papier qui vous devoit estre remis entre les mains; et vous priant de m'aimer tousjours, vous devez estre asseuré que vous n'aurez jamais un meilleur amy que moy.
/i08 LETTRES
\<»i"il i6f)i.
Aff. étr. , France, t. 268, f° icj5 v°: t. 29 du recueil des Lettres de Mazarin.
Copie du temps.
À MILLET
[ Brùhl], 99 août iG5j .
Je suis fort obligé à (la Reyne) des bontez que Sa Mté vous a faict cognoistre avoir pour moy; mais je vous advoue que je suis au desespoir de ce que toute la terre dira des déclarations que Sa M1* faict contre moy, plus rigoureuses et outrageantes que jamais [il] en ayt esté faict contre les personnes [qui avoient conspiré contre] des Roys et contre l'Estat. Vous luy pourrez pourtant dire, de ma part, que je suis plus persuadé que jamais de la bonne volonté qu'il luy plaist avoir pour moy, et que Sa Mlé cognoist, aussy bien qu'Elle a faict jusqu'à présent, que je ne puis estre abandonné, sans que l'Estat en souffre et sans un entier abattement de l'authorilé royale, sans parler du reproche que Leurs Mtez en recevraient après s'estre déclarées si advantageusement pour moy, comme Elles ont faict à la veiie de tout le monde, et avoir tesmoigné tant de satisfaction de la fidélité de mes services, et tant de desplaisir d'avoir esté contrainctes de céder à la violence et de sacrifier, pour quelque [temps], le plus zélé de leurs serviteurs pour éviter un plus grand mal; mais vous direz à la Reyne que je crains fort que, mes ennemis continuant à me persécuter, soit par hayne, soit parce que je leur sers de prétexte à pousser leurs mauvais desseings, et d'autres personnes, quoy qu'ils tesmoignent en apparence estre de mes amys, agissant adroictement pour ma perte, dans l'interest qu'ils croyent avoir que je ne retourne [pas] auprez de Sa Mte, je crains, dis-je, qu'Elle aura de la peine à m'en faire ressentir les effects1, et que, la
' Les effets de sa bonne volonté pour moi.
DU CARDINAL !\l IZARIN. 40(.>
Majorité venue, dans laquelle Sa M"' croid pouvoir reparer les injures Sept. [65 ([ue l'on ma faictes, on ne la presse encore à donner d'autres déclarations qui confirment celles qui ont esté extorquées dans la Minorité, et si <vla estoit, je vous ad voue que je seray inconsolable, et me voyant reduict à une telle extrémité, sans estre secouru de la mort, je ne songeray à rien qu'à me cacher pour passer malheureusement le reste de la vie. que Dieu me donneroit pour plus grande punition.
Dans la suite de cette dépêche, Hfazarin proteste toujours de sou dévouement pour la Heine et prie Millet de continuer d'agir eu sa laveur auprès de Champlâtreux et du maréchal du Plessis-Praslin. Il insiste particulièrement sur les considérations que Millet doit faire valoir au maréchal. Il regrette vivement de n'avoir pu encore obtenir rentrée de du Plessis-Praslin dans le conseil du Roi, et termine en parlant des dangers auxquels il est exposé à Brûhi.
Aff. élr.. France, I. 268, f 202. — Copie dutemps.