‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 4)Chapitre 50 sur 125 · AU BAILL\ DE VALENCE · texte numérisé non relu

AU BAILL\ DE VALENCE

Huy, 1 a oclobre i65i.

(extrait.)

Il n'y a rien à adjouster au tableau que vous m'avez faict, dans la vostre du 2 3 du passé, de Testât auquel estoient pour lors les affaires de la cour de Rome. Je me consolerois volontiers, dans le malheur, de n'avoir pas les faveurs du Pape, et de le voir si ferme à tesmoigner de l'aigreur et de la mauvaise volonté contre ma personne et mes interests, si je voyois Sa Sainteté, par quelque etfect, aussy bien intentionnée et tendre pour Leurs Mtez et pour la France, qu'Elle tasche de [le] paroistre par tant de belles choses qu'il vous dict3; et ce seroit un

' Vo\. sur Jacques Rouxel de Medavy. ' Le texte porte bien, dans celte phrase,

maréchal de Grancey, le tome Ht, p. 3oi. les pronoms il et elle, employés tous deux

note 1 . des Lettres de Mazurin. pour désigner Sa Sainteté.

2 Voy. ci-dessus, p. 85, note a.

ictobre i65i. grand bonheur pour Leurs M"'z d'avoir gagné un pape par l'esloignement d'un cardinal, mais je crains que la France, qui en a receu tant de mauvais Iraittemens, pendant que j'avois le soing des affaires , n'aura (sic) que de bonnes paroles à présent que je ne l'av plus.

Je n'ay pas de peine à croire que Sa Sainteté soit demeurée interdicte . quand vous avez pris si à propos l'occasion de lu y foire cognoistre les sujets que Leurs M'02 avoient de se plaindre de la partialité qu'Elle avoil si ouvertement tesmoignée, en tant de rencontres, pour les interests d'Espagne; car, aux choses que vous luy avez dictes, il n'y a point de réplique. On y auroit pu seulement adjousler qu'aprez mon départ, Sa Sainteté n'a pas laissé d'envoyer aux galères le pauvre Crescentin, dont ie véritable crime a esté d'avoir faict quelques levées pour le service du Roy, et avoir esté employé pour le mesme effect à l'administration des biens de la cité de Piombin1; et, à la vérité, il est bien estrange que tant d'instances, qui ont esté faictes pour ledict Crescenlin, de la part de Sa Mlé, n'ayent servi qu'à le faire traitter plus rigoureusement.

Je vous remercie, de tout mon cœur, des discours advantageux que vous avez tenus au Pape de monseigneur Cbigy2; car. outre qu'il a beaucoup de mérite, il est fort de mes amys3. Je n'ay pas manqué de luv faire sçavoir ce que vous m'en avez escrit.

Je suis tres-ayse de voir que, dans la resolution que j'avois desja prise, je me suis conformé à vos sentimens, nonobstant toutes les belles persuasions que le comte de Brienne, incité à cela par mes ennemis, sans s'en apercevoir, employoit pour me faire aller à Rome, muny d'une bonne lettre de recommandation du Roy pour le Pape. Avec quoy cette bonne personne croyoit avoir pourveu à mon honneur, à ma seureté et à ma subsistance. Je vous confirme que j'ay tousjours la mesme passion

1 Piombino. Cette ville, prise par les Fran- pondance de Mazarin, que ses sentiments çais en 16/16, leur avait été enlevée par les changèrent complètement à l'égard de Fa- Espagnols en 1600. bio, Chigi. En 1 65 '4, il adressa à Hugues de

2 Fabio Ghigi. (Voy. t. I, p. 689, des Lionne, qui se rendait à Rome, des instrue- Letlresde Mazarin.) Le nom est écrit Guichy tions pour s'opposer à la promolion de Fadans la copie, bio Chigi à la papauté; mais il ne réussit

! On verra, dans la suite de la corres- pas à l'empêcher d'y parvenir.

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de faire ce voyage, mais non pas sans voir t > i «»i i clair que je ne m expo- Octobre 16S1. sera\ pas à recevoir des affronts, n\ engager légèrement lauthoritédu Roy, cognoissant parfaitement le naturel du Pape el le climat du lieu où vous estes, dans lequel presque ions sont adorateurs <ln palais, en apparence au moins, si on ne l'est pas dans le cœur, et ainsy on y recherche soigneusement les occasions de choquer ceux qui ont! aversion du Pape, auprez duquel on croit, par cette manière, acquérir du mérite. \ ous me ferez pourtant grand plaisir de me mander ce que vous aurez recognu aprez les premières nouvelles qui seront arrivées de la majorité du Roy.

Mazarin rappelle ensuite quelle était, à la lin de l'année i65o, la situation de la Franco el les causes qui ont compromis les succès obtenus par la royauté* dans les voyages de Normandie, de Bourgogne, de Guyenne el dans la guerre de Champagne Il ajoute :

J'avois beau me tuer [ de | représenter et faire cognoistre particulièrement à S. A. R. Testât des choses et la facilité avec laquelle on pouvoit, en peu de jours, rendre la France heureuse et relever l'authorité du Roy au plus haut point, quelle eust jamais est»'* ; car ceux qui ne craignoient rien tant que de voir de semblables effects, redoublèrent leurs intrigues, particulièrement dans le Parlement, pour exciter tout le monde contre moy et pour insister précipitamment à pousser ma personne et à faire sortir les princes de prison, imprimant, par leurs artifices, dans l'esprit des peuples que le bonheur de la France dependoit de leur liberté et de mon esloignement.

Il est bien aysé de voir si ceux qui promettoient tant de félicité, moyennant les choses susdictes. ont esté de faux prophètes; car il ne faut que remarquer la constitution dans laquelle les affaires estoient devant la sortie des princes et [devant] qu'on exerçast tant de violences contre moy, et [Testât] où elles sont à présent que je suis esloigné et les princes en liberté. Comme vous estes un de mes meilleurs amys et en quij'ay plus de confiance, je n'ay pas pu m'empescher de vous toucher, en passant, un mot sur une vérité que uns ennemis, malgré eux, sont contraints dadvoùer présentement.

MAZ.4RIN. IV. 59

.Ki'Mauri IITIQ

Octobre i65i Vous ne compterez plus parmy ceux-là M. le Goadjuteur; car iujii^ sommes en fort bonne intelligence. La chose est assez extraordinaire; mais on en voit souvent de semblables en France. 11 ne faut pas pourtant que personne, particulièrement au palais [du Pape], ayt cognoissance de nostre amitié. Car elle iuy seroit tort préjudiciable à l'esgard du Pape, qui a seulement affecté de luy départir des grâces lorsqu'il remuoit tout à Paris contre moy. Je ne doute point que vous n'employiez vostre crédit et vostre adresse pour faire en sorte que la nomination que le Roy a faicte en sa faveur ayt son effect, et croyant que vous ne seriez pas marry de sçavoir que vous m'obligerez en vous employant avec chaleur en cela, je vous en ay voulu donner advis, et je seray bien ayse que vous me mandiez au plus tost ce que vous espérez de l'affaire '.

Aff. étr. , France, t. -268, f" 256 v"; t. 29 du recueil de9 Lettres de Mazarin. —

A M. DE FÀBERT.

Huy, 23 octobre i65i.

Je viens de recevoir advis tout présentement que le duc de Witemberg [sic)'2 passe à Givet3, avec quantité de regimens de cavalerie estrangere, qui se doivent joindre avec les troupes du prince [de Condé] 4

1 Mazarin était-il de bonne foi en recom- 2 11 faudrait lire : Wiitetitfterg pour Wûr-

mandant à l'ambassadeur de France la can- temberg. Le duc de Wurtemberg- était, en

didature du Goadjuteur au cardinalat? C'est i65i, Eberhard III, né en 161 4, duc en

une question que M. Chantelauze a examinée 1 628 , mort en 167/1.

dans l'ouvrage intitulé : Le cardinal de Ret: ' La copie porte Givez.

et r affaire du chapeau (Paris, Didier, 2 vol. ' Le copiste a écrit du prince; mais, d'a-

in-8°). On peut admettre qu'en octobre 1 65 1, près les habitudes du style de Mazarin, il est

Mazarin était réellement favorable à la can- probable qu'il y avait, dans l'original, de

didature de Retz, mais que plus tard ses M. le Prince. sentiments changèrent.

DI CARDINAL M IZARIN. 467

et celles ([uo commande don Eslevan de Gamarre, lesquelles ont ordre Ociobn i65i de ln\ obeyr; qne cela B'esl faict en suite de l'arrivée d'un courrier de M. le Prince, par lequel il prioil M. I Archiduc ' et Fuensaldagne de deux choses : la première, de ne pas mettre en quartier d'hy ver en Flandres les troupes, d'un mois -, asseuranl que, par ce moyen, les huict mille hommes qu'il avoil desja levez sedoubleroient, et qu'ainsyil fonneroil une armée capable de résister aux efforts que le Roy seau r oit faire contre 1 u y ; la deuxième, d'assembler un corps de cavalerie bien commandé, auquel se joignanl le comte de Tavannes3, avec les troupes qu'il a, pourrait entrer en France et s'advancer sans obstacle en Bourgogne : avec quoy, outre que les troupes auraient de bons quartiers, on asseureroit la conservation des places que le Prince lient en cette province-là \ et on feroit une très-grande diversion des forces du Roy, par le moyen de laquelle M. le Prince, en Guyenne, viendrait aysement à bout de ses desseins. Jadjoute foy à cet advis, parce qu'il me semble qu'il est tout-à-faict advautageux aux Espagnols et à M. le Prince de prendre cette resolution.

Je ne sçay pas quel nombre de cavalerie mené avec luy ledict duc de Witemberg; mais si c'estoit toute l'estrangere, qui estoit dans les Pays-Bas, ce serait un corps fort considérable, de prez de trois mille chevaux. H est vray qu'on m'asseure que le corps de don Estevan de Garnarre et les troupes du Prince 5 (cavalerie et infanterie) ne font pas, en tout, deux mille hommes. On ne dict pas encore que l'Archiduc mette les autres troupes en quartier; mais, au contraire, que Sfondrato0 demeure du costé de la mer avec un corps

L'archiduc Léopold. gouverneur des gouvernement de la Bourgogne, que Louis II

lias espagnols. II était frère de Tempe- de Bourbon-Condé avait échange, en 1 65 1 ,

reur Ferdinand III. contre le gouvernement de Guyenne. Il avait

s Avant un mois. été remplacé, en Bourgogne, par le duc

Jacques de Saulx. comte de Tavannes, d'Epernon.

^tait un des principaux partisans de Gondé. 5 Du prince de Gondé.

Il vécut jusqu'en i683. 6 Sigismond Sfondrato, ou Sfrondrate,

1 Entre autres, Bellegarde ou Seorre. était lieutenant général de la cavalerie lé-

Les princes de Gondé avaient eu longtemps le gère en Flandres. Il mourut des suites d'une

Octobre i65j. assemblé ù desseing, à ce qu'on publie, de fortifier Bourbourg; et I Archiduc et Fuensaldagne, tenant encore d'autres troupes ensemble dans Lens, il semble que ce soit à dessein de satisfaire M. le Prince, obligeant le mareschal d'An mont à tenir son armée ensemble sans destacher ce qui doit estre destiné pour forliffier M. le comte dTlarcourt1, et ce qu'il seroit nécessaire que M. le mareschal de la Ferté eust pour, avec ce qu'il a, empescher le passage dudict duc de Witemberg en Bourgogne ou en Lorraine, ayant veu encore des nouvelles qui disent que c'est en celle dernière province où il prétend prendre ses quartiers, où il n'y a que les troupes de M. de Lorraine. Mais comme la saison ne peut pas permettre à l'Archiduc d'attaquer aucune place en Flandres, et qu'ayant destaché la cavalerie estrangere, il demeure trop foible pour rien entreprendre, il me semble que M. le mareschal d'Aumont n'a rien à appréhender dans la Picardie, et qu'il pourroil, sans perdre un moment de temps, destacher un bon corps de troupes et l'envoyer à M. de la Ferté, afin qu'il pust garantir la Champagne, la Lorraine et la Bourgogne.

Mazarin prie Faberl d'avertir les maréchaux d'Aumont et de la Ferté, afin qu'ils puissent prendre leurs mesures pour résister aux Espagnols. Il l'entretient ensuite des négociations avec le duc de Lorraine et des levées de troupes qui lui paraissent utiles. Enfin il ajoute :

Je vous diray aussy confidemment qu'il y a desjà trois sepmaines que je suis en traicté, avec grand secret, avec M. le comte de Waldec2, qui est le favori de l'électeur de Brandebourg, qui commande son armée, et qui est une personne de qualité et de mérite, qui a esté longtemps dans le service de MM. les Estats [des Provinces-Unies], duquel il ne s'est encore retiré, et hyer au soir je receus response qu'avec

blessure reçue au siège de Gravelines, en 2 II y avait plusieurs branches des coin les

i652. de Waldeck. Il s'agit probablement ici de

1 Le comte d'Harcourt devait commander Georges-Frédéric, comte de Waldeck, né en

l'armée royale au sud de la Loire, et prin- 1621, mort en 1692. C'est le plus renommé

cipalement en Auriis et Sainlonge. des généraux de cette maison.

une entière satisfaction de M. l'Electeur, il mènera au service du Roy Octobre i65i. quatre mille bommes de pied et mille chevaux, en trois regimens de cavalerie de six compagnies chacun, cl en cinq d'infanterie de huil compagnies chacun; niais comme la despense seroit de plus de cent dix mille esens, el <|u il \ auroit mesme grande difficulté de les faire passer en France, je ne suis pas en estât de rien conclure là-dessus1. M. de Chasteauneuf, aprez en avoir conféré avec la Reyne, m'a envoyé dire, par l'Ondedei, que, si la guerre civile commeneoit, je ne devois pas hésiter d'entrer en France, avec deux ou trois mille hommes, pour servir le Uoy, et qu'il avoit desja dict à M. le duc d'Orléans que cela seroit, si M. le Prince s'opiniastroit à vouloir remuer.

.Mazarin termine en disant qu'il désire voir Pabert el qu'il serait à souhaiter que Manicamp el d'Hocquincourt assistassent à Leur entrevue. D'Hocquincourt se montre zélé pour sa cause et lui a fait offrir un asile dans Përonne.

GXCIX.

AIT. e'tr. . France, t. q (>8 . f* a63 v°; t. 29 du recueil des Lettres de Mazarin.

Copie du temps.

A M. DE FABERT

Huy, 37 octobre i65i

(bxtbait.)

Je vous ay escrit depuis peu par un gentilhomme, que m'avoit depesché M. le prince d'Harcourt pour m'offrir, de fort bonne grâce, sa place2 et sa personne. Il s'en est retourné si bien accompagné, que je ne doute point qu'il n'ayt passé seurement et rendu au sieur de Pen-

\o\. plus loin, a la date du .'! 1 oc- ' Le prince d'Harcourt, Charles de Lor-

tobre i65i, l'instruction donnée à M. de raine, fils du duc d'Elbeuf, était gouver-

Gravel, qui représentait la France en Aile- neur de Montdidier. On doit se garder de

magne, el principalement auprès des princes le confondre avec son oncle, Henry de Lor-

dont les Klals confinaient au Rhin. Il était raine, comte d'Harcourt, qui commandait

chargé de traiter avec le comte de Waldeck. l'armée royale.

'i70 LETTRES

Octobre i65i, nacors le pacquet que je luy adressois pour vous. Les troupes de M. le Prince, qui sont espandues entre cy ' et Dinarit, ne m'ont pas encore donné lieu de m'y rendre2. Ce n'est pas que je l'eusse fort bien faict avec vingt ou trente chevaux; mais mes niepces et le bagage que j'av avec moy m'empeschent cette facilité.

On continue tousjours à me confirmer la mesme chose que je vous ay mandée, qui est que les troupes desdicts princes et celles de Gamarre avec quelques autres, qui sont desja arrivées, attendent encore la venue de trois ou quatre mille hommes de Flandres pour se joindre toutes ensemble et aller prendre quartier. L'on parle à présent de l'Alsace3; mais je persiste tousjours à croire le premier advis4. Au reste, je vous suis tres-obligé de lajoye que vous donne l'espérance que mon approche de la frontière soit pour aller à la Cour. Je n'ay rien à adjouster à ce que je vous ay escrit là-dessus; mais seulement que j'attendray response à ma dernière depesche, souhaitant avec passion, quelque resolution que j'aye à prendre, [qu'] elle soit fortiffiée de vos bons conseils.

Je vous prie d'examiner avec M. le mareschal de la Ferté , en grand secret, si on pourroit attaquer Mouzon avec apparence de l'emporter, ayant un renfort de troupes, sans parler des assistances qu'on pourroit tirer des gouverneurs des places de Champagne et des paysans. Si on n'a pas touché aux préparatifs, qui avoient esté faicts pour f'attaque de Rethel, que je fis laisser pour y estre conservez, partie dans ladicte ville, et partie à Rheims et à Chaalons, avec desseing de m'en servir au siège de Mouzon, quej'avois résolu, comme je vous communiquay, de faire, lorsque le Roy, à la fin de febvrier passé, viendroit5 se faire sacrer à Rheims, il y aura abondamment tout ce qui sera nécessaire de munitions, de canons, d'outils, de grenades, sacs-à-terre et autres choses

1 Entre Huy et Dinant. ' Ce premier avis indiquait que les en-

' Le sens est : ne m'ont pas encore permis uemis voulaient se rendre en Bourgogne.

de me rendre à Dinant. s Seroit venu. Mazarin parle dans l'hypo-

J Comme du lieu où elles doivent prendre thèse où la tranquillité de la France n'aurait

leurs quartiers d'hiver. pas été troublée en 1 65 1 .

DU CARDIN il M \X\1UN. 471

de cette nature. J'en ay le mémoire avec, moy, et, en cas de besoiug, Octobre iti je le pourray envoyer. Pour l'argent i\c* travaux et pour le pain, s'il n'y a pins de fonds pour continuer à le donner aux soldats, je le pourra y fournir ', comme aussy pour achepter de l'avoine, s'il estoil nécessaire. Enfin , s'il y avoit lien de venir a bout de cette entreprise, j'en aurois grande obligation à M. le mareschal de la Ferté et à vous; car, outre l'advantage que le Roy en retireroil, il seroit Ires-glorieux pour moy, en rentrant en France, de commencer par une action de cette nature. Ces! assez dire pour ne douter point que vous n'applicquiez 2, avec mondict sieur le mareschal, pour faire réussir la chose, s'il est possible; et comme M. le comte de Grandpré3 est tort actif et a grand interest dans l'affaire, puisque je me ferois fort d'obtenir qu'il fust restably dans ladicte place, je croys qu'il n'y aura pas de danger que vous en confériez avec luy. Le Rasle ' me dict, l'année passée, qu'il croyoit la chose fort aysée, et je suis asseuré que, pour l'amour de moy, il contribuera, à bon escient, tout ce qui pourroit dépendre de luy à la faire réussir.

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