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peuples1, affoiblj le parlv de M. le Prince, laid advancer M. le comte ''iovemb i65i d'Harcourt, qui aura dos forces assez considérables pour avoir advantage sur luy, el aprez s'estre saisie de la Rochelle, où je ne doute point qu'Elle ne soit receue à bras ouverts (car la hayne qu'on y a cpntre du Daugnon*, coi unie en boutes ces provinces-là, esl inconcevable), Elle doit ramener le Uov vers le centre du royaume3, estant certain que, demeurant longtemps esloignée des provinces de deçà (des provinces du Nord) et de Paris, cela pourroit causer de plus grands préjudices qu'on ne sçauroit tirer d'advantages, si Elle continuoit à faire son séjour vers la Guyenne '.
El surtout, il faut bien prendre garde que S. M1' ne s'engage à la tenue dos Estats [généraux], y ayant beaucoup de prétextes pour les remettre, el celuy dv vouloir donner ordre par sa présence à la Bourgogne, où il y a diverses places qui tiennent pour M. le Prince, et aux entreprises que les Espagnols, fomentez par ledicl prince, sont tout prests de faire dans la Champagne cl dans la Picardie, sera-, ce nie semble, fort plausible.
\l. le Mareschal ne doit pas douter que les discours qu'on tenoit assez publiquement à la Cour, que je m'y pourrois rendre à ^improviste. n'ayent donné de grandes inquiétudes à quelques personnes qui auront fort contribué à la faire esloigner, pendant que je m'approchois; mais tout ce que dessus estant bien représenté a la Heyne par M. le Mareschal de concert avec M. de Mercœur, M. Bartet et d'autres qu'on pourroit croire passionnez pour mes interesls , comme je croy que le sont Mmo la princesse palatine, M. le prince Thomas5 el M""' de Garignan, sa femme.
1 Les habitants du Poitou, de l'Angoumois, de I Aunis et de la Saintonge.
! \o\. but l«' comte du Daugnon, t. I, p. 9"JO. des Lettres de M azarin.
Lee résultats de la guerre de Saintonge <:i d'Angoumoia furent tels que Mazarin les avait annoncés, excepté pour la Rochelle e( Brouage. où le comte du Daugnon réussit a se maintenir.
' L'opinion que Mazarin exprime dans ce passage est celle qu'il soutint à Poitiers, lorsqu'il eut rejoint la Cour à la fin de janvier i65a. Bile fut vivement combattue par le marquis de Ghâteauneuf, qui, n'ayant pu la faire rejeter, quitta la Cour.
' Voy. t. I , p. 961 . Le prince Thomas de Savoie-Carignan avait épousé Marie de Bourbon, qu'on appelait la princesse de Carignan.
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iNoveoib, it\:>\. je croy que la Revue ferait volontiers ce qu'Elle a desja résolu, et que l'Estat ensuite en recevroit de grands advanlages, et inoy et nies amys beaucoup de satisfaction. Il faut donc y travailler à bon escient, comme je croy qu'aura desja commencé de faire le sieur Barlet, de nia part, et qu'il réitérera, de concert avec M. de Mercosur el M. le Marescbal, quand le sieur Seyron sera arrivé.