‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 100 sur 285 · I..i Père, 1 « juin · texte numérisé non relu

I..i Père, 1 « juin

(extr Ml. I

Je vous renvoyé Blondeau - pour eslrc auprès de mois cl fournir

aux desdenses nécessaires, suivant l'ordre <|iie vous !u\ en donnerez. Il porte avec lu\ de quoj satisfaire aux gratiffications que Ton a promis) à plusieurs officiers de l'armée. Je ln\ a\ laid auss) donner mille escus pour M. de Va rennes p, auquel Sa M1 a accordé la grâce que j'aj demandée pour son beau-frere*. J'ay faicl encore donner ir\ à la personne qu'v avoil envoyé exprès \l. de Scbomberg les mille escus que je 1 11 \ avois promis, el mesme j'ay faicl donner cenl pistoles i\<- gratiffication pour distribuer aux gendarmes escossois, que je croj présentement à l'armée au nombre de soixante-quatre bien monte/, et en forl bon estât.

.I'a\ receu des lettres (le M. le mareschal dr La Ferté, par lesquelles

taisant response à ce que je lu y avois mandé par le sieUT Talon el le chevalier de (llerville, d me dicl <pnl execuleroil ponctuellement les

1 Chemeraut-Tabouret, frère de Barbe- Voy. ci-dessuB, p. 63 et 119.

zières. ' Rogerde Nagu, marquis de Varennes

' Ailleurs ce nom csi écrit Mondât. (Voy. avait épousé Henriette d'Hoston, qui avait

ci-dessus, p. 9 16.) On voit, par cette lettre, (nus frères : Louis, Roge - el Lann ni il'llu>-

que celait un agent des finances, chargé de lun.

In dépense de L'armée, <|iii opérait but la Rien n'indique duquel de ces trois per-

fronlière de l'Est, comme Gombaul pour sonnages parle Masarin. l'armée de Catalogne.

Juin i657. ordres du Roy; qu'il depeschoit à M. de Grandpré, afin qui! investisse la place ' avec la cavalerie et les dragons qu'il lui envoyoit pour cet efïect, et que, luy, faisoit estât d'y estre au plus tost avec l'armée inercredy prochain de bonne heure; mais le sr Talon nu; mande à part qu'il y seroit inardy au soir : ledict sieur Mareschal avoit esté obligé de retarder sa marche d'un jour pour attendre le pain. Je croy, par ce que m'escrit ledict sr Talon, qu'il espère de réussir, et j'ay escrit en sorte à M. de Fabert que je suis asseuré qu'il ne manquera d'aucune des choses qui peuvent estre nécessaires pour achever heureusement cette entreprise. Nous ne sçavons pas ce qu'il y a dans la place; mais j'ay esté bien aise que le comte de Grandpré2 ayt défait à plate couslure une compagnie de quarante cinq maistres qui y estoit entretenue.

Ledict sieur Mareschal me faict de grandes instances, afin que le destachement des troupes qui luy sont destinées se fasse au plus tost pour pouvoir achever la circonvallation et empescher que le gouverneur de Luxembourg, assemblant toutes les troupes qui y sont, n'entreprenne sur quelqu'un de ses quartiers. 11 sera donc à propos que, sans perte d'un moment de temps, vous fassiez mettre en marche lesdictes troupes, les faisant partir demain matin de bonne heure, parla route que vous jugerez plus seure, ayant esgard au corps de cavalerie qui est à Rocroy, que l'on dict estre fort considérable.

Le corps anglois partit hyer matin d'Amiens. Il doit estre demain au soir à Ham, où il recevra quinze jours de subsistance, comme le chevalier Reynold a demandé, et quelques armes qu'il a aussy souhaitées pour armer des recrues qui luy sont arrivées. Apres quoy, ils iront à Saint- Quentin pour joindre ensuite l'armée; quoyque j'aye quelque inquiétude sur une depesche que je viens de recevoir d'Angleterre, pariaquelle M. de Bordeaux me mande qu'ayant informé M. le Protecteur des raisons que nous avions eues de ne pas attaquer une place du costé de la mer, M. le Protecteur avoit tesmoigué de n'en estre pas satisfaict et de vouloir s'attacher à l'exécution du traité. Sur quoy pourtant il

1 On a vu, dans la lettre précédente, 2 Sur Grandpré, voy. le I. VI. p. 96a,

qu'il s'agissait de Montmédy. des Lettres de Mazarin.

se remet à ce que me doit dire M. l'ambassadeur Lockart, auquel ou J«rin 1667. avoit escrit plus particulièrement là-dessus. J«; croy qu'il arrivera aujourd'huy de Paris, et je verra) avec lui tout ce qui se pourra faire pour la satisfaction de M. le Protecteur, lequel auroit grand tort de nous vouloir obliger à des choses, lesquelles il j auroit impossibilité d'exécuter; estant bien aisé de voir que, si nous nous lussions opiniastrez à exécuter le traité, la France el I Angleterre se seroienl exposées visiblement à recevoir un affront, ce qui devoil estre plus sensible .1 M. le Protecteur que les delays que l'on apporte à entreprendre du costé de la mer, attendant une conjoncture qui nous donne lieu de le faire avec apparence de bon sucrez. Enfin, s'il \ a quelque moyen d'attaquer une place de la mer. c est celu] que l'on pratique mainte» nant en faisant entreprendre M. le mareschal de La Ferté dans un lieu esloigné de la mer pour observer les mouvemens que les ennemis feronl , el voir s'ils Be résoudront à retirer le corps qu'ils tiennent entre la Lys et la mer.

Le regimenl d'Alsace esl arrivé avec liuil cens hommes, et je le fera) passer à l'armée, afin que de là il s en aille au Quesno) (ainsj qu'il a esté résolu), où Ion preudra soin de lu) faire donner quelque chose

pour subsister. Nous avons encore le régi ni royal, «pie Ion dicl

estre bon. mais je ne sc,i\ pas ce qu'il contient. Le régiment de Limosin (sic) est aussv arrivé, el l'on asseure qu'il est compose de cinq cens hommes. Les regimens de S.A. li. el «le Se) ron ( '.' l (cavalerie 1 ' doivent passer aujourd'hui el s'en iront à l'armée. Je cro) «pie les régiment de Villequier, de Mondejeu el les trois compagnies qui estoienl restées à Bethune vous auront joint, el en cas que ces trois compagnies el le régiment de Mondejeu ne vous eussenl pas joint, il ne tiendra qu'à vous de les l'aire venir, leur escrivanl pour cet ell'ecl . parcequ'ils sçavenl

bien «pie tout cela «si destiné pour servir à la campagne. Mais comme je prevo) qu'il faudra faire loul ce <|ui sera possible pour la satisfaction des \n;;lois en enlreprenanl quelque chose du costé de la mer,

1 Voy. sur Jean deSeyron, lieutenanl général depuis 1 « » .""» r> el chargé, en Mi.");, du gou reniement de la Fère, le tome IV. p. 1 '17. des Lettres de Vazarin,

iin 1657. ou au moins en se mettant en estât de le Taire, afin que, sil n'y a pas apparence de l'entreprendre, eux-mesines tombent d'accord de nous en dispenser, je vous conjure de vous y appliquer dez à présent et chercher tous les moyens qui, imaginablement, se peuvent pratiquer pour cela, afin que, lorsque l'entreprise de M. le mareschal de La Ferlé sera achevée, on puisse tenter celle que les Anglois tesmoignent de souhaiter avec tant de passion.

Et si, pour cet effect, vous jugiez à propos de tenir un corps du costé d'Arias et de Bethune sous prétexte de la conservation des places qui sont de ce costé-là, avec visée de vous en servir en temps et lieu pour le dessein de la mer, je remets à vous de l'examiner et l'exécuter, comme vous adviserez pour le mieux; mais en ce cas, vous affoihlissant, il faudroit que vous prissiez un poste bien seur, dans lequel vous n'eussiez pas sujet d'appréhender les ennemis, quand mesme ils joindroient toutes leurs forces. Je croirois encore en ce cas qu'il ne seroit pas mal d'envoyer à Monstreuil le régiment royal et celui de Limosin avec un régiment de cavalerie, afin de ne pourvoir seulement, par ce moyen, à la seureté de la place, mais aussy d'avoir cela en lieu propre pour vous en servir du costé de la mer, le faisant joindre au corps que vous auriez <iu costé d'Arras et de Bethune.

Si vous approuvez la chose, je vous prie de me le mander en diligence; car, au lieu de faire marcher à l'armée le régiment royal ou [celui] de Limousin1, on l'envoyeroit tout droit à Monstreuil, et je prendrois soin de luy faire donner quelque subsistance dans la place, afin de le bien conserver. Si vous croyez mesme qu'il fust plus à propos d'envoyer le régiment d'Alsace à Montreuil et l'un des deux autres au Quesnoy, en nie le mandant, je me conformeray à vostre advis. Je considère aussy, en proposant de mettre ces regimens dans des places et [de] leur donner quelque subsistance, qu'on les conservera pour en tirer du service à un siège, et que, s'ils vont à l'armée, ils fondront en un instant; mais enfin, de tout cecy, il ne sera faict autre chose que ce que vous manderez.

1 Le nom est écrit ici Limousin.

11 y y nouvelle <pic Black a bruslé et coulé à fond dans un port des fan n.:,7. Canaries seize vaisseaux d'Espagne tout presls à s'en retourner aux

Indes1.

CCXCIF. AIT. étr. , France, t. 27/1, f" 3o8; original signé. — Quelques lignes autographes.

A J.-H. COLHKRT

I I ère, 1 1 juin 1 65"j

Ne sachant pasescrire au sr de Viquefort', parceqae e'esl an espril dangereux, qui D'useroit pas bien1 de mes lettres . je désire que vous l'alliez voir pour lu\ dire, de vi\<- voix, que jav recen celle <ju il m'a escriteduuG du mois passé pour justifier sa conduite <vi particulièrement l'application qu'il a l'aide à son propre usage de rargeni «pu lu\ avoil esté conBé pour M. l'électeur de Saxe; que je ne sçaj pas s'il est

1 La bataille s laquelle Maiarin fait ici allusion est l'une des plus glorieuses pour la marine anglaise, au svu' siècle. Elle avail eu lieu au mois d'avril 1 ('»."»-. Robert Blacke, né en i5qq, membre du Parlement en iO'io, el l'un des pins chauds partisans de Cromwell, avail été improvisé amiral en 1 649, après la morl du comte de V\ arwick. Il se signala par son audace, et, en i656, il avail déjà capturé plusieurs vaisseau espagnols près de Cadix. En ■ 1 *>.">— , il rencontra

l'escadre ennemie dans la haie de Sanla-

Cruz où l'amiral don Diego Mvarei s'était embossé, à l'abri du eanon des loris qui garnissaient la côte. Blacke parvint néanmoins, après nu combat acharné, à anéantir cette Botte. Il ne survécul guère à son

triomphe et mourut le 17 août H')-»;, avant

d'avoir pu débarquer en Angleterre.

1 In W icquefort

1 existence de Wicquefbrt justifie cette méfiance de Mazarin. Abraham de W icquefort, ne a Amsterdam en 1898, entra au service de l'électeur de Brandebourg et lui chargé de le représenter en France. Soup conné en 1 658 d'avoir abusé de sa position pour faire aui Etals-Généraux de Hollande des révélations indiscrètes, il fut enfermé un au ii la Bastille. Plus lard, résident du duc de Brunswick à la Haye, et chargi par la Hollande de traduire des papiers impôt tants, il fut accusé de les avoir communiqués è l'ambassadeur anglais (1675 tel condamné ii un emprisonnement perpétuel. Il B'échappa au bout de quatre ans et alla

mourir il Zell (1689). Il a laisse divers

mémoires imprimés et une llistoin' de» Provmces-l nies.

ir,ô7. vray, comme il dict, que Sa M^ luy doive quelque somme, mais que je sçay fort bien que l'argent qui luy avoit esté déposé entre les mains n'estoit pas destiné pour luy, qu'il le sçavoit aussy bien que moj : que. neantmoins, ce n'est pas l'argent qui nous soucie le plus1, mais bien l'inconvénient qui est arrivé de l'avoir diverty2, puisque cela nous a faict perdre M. l'électeur de Saxe; que, d'ailleurs, c'estoit par son conseil que le s1' de Londy estoit allé trouver M. le Prince, et qu'enfin j'ai leu et considéré ses raisons, et qu'aprez les avoir-bien examinées, je n'ay pas trouvé qu'elles m'ayent persuadé; et vous me manderez ce qu'il vous respondra là-dessus3.

Je vous envoyé une lettre que les ofliciers4 de Moissac m'ont escrite. Vous examinerez la proposition qu'ils font pour l'establissement d'un presidial 5, et vous m'en escrirez vostre sentiment.

Je vous prie de porter vous-mesme les expéditions cy-jointes à M. de Novion0 et luy faire un compliment de ma part7.

1 Qui nous cause le plus de souci.

2 Détourné.

5 Le dernier membre de phrase depuis et vous jusqu'à là-dessus est écrit en interligne, de la main de Mazarin.

4 Les titulaires d'olïic s.

5 Les présidiaux étaient un degré de juridiction intermédiaire entre les bailliages et sénécbaussées. et les parlements, supérieurs aux uns, inférieurs aux autres, sur lesquels ils empiétaient volontiers. Ces tribunaux, inaugurés en 1 55 1, avaient été créés peu à peu dans les divers ressorts, sous des influences et pour des motifs multiples. Aussi étaient-ils très inégalement répartis sur la surface de la France au

xvnc siècle. La vente des -roflices» offrant au gouvernement une ressource permanente , l'érection en presidial de la sénéchaussée simple de Moissac, qui dépendait alors du parlement de Toulouse et du presidial de Montaubau, eût été une simple mesure fiscale que ne justifiait aucune nécessité administrative.

6 Voy. sur Nicolas Potier, sr de Novion, le tome V, p. 69, des Lettres de Mazarin. — Ce magistral, l'un des plus influents du Parlement de Paris, était président depuis i645 et ne devint premier président qu'en 1678. Nous ne savons de quelles expéditions il s'agit ici.

7 Cet alinéa est autographe.

DU CARDINAL MAZAKIX. 505

i i Juin

Afl'. étr., France, t. 272, f' 12/j. — Copie du temps,

À M. DE THOl .''.

La Fère ', 1 '1 juin it'.jy.

(■XTBAJT. |

J'ay veu tous les papiers, que vous m'avez envoyez, avec beaucoup de plaisir, puisqu'on cormoisi par là l'assiette des affaires de M\I. les Estats, les sentiments de leurs ministres el l'estal de leur négociation dans les endroits où ils les emploient, el vous mérites beaucoup d< louange d'avoir, en si peu de temps, peu avoir tanl de lumien - el vous asseurer des intelligences, qui estoient nécessaires pour estre -1 bien adverty que vous l'estes.

Il paroisl , par les lettres du sieur Bore! ■'. «pie ses intentions ne sonl pas fort favorables pour les interests de cette couronne, el qu'il juge

toutes choses plus lost par le mou veinent de sa passion que par la raison et la vent.'. Mais si MM. les Estats se laissent conduire par ses advis, ils 9e repentiront l.ientosl. el ledirl sieur Horel sera COnfiiS d'avoir si mal ser\\ ses supérieurs e| sa patrie.

On voit, par la relation que voua faites des conférences que vous avez eues avec les députez de MM. les Estats, qu'ils sonl Lousjours dans la chicane, el qu'à l'accoustumé, au lieu de vous faire une response précise sur ce que nous leur avez déclaré, de la pari du Roy, ils employenl le temps à vous fane des interrogations. C'esl

pourquoy vous avez bien fail de les presser, el je loute point

que, suiyanl les derniers ordres du Roy, que M. de Brienne vous a envoyez, vous n'ayez terminé l'affaire, ou pris la resolution de vous

Jacques-Auguste de Thou, baron de Boveel, rieur du Duynbeeeke, était,

Meslay, président de la première Chambra depuis i65o, ambassadeur des Proviuces-

dea enquêtes au parlement de Paris, avait été Unies à la coin de France, nommé ambassadeur en Hollande en 1G57.

HAZARIR. — VII. et

l.l'M.I»IL

Juin 1657. retirer sans plus de delay; car il est bien estrange que ces messieurs soyent si mal conseillez de s'opiniastrer sur une pointillé avec un grand roy, à qui ils ont tant d'obligation, lors mesme qu'il faut que les plus mal intentionnés tombent d'accord que lesdicts sieurs Estais, par l'action de Ruyter l, ont l'ait une injure sensible à Sa Ml,; avec beaucoup d'esclat, et personne ne sçait comprendre, sans exclure ceux qui voudroienl voir cette affaire accommodée, comme les ambassadeurs d'Angleterre et de Venise, par quelle raison ils font difficulté de donner la satisfaction qu'on demande, puisque, par ce moyen, ils recevront celles qu'ils peuvent prétendre, qui sont solides et considérables, au lieu que celle qu'ils donnent au Roy consiste en apparence, à laquelle ils sont obligez, parce que Sa Mtc; a esté offensée à la veue de tout le monde.

Aff. étr. , France, t. 27^, f° 3i6. — Autographe signé.

À J.-B. COLBERT

La Fèro, 1 5 juin 1657.

Lescot2 s'en retourne, et vous trouverez cy-joinct un mémoire de ce que la Reyne lui doibl; et comme Sa Mié me commande de le faire payer argent comptant, vous en parlerez, de ma part, à M. Toubeuf (sic)3, et mesme au s1' Bertillac, afin que la volonté de la Reyne soit

1 Voy. ci-dessus, p. 435.

2 Ce mot est peu lisible. Je crois cependant que Mazarin a écrit Lescot , nom d'un orfèvre souvent cité par lui.

3 Le s' Tubeuf, dont le nom revient fréquemment dans les tomes précédents des Lettres de Mazarin et dans le présent volume, où l'on a déjà donné sur lui quelques renseignements biographiques (voy.

ci-dessus, p. 1 h, note 5 ), joua un rôle assez important dans les affaires financières de l'époque. 11 avait débuté, sous Richelieu, comme trésorier de France à Paris ; en 1 63o , il était munitionnaire , puis intendant de l'armée de Piémont. H devint, en i636.

conseiller-maîlre à la Chambre des comptes de Paris, puis président dans cette même cour. Mais la charge qu'il exerça le plus ac-

exécutée sans aucun (k'lav; bien entendu qu'an lieu qu'il demande Juin i<;;,:. six mille deux cens livres, on ne lu\ en baillera que cinq mille cinq cens. 1 J'avois songé de faire passer, avec M. de Corainges2, Lescot3 en Portugal; mais ne sçacbanl pas qu'il pourroil arriver assez à temps à la Rochelle, je ne prends | point ] résolution là-dgssus, désirant pourtant que, si vous croyez qu'il j)uisse s'embarquer avec lediet Gominges, vous le faisiez (sic) partir sans perdre un moment, ln\ [donnanl ) des lettres de crédit considérable et meame cinquante ou soixante mille escus à prendre du sr Terron ', dans les espèces qui seront phuadvantaggieuses (sir) à transporter. S'il |>eut arriver ;i temps, ce lera nue bonne affaire, et j'en serois tres-ayBe. Je vous prie de bien examine] la chose, et mandez-inov ce que roua aurei résolu.

I excv.

AU", étr., Pays Bas, i. &1 , I .">(>. — ( iopio dn i«ti) [>- .

\ M. DE Tl RENNE.

La Père, 1 7 juin 1 86

(bXTIHII.

On alla voir hier les Anglois. Je me persuade que roua serez fort satisfait de ce corps; car, outre que le nombre est effectif, ce ><>nl tous soldais bien faicts et qui oui la mine de rendre bien service dans une

tivemi'iii, ci avec le plus de profit, fut celle Tubeuf a bod historiette dans TallemanI d'intendant des finances. Quoique marguil- 1 1 édit., 1. III. p. 98 lier de Saint- Eustache, Tubeuf ne jouissait Cette addition est, comme oe oui prépas d'une grande réputation d'intégrité : un cède, autographe et se trouve an ? '.\\-. jour qu'il <5iai t assis an sermon à côté du Voy. ci-dessus, p, 155, les instructions dur d'Orléans (La Rivière étant de l'autre données à M. de Gonuninges. côté), l'évéque «le Belley, Le Camus, qui ' Le aom n'es! pas plus lisible que nétait en chaire, s'écria, comme s'il eûl parle dessus.

à Dieu : "Je vous vois là. Mou seigneur, ' Colbert dn Terron. (Voy. ci-dessus,

entre deux brigands.» p. 491. |

Juin 1657. occasion. Je leur ay dict de ne bouger de Riblemonl («te) ' jusque* à

ce qu'ils ayent de nies nouvelles. Je ne leur en sçaurois donner que je n'aye voslre respouse, aprez laquelle je leur inanderay de marcher à Guise ou à Marly2, suivant ce que vous m'escrivez, si ce n'est que j'appréhende que vqus ayez marché vers Sedan; car, en ce cas, ma pensée seroit de les mettre moitié à Guise, moitié à Saint-Quentin, pourveu qu'ils veuillent bien se séparer.

Cependant je suis obligé de vous dire que M. l'ambassadeur Lockart, dans l'entretien que j'ay eu hier avec luy à Riblemonl, me parla fort des places de la mer3, me laissant entendre qu'il luy sembloil que la conjoncture n'estoil pas mauvaise pour aller de ce coslé-là, et que. si nous y voulions faire quelque entreprise, comme on y estoit obligé par le traité, on nous envoieroit d'Angleterre non seulement un plus grand nombre de troupes que M. le Protecteur tireroit de son armée , mais aussy toutes les choses dont il seroit besoin. Je vous prie d'y faire reflexion, car comme nous [avions]4 la raison de ne nous engager pas à l'attaque de ces places-là, quand il n'y avoit nulle apparence d'y pouvoir réussir, il importe aussy qu'ils cognoissent que nous n'en perdons pas l'occasion quand il y a lieu5 de [le] faire avec l'espérance d'un bon succez, et vous voyez bien à quel point il nous convient de ne mesconter (sic) pas une puissance dont l'union nous est si nécessaire dans la conjoncture présente.

Mazarin craint que, pendant le siège de Montme'dy, Condé n'attaque Stenay ou Mouzon. Il engage Turenne à se mettre en relation avec Fabert, qui l'avertira du passage des troupes à Givet.

1 Ribemont. i La copie porte avons.

1 La copie porte bien Marly; mais je 5 La pbrase a été reproduite d'après la

présume que c'est une erreur, pour Mar- copie, qui est souvent défectueuse. 11 faudrait

ville. probablement lire : nous n'en perdrons pas

3 Mardick, Dunkerque, Gravelines. l'occasion, quand il y aura lieu, etc.

Juin

Bibl. nat. , ms. fonds Bahve, t. 176.

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