RÉPONSE MARGINALE DE MAZARIN À UNE LETTRE DE J.-B. COLBKRT
(extrait.^
CatBEDV.
l'îiris , 1 '1 juin ilp.'»;.
Le gentilhomme <|uc j'avois ry-dt*- \ n 11 1 aommé à V. E. pour eatre gouverneur de M. Uphonce estoil le s' de la Nouvelle, premier capilaiae de la garnison de Brisach, mais je la supplie de ne pas conduire ce choix s;m^ en examiner encores quelques autres pour prendre le pins digne, q'j ayanl rim à mon advis de si grande conséquence pour L'éducation de cel enfanl qui promet beaucoup. \ . I". peul voir el examiner s'il \ en auroil poinl quelques autres à la Cour sur lesquels elle peut jetter les yeux; de ma pari mesme, s) V. E. me l'ordonne, j'en cherchera) pour les proposera V. E. , avec le secret qui se (lnil)t ci qu'il es) nécessaire d'observer en res matières.
l'u poMsa ra Mvzmun.
La Père, 1 7 juin 1 657.
Je suis résolu de mettre ai gentilhomme auprès de moo neveu ; je crois que celui que vous proposez sera propre, mais il faudroil examiner encore manières, ei . pour ce! effel . il m cuit nécessaire de le pratiquer ei reconnaître soigneusement Bes sentimens. Voyez (loue sur quel prétexte on le pourrait faire venir.
Klein qui estoil à Mr de Mercœur m a lait parler pour avoir cette place, je ne luv ai lait aucune response; il es! de naissance et bien sage à ce <iu'il me paroist; inandez-inov vostre avi-> encore là-dessus, car il se faut appliquer
au dil neveu : car. pour l'ainé . il
1 M. P, Clémenl n'a donné dans bod recueil ni la lettre de Colbert ni la réponse
de Mazarin.
1 Alphonse Mancini, ueveu «le Mazarin.
mourut en i(>58, à l'âge de quatorze ans.
Philippe-Julien Mandai, qui lui duc de Nevers el de Donxi; il mourut en 1707 à Boixante-six ans.
Mazarin ne s'était pas trompé en jugeant qu'on n'en ferait rien.
Juin 1 657.
n'y a rien à faire ou je suis bien trompé.
Je viens de voit' le sr de Viquefort el , aprez l'avoir entretenu sur ies ^7,ooott receus par les mains du sr Rarnouin, il est demeuré d'accord que M. le duc de Saxe n'a voit receu de luy ijue (i,8oott, mais qu'il luy devoit compte de 5,ooo escus, et qu'il a voit retenu le surplus parce qu'il luy devoit de l'argent; et pour les 4,ooo escus restans, qu'il les avoit retenus, parce que le Roy luy devoit pareille somme il y avoit plus de dix ans, dont il me donneroit mémoire; et après luy avoir répliqué ce qui est porté par la lettre de V. E., je luy diray seulement que je n'ay jamais veu soustenir une meschante action avec tant d'assurance.
V icquefort, il y a longtemps qu'il a perdu la honte, c'est pourquoi il n'a pas grande peine à soustenir effrontément ses friponneries; j'ai escrit sur son sujet à l'électeur de Brandebourg, et lorsque j'aurai response, je résoudrai ce qu'il y aura à faire.
CCXCVI1.
Bibi. nat. , ms. fonds Baluze. — Original signé.