PENDANT SON MINISTÈRE
Aiï. <:lr. , Pays-Bus. i. '■'< \ [taxa indication de page m de folio). —
Minute.
À M. DE Tl RENNE.
Soutenu, j juill.l 1 1 (ixtuit.)
Je suis si tourmenté de mon mal1 que je De puis DU VOUS faire Juillet {jrand discours. Oroide'2 n'a pas esté à Saint-Quentin ; il a passé à travers les ennemis et est venu droit icy; mais ou a donné a l'instant les ordres nécessaires pour satisfaire à vostre mémoire, et j'av «-n\ oy»'*
à M. le maresclial de (îramonl la copie de ce que VOUS m aVM escrit.
Je croy que , si M. de Gastelnau avoil un plus grand corps de cavalerie,
il pourroit à présent faire quelque chose en entrant dans le pays ennemy el prenant la revanche de ce (pie le prince de Gondé laid présentement à la frontière, estant sorty de son camp après que le retranchements esté achevé, avec quatre ou cinq mille chevaux, à ce qu'on me mande, trois mille hommes de pied et deux pièces de canon pour attaquer les chasteaux où il apprendra qu'il \ a des vivres, et il mené a cet effect avec luy quantité de chariots vuides. On croid mesme qu'il pourroit bien aller à Vervina et à Marie, où il ne trouverai pas grande résistance.
1 On a vu ([ii.' h- mal dont souffrait Ma- Mazarin dit .dans nue autre lettre, qu'Oroid<tarin était la goutte. ou Orride Hait on de ses marécbaui dee
1 On Orvide. Ce nom est peu lisible. logis.
i.r-i.mi **:
Juillet i655. VI. de Castclnau pourroit aussy incommoder les ennemis dans les convoys qu'ils font venir de Valenciennes à Cambray, et de Cainbray à leur camp. Car, dans le mesme temps, toute la cavalerie que j'ay faict présentement assembler à Saint-Quentin, et qui formera un corps considérable, puisqu'on retire celle qui estoit dans toutes les places et <]iie les regimens Colonel, de Cbamboy, Lislebonne, Goulas et d'autres sont arrivez, cette cavalerie, dis-je, pourroit contribuer au mesme dessein; et je croy que tout cela pourra estre prest dans deux jours, parce que auparavant que recevoir vostre lettre, voyant bien que le but des ennemis n'estoit autre que de prendre un poste pour vous incommoder, je depeschay à Cbasteau-Porcien pour faire advancer Sainte-Maure avec ce qui estoit arrivé, et [j'ordonnay] à Roncherolles de retirer le régiment d'Herbouville et toute la cavalerie extraordinaire des places, et de marcher avec Picardie1 et le reste de Rambures droit à Saint-Quentin.
Je conclus donc que, si vous et M. de La Ferté faisiez sortir un bon corps de cavalerie du camp, on pourroit incommoder bien plus les ennemis qu'ils ne nous incommoderoient, et vous ne devez pas appréhender qu'ils attaquent les lignes, vous respondant qu'ils n'y ont pas seulement pensé ny à assiéger aucune place, estant hors d'estat de faire une si grande action de vigueur, et dans une si grande misère qu'ils sont eux-mesmes d'accord qu'il ne s'en sçauroit jamais trouver une pareille en quelque armée que ce soit.
Aff. étr. , France, t. 2 85, f° 170; copie du temps.
À L'ÉVÈQLE D'ORANGE.
Soissons, 3 juillet 1 655.
Je ne sçaurois assez mestonner de ce que vous me mandez, par
1 Le régiment de Picardie.
DU CARDINAL M AZ Alt IV 3
vostre lettre du 22 de ce mois1, de la facilité avec laquelle M. de \ en- imiii i656. dosmc2 continue à se laisser aller aux importunitez des oflSciera de la marine au préjudice de l'œeonomie el du bon mesnage qui est nécessaire pour pouvoir subvenir aux despenses plus importantes el plus pressées. Je luy en escris dans les termes que je dois, mais je \ous ]>ric, outre cela, de luy remonstrer les conséquences « 1 • * cette Borte de conduite qui nous mettrait dans l'impossibilité de tain» sortir l'armée navale et nous reduiroit à la nécessité d'abandonner toutes les despenses que l'on a Gaietés jusques a presenl pour mettre en estât ladicte année. Il luy faut parler avec respect, mais il ne faut [pas] pour «fia laisser de luy parler ferme el s'opposer de cette sorte aux larges qu'il voudroit faire, lu\ déclarant nettement (pu-, s'il \eul les faire. vous serez obligé, pour vostre descharge, d'en donner advis a Sa M \011s pourrez au— \ avoir recours, en ces occasions-là, a M. de Mercœur, alin qu'il agisse de son costé auprès de M. son [père]', e1 mesme je Berarj bien ayse que vous |le] fassiez explicquer doucemenl -m le parti qui! prendroil en cas que M. de Vendosme voulusl opioiastrer (*><■) a passer par dessus vos remonstrances. Car enfin cela ne pourroil pas durer longtemps de la sorte, le Bervice du l!"\ m'estanl
plus cher que quelque amitié et quelque alliance ' qui se pu
estre.
Mazarin entre ensuite dan-- des détails minutieux Bur les dépenses à faire poui la poudre, pour la garnison de Toulon qu'on doit réduire à quatre eompagn pour les galères, etc.
Il est évident qu'il ibut lire du 9 s juin, bute évidente. Tout la monde -an que
1 On a vu que le dur ilr Vendôme était le duc de ifereceur était Qk do duc de
grand amiral de France el prétendait, en Vendôme et frère du duc de Beanforl
celle qualité, avoir une autorité supérieure ' On a dil . I. I\. |». 3l5, note .'i . que
à celle des représentants des ministres, le due du Mercosur avail épousé Laura
La copie porte son frère; c'est une Mancini , ineee de Ma/aim.
h LETTRES
Juillet 1 655.
AIT. étr., France, t. 271 , f° 262; copie du temps.