AU DUC DE VENDOME
Pari*, 1" novembre i655. (iuiuit.)
J'ay receu la lettre qu'il vous a pieu de m'escrire par le aieur d'Etemare, de la vive voix duquel j'ay appris le détail de ce qui a'esl passé entre l'armée navale du Roy et celle des ennemys1. non Bans
1 Le combat naval, donl parle Mnzarin, comme indécis. Je renvoie pour le> débitai à avait été livré le 99 septembre i655. La mon Histoire de France sous le ministère de plupart des historiens présentent le résultat Mazarin, I. II, p. 33-j.
Novembre 1 655. beaucoup de jovc de voir que l'advanlagc soil demeuré aux armes de Sa Ml(i, aiusy que ledict sieur d'Etcmare m'a expliqué plus au long. Connue le Roy juge à propos de tenir deux de ses vaisseaux armez durant l'hyver pour s'en servir aux occurences, soit pour l'Italie ou la Catalogne, Sa Ml'; désire que, pour cet effect, vous en choisissiez deux des meilleurs voiliers le plus en estât de retourner à la mer et auxquels il restera plus de temps de victuailles1, et que vous les fassiez équiper entièrement de [matelots ponantois]2, faisant donner une monstre aux dicts matelots, non par forme de licenciement, mais à bon compte du service qu'ils rendront sur ces deux vaisseaux, et les asseurant au surplus qu'ils seront bien payez de ce nouveau service et traitez favorablement aprez qu'il sera finy, et mesme que si, dez à présent, ils désirent qu'on envoyé quelque chose à leurs familles en déduction de leur solde à venir, on le fera fort volontiers sur les mémoires qu'ils en donneront.