‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 40 sur 285 · MÉMOIRE · texte numérisé non relu

MÉMOIRE

PRESENTE AU COMTE DE BR1ENNE POUR INDIQUER DANS QUEL SENS IL DOIT ÉCRIRE À DE LIONNE, À ROME.

Paris, U février i656.

H Re vuole che il sigr di Lionne, per il tempo che restera ancora

1 Voy. sur les vicaires géne'raux nommés par Retz, t. VI, p. 488, des Lettres de Mazarin.

in Roma, non dimandi alcuna gratia al Papa, ne gli parli d'alcun ne- Février i656. golio, senon di quelli che da S. Mta gli saranno espressimente commessi, che lassi di fare alcuna instanza conlro il card,c di Retz, ne li parli in modo alcuno di fui, senon, in caso che ne fosse inlerrogato dal Papa medesimo, nel quai caso in poche parole mostrerà la immutabilità délia indignatione del Re conlro di lui.

Caso che S. Sla gli parlasse délia deputatione dell' ofïitiale \ potrà rispondcre seccamenle che la detla deputatione non è nel la forma che dovevà essere; che Sua M1' è mollo bcn informata de i fini che si sono havuti, e de i discgni che si sono formali di poter cambiare te cos- ad Ogoi congiontura; ma corne i pensieri de! detto cardinale non li sono riuscitinella forma che si era (iguralo, quando Bpedi qnà il corriero sensa saputa di M. di Lionne, etsi il Rc spera che le sue machinne havranno l'istesso fmeper l'avenire.

Finalmente,]\l. di Lionne mostrerà senso délia maniera cou la oraale è stato Irattato, e del concerto ch'è passato frà il Papa ed il card*" di Retz ne diffondersi sopra di ciù in grandi discorsi.

Non dimandi amlieiizc straordinarie ; ma fada ogni qoradeei giorni ail' audienza ordinaria , ed ail' bora dica d'essere andato a piedi di S. S'1 per rivernrla solamente e per conserva re oraesta costume sinche gli giungà avviso dalla Gorte di poter partire com' egli me lia sopplicato S. M1'. Se il Papa gli parla délia pace, mostri sempre la medesima prontezza dal canlo nostro, ma mostri mco di eredere cbe i Spagnnoli hahbino maggicr intéresse à sollicilarla che noi. e che il Re, doppa havcr fatte tulte le diligenze ])ossihili, lascierà final mente che essi vi pensino e pregherà Dio che ;;l' inspiri à première le rcsolutioui in tempo.

' Voy. ci-dessus , p. 170, noie 3.

18/i LETTRES

Févrior 1 656.

Aff. étr. , Suède, t. 21 ; original signé et en partie chiffré. — Ibid., t. 22. f* 9; minute de la main de Silhon.

À M. D'AVAUGOUR

Paris, li février 1 656.

(EXTRAIT

Nous sommes sur le point de depescher le sieur Akakia1 avec toutes les lumières et les instructions nécessaires pour ce que vous aurez à faire. Le sieur de Lumbres mesme, qui nous avoit donné une connoissance générale des mescontentements du roy de Suéde et des choses que vous nous mandez en particulier, aura receu un esclaircissement si net, si véritable et si convainquant sur tout cela, qu'après qu'il vous l'aura communiqué, comme il en a ordre, et vous au susdict roy, je m'asseure qu'estant sage comme il est, et Taisant reflexion là-dessus, cognoistra l'injustice qu'il m'a faicte d'avoir ajousté foy aux gazettes et aux choses qui peuvent avoir esté débitées par les parents et amis de la reyne de Pologne, dont le nombre est grand en cette Cour, et par les ennemis de la France et les siens, dont les artifices ne luy doivent point estre inconnus.

Je puis dire que, si j'estois capable de mériter quelque chose de ce prince, je l'aurois faict par la constante résistance que j'ay faicte à tout ce qui auroit voulu porter le Roy à se désunir de ses interests et en suivre d'autres. Vous pouvez croire, et vous l'avez veu. qu'il y a eu des conjonctures où l'on auroit pu traverser ses entreprises d'une autre manière qu'on ne feroit à présent, si Ton avoit pris d'autres mesures que celles que l'on a prises icy, et je puis dire avoir beaucoup contribué à les faire prendre'2. Mais j'ay jugé qu'il esloit plus à pro-

' Akakia était attaché à l'ambassade de rin, au lieu de frire prendre des mesures Pologne. qui auraient pu contrarier les vues du roi

2 Le sens de cette phrase est que Maza- de Suède, les a toujours secondées.

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