‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 45 sur 285 · I AL · texte numérisé non relu

I AL

tff. étr. , Suède,!. 22.P68; minute de la main de SîlhoD. — Ibiil., t. ai, I 67; original signé et en partie chiffré.

\ M. D'AÏ \LCOI R.

Paru, 1 1 irril i656.

( i m mn . )

La vostre du dernier du passé nous tire bien de la peine où nous estions a cause des bruits qui couraient de la deffaite el des blessures du roi de Suéde; mais nous désirerions bien avoir plus d'esclaircissemeiit que vous ne nous en donne/ du particulier de lit guerre de Pologne. Vous ne pouvez manquer, si vous en voulei prendre le soin, d'en estre bien informé, estant au lieu où M. le chancelier Oxenstern (.sic) fa ici sa résidence habituelle.

Je vous a\ mandé que je vous laissois la liberté de mesnager comme vous le jugeriez à propos la réfutation des impressions qu'on avoil données au roy de Suéde contre la France ei contre mo\ '. Puisque le

prince en tesmoigne du déplaisir el qu'il condamne luy- Bme ce qu il

a faict en cette rencontre, c'est plus de la moitié de la besogne faicte, et le reste ue doit Bervir qu'à destourner à l'advenir de pareils inconvénients et à serrer plus estroitemenl le nœud de la bonne intelligence qui se formera entre les (l^yw roye,

Mazarin insiste sur futilité de cette alliance pour la Suède, menacée par plusieurs puissances septentrionales. Il continue ainsi :

J'adj ouste que ce n'esl pas seulement le Nord qui suscitera des ennemis au roy de Suéde, mais que nous sommes advertis de bon lieu

' Voy. la lettre du -jô février 1 (VôG.

Avril i«&4. que les Ëslats de Hollande doivent faire agir à Bruxelles et à Vienne pour luy faire de la peine par plus d'un endroit. Gela tient si fort au cœur de ces MM. [des Etats de Hollande], et leur animosité contre ce roy est si forte, que le pensionnaire de Hollande' n'a pu s'empescher de faire paroistre, en pleine assemblée, la joye qu'ils dévoient avoir de sa deffaite et de ses blessures, sur les faux bruits qu'on en avoit respandus; et il s'eschaufTa si fort en cette matière, qu'il s'avança de dire que c'estoit un coup du ciel 2, dont il falloit remercier Dieu. Je ne doute pas que le résident du roy de Suéde, qui est à la Haye, n'ayt donné part de cette aventure à son maistre; mais j'ay jugé que je vous le devois faire savoir, afin que cela vous serve pour rendre les Suédois plus traitables et moins repugnans à l'accommodement que nous voulons tasclier de faire [entre eux et les Polonois]. Car, pour cecy, il faut mettre toute pierre en œuvre et ne rien négliger.

GÏLL

Aff. *Mr. . France, 1. 273, f° 101 v°. — Copie du temps.

AU CARDINAL BICHI

Paris. 21 avril i656.

( ENTRAIT

(Jno ô due vescovi amici del sudetto cardinale3 procuravano d'insinuare à gl' altri che sarebbe stato à proposito di parlare délia pace nell assemblea, ma essendo sempre ributtata questa propositione corne criminale e seditiosa, questi malintentionati, frà quali il vescovo di

1 C'était alors Jean de Witt, né en i6a5, ' L'original porte : un coup du ciel. On lil

mort en 1672. Ce nom de pensionnaire , ou dans la minute : un coup de la justice du

grand pensionnaire de Hollande , désignait le ciel.

premier magistrat de cette province, qui 3 Mazarin attribue toutes les intrigues de avait ordinairement une influence décisive l'assemblée du clergé à l'influence du cardans l'assemblée des états généraux des dinal de Retz, et il ne se trompe pas, comme Provinces-Unies. on le voit par les Mémoires de Joly.

DU CARDINAL \I\X\lilY 207

Chatons in Champajjna ' tiene il primo luogo, scrisse al cardinale di \m\ Retz, suo strettissimo amico, ebe non potevano induire i rescovi à questa risolutione giudicata da loro troj)j)o ardita e pericolosa, ma che, se il Papa ne bavesse dato qualohe mottivo ail assembiea con un brève, lo havrebbero fatto valere firà i rescovi et Ira il popolo medesimo, che si lascia facilmente lusingare da qualsivoglia rocedi pa*e.

Noi eramo informât] di lutta questa trama ; ma . rouie non credessimo mai che il Papa fosse espace di Useiarsi induire ad nna cosa di questa sorte, {jiudicassimo ni non parlare e di speszare tutte queste negetiationi ; ma ci siamo in;;annati perche il Papa lia scrito il brève, nel quale essorta i vescovi di agire solecettamente per la pace appresso il Re, portato per se stesso à eonsigii pis IranquiUi, ed il buon Nuntio, à rosi mstratto di Roma. o prevedendo da se medesimo che il brève non sarobbe acceltato, se si fiasse penetrata la materia <-li«' eonteneva, lia sorpreso l'arcivescovo di Narbona ' dandoli il detto brève, corne Fosse responsivo ad una lettera che L'assemblea bavevà scritta al Papa sopra un negotio d'una certa pensione dell' abbatessa di Pronteveau . di modo che, accortosi poi il detto arcivescovo dell1 inganno, non pote conlcnersi di esclamare aella medesima assemblée contro la fraude de! Nunlio, c fece subito retirare il sudetto brève j »< • r daine parte .il I!--. • Dîne ba fatto in plrno consiglio, dolendosi aile stelle délia maniera con che era stato rigirato. Ouest' intrapeaa lai ta sopra l'autorita de) !!<• lia fatta una straordinaria commotione non soin ncll' aniino di S. \| ma di tutti i buoni Francesi, mostrando ogn' uno d'baver m borrore <piesto modo di procéder»1 e dinmdo tutti ad alla uuv essere COSa scandalosa che un padre commune, che deve essere mediatore Ira le corone, vengé a perdere questa qualité con renderai partiale e malin-

LVvéquc de CbAlons-sur-Marae était ' Fontevraultou Fonte vraud, abbaye cé-

h'rln Vialarl, n<( en îGi^. saeré m i64», labre fondée es i ion parKoberl d'Arb

morl en 1680. cl BÏtttâe sur la ri\ <• >;aiiclio de la Loire, a peu

Claude de Rebé, né en 1687, titulaire de distance de Saumar, L'abbesse de Fontede l'archcv(Vli(: de Narbormeen 16*8, morl vranli e"iaii Jeaano-Baptwte àt Bourbon, à

ei> i<)5y. qui succéda (iabrielle de Koeliecliouart.

Mai i656. tentionato contre questa corona, procurando di far crederc al mondo rlio il Re non voglià la pace; di portare i vescovi ad un attione criminale; di seminare zizanie frà l'ordino ecclesiaslico e S. Mta; di persuadere i sudditi à mescolarsi nelle cose clie riguardano il più importante • Ici governo e dello Stato, e finalinente à servirai dell'autorita, cbe lia sopra g]' ecclesiaslici, per intaccare quella del Re.

Questi discorsi mi toccano sino ail' anima, e vorrei poler redirnere questo brève con il mio proprio sangue. Il Papa lia tocco una corda ti'oppo delicata, e non sô se habbia fatla riflessione ail' importanza di esso, aile consequenze che potrà tirare seco ed aile risolutioni cbe potrebbe prendere il Re. Io per me, già cbe vedo S. Sta risoluta à dare orecebie à quelli che per loro proprio interesse e per fini particolari vogliono condurla insensibilmente ad una rottura aperta con il Re, mi tirarô à parte e deplorarô con lacrime di sangue questa gran disgratia.

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