CXL1I
Aff. élr. , Pays-Bas, t. 34 (sans indication de page ni de folio). — Minute de la main de Roussereau.
À M. DE CASTELNAU
Paris, 5 mai 1 656.
(extrait.)
Jay entretenu le sieur de la Haye sur lestât où sont toutes choses à Condé et à Saint-Guillain. Le sr Jacquier est allé à la frontière afin de faire passer le plus promptement qu'il pourra un convoy de bleds pour les places advancées1. On vous envoyera en rnesme temps quelques munitions. On tasebera aussy de vous faire porter encor de la poudre et de la mesche, et on donnera ordre aux officiers des troupes, qui sont de delà2, de s'en retourner à leurs charges.
' On sait que, par ces mots, Mazarin désigne les places enclavées dans le pays ennemi, comme Condé et Saint-Guilhain. — 2 A Paris.
On envoyé l'argent pour le reste du payement ries troupes, mesme Mai i656 des Irlaudois, et on l'auroit faict plus tost sans la malice de quelques boutefeux (*tc), qui avoient jeté une terreur panique dans la plus part des esprits en publiant (pie les contestations qu'on avoit avec le Parlement sur le faict des monnoyes nous menaçoienl d'une prochaine révolution ' ; ce qui avoit faict fermer les bourses pendant quelques jours. Mais cet artifice n'a tourné qu'à la confusion des autheurs, puisque toutes choses ont esté fort bien restablies et réglées avec la dignité du Roy et que les bourgeois de Paris onl tesmoigné si peu de disposition à se laisser engager à de nouvelles esmotions, que les brouillons el les ennemis de ['Estai se seront sans doute destrompez de pouvoir plus trouver de porte ouverte de ce costé-là pour l'exécution de leurs pernicieux desseings.
Je ne doute point que les ennemis ne continueiit dan- la pensée d'attaquer Condé; mais je ne crois pas qu'ils -oient en pouvoir de l'exécuter, puisque nous sçavons qu'il ne leur vienl pas le quart des troupes qu'ils attendoienl d'Allemagne; que celle- qu'ils ont sont en loi i inesclianl estât: qu'ils ont peu d'argent, et que l'armée du l!o\ sera assemblée dans peu de temps, les troupes des quartiers esloignez marchant desja pour se rendre à la frontière; <b' Borte qu'ayanl peu de sujet à présent de craindre un siège. quovqu'il soit bon de continuer vos travaux, il n'est pas nécessaire que vous le fassiez avec tant de précipitation et une dëspense si excessive que l'on me mande : car il
seroil impossible de la souslenir. et nous ne sommes pas en temps de
jeter ainsy l'argent. Je vous prie donc de régler les ouvriers comme
ils l'esloienl auparavant, el mesme de \<»us contenter d'ordonner «les
choses de celle naluiv-là en gros, \ous reiiiellanl du détail à ceux qui
sont prépose/ pour en prendre soing et qui peuvent avec plus de bienséance el d'application que vous les faire marcher et mesnager l'argent de Sa iVI1'. Je vous diray aussy confidemment qu'on trouve à redire
Guy Patin écrivait à Charles Spon, l<- 36 février it>.">(> : itLe Parlement fait ici (ont <v qu'il peul contre la nouvelle monnoye que l'on vous introduira. a 1 Édit. Revenlé-Parise, t. II, p. a3o.)
UA2ARIR. — VII.
mrmuiftic ininviii
Mai i656. que vous ne donniez pas assez de part à M. du Passage des choses que vous faictes; car outre que, dans le poste où il est1, vous ne le luy pouvez pas refuser avec justice, c'est une personne assez considérable par son propre mérite pour vous obliger à ne luy donner point de sujet de plainte. Je vous jure qu'il ne m'en a l'aict ni faict faire aucune: mais ayant sçeu qu'il estoit fort degousté, el faisant beaucoup d'estime de luy, j'ay voulu vous donner cet advis et vous prier de vivre bien ensemble.
GXLIII.
Aff. élr. , Pays-Bas, t. 38 (sans indication de page ni de folio). — Copie du temps.
Compiègne, 10 niai i656.
(extrait.)
J'ay receu, en arrivant icy, les deux lettres qu'il vous a pieu de m'escrire d'Abbeville. Je feray dez aujourd'huy escrire afin qu'on donne de la poudre aux troupes qui s'assemblent à Laon et à Rheims, et, pour ce qui est des grenades, je feray la mesme chose à l'instant qu'un officier d'artillerie arrivera icy, à qui on puisse donner charge.
De vostre costé, pour la poudre, y en ayant à Amiens, il ne dépend que de vous d'en faire faire la distribution que vous jugerez nécessaire, et, pour les grenades, vous en pourrez demander de ma part au commandeur [sic)2 dans la citadelle d'Amiens, qui infailliblement vous en donnera, iasseurant de les luy faire rendre des premières qui arriveront.
J'envoye ce gentilhomme pour faire porter à Boulogne 1rs armes pour armer les trois mille Anglois, et vous aurez desja sceu par le sieur de Toucheprez comme l'argent et toutes les autres choses ne-
1 On a vu que M. du Passage était gouverneur de Coulé. — 2 II est probable que le mot commandeur est un lapsus du copiste, et qu'il faudrait commandant.
DU CAKDIXAL MAZARIN. 211
cessaires pour recevoir le corps d'Anglois sont desja préparées1, en- Mai voyant mesme à présent un ordre à Calais pour leur faire donner des munitions de guerre; que jestois sur le point de depesclier ù M. de Castelnau pour l'aire marcher dans les pays ennemis, entre la Capelie et Guise, ou entre Hocroy et la Capelie, les troupes <jui sont à Rheims etàLaon, car tous les regimens qui doivent s'assembler à ces deux rendez-vous y sont desja, et mesme, aujourd'huy, doivenl estre à Consennov (ne) les derniers regimens de ceux qui <>ni ordre de s'j rendre; mais je ne l'ay pas voulu faire, ne sçachant pas si cria peult apporter quelque préjudice aux resolutions que l'on doit prendre. Je crois pourtant que vous ne devez pas perdre un moment à en envoyer les ordres à M. de Castelnau, lu y prescrivant la route qu'il devra prendre et bien précisément tout ce qu'il aura à faire.
J'ay depesché par deux lois à M. le mareschal de La Ferté, afin qu'il entre dans le pays ennem\ en toute diligence pour exécuter le dessein que vous sçavez8; et comme l'équipage d'artillerie, celu] des vivres et toutes les autres choses qui lu y peuvent estre nécessaires sont desja arrivez, je çro> qu'il ne tarderait guère à recevoir la nouvelle de son entrée''.
Je lais donner tout présentement les ordres,! Paris pour faire faire des drapeaux, les croyant, aiusy que vous l'aides, absolument nécessaires.
Les nouvelles que j'a\ des ennemis sont qu'ils ont jeté toute l'infanterie espagnole el d'autres bons regimens auss) à Gravelines, Bourbourg, Dunkerque et Mardik, el qu'ils s,, tiennent pour dict que l'on veut faire un siège du costé de la mer. C'est pourquoy, dans les resolutions «pie nous avons à prendre, nous devons prendre nos mesures
' Le traité signé lo •.>•'! mars iii.'i- sii- a II s'agissait probablemeDl du siège de
pnlait qu'on corps de six mille Inglaisser- MonimriK qui lui. en effet, entrepris par
virait dans l'armée française. Sur ce nombre, le maréchal de La Perte.
trois mille devaient être payés el nourris ' Le sons de cette phrase, quia été tex-
aux Irais de la France. L'Angleterre restait tuellemenl copiée, est : i/u'on ne timbrait
chargée de l'entretien de l'autre moitié. pas « recevoir la nouvelle.
Mai i656. là dessus. Je vous prie de nie mander en diligence s'il seroit bon que le Hoy marchast dans l'endroit où présentement nous n'avons aucun dessein d'entreprendre, comme à Calais ou à Landrecy, afin d'y attirer davantage les ennemis, et que, par ce moyen, vous eussiez plus dé facilité dans l'endroit où vous résoudrez d'aller.
J'attends à tous momens Saint-Martin que je vous depescheray à l'instant, et ce pendant je suis marry de ne vous pouvoir rien dire de l'artillerie, parce qu'il n'est pas encore arrivé icy aucun officier <jiii m'en ayt informé. Je sçay pourtant qu'il est passé à Noyon, il y a trois ou quatre jours, un bon nombre de cbevaux qui alloient à Guise et à la Fere pour conduire les canons et les affûts que l'on devoit tirer de ce costé-là.
J'apprends que les regimens qui sont passez par Amiens et aux environs sont fort faibles; que la plus part des compagnies ne passent pas vingt deux [hommes]. Si cela est, nous serions bien esloignez de nostre compte, mais au moins il faut estre impitoyable dans le chastiment, afin que par ce moyen on y puisse remédier à l'advenir. Les officiers disent qu'ils attendent leurs recreues; mais quand cela seroit vray, ils méritent d'estre punis pour avoir tant tardé à les faire, après avoir esté payez si [ponctuellement]1 et traitiez aussy bien qu'ils pouvoient -souhaiter.
Je vous suis très obligé des nouvelles asseurances qu'il vous plaist me donner de vostre amitié, et vous me ferez justice lorsque vous croirez que la mienne ne vous manquera jamais.
Apres avoir escrit jusqu'icy, [j'ay]2 eu nouvelle de Paris que les Anglois pourroient encore tarder sept ou huit jours à arriver. C'est pourquoy je vous mets en considération s'il seroit bon d'entreprendre d'exécuter le dessein sur la [Lys]3, dont nous avons parlé4, caries ennemis sont si persuadez que nous n'en avons d'autre que celuy de la mer, qu'ils croiront que vostre marche sur ladicte rivière soit pour
1 La copie porte : pvompluellement. C'est. 3 La copie porte : la lice.
un lapsus évident. 4 (le projet était le siège de Saint-Ve-
2 La copie porte : je eu. nanl.
faire diversion, et non pas pour y entreprendre tout de bon; et ainsy, Mai i656. voyant d'ailleurs que les Anglois ne sont [pas] débarquez, ils ne retireront en aucune façon les troupes des places maritimes, et estant d'ailleurs obligez à en laisser dans le Luxembourg par l'entrée qu \ fera M. le mareschàl de La Ferté et ne dégarnir pas le Hainaut el particulièrement Gondé et Saint-Guillain par l'approche du corps qu \ mené Castelnau, il me semble que tout cela contribuera beaucoup au bon succez de ce que l'on entreprendra sur la L\s. \ adjoustanl iiiesnie ce que je vous ay marqué ey-dessos .1 l'esgard du Roy, qui Be rendra dans l'endroit que vous estimerez le meilleur.
CXLtV.
\/r. dtr. , France, t. 973, f* i9o. — Copie du temps.
Pu ia, 11 mai
I IXTBUT.)
\|)W:s avoir insisté sur le bref dont il a <cti; parlé plus baul '. Vfazarin continue
ainsi :
Io finir 0 questa lettera con inserire qui un capitolo di una che mi scrive M. de Lionne, da Fiorenza. Le parole sono le sequenti :
Le grand di\c me dict qu'il avoil tousjours conseillé; el conseilloil encore au cardinal de Retz de s'accommoder aux volontés < I > 1 Roy, parce que, dit-il, vous ne trouverez pas toujours -un Papa assaipazzo'' (ce fut le mot dont il usa) perpigUarla contre una corona*.
Dio mi guardi cb' io credà clic il Papa sia taie quale il (Iran Dura l'bà nominato; oe credo cbe S. A. habbià ha vu ta «|u<'-ta intentione, ma lo dico solo per l'are comprendere à \. Em., cou mio grandissimo dolore, quai sia l'opinione ch' hauno prencipi di questa condotta,
Voy. ci-dessus, p. 007. — Vssc/. insensé.
•21/i LETTRES
Mai i656. quanto loro para strana, e quanto S. Sla perdà nel concetto d'essi. 1< per me, clic riverisco lutte le attioni del Papa, mi riduco à creden che la mia capacita non arrivi à comprendere laltezza di questo arcano.
Io faccio un altra riflessione non meno considera'bile délia suddetta, che mente questi medesimi malintention ati, che sono d'intclligenza co Spagnuoli, fanno mille diaholiclie inventioni per persuadere à i popoli di Francia che il Re non voglià la pace, e procurans di autenticarle col testimonio del Papa, nello stesso tempo non lasciano indietro alcuna diligenza per far credere à Cromvel et al re di Suetia che, col mezzo di S. B.1 medesima, la pace sià sul punto di concludersi, et hanno saputo li Spagnuoli per mezzo de ministri dell' Imperatore cosi ben imprimere questa opinione nel marchese di Brandebourgh ed in altri precipi, che in tutto il settentrione hà cagionata una commotione gèneraie.
V. Em. vede corne siamo attacati da ogni verso di dentro et fuOri
del regno da gl' artificii de nostri inimici E non ostante queste
angustie, in cui ci ritroviamo, et dalle quali potressimo liberarci con accordare l'unione che li suddetti prencipi ci dimandano con tant' instanza, e per la quale Cromvel c invia espressamente un gentilhuomo2 che forsi sarà qui questa sera, nondimeno il puro zelo del ben publico e délia religione catolica fà che il Re procuri con diversi modi di eludere et allungare questa pratica, e di diffendersi, sotto vani pretesli, dalle efficaci et continuate instanze, che se li fanno, adventurando con questa dilatione i proprii interessi, per mettere in siciiro quelli délia Christianita.
' Sa Béatitude a le même sens que Ce passage prouve qu'il venait pour former
Sa Sainteté. une ligue étroite des États protestants avec
2 Le colonel Lockhart fut envoyé en la France, et que Mazarin s'efforçait d'en
France par Cromwell vers cette époque. éluder la conclusion.
AfT. étr., Pays-Bas, l. 38 (sans indication de page ni de folio i. — Copie du temps.
Compii'fjnc, 1 9 mai i656.
.!<■ vous ay dcpesch(/' ce malin un gentilhomme, ei [j'ayl1 Gaicl responce à vos de n \ lettres2. \ présent, je prends la plume pour vous dire que les ennemis font toutes diligences imaginables pour se mettre en eslal de sortir au plus tosl en campagne. I). Juan ri Caracène estoient allez à Invers, non pour composer9 une division qu'il \ a dans la ville entre le magistral ef le peuple, mais pour tascher de trouver de l'argenl sur des lettres qu'ils avoienl receues d'Espagne. Us craignenl que vous n'entrepreniez quelque chose auparavanl <ju ilsoient assemblez, et ils sont tout-a-fail I >i<- 1 1 informez que aostre dessein est de faire attaquer &rlon par l<; mareschal de La Ferté avec six mille hommesde pied el quatre mille chevaux, afin, disent-ils, d< pouvoir attaquer Luxembourg avec plus de facilité <•( entretenir une grande armée auprez «les Estats des Electeurs d<' Trêves el de Cologne, sans estre trop esloignez de l'Allemagne pour nous rendre ainsj considérables <lans la conjoncture de la morl de l'Empereur.
Le reste des chevaux d'artillerie sont (sir) arrivez a Verberye. Demain ils passeront outre, el Saint-Martin, qui arrivera icj demain de bonne heure, vous ira trouver en diligence. J'attends avec impatience d<> vos nouvelles, el j> demeure l<i plus affectionné H véritable de tous vos serviteurs.
1 La copie porte : j<- ftrict. — ' Vbyei ci-dessus, p. ato, la lettre du 10 mai i656. — 1 Ce moi a ici le sons à' apaiser.
Mai i(>5f>.
GXLVI.
Aff. étr. . Pays-Bas, t. 37 (sans indication de page ni de folio). — Copie du temps.
À M. DE CASTELNAU
Paris, 19 mai 1 656.
( EXTRAIT
M. de Turenne est allé à la frontière pour assembler les troupes (jui marchent de tous costez et principalement pour faire haster les convois de bleds qu'on [doit] faire passer dans les places advancées, non seulement pour les en munir abondamment, mais encore pour servir à l'armée en cas qu'elle tourne de ce costé-là, de sorte que vous en pouvez avoir l'esprit en repos.
Le sieur Talon portera un nouveau fonds de delà; mais comme à présent vous n'avez plus rien à craindre et que vous pouvez faire travailler à loisir, l'intention du Roy est qu'on n'y employé que cent francs ou quarante escus au plus par jour; car on pourra tousjours assez à temps faire diligenter le travail et augmenter la despence quand ce sera nécessaire; mais, dans la disette où nous sommes, on ne sçauroit estre trop bon mesnager.
Sur ce que vous me mandez qu'il est impossible de ne laisser pas cesser les travaux de Saint-Guillain et de la nécessité1 où est M. de Schomberg, j'escris au s1' Blondot qu'avant l'arrivée du sr Talon, il luy envoyé2 trois mille livres pour la continuation des travaux3 et de deux mille sur et tant moins4 de ce qui luy est deub de ses appointemens.
1 Le mot nécessité a ici le sens de man- lettre de Mazarin à Blondot, en date du que d'argent. 19 mai 1 656.
2 H envoie à M. de Schomberg trois '' Cette locution équivaut à en avance et mille livres. en diminution de ce qui lui est dû pour ses
1 Voir, aux Analyses, l'indication de la appointements.
M. ii i656.
AIT. (:tr. . Pays-Bas. t. Z"j (sans indication de page ni de folio). — Copie «lu temps.
\ m. dk ti m;\\i:.
f eitmit.
Caris, a3 mai i656.
Je vous envoyé le sr Talon qui vous informera d'un dessein donl je l'ay entretenu, que je vous prie de bien examiner1 parce qu'il me semble que c'est le meilleur qui se puisse loi-mer.
Après quelques deiails sur b nécessité des approvisionnement* de Coudé el de Saint-Guilhain, Mazarin ajoute :
J<> viens «le recevoir des lettres de M. le marescbal de La Perte av< i un extrait des troupes qui ont hyvernées en Lorraine, qui consiste en mille neuf «eus vedettes9 el quinze cens hommes de pied, sans compter en tout cela aucun officier. Il doil estre, le aa, à son rendes-vous.
Je vous supplie d'examiner mI Beroit à propos que ledid sr mareschai, au moins pour sa personne '. s'en ;illast à la rivière «le hautie (•-■ où sont les troupes que vous sçavez, afin (le donner |»his mande jatausie de ce costé-là, et me mander vostre advis.
' Il est probable qu'il s'agissait d'une attaque contre Douai. On lit, en effet, «tans une lettre du chevalier de Créquy, qui «loit être de la lin de mai ou «lu commencement de juin (Aff.étr., Pays-Bas, t. 36, sans pa ginnlion) : "J'a\ escrit particulièrement ii M. de Turenne Pestât de la place de Douay, que vous m'avei donné charge de visiter;
m;iis de crainte que son absence ne l'empesche d'en rendre compte à V. Km., je prendray la liberté de lui «lire ce que j'en
HAIAMH. — VU.
a\ remarqué, etc.- La lettre expose les difficultés de l'entreprise; <>n \ renonça. Turenne songea a attaquer Toumaj et se décida enfin pour le siège de Vaienciennes.
5 Cavaliers.
Le sens est .je crois, t'en allait an moins île ta pettonmi al mm ion arm
' L'Authie. Cette petite rivière, qui a M source près du village d Wutliic dans la Somme, arrose Doulens et se jette dans la Manche.
Mai iG56. «=================^^
Art", étr. , Angleterre, t. 66, 1° 269. — Minute.
A M. DE BORDEAUX
Paris, 26 mai 1 656.
J'ai veu la copie du traité que vous avez faict avec les colonels Cook et Longfort pour le transport de deux mille hommes de guerre. Sur quoy je vous diray en confidence qu'encore que nous n'ayons pas grand argent, je tascheray neantmoins, entre-cy et la semaine prochaine, de trouver un fonds pour cette levée; mais il faudra nécessairement la réduire à mille hommes, n'estant pas à présent en estât de pouvoir faire davantage. Pour ce qui est des conditions. Sa Majesté les approuve.
J'ai veu M. le colonel Lockhart une fois depuis son arrivée, lequel m'a faict civilitez au nom de M. le Prolecteur et en son particulier aussv, et j'y ay respondu de sorte que je croy qu'il en sera demeuré tressatisfaict. Il devoit me voir encore ce soir; mais comme c'est un jour de depesches et la veille du départ de la Cour, je l'ay envoyé prier de remettre la partie lorsque nous serions à Compiegne, où je me suis chargé du soin de le faire bien loger. Apres que je l'auray entretenu, je vous escriray plus au long. Ce pendant je vous advoue que je tremble pour luy, quand je songe en quel péril il est parmy tant d'Anglois qu'il y a icy, qui, sans difficulté, sont les plus grands ennemis qu'ayt M. le Protecteur.
Je seray bien ayse d'avoir un inventaire des livres de cette bibliothèque dont on vous a offert la vente; mais il se faut bien garder de tesmoigner que j'en aye envie, car ce ne seroit pas le moyen d'en avoir bonne composition.
. — , , = — = . Mai 1636.