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Bibl. ii.ii.. ms. f. fr., Mélange» <lc Colbert, t. ."h. I 1 1 ■•. — Minute,
\ M. DE Tl RENNE.
La Père, 10 juin 1 656.
(siTRilT.)
L'aiudant (wc) a de M. de Ligneville3 a apporté le dernier | billet | avec la nouvelle de ce qui B'esl passé proche les lignes du costé des Lorains'1, laquelle (nouvelle) a esté receue avec la satisfaction que vous pouvez juger, y ayanl suj<;i de plus en plus d'espérer une heureuse suite «le si hons commencemens. Sa M' approuve fort que vous envoyiez au Ouesno\ les prisonniers qui oui esté faicts en cette occasion, et mesnie avec ordre de passer outre, parce que son intention esi de les envoyer dans le royaume en quelque lieu que l'on ad visera.
Je ne puis me lasser d'admirer la diligence avec laquelle vous avez advancé toutes choses, et je ne sçaurois aussi vous tesmoigner assez combien le Roy en est satisfaict.
J'ay ven la liste de MM. de l'artillerie5, qui est laide à l'accousluniée. Il faudroil au moins deux mois pour la pouvoir exécuter. Je
Le chevalier de Créqui avait le jjou- ' Mille cavaliers ennemis avaient tente
vernement de Béthune. ,\r pénétrer dans la ville, mais ils avaient
Aivdant on ajudant était synonyme été défaits et repousses par le comte de Li-
d'aide de camp, d'après le Dicf. de Fure- gneville. (Afém, ds Monglat, ]>. .'îi't del'é-
lière, qui dit qu'on ne s'en servait que dans dit. Michaud et Poujoulat) 1rs pays étrangers. ' Le sens est : dos demandes faites par
Général des troupes lorraines. MM. de l'artillerie.
Juin i636. lais pourtant du mieux que je puis, et il partira aujourd'huv deux mortiers avec leurs tampons, quarante bombes, vingt milliers de mesche et douze milliers de poudre, outre laquelle j'ay envoyé dix milliers à Landrecy, avec ordre à M. de Roncherolles de la donner sur le premier billet que vous luy escrirez. Je luy mande aussy de donner une pièce de trente-trois livres qui est dans la place, tout le reste des boulets de trente-trois et de vingt-quatre que l'on pourra avoir, et toutes les bombes que vous luy demanderez. 11 en peut avoir cent et lant, et sont du calibre des mortiers que l'on envoyé d'icy. Il y a encore des bombes à Saint-Quentin , mais j'ay creu qu'il estoit mieux de se servir de celles de Landrecy, que vous pourrez envoyer quérir avec des chevaux, des vivres ou de l'artillerie, ou obliger M. de Roncherolles de les faire porter au camp sur des charrettes de son gouvernement.
Je feray tout mon possible afin qu'avec cette voiture on charge aussy mille boulets de ceux qui sont à Guyse, et si vous le jugez ainsi à propos, on pourroit envoyer au-devant pour faire descharger à Landrecy tout ce qui ira par ce convoy et nous renvoyer en diligence les chariots et charrettes de la Cour qui seroient à cette voiture; car toutes ces choses estant à Landrecy, vous les pourriez tirer à mesure qu'il en seroit besoin, et ce pendant l'on employeroit les chariots et charrettes à faire d'autres voitures jusques audict lieu de Landrecy, voire au Quesnoy, si vous les estimiez à propos.
Pour les outils, j'ay donné ordre qu'on en fasse; mais il faudra du temps pour les avoir. Pour ce qui est du plomb, je vous prie de faire tirer de Condé les dix milliers que le lieutenant de l'artillerie demande, car ledict sieur Talon les pourra fournir luy-mesme, M. du Passage et luy en ayant plus que cela en leur partie.
Quant au canon, outre celuy de Landrecy, on pourroit prendre à Saint-Guillain de celuy qui ne sert de rien, comme aussy à Condé et au Quesnoy, et je tascheray d'envoyer celuy qui reste icy, ou qui est à Saint-Quentin, et un autre qui est à Guise, s'ils sont en estât de servir: ce que M. de Saint-Martin1 sçait mieux que moy.
' André Blanchard de Saint-Martin. (Voy. t. VI, p. 21 4, note 2 . des Lettres de Mazarin. )
Il y a trois mille cinq cens sacs à terre au Quesnoy, dont on peut Juin ib56. tirer les deux raille que l'on demande, quand il en sera besoin.
Je n'ay rien à vous répliquer sur le sujet du chevalier de Crrquv. après ce que je vous en ay escrit1, mais asseurement il n'a rien gagné auprès de moy par la conduite qu'il a tenue.
J'attends response à ce que je vous ay escrit de l'impatience que le Roy a d'aller à l'armée; et vostre adi is sur le chemin qu il devra prendre et sur l'escorte qu'il luy faudra. Je nous prie de nie l'envoyez taM perte de temps, car Sa M"' presse extraordinairenienl.
Je voudrais bien sçavoir aussy si vous a\«/ dessein de tirer un convoy d'Arras, parée que l'on pourrait M servir ailleurs de la cav.ilerie <jui est de ce costé-là.
Il y a tantost cinq mois qu'an a donné' tout ce qui a esté demande pour préparer ce qui estoit nécessaire pour faire anâr I ai lillei rie, et cependant les boulets, les grenades el la plus graade partie des futiei choses ne sont pas arrivées; ce qui est bien estrange.