V M. DE LA BARDE
Lo Fric, an juin i6;>6 i » mur. )
Pour ce qui regarde la satisfaction des cantons suisses3, c'est une affaire que nous avons plus à cœur que nous inesine. mais vous sçavei
' Voy. ci-dessus, p. a 3 6. correspondance de Maaarin. Il s'arrête <mi
1 Jean de La Barde, marquis de Ma- 1689. rolles-sur-Seine, (Hait alors ambassadeur 3 Le payement de la somme due aux
en Suisse; il mourut en 169-^ , dans un Age caillons suisses en vertu de leurs conyen-
très avancé. Son ouvrage De rébus Gnlticis lions, ou, comme on disait alors, de leur»
a été cilé dans plusieurs des notes de la cupilulution» avec la France.
Juin i656; qu'il y a des temps qu'on ne peut pas faire ce qu'on voudroit bien, et qu'il nous faut un peu laisser respirer des grandes despenses qu'il nous a fallu faire à ce commencement de campagne.
Je suis bien fasché que nostre traité d'alliance avec les cantons protestants soit si peu advancé, et du préjudice que cela nous faicl. nous ostant le moyen de nous pouvoir servir du régiment que M. Vertmiller (sic) levé pour la France. Vous voyez que la saison s'advance et qu'ainsy il nous sera inutile pour cet esté.
11 me semble que les cantons catholiques devroient plustost songer à leurs véritables interests, qui sont de travailler à reunir ce qui s'est déconcerté entre eux et les protestants par les derniers mouvemens, qu'à prester l'oreille aux contes que leur font certains esprits qui n ont d'autre pensée que de les rebrouiller de nouveau, s'ils peuvent, avec les cantons protestants, pour profiter de leur division. Je vous prie de leur faire bien comprendre cette vérité.
Ce pendant vous trouverez cy-joint un escript où vous verrez les raisons qui empeschent le Roy de pouvoir accorder aux premiers la demande qu'ils font de convertir en argent le secours qu'on leur devoit donner pendant leurs brouilleries, en vertu de l'alliance faitte avec eux, affin que vous puissiez vous en servir lorsqu'on vous en parlera, et leur faire cognoistre le peu de fondement qu'ils ont en leur prétention.
GLIX.
Bibl. nat. , nis. f. fi'., Mélanges de Colbert, t. 5i, f° nti. — Minute.
À M. DE TUREME.
La Fère, 22 juia 1 656.
(extrait.)
Je ne doute point que les ennemis n'ayent grande envie de secourir Valenciennes, mais, ayant le temps qu'ils vous donnent, j'espère que
vous ferez mettre les lignes en tel estai, que tous leurs efforts seront Jum i656. inutiles1.
Je tombe d'accord avec vous qu il n y auroit point de seureté pour le Roy de s'approcher présentement de l'armée; mais aussytost que vous verrez que Sa M1'' le puisse faire sans s'exposer, nous 1u\ fereï grand plaisir de nous» en donner advis. Je vous prie instamment de vous en souvenir.
Les advis que j'a\ de Flandres, qui Boni de très bon lieu, portent que les ennemis eurent une grande appréhension lorsqu ils virent que nous marchions du costé de Tournay, parce qu'il n'estoit pas en estai de faire beaucoup de résistance, qu'ils soûl forl alarmes «le l'entreprise de Valenciennes el que M. le Prince incline forl à tenter quelque chose contre l'armée < 1 u Roy, qu'ils (les Espagnols)3 n\ on1 |>a- encore donné les mains, mais qu'il les presse pour cela d'autanl plus
(ju'il ne bazarde rien en son particulier, qu'il B'esl faicl une émotion dans Anvers, favorisée dans toul le Brabant, et à cause de certains iniposts, et qu'on n'en sçail pas encore les suites.