‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 56 sur 285 · HT I · texte numérisé non relu

HT I

Comme j'estois sur le point de voua envoyer la lettre cy-joinle , j'ay receu la vostre <lu h bu soir avec la douleur que voua pouvez vous imaginer, puisque non seulement je vois L confirmation des blessez que vous avez eus. mais auss] le danger du chevalier de Crequy, qu'on alloil trépasser, el la blessure du colonel Molondin8, qui nous sera d'un grand préjudice, veu qu on peul dire avec vérité que c estoil l'ame qui faisoit mouvoir toul ce corps des Suisses, lequel, comme vous sçaves, esl fort depourveu d'officiers'.

Il sera de vostre prudence el de celle de M. le mareschel de La Ferte* de songer à quelque moyen par lequel on ne s'expose pas a recevoir du préjudice lorsque les Suisses entreronl en garde4. Je ne sçaj pas

s'il sera praticable et s'ils voudront que l'on mette quelques regin

François avec eux. L'affaire est délicate: A la foui conduire avec ad] esse mais peut-estre les Suisses mesmes, cognoissanl le manquemenl qu'ils ont d'officiers, consentiront qu'on v remédie par quelque expédient5.

Leurs Majeslez ont ressenti extrêmement les blessures de tant de

braves gens cl ont chargé Félix0 de les voir tous de leur part.

' Voy. ci-dessus, |>. a58, la lettre du ' Les cinq derniers mots de cette phrase

."> juillet ii luronne, -nui soulignés.

Colonel d'un régiment suisse. La lin il'' ce paragraphe, depuis I'"

1 (le passage, depuis c'estoit rouir, est mois lr manquement, est soitlij;n> • . presque en tièremenl souligné danala minute; 8 Chirurgien célèbre. (Voy. plus haut

ce qui 11111111111' qu'il devait être chiffré. p. ■'

Juillet i65(>. Vous verrez, par la lettre cy-jointe, comme j'avois desja songé aux inesmes choses dont vous me parlez, estant persuadé que tout le secret de cette alîaire consiste à donner bon ordre que vous ne manquiez ny de munitions de guerre ny de vivres1, et j'avois commencé à y travailler à bon escient, en sorte que, demain matin, une heure avant jour, partiront de Guyse les charrettes de vivres, accompagnées de quelques autres que l'on a assemblées dans ce gouvernement-là, et portant deux mille sacs de farine, et dans une heure je fera y partir d'icy vingt milliers de poudre bien pesez et quatre mille grenades avec huit cens fusils2 qui se sont trouvez icy, le tout chargé sur les chariots du Roy et de la Reyne et les miens3.

Cela arrivera ce soir à Guyse, escorté par soixante quinze gardes du Roy et autant des miens, avec ordre de passer outre et de faire tout ce que leur ordonnera M. de Bridieu, lequel conduira le convoy, ayant desja pris ses mesures avec M. de Roncherolles pour le mener en seureté à Landrecy. 11 y pourra avoir cinquante à soixante chevaux qui [estoient]4 à Riblemont5.

J'ay mandé audict sr de Bridieu6 de vous advertir par deux endroits de son départ, afin qu'il puisse, à Landrecy, sçavoir ce qu'il aura à faire; car il seroit bon qu'il pust remettre tout le convoy à M. de Lislebonne, afin de s'en revenir avec les gardes du Roy et les miens pour estre

1 Passage souligné depuis ne manquiez.

1 Le fusil à pierre, donl on voit les Anglais se servir dès 1628, était encore chez nous une nouveauté. Il n'avait pénétré en France qu'à l'époque de la Fronde, et l'ensemble de nos troupes n'en fut armé que vers la fin du xvue siècle. Sous Mazarin , le mousquet, dont l'invention datait du règne de François Ier, était presque exclusivement en usage dans l'infanterie de Campagne.

Dans les petites garnisons et parmi les gardes bourgeoises des villes de second ordre , on rencontrait encore l'ancienne arquebuse à rouet. Ces premiers fusils ne pos-

sédaient pas encore la baïonnette; aussi les piquiers formaient-ils encore une partie des effectifs de gens de pied.

3 Toute la fin de ce paragraphe, depuis demain malin , est soidignée.

4 Mot douteux.

5 Voy. sur Ribemont, que Mazarin écrit Riblemont, le tome V, p. G '46, note 2, des Lettres de Mazarin.

6 Les lettres de Mazarin à Bridieu . lloncherolies, Talon et autres se trouvent dans le même volume. Je me suis borné à les indiquer aux Analyses pour ne pas faire double emploi avec la lettre adressée à Turenne.

prest à faire un autre convoy lorsque nous en aurons le moyen1. J \ Joillei «656. travailleray incessamment; mais, pour faire quelque chose de considérable, il faut renvoyer les charrettes <J<'s vivres2, et Ton pourra alors envoyer un grand convoy à l'armée, prenant de Landrec] à Saint- Guillain3, ainsy que vous verrez que j'avois desja jugé, quovque, comme vous jugez aussy, prenant un peu de détour, l'on peut espérer d'aller en seureté du Quesnoy au camp '.

M.i/.ariii continue à donner des détails sur les munitions déjà fournies ou à envoyer à l'armée. Il ajoute :

J'ay eu bien de la joye ;■ la nouvelle que \<»us m'avez donnée d<l'arrivée de M. le mareschal de La Ferté, et je commence à croire aussj bien que luy que l'air «lu camp sera meilleur pour sou entière guerison que celuy de la [Cour5].

Mazarin termine par des recommandations, qu'il a déjà faites, de ménager l'infanterie el de veiller attentivement à (a conservation de la digue

Bibl. mil., ins. f. Ir. . Mikmgu de Colbert, l. 5i, f* iô.T; minute. — Lea passages a chiffrer sont soulignés.

La fin . 9 jailtel i G

(m SAIT.)

Je suis affligé au dernier point «le la perle que l'on a faicte de laui de braves officiers el de soldais dans le logemenl de la contrescarpe

Souligné depuis convoy à M. de Liste- ' Souligné depuis prenant un peu de débonne jusqu'à la lin de la phrase. Umv.

5 Les cinq derniers mots sont soulignés. ' Mot douteux.

Souligné depuis envoyer un grand cou- c Voy., ci-dessus, la lettre adressée a

roy- Turenne, en date du rr juillet 1660.

■UIBIH. — Vil. 3Û

lUrftlMtMl 14TIO..II

Juillet i65o. et qu'avec cela les assiégez nous ayent encore empesché, la dernière nuit, de le garder par le moyen de fourneaux qu'ils ont faict jouer.

Je viens encore d'avoir nouvelle de Pieduiont qu'après avoir investi Valence et faict en cinq jours la circonvallation avec deux ponts sur le Po, le pauvre comte Broglia, en recognoissant l'endroit où l'on devoit ouvrir la tranchée, fut blessé d'une mousquetade à la teste, qui luy donna bien le temps de me depescher un gentilhomme pour nie faire ses complimens, mais non pas de vivre plus de seize heures1. ^ ous sçavez qu'il avoit du mérite et s'il estoit de mes amis. C'est pourquoy vous n'aurez pas grand peine à croire la douleur que j'ay de sa perte. Je m'asseurc que vous et M. le mareschal de La Ferté en serez fort faschez, sçachant que vous faisiez grande estime de luy et l'aymiez beaucoup.

L'on devoit, lundy passé, ouvrir la tranchée, et, n'y ayant que six à sept cens hommes dedans [Valence], l'on a sujet d'en bien espérer, d'autant plus qu'un secours de trois cens hommes choisis, que Ion avoit voulu jeter dans la place, avoit esté deffaict, en sorte qu'il ne s'en est pas sauvé trente, tout le reste ayant esté tué ou faict prisonnier avec les officiers qui les commandoient.

Je vous priois, par une de mes lettres2, aussy bien que M. le mareschal de La Ferté, de mesnager avec grand soin l'infanterie, de peur de la rebuter. Je vous conjure encore de la mesme chose, car vous ne sçauriez vous imaginer la peine qu'il y a d'en avoir. J'espère pourtant d'en faire partir mercredy ou jeudy matin sans faute un corps de dix huit cens hommes, composé du régiment royal, de deux cens tant d'hommes qui sont venus de Brouage par mer pour le régiment de La Ferté et de deux cens de la recrue de celuy de Bretagne3. J'espère aussy que le régiment de Villequier, qu'on dtet estre

1 François-Marie do Broglie était morl, 3 Le régiment royal aurait eu ainsi un le 2 juillet 1 656 , des suites des blessures effectif de i,4oo hommes. Eu théorie, et qu'il avait reçues au siège de Valence en d'après les r commission-; i délivrées pour la

Italie. levée, qui constituaient la règle particulière

2 Voy. ci-i!essus, p. 261. de chaque corps, la plupart dos régiments

de prez de quatre cens chevaux, et ceux de Mondejeu et <l Esquancourt WHei ifi56\ seront de la partie; et avec cela, M. de Bridieu, qui sera chargé de mener le convoy jusqu'à Landrecy, le pourra faire en seureté.

Mais quoyque j'eserive ce soir à M. de RoncheroHea ce que vous me mandez du chemin qu'il faudra prendre pour aller de Landrecy à Coudé, j'estime que non seulement vous luv devez escrire et à M. de Lisiebonne, en chiffre, précisément ce qu'ils auront à faire, mais qu'il faut aussy leur envoyer un officier qui le leur puisse due de \ ive \<>i\ . la chose estant assez importante pour prendre toutes les précautions possibles, afin qu'elle ne manque pas, d'autant pins qu'il nous est venu quelques advis que les ennemis avoient trois mille hommes à Bava) : et comme ils y doivent estre allez sur la nouvelle qu'ils auronl eue du dernier convoy qui est arrivé à Landrecy, il- pourraient \ renvoyer de nouveau, quand ils auront nouvelle que le convoy, [que nous] projetons «le, taire partir mercredy ou jeudv. sera arrivé à Landrecy. Enfin je ne me puis charger d'autre chose que de tascher d'envoi en seureté les convoya jusqu'à Landrecv, et il faut que. de l'armée, on envoyé les ordres de ce que M. de Lisiebonne, M. de Beauvau et M. de Roncherolles 9 auronl à faire. Je ferai donc tous mes efforts pour cela . et ce sera à vous et à M. le mareschal de La Ferté d'adresser vos ordres à ces messieurs-là, suivant les nouvelles que vu- aurez des ennemis; car il se pourroit faire que voua fussiez obligez de destacher quelque corps de cavalerie du camp pour bien asseurer le passage de ce convoy. J'envoyeraj par cette occasion les deux mille sacs à terre que vous m ave/ demandez, qui Boni prests depuis byer au malin, les vingt milliers de mesche et les v ingl milliers de plomb, et cent bombes,

d'infanterie devaient être composes devingi et lea régiments de 600 à 1.700 homn compagnies de 60 bommes chacune, soil ' Bavaj ou Bavai est auj. chef-tien de un effectif de t,aoo soldats, lui pratique, canton do dép. do Nord, bit. d'Avesnes. on peul conclure des revues passées sur le Cette place faisait partie , en 1 656 , des Paysterrain qu'il n'\ avait , peul-èlre. ni deux re- Bas esp ignols. juments pareils dans toute l'arnic;e. ni deu\ J On ;i déjà \u qne M. de lieauvaii riait

compagnies égaies dans chaque régiment. gouverneur du Quesnoy et M. de Hondte- Les compagnies varientde ao hommes à i5o, rolles, de Landrecjes.

Juillet 4 656. ou peut-estrc deux cens1, que j'ay laid prendre à Saint-Quentin, comme aussy la plus grande Quantité de serpes et de cognées qu'il se pourra trouver.

J'envoyeray encore quelqu'un des miens avec deux mille pistolles2, espérant que Sauvillan3, que j'avois chargé dune pareille somme, sera arrivé au camp avec quatre ou cinq de mes gentilshommes et dix de mes gardes qu'il avoit retenus à Landrecy.

Mazarin termine sa dépêche en donnant des détails sur les nouvelles munitions qu'il se propose d'envoyer : poudre, plomb, mèche, grenades, etc.

CLXXU.

Bibl. nat. , ms. f. fi\, Mélanges de Colbert, t. 5i, f 109 v°; minute. Les passages à chiffrer sont soulignés.

A M. DE TURE.WE

(kxtiuit.)

La Fère, 11 juillet 1 G ô G .

Je viens de recevoir vostre lettre du 9, par laquelle il vous a plu me mander ce qui s'estoit passé lorsque les ennemis ont laict jouer

1 Le membre de phrase : ou peut-être

deux cents, a été iijouté en interligne.

' Les pistoles dont il est ici question sont les pistoles d'Espagne, monnaie d'or, dont la valeur sous Mazarin est d'environ 1 o livres tournois ou, intrinsèquement, 1G fr. 00. Sous Louis XIII, on se servait aussi couramment, en France, de pistoles que d'écus. Les écus d'or disparurent presque totalement à partir de 16&1, date de la création du louis d'or. Mais les pistoles subsistèrent et ne cessèrent d'avoir cours qu'en 1G89. Elles sont demeurées, depuis cette époque, comme monnaie de compte, dans le langage des campagnes. Outre la pistole d'Espagne,

qui pesait G grammes 6G centigrammes,

on voyait circuler en France les pistoles des divers Ftats d'Italie, qui pesaient G grammes 56 centigrammes, mais valaient seulement 8 livres tournois, parce que leur litre était sensiblement inférieur ù celui des espagnoles; il en était de même des pistoles de Lorraine, de Savoie, de Liège, de Sedan et de Trévoux, dont le poids était uniformément de G grammes 5G centigrammes, niais dont la valeur variait selon l'importance de l'alliage qu'elles contenaient.

3 Je crois que ce nom est pour Sarillan ou Sariffliano , un des Italiens attachés nu service de Mrzarin.

leurs fourneaux; mais ayant receu un petit billet du sieur Talon. Juillet 1 656. du 10, j'ay veu avec beaucoup de satisfaction que nous avions esté heureux la nuict suivante, puisque AI. de Schombei'j avoil faict le logement sur la contrescarpe, sans que tous les efforts des ennemis pour nous en chasser, ou le brusler, ayent empesché qn'on ne l'ayl conservé, et que, du costé de M. de La Ferté, on avoit faict au^s\ un beau logement, de façon qu'ayant de si bonnes nom elles, nous croyons que l'on rencontrera plus de facilité à l'advenir de nous rendre au plus tost maistres de tous les dehors; et voyanl le bon estai où esl la digue1 et que rien ne peut empescher la communication des quartiers2, ja\ sujet d'espérer, ou que les ennemis n'atfaqueront pas les lignes, on, s'ils le l'ont, cpie ce sera inutilement , nonobstant les corps qu'on dicl qu'ils assemblent à Saint- Amand; et quoj qu'ils lassent courre le bruit qu'il leur est arrivé un grand secours d'Allemagne, je puis respondre que, si tout ce qu'ils attendent esl passé, il ne leur est pas venu mille hommes de pied et quatre cens chevaux.

Il faut pourtant que je VOUS dise que, connue le prince de ('onde

est un grand capitaine et que je Bçaj qu'il asseure plus que jamais qu'ils secoureronl Valenciennes, je ne croj pas devoir respondre toutà-laict du contraire, mais bien vous en advertir et M. de La Ferté, afin qu'il vous plaise redoubler vos soins en sorte que ledid prince recognoisse par l'événement qu'il s'est trompé dans son calcul.

J'ay faict partir, la nuict passée, soixante de mes gardes avec les deux inarcschaiix pour porter au camp de l'argent pour les travaux, avec un ordre à Savaillau ' de joindre lesdicts gardes à ce qu'il a atec Iuy et demeurer de delà pour servir en tout ce qu'il (aie) pourra estre plus utile, et aprez-demain malin sans faute partira d'icj le convoy, dont je vous a>| escrit par mes dernières depesches, que je'vous a\ envoyées par deux différentes \<>y«'s- Je m'asseure que vous ne man-

' Les renseignements donnés sur ce ' L'inondation avait empêché les com-

point à Mazarin ne s'accordenl pas avec lo munieotiobs entre les quartiers deTurenne

récit de Puységur. {Mém., l. Il, p. 390 il'' cl de l.i Ferté que séparait L'Escaut,

l'édition citée.) Voy. ci-dessus, p. a68.

[uillei j f;r>r,. querez pas de donner les ordres à MM. de Lislebonne. de lîoncheroiles cl de Bcauvau de ce que ledict convoy aura à faire lorsqu'il sera arrivé à Landrecy, estant, à mon advis, de la dernière conséquence que ledict convoy ne s'arreste pas deux heures, et moins, s'il se peut, au lieu de Landrecy. J'espère qu'il y aura plus de deux mille cinq cens hommes de cavalerie et infanterie, s'il est vray, comme je m'asseure, que le régiment royal soit composé de près de quinze cens soldats1.

Suivent les détails sur les objets qui composent divers convois. Mazarin confirme ainsi :

Je viens d'apprendre avec beaucoup de joye que M. de Lislebonne estoit de retour au Quesnoy, après vous avoir porté dans le camp neuf milliers de plomb et deux mille grenades.

J'envoye au sieur Talon quelques advis que j'ay receus de Liège et la copie d'une lettre qui m'est tombée entre les mains, escrite par Louvigny2 au comte de Buquoy. Je vous envoyé le tout et à M. de La Ferté, et je finiray cette lettre en représentant à tous deux que. s'il reste quelque diligence à faire pour asseurer davantage la digue, je vous conjure de la faire, ne pouvant pas m'oster de l'esprit un soupçon que j'ay, que, si les ennemis secourent la place, ce sera par là. Car comme c'est un grand travail, qui n'est pas flanqué et qui ne peut estre delî'endu que par de l'infanterie à découvert et non pas en grand nombre, les ennemis pourront croire que, venant avec une grande quantité de bateaux du costé de la ville et de' dehors, accommodez avec des planches à l'espreuve du mousquet, il leur réussira d'avoir quelque bon succez. Je ne doute pas qu'il n'y ayt des canons des deux costez, qui asseurement feroient fort mal passer le temps aux bateaux qui se presenteroienl, mais s'il estoit possible de faire un travail au milieu de la digue, où l'on pust mettre deux pièces de rang, ou, au

' Voy. ci-dessus, relativement aux effec- mont, comte de Louvigny, qui devint duc

tifs ordinaires des régiments d'infanterie, de Grammont après la mort de son père,

p. 266, note 3. Antoine III de Grammont. maréchal de

2 Probablement Antoine-Cliarlcs de Grain- France.

DU CARDINAL MAZAUIN. 271

moins, un bon nombre de mousquetaires, je croy que les ennemis FmUei i656. auroient plus de difficulté à venir à bout de secourir la place par là, s'ils en ont formé le dessein.

Je ne puis pas m'enipesclier de vous dire avec liberté tout ce qui me tombe dans l'esprit; mais comme [exempt]1 par ma profession de parler des choses de cette nature, vous m excuserez si je fais des propositions qui peuvent n'avoir pas d<- fondement, el trous les recevrez comme des effects de la passion que ja\ de voir réussir glorieusement cette entreprise par vos soins et ceux de M. de La Fert< .

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