‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 58 sur 285 · À M. TALON 1)1 QUESNOY · texte numérisé non relu

À M. TALON 1)1 QUESNOY

I i Fera, 16 juillet 1 1

Auparavant de recevoir rostre billet, des cavaliers fuyards noua avoient appris le malheur qui mous est arrivé1; mais ayanl acen que M. de Turcnrie esloit en seureté avec l'armée qu'il commande; que M. de La Ferté esloit prisonnier avec beaucoup d'officiers principaux et de mes meilleurs amys; que beaucoup de cette armée-là, avec

de Pignerol, mort en îy.'Jô; 5" Anne-Louise de Broglie. mariée en Piémont: fi" Christine, née en 1 05 1 ci morte quelques jours après; 7" Christine-Françoise de Broglie, mariée en Piémont.

' Los lignes du camp <!•■- assiégeants avaient été forcées devant Valenciannes.

Voici le texte <ln biilel de Talon du Ques noj dont parle Mazarin. (Le manuscrit indique qu'il a été écrit le 16 juillet 1 656 , ii H heures do matin) :

Siège de Valencienne».

I Me secourue par Condi.

trQuoyqu'il soit fascheuz de donner le premier une mauvaise nouvelle, je ne me puis deffendre d'advertir Vostre Emînenee

que le siège [de Valencieniies] est levé, les

ennemis ayant secouru la ville par le quartier de la Ferlé, qui 8 este- forcé. Y. E. peut juger cpi il \ a perte de troupes. Je l'asseure cependant que M. de Turanne est sorty des lignes avec toute son armée, M. de S'-Martin m'ayanl asseuré l'avoir laissé à une lieue et demie d'iey. Il sera sorty du quartier de

la Perte de l'infanterie sans armes, pour laquelle il est nécessaire d'avoir des mousquets et des piques. Je donneroy, soi les ordres de M. de Turenne, tout ceqaefaj icj des un> et des autn

itJ l'iii^ donner aucun détail .1 V, E

et j'av lueii du chagrin de m.' sentir obligé

à luy dire le gros de l'affaire.

"J'av mandé ii M. de lloiirlierolles il .11

rester les fuyards et les équipages s'il B'en présente ii Landrecy. Ileat bon de donner ordre ii Guise de foire de mesme.

lu n\.-

Gette lettre autographe se trouve atu Archives des ifiàires étrangères, Pays-Bas t. 36.

Marigny, alors s Florence, écrivait au «lue d'Enghien, le tg aoûl it>.">ti : »M. le cardinal de Reti s quitté cette ville pour s'approcher de Paris afin d'être en état <le profiter des occasions qu'il espère do sucée/ de vos armes. 1

(Ciu1 par le duc d'Annulé, R«mm dft /'"'.r Moniu . 1" Hfrier iSçio. p. 490. \ 35,

Juillet i656. quantité de troupes, s'estoient sauvez à Coudé et au Quesnoy, et que le convoy, qui donnera à M. de Turenne des vivres, des munitions de guerre, des voitures et un renfort de troupes, cstoit en lieu de seureté, prest à le joindre, je me suis Tort consolé, et j'esperc, avant que la campagne se passe, de remettre toutes choses en estât de taire encore appréhender les ennemis.

J'attends des nouvelles de M. de Turenne [jour luy depescher à l'instant et l'asseurer qu'il ne doit avoir aucune inquiétude; que Leurs Mlas sont fort satisfaictes de luy et que je donneray bon ordre afin qu'il ne manque de rien. S'il est au Quesnoy, vous luy pourrez dire tout ce que dessus et que, à l'instant que j'auray cognoissance de ce à quoy il faudra pourvoir, je le feray avec le soin que je suis accoustumé de redoubler dans les malheurs. Vous luy direz aussy d'employer ses soings pour empescher la désertion, et que je ne doute pas qu'il n'ayt faict tout ce qui peut dépendre de luy pour la conservation de Condé et de Saint-Guillain, et que je croys qu'il seroit bon de retirer les troupes qui se seront sauvées dans Condé , y envoyant en eschange de celles de son armée qui n'auront aucune espouvante.

Je feray advancer dez demain des armes à Guyse, afin de remplacer celles qu'on aura prises à Condé et au Quesnoy. Faictes mes complimens à tout le monde et asseurez-les que le Roy a receu cette nouvelle avec une fermeté admirable, et que Sa Mlé est résolu de prendre, à quelque prix que ce soit, sa revanche et bientost.

Bibl. nat., ms. f. fr. , Mélanges de Colbert, l. 5i, f° 172 v°. — Minute.

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