‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 6 sur 285 · V LA \\\.\\\L · texte numérisé non relu

V LA \\\.\\\L

Du camp de Bavay, le 1 1 aoûl ;

Après avoir parlé de sa santé qui esl meilleare el avoir remercié La Reine, au nom du Roi, des sentiments qu'elle témoigne à son 6b, Mazarin ajoute :

Vous apprendrez par Gourville, qui voua rendra ce pacquet, la résolution qui a esté prise, la nuil passée, différente en beaucoup de choses de celle qu'on avoil estimée la meilleure, il \ a quatre jours. Ja\ obtenu du Roy. el non pas sans grande contestation, que Sa M demeurerait au Quesno} duranl celte exécution', qui sera faicte ou faillie4 dans <l(Mi\ ou trois jours. Je ne sça) quel suce/, aura nostre dessein5; mais je sça\ bien que nom allons à gaigner beaucoup Bans rien bazarder.

Les ennemis ont marché la nuit passée el Be sonl poatei à Saint- (iuillain '■ et Coudé. Je vous taaeure que, quelque resolution qu'ils prennent, ils seront tous-jours plus embarrasseï que nous oe sommes.

Voy. ci-dessus, |>. 33 . la noie;'» sur (aujourd'hui Bousaière-lèx-HautiDont), a

Jean Hérault de Gourville. Sors el ii Jumont, ou Jenmont

La copie porte bien e/; fM temblerail M niée.

préférable H plus dans 1rs habitudes du II s'agissail d'entrepreodre ensuite \>->

style de Mazarin. sièges de Saint^uillain al de Coudé.

Le passage de l'Escaut D'après les Mazarin éern- Semt-Ghel*. Seint-Guil-

Mémoircs de Hnssy-llalmiiii , l'armée royale kun ou Saint-Guialain est m.iiiiieu.uii corn

avait déjà franchi la Sambre à la lUissière pris dans le royaume de Belgique.

Aoûti655. J'avois songé que le Confident vous pourroit faire une visite durant le temps de cette exécution; mais j'ay changé d'advis, car ce petit voyage feroit un mauvais eflcct à l'esgard de nostre armée qui le verroit retirer1, cl des ennemys qui en prendroient courage; mais je prétends qu'il vous visite, à quelque prix que ce soit, dans fort peu de jours. Il vous escrit ce pendant, et vous devez croire que vous n'avez pas meilleur amy que luy et que vous en serez tres-satisfaite lorsque vous le verrez.

Lorsque je voulois finir cette lettre, on me vient de rendre la vostre du 10, et je ne sçay comment elle a pu arriver sy tost. Il faut que ces cavaliers de Guyse soient des sorciers2» ou que les beaux présents que vous leur i'aictes les obligent à faire des diligences toutes {sic) extraordinaires.

Aff. élr. , France, t. 8q5 , f° 2/i5. — Copie du temps.

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