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Lu vous eu voyant le duplicata du billet que je vous ;i\ escril ce matiu,
je vous diray que j'ay advis de bon lieu que les ennemis oui plus d'impatience d'accorder une bonne capitulation a M. du Passage que lu\ n'en a de la recevoir, et que, le chevalier de (Irequx ayanl faut quelques
Turenne, qui avait quille Gbarlemont parvint à Lena, <>ù il séjourna ensuite buil
le 1 4 août, était venu camper à Gateau-Gam on iti\ jours.
brésis; le 1 5 , l'armée s'établit près de l'ab- ' Ce mot écrit en marge corrige horo
baye deVaucelles; le i6, à l'a m pou, sur lu «tpes.
Scarpe, aune lieue d'Arras; le 17. aux en- Don Juan était fila naturel de Philippe l\
virons de Saint-Venant, que le maréchal fil et d'une comédienne. Il était né en 169g
mine d'assiéger. La lettre de Masarin lui et mourut en 1679.
HAZARIN. VII. .',,,
Wit i(ir>6. propositions pour taire recevoir M. du Passage à se rendre dans trou semaines, en cas qu'il ne soit pas secouru, ils sont en peine que luy ne se tienne Ternie là-dessus, de façon que, ne doutant point qu'il ne dépende de M. du Passage [de sortir], avec la garnison et mesme avec du canon, quand il voudra, il y a apparence que, s'il n'a pas traité encore à présent, il le fera bientost, si ce n'est qu'il n'ayt beaucoup plus de vivres qu'il nous a mandé.
J'ay aussy advis que les ennemis ont eu appréhension que vous ne prissiez resolution d'atlaquer le quartier du prince de Gondé sur ce qu'il estoit fort esloigné des autres et qu'on n'y pouvoit aller pas défilé, et qu'ils n'ont pas trouvé dans l'atlaque des deux forts la résistance à laquelle ils s'estoient attendus.
Afî. étr. , Pays-Bas, t. 38 (sans indication de page ni de folio) ; minute de la main de Roussereau. — Passages à chiffrer soulignés.
La Fère, ai août j 656.
Aussytost que nous avons sceu la capitulation de Gondé1, on a bien jugé que vous ne seriez plus en estât d'attaquer aucune place et qu'ainsy le voyage du Roy à l'armée ne pouvoit produire aucun effect; il falloit le remettre à un autre temps, de sorte que Sa M* s'est d'abord conformée aysement à l'advis que vous luy donnez là-dessus. Elle persiste pourtant tousjours à vouloir voir l'armée auparavant que [cette campagne]2 soit achevée, et Elle voudroit bien le faire avec le corps qu'amènera M. du Passage, lequel Blondeau3 m'asseure estre de trois mille hommes de pied, compris les officiers et trois cens cinquante ca-
1 La capitulation de Gondé fut signée le qu'à qu'il y «; la minute est écrite sur la
18 août, le jour même où Mazarin écrivait marge. ce billet à Turenne. 3 Ce nom est écrit ordinairement Blon-
1 Mots douteux depuis soit achevée jus- dot.
valiers en outre et deux cens à pied1, tous fort bons hommes2. Il est Aoùi bon que nous sçachions ce qu'il y a à envoyer au devant dudict sr du Passage, pour luy recommander de prendre grand soin de la conservation des troupes; et pour luy en donner plus de moyens, outre la route qu'on luy a adressée pour venir [de Dampvilliers]3 ic\. on lu\ ;i donné de l'argent pour payer aux estapes. avec asseurance que, quand les troupes seront arrivées, çlles recevront une monstre ' el sei ont bien traitées; ce qui fera qu'elles augmenteront plus tost que de diminuer. Je vous prie de songer de bonne heure si, joignant les autres troupes à celles-là que je grossiray le plus que je pourrav, on pourroil leur faire investir quelque place, ou faire quelque chose à quo) les ennemys ne s'attendissent pas.
Mazarin parle ensuite des munitions el troupes qu'il a envoyées à l'armée. Il insiste sur b nécessité de se venger dos ennemis, dont il signale l'orgueil el les
violences.