‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáere (volume 5)Chapitre 65 sur 285 · CXCV1I · texte numérisé non relu

CXCV1I

An*, étr. , Angleterre, t. 60, f° 372. — Minute.

À M. Dl<; BORDEAUX.

Comjniffae, [•.•h] ' août 1 1

(EXTRAIT

Gomme après avoir bien examiné tout ce que \<>u- 111 aviez eserit et ce que M. le colonel Lœkhart m'avoit dicl de la part de M. le Protecteur, je ne voyois pas que Ton pusi se servir utilement de la permission qui vous esloit donnée de faire la levée de quatre mille bornâtes . puisque, d'un costé, il n'y avoil pas apparence qu'elle pus! débarque* sy tost en France que l'on disoit, et que, de l'autre, la lare des affaires chanp;eroit, les ennemis estant à la vrille de prendre Condé et de pouvoir agir ensuite avec toute sorte de libelle, je pria la resolution de m'advancer à la frontière pour m'aboucher avec M. de Tiitenne et voir encore avec luy plus à fond s'il \ avoit apparence d'entreprendre

' Cette lettre porte dans la minute la Mazarin était à l.i Fère le 8 août : il ne M

date du 8 août, mais celte date <loii être rendit à Gompiègne que dan- la première

changée, puisqu'il est question dans la lettre partie du mois d'août. Kn quittant la Fère.

de la capitulation de Condé, qui eut lieu le Ma/.arin a\ail été à (luise pour y conférer

18 août. Olle lettre est probablement du avec Tumine, comme il l'indique dans la

26 août. On trouve une nouvelle preuve de suite de cette lettre. Terreur de la date dans l'indication de lieu. ' Voy. ci-dessus, p. aq4.

32/i LETTRES

Wii i65ô. quelque chose de considérable, moyennant ladicte levée; mais il fut entièrement de mon advis qu'il n'y avoit rien à faire, et que, pendant que nostre armée, assistée des troupes d'Angleterre, feroit un siège du costé de la mer avec incertitude du succez, les ennemis viendroient aisément à bout de tout ce qu'ils entreprendraient sur cette frontière, et qu'ainsy, au lieu de tirer revanche de la disgrâce de Valenciennes et de la perte de Condé1, nous nous exposerions à recevoir des préjudices irréparables, lesquels rejailliroient en quelque façon au desavantage de Testât présent des affaires d'Angleterre.

Il lut résolu seulement que, puisqu'il estoit impossible de secourir Condé ny d'obliger les ennemis à accorder une capitulation honorable à la garnison qui estoit dans ladicte place, tandis que M. de Turenne demeureroit avec l'armée sur la Sambre, où il ne donneroit pas la moindre jalousie2 aux ennemis, il marcheroit en diligence sur la Lys, afin que l'appréhension que les ennemis auroient d'exposer leurs places lesportast, malgré eux, à accorder des conditions raisonnables à M. du Passage, et surtout à se désister de la prétention de les faire prisonniers de guerre3.

On a veu, par l'événement, que nous n'avions pas mal pris nos mesures; car, à peine les ennemis virent-ils tenir cette route-là à nostre armée, qu'encore qu'il n'y eust dans Condé que pour dix jours de vivres, et que c'eust esté nous faire beaucoup plus de mal que nous n'en avions receu à Valenciennes, de prendre prisonniers quatre mille soldats qui estoient dans la place, ils tombèrent d'accord de toutes les conditions que M. du Passage leur demanda , jusqu'à luy accorder une pièce de canon, s'obligeant seulement à prendre le chemin de Dampvilliers pour se joindre à l'armée 4.

Avant que de partir de la Fere pour voir M. de Turenne à Guise.

1 La ville de Condé s'était rendue, comme près les usages de la guerre . celle qu'obtint

on l'a dit, aux Espagnols le 18 août. la garnison de Condé, consistait à sortir de

1 Appréhension. la place, suivant la formule : rmièche allu-

Les troupes de la garnison de Condé. niée, balle en bouche, enseignes déployées ,

1 La capitulation la plus honorable, d'à- le chien des pistolets abattu *.

où je l'avois faict venir, je vis M. Lockhart, et, après luy avoir tesmoigné àoâi i65»i. les sensibles obligations que j'avois à M. le Protecteur de toutes les marques qu'il a données au Roy de son affection et de la part qu'il prenoit dans les interests de cette couronne par les facilités qu'il avoit apportées à toutes les choses qu'il avoit demandées de la part de Sa M1', je luy fis cognoistre que je ne croyois pas que, dans la conjoncture présente, on peut profiter de la levée qu'on avoit projeté de faire en Angleterre, ny des autres ofin-s qu'il me faisoil de l'armée navale pour entreprendre sur quelque place considérable des ennemis <1 u coi «le la mer; mais que je nu* remettois à lm donner une reaponse plus précise lorsque j'aurois veu M. de Turenne1.

Je le fis donc venir, il y a deux nu trois juin-, où je l'entretins au long, en le priant de remercier M. I'- Protecteur de la pari du Roy, comme si la chose avoit esté effectuée, luv disant que vous aviez auss> ordre de le faire dans les termes les plus expiez qu'il vous B'era possible et luy teamoignant neantmoins que S;i M' prétend se prévaloir de la permission qui luy a esté accordée de lever ces troupes el projeter prompteineul quelque grand dessein contre les Espagnols à l'advantage des deux nations, pour l'exécuter lorsque le temps le permettra; ce que nous lombasmes d'accord qui pourroil estre dans le mois d'avril ou de ma\ .

Je lu\ dis ensuite que je pretendois commencer à remettre l'argent dans le mois d'octobre pour les levées et pour d'autres provisions que nous voulions faire à Londres, et que j'esperois que nous pourrions prendre si bien nos mesures, que nos ennemis communs recognoistroienl

bientost qu'ils sont bien esloignez de donner, comme ils (lisent, la lo\

à la France et à l'Angleterre. Vous pourrez parler en cette mesme conformité; car, en effect, on [s'iapplique plus que jamais à faire une

1 I\laznrin. tout en voulant se servir de gré les caresses de Masarin, à entretenir la

l'Angleterre, redoutait de la voir prendre défiance de Gromwei] contre la France, pied sur le continent Lockhart n'était pas * Il B'agil ici des projeta formés pour la

dupe de ce manège; à en croire Bordeaux, campagne de iii.">y. I ls ne forent exécutés

il continua pendant quelque temps, mal- qu'en iG58.

\mit i(>5fi. grande levée d'Anglois et d'Escossois et concerter avec M. le Protecteur quelque entreprise considérable à l'advantage de l'Angleterre et de cette couronne, et, lorsqu'on commencera à vous remettre de l'argent, vous recevrez aussy les ordres du Roy pour convenir des conditions des levées que vous aurez à faire.

Je vous diray seulement, par advance, que la despense pour l'entretenement des officiers et des soldats anglois est trop forte, et il faudra bien travailler pour la modérer1; car je craindrois autrement que le payement ne pust estre si ponctuel, comme il seroit à souhaiter pour la [convenance]'2 du corps qu'on auroit levé. 11 me semble aussi que l'on n'a jamais donné pour toutes les levées qu'on a faites en Escosse que douze escus3 par homme desbarqué en France; qu'il n'est pas juste de donner la mesme [solde]4 à ceux qu'on lèvera en Angleterre,

' Le soldat anglais était , dès cette époque , très exigeant sur l'article de la nourriture. Celte n- nation carnassière» ne se contentait pas de la ration de viande qui suffisait aux autres soldats de l'Europe. L'Espagnol et le Suisse supportaient la faim beaucoup plus patiemment, mais le second était intraitable sur le chapitre de la solde. Le proverbe rrpas d'argent, pas de Suisse» ne mentait pas. L'Allemand était le plus facile à contenter de tous les mercenaires, rr parce que, dit Fontenay-Mareuil, on n'était pas obligé de le payer si ponctuellement». C'est pour ce motif qu'il y avait tant de soldats de cette nationalité clans les armées de tous pays.

1 Ce mot est douteux, il est écrit en abrégé ; on pourrait lire : conservation.

3 Le mot douze est douteux , mais le chiffre du manuscrit me paraît bien être 12. Dans le projet envoyé d'Angleterre par Bordeaux , on lit : ffLe Roy des François payera icy (en Angleterre) trois livres sterling et douze schellings par teste à chaque soldat pour la levée et transport.» Bordeaux a écrit en

marge : rrMonoyede France, quarante-sept livres dix sols.» (Aff. étr. , Angleterre, t. 55, fol. 333.)

La livre sterling qui , pendant plusieurs siècles, avait été seulement une monnaie de compte, ainsi que notre livre tournois, et qui avait vu sa valeur décroître de 75 francs dans la seconde moitié du xme siècle à 35 francs dans la seconde moitié du xvi", se fixa, en i56a, sous les espèces *du souverain» d'or, et demeura immuable, comme poids et comme titre depuis le règne d'Elisabeth, au prix où nous la voyons en 1892. En i58o, la livre sterling valait 8 livres tournois; au début du règne de Louis XIII, elle en valait 1 0 ; en i656, comme on le voit par le calcul de l'ambassadeur Bordeaux, elle valait environ i3 livres 5 sols tournois, l'ius tard elle valut, à la fin du règne de Louis XV, jusqu'à 27 livres tournois, parce que la livre tournois ne cessa de baisser en valeur intrinsèque , tandis que la livre sterling ne bougeait pas.

4 Mot douteux.

dont la subsistance pour le trajet coustera bien moings, puisquils Août i656. peuvent passer en dix heures en France.

Ce qui nous oblige de n'escouter pas les propositions qu'on nous faict de lever des Irlandois, c'est leur légèreté naturelle et la grande propension qif ils ont à se desbander; mais, ce qui est encore pis, e est que quantité d'officiers et soldats des régiments que nous avons de cette nation vont trouver le roy d'Angleterre, qui employé le BMtnguis d'Ormond1 pour leur Caire abandonner ce service, eacrivantaux mestres de camp et aux principaux officier-, pour sert effect, sans Be sowvenif de toutes les civilitez et assistances qu'il a receues dans ce royaume, el que, par toutes sortes de raisons, il ne devoil |>as espouser [es intertsts d'Espagne jusqu'au point d'offense* le Rov el desbaucher des troupes qui oui presii'' sermeat à Sa M h quelle a levées .1 ses deapene. C'est pourquoy il faudra songer de Itonue heure à choisir jusquaux olliciers sulbaternes des levées qu'on fera en Angleterre el en Escosse, incapables de quitter ce service quand ils s'y seront engagea; el comme c'est un point de la dernière conséquence, il laudia que vous ayei recours à la laveur (h; \l. le Protecteur, afin de prendre bien \os mesures là-dessus.

Pour les autres levées que vous m'avea proposées, il faudra que voua

lassiez espérer à ceux qui vous ont ollerl de faire des regimeris BS»

cossois el anglois qu'ils seront employés lorsque l'on commencera à y travailler, si tant est que vous cvoyiei qu ils puissent bien exécuter

ce qu'ils vous promettent, el je serav bien aise que, de8a présent, unis me mandiez à peu près les conditions auxquelles ils B'en gager onl à

l'aire leurs levées.

Le duc d'York arriva hyericy pour prendre congé de Leurs Majesté»,

disant (pi'il avoil receu des lettres tres-pressantes <lu Roy, son frère, par lesquelles il luy mande de l'aller trouver en diligence, et je ero\ qu'il pourra se mettre en chemin dans trois ou quatre jours-. On dicl

' Jacques Butler, aé en 1610, otail «le ' i*n voit en effet, par les Mémoires du

l'ancienne et illustra famille des Ormend. Il duc d'}ork [\). 696), qu'il alla servir en vécut jusqu'en 1688. Flandre, dans l'année espagnole.

Amii i656. que ledict roy a de grandes espérances; mais si elles sont fondées sur les assistances d'hommes, de vaisseaux et d'argent que les Espagnols luy promettent, je respondrois bien que ces progrez seront petits. On me mande que la ratification de son traité avec l'Espagne estoit arrivée1; qu'on luy avoit assigné trois mille escus par mois; qu'on desseignoit2 de faire de grands arméniens à Dunkerque, et qu'il y avoit beaucoup de Hollandois qui s'engageoient au service dudict roy avec des vaisseaux pour l'armement audict Dunkerque. De quoy il me semble que M. le Protecteur auroit juste sujet de faire des plaintes à MM. les Estais [des Provinces-Unies].

J'ay parlé à fond à M. le colonel Lokhart du voyage et de la négociation de M. de Lionne3, afin qu'il en pust escrire en détail à M. le Protecteur4. Sur quoy, je vous diray, en deux mots, que quoyque nous fussions bien asseurez que les Espagnols n'estoient nullement disposez à la paix, on jugea pour [chose]5 absolument nécessaire de faire cette mission, afin que leur intention fust cognue de tout le monde, d'autant plus qu'ils publioient hautement que, si le Roy eust seulement consenty à envoyer une personne en Espagne, la paix auroit esté conclue en deux jours, le roy Catholique estant tout-à-fait disposé à y apporter les dernières facilitez; et ça esté un grand bonheur pour nous d'avoir pu faire paroistre à tous, nonobstant ces artifices des Espagnols et les autres [artifices] dont ils se sont servis pour persuader au Pape et à tous les princes de la Chrestienté qu'ils souhaitoient avec passion de contribuer à son repos et que la France seule en empeschoit l'establis-

1 Ce traité avait été signé le 1 2 avril 1 656 , d'après M. Guizot, Histoire du protectorat d'Olivier Cromwell, t. II, p. 282 (seconde édit.).

1 Avait dessein.

1 Voir l'avertissement en tête de ce volume et la lettre du cardinal Bichi en date du 27 août 1 656.

4 Mazarin avait en effet prévenu Lockliart de l'envoi de Lionne en Espagne . mais

c'était depuis l'échec de Valenciennes, à l'époque où il sentait que les négociations de Madrid n'aboutiraient pas. Or Lockliarl avait déjà pénétré ces négociations auparavant; il en avait, de son propre mouvement, informé Cromwell et, naturellement, avec avis de se tenir sur ses gardes à l'égard de la France.

5 Ce mot est douteux: il est écrit en abrégé.

sèment, qu'ils en sont, en efl'ect, plus esloignez que jamais, pretendanl des conditions si injustes, que le Roy fera la guerre toute sa vie, avec une approbation générale, plustost que de les accorder. Nous attendons le retour de M. de Lionne avec l'esclaircissement en bonne forme pour faire advoueraux plus critiques et à ceux qui sont le plus mal intentionnez pour la France que, si la paix ne se i'aict pas, la seule injustice des Espagnols en est cause.

Mazarin termine par des recommandations pour l'achat de salpêtre lin el pour le renvoi des deux navires qui lui appartenaient et que les Anglais retenaient. Enfin il exprime le désir de savoir si l'ambassadeur a donne Ut présent qu'il lui a envoyé pour le Protecteur.

CXCVffl.

Bibl. nat., ms. f. fr., Milah£ olbert, t. ."n l 916; minute. —

Passages s chiffrer soulignés.

\ M. DE Tl IU;\\E.

Coiii[n<;;n<- . .'( i BOûl i 6

( m imit. i

Les nouvelles que j'ay eues de Paris de divers endroits m'obligent de vous despescheren diligence pour vous en donner pari. Elles portent . et toutes soi-tes de raisons le confirment, que les ennemis, n'estant pneu estât ny (rentier en France. n\ d'assiéger aucune plaie sur La Somme, ny de vous combattre, employeront le reste de cette campagne à l'attaque de Saint-Guislain par force; el comme M. de Schomberg1

tourmente beaucoup le pa\s aux enviions de Mous, el que leur année

s'est bien rafraischie au lieu où elle estoit encore la nuicl passée, je ne doute pas qu'elle ne prenne sa roule sans aucun delav pour aller exécuter la susdicte entreprise.

Vous devez donc l'aire vostre compte là-dessus el résoudre de bonne

1 Gouverneur de Saint-Guilhain.

iMi-r.ivkniE sativv tir

Août i656. heure ce que vous aurez à faire, afin de ne perdre pas un moment de temps à l'exécuter, lorsque vous verrez les ennemis engagez à ce dessein.

S'il y avoit lieu de secourir la place, comme on pourroit peut-estre prendre la revanche de Valenciennes, je prefererois cela à toute autre chose; mais il s'y peut rencontrer des difiicultez que vous sçavez mieux que moy, lesquelles ne vous pourront pas permettre de songer à cela. En ce cas, je croirois que vous ne sçauriez mieux employer le temps qu'il faudra aux ennemis pour prendre Saint-Guislain qu'à l'attaque d'Armentieres, et, si l'on en prenoit la resolution, il faudroit ne perdre pas un moment à préparer toutes les choses nécessaires pour faire le siège, et je pourrois faire advancer d'icy à Arras de la poudre, de la mesche, du plomb et des grenades.

Si vous voyez jour à quelque autre entreprise plus importante et de plus grand esclat, je ne doute pas que vous ne la fassiez; mais surtout je vous conjure, à quoy que vous vous déterminiez, de ne pas perdre un instant à l'exécuter l.

Pour la cavalerie et l'infanterie qui est à la frontière, on en usera en la manière que vous me le manderez, et si vous pouviez envoyer ïi Peronne un régiment d'infanterie où il y eust beaucoup d'officiers 2, je tascherois de le faire passer à Saint-Guislain, pourveu qu'il y pust arriver à temps. En tous cas, il remplaceront ce que le Pioy a ordonné à M. de Beauvau de destacher de la garnison du Quesnoy pour fortiffier celle de Saint-Guislain.

' Ainsi qu'on le verra plus loin , Turenne se décida à mettre le siège devant la Capelle, ce qui obligea les Espagnols à lever celui qu'ils avaient mis eux-mêmes devant Saint-Guilhain.

- Ces mots et où il y eut beaucoup d'officiers « confirment ce que nous disions plus haut sur la variété de l'effectif des compagnies dans ebaque régiment. Un régiment où il y avait beaucoup d'officiers, c'était un régiment où les compagnies étaient nom-

breuses et peu garnies, parce que le chiffre ries officiers de chaque compagnie ne variait pas; il était toujours de trois : le capitaine, le lieutenant et l'enseigne : mais ces officiers ne commandaient parfois qu'à une poignée de soldats, ce qui faisait dire plaisamment à l'ambassadeur de Venise que <rle tiers de l'armée française se composait réellement d'officiers», en comprenant sous celle dénomination les fourriers et anspessades.

J'ay songé à tous les moyens pour assister M. de Sehomberg, et Sept i6§6. lais estât de faire partir demain quelqu'un de mes gentilshommes et

de mes gardes avec Blondeau et un fonds de bourse ou quinze cens pislolles1, pour pourvoir aux nécessitez les plus (tressantes qu'ils amont . et je donne advis, par deux différents endroits, a \1. de Sehomberg «!• se tenir sur ses gardes et se préparer à soufltenir un siège2;

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