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Bibl. oat., ms. f. fr., Mélangée tl<- Colbert, 1. Bi, f '>.i~; minute. — Passages •■ ehifirei soulijjnds. — Ml", étr., Pays-Bas, t. 38 (sans indication de f"li".- copie da (empt
\ M. DE Tl RENNE.
Compiègne . i leplembre i <
Je vous escrivis byer, par deux voyes différentes, I opinion que | a- \ois (pie les ennemis iroienl à Saint-Guislain. \ présent . du a oouvelles de la frontière qu'ils marchèrenl hyer el prirent la mesme route pin laquelle ils estoient venus en deçà, c'est-à-dire le chemin pour aller audict Saint-Guislain. C'est pourquoj je »ous despesche de nouveau pour vous mettre encore en considération de quelle importance il e-l que vous preniez sans delà) vostre résolution; el h c'est celle d'aller aux ennemis3 aprez les avoir la issr engagerai] siège, vous pourriez vous fortifier de plus de deux mille bons hommes de pied d \s garnisons de Bethune, la Bassée el Bapaume, et de huit cens chevaux, \ comptanl les régi mens de Mondejeux el d'Equancourt, el celu) de Broglio, qui doit estre à presenl en bon estai par le moyen de I argent que je lu\ a\ envoyé de la Fere pour remonter ses cavaliers ;'« pied, el il u\ aura pas peine à persuader les gouverneurs de donner toute leur ca-
' Environ vingt-cinq mille francs t'ntrtn- ' Voir, ans Lnalya s, la lettre du 3 1 aoâl
eèques . ci. en IcikhiI compte il»' la valeur à M. de Sehomberg.
relative des métaux, 5o,ooo francs d'au ' Turenne quitta Lens et alla, dans la nuil
jourd'tiui, du 1" sept, se postera une Keaede Blthune.
Sept. i656. valerie, puisqu'elle ne leur sera aucunement nécessaire et qu'ils ne sçauroient recevoir de préjudice de n'en avoir point pendant huit ol dix jours.
Vous pourrez avoir de plus environ mille hommes de pied et quinze cens chevaux, y compris les compagnies de gens d'armes et de chevaux-légers que le Roy vous donnerait, et le régiment d'Espens* que vous prendriez au Quesnoy, et mesme vous pourriez tirer de cette place six cens bons hommes de pied et quantité d'officiers. L'on pourrait aussy espérer, si on ne devoit [pas] attaquer les ennemis avant le 1 o de ce mois, que le corps qu'amené M. du Passage serait de la partie.
J'ay mesme songé qu'estant fortifïié de ce que nous avons à la frontière et de ce que vous retireriez desdictes places, vous pourriez, par une marche plus courte et plus aisée par un pays plus abondant, prendre la mesme route que prit le chevalier de Crequy pour aller à Tournay, faisant porter avec vous des bateaux pour faire deux ponts sur l'Escaut, dans l'endroit que vous jugeriez le plus propre; et s'il vous falloit des chevaux pour cela, comme pour porter plus de munitions, vous en trouveriez tousjoursà Arras,les payant à tant par jour, comme j'ay accoustumé de faire, et, en tout cas, si vous en aviez affaire de soixante fort bons, en me le faisant sçavoir, je vous les envoyerois aussytost.
Si vous preniez ce chemin, on pourrait faire advancer le corps de M. du Passage au Quesnoy, y faisant joindre tout ce que l'on tirerait de la frontière de Landrecy et du Quesnoy, et il agirait conformément aux ordres que vous lui donneriez; mais si vous avez des raisons qui vous empeschent de songer à aller attaquer un quartier des ennemis . lorsqu'ils seront postez à Saint-Guislain,et que vous résolviez d'assiéger quelque place, je vous conjure de nouveau de ne pas perdre un moment de temps à l'exécuter.
Je ne sçay pas si M. le chevalier de Crequy est en estât de servir; mais, en ce cas, il serait bon que vous l'eussiez avec vous.
Nous avons nouvelles d'Allemagne que, nonobstant la victoire rein-
DU CARDINAL MAZARIN. 33f
portée par le roy de Suéde sur les Polonois1, l'Empereur avoit cédé Sept i656. aux pressantes instances des Espagnols et donné ordre de marcher à l'armée, qui csloit destinée contre le duc de Modene et (jui estoitdeaja assemblée à Lintz'2. C'est pourquoy, quelque chose qu'on puisse annoncer de Valence3, on est obligé d'envoyer des troupes en Italie, soi! pour la conservation de cette place, si non- .nous le bonheur de la prendre, soit pour assister ledicl duc [de Modene]. On fera ce que l'on pourra du costé du Lyonnois, <ln Dauphiné e1 du Languedoc; mais, si vous pouviez destacber dos deux armées six ou sepl regimens «le cavalerie de ceux qui sont moins en estai de Bervir, ayanl la |>l u> grande partie de leurs cavaliers à pied.de façon que vous n'en lii— m/ pas afibibli de plus de deux ou trois cens chevaux, il seroil importanl que vous le lissiez s;ins delay, et il faudroit les envoyer i<\ sans dire à qui que ce soit la raison de leur destachement, déclarant seulement a eeluj qui les commandera les intentions du lloy, lorsqu'il Bera Bur la frontière.
Bîbl. mil., ims. I'. IV.. Mélanges de Colbert, i. "> i . I a5s. — Minai