À LA RE1M
La Fère, [26] ' soplembre 1606, à six betires du soir.
Ce que je puis adjouster aux nouvelles que j'ay eu l'honneur de vous donner ce matin, c'est que la Capelle a capitulé, et demain, à sept heures, la garnison doit sortir. Les ennemis ont usé de prudence et se sont contentez d'estre spectateurs de la prise de la place qu ils étaient venus pour secourir avec tant de fanfare. Je croy qu'ils retourneront à Saint-Guillain, ayant pris cette route en décampant'2; mais nous aurons toujours la Capelle devers nous et le temps d'entreprendre quelque autre dessein, s'ils s'attachent audict siège. Le Roy n'a pas encore résolu ce qu'il fera, et je croy que cela dépendra des nouvelles que Sa M* aura des ennemis. Je ne manqueray pas de vous advertir ponctuellement de tout, en vous renouvellant tous jours les asseurances de mes Ires-humbles respects.
Ce qui suit est escrit de la main du Roy :
J'ay la plus grande joye du inonde, car j'espère que je ne retourneray pas sans voir quelque chose; vous pouvez vous asseurer que j'ay grande envie de vous voir.
Les deux recueils où se trouvent cette lettre du 26 que Mazarin en donne la nou-
lettre la placent à la date du 2 5 septembre. velle positive.
Cependant on a vu ci-dessus que, le 2G. 2 Us allèrent se loger à Maubeuge, et
a deux heures, la capitulation n'était pas M. le Prince envoya une partie de ses
encore signée. C'est seulement à la fin de la troupes dans Rocroi.
DU CARDIN \l M \Z\I'.IY
Sepl
CCXXH.
\H'. « i r. . Pays-Bas, i. 38 i »ans indication de page ni de folio). — » lopie du temps.
V M. DE Tl RENNE.
[ La Pi i ■• . 16 Kptembi e
I FtTR'.IT. i
.1 a\ demandé au l»<>\ là grâce qu'es! venu solliciter le lieutenantcolonel du regimenl de Bouillon, pour lequel voua avez pris la peine de m'escrirc. Je suis tres-ayse de la confirmation qu'il nous a apportée de l;i capitulation de la Capelle. Vous ne sçauriez en avoir accordé une trop advantageuse aux assiégez dans l'assiette ou estoienl les choses . et je m'asseure qu'à presenl nostre cavalerie trouvera bien moyen d'avoir du fourrage el de se remettre.
Je me resjouis de tout mon cœur avec vous du succez que I approche des ennemis, pour en estre simples spectateurs, et la levée "In siège de S1 Guillain rendent encore plus glorieux .
1 Le manuscrit donne à cette lettre In de cette lettre (Bibliothèque nationale, '/< date «I ii •>;•> septembre. On a vu par les lettres langes de Colbert . i. 1.1 . t ■ a été placée précédentes que Mazarin ne connut la capi- à la suite des lettres du a3 septembre i tulation que le 96 septembre. Le copiste loi a donné celte date sans s'in
1 L'erreur de date de la copie s'expb'q raiéter des événements qui \ ""il mention
surtout par cette circonstance que la minute nés.
38/j LETTRES
Sept, i 656.
GCXXI1I.
Bibl. nat., ms. i. IV., Mélanges de Colbert, l. 5i, i'° 3o5; minute. — Ail. élr. , France,
t. 27/i, f° 118: copie du temps.