S'EN ALLAIT AMBASS\DEL« K\ PORTUGAL
Dfriégne, mai 1 !>'■>-.
| km nui. )
La seule considération de n'apporter pas un nouvel obstacle ,1 la conclusion de la paix a jusqu'à présent empesché le Rov de se rendre aux pressantes et continuelles sollicitations <|iii. depuis dit ans. Iu\ ont esté l'aictes, de la part du roy de Portugal1, par diverses personnes envoyées expiez, de faire un nouveau traité, par lequel le l'un s'engageroit a ne point taire la paix que ledicl roy n \ fusl compi moyennant quoy le inesnie roj donueroil, tous les an*., une Kunne d'argent, qui serviroil à continuer la guerre plus vigoureusement, el particulièrement du costé de Catalogne, ou pour presser les Espagnols en Italie, faisant quelque entreprise dans le royaume [de Naples], où il sembloit que les peuples estoient assez disposes à Becouer le joug d'Espagne.
Après avoir récapitule les nombreux motifs qui devaient porter le roi de France à accorder au roi de Portugal le traite qu'il sollicitait, Mazarin déchue, comme au début de ce mémoire, que le désir et l'espérance de conclure la paix l'ont seuls arrête; mais, voyant que toutes les tentatives qu'il a laites pouf rendre le
Gaston -Jean- Baptiste de Communes, \embre îooli. Il avait en pour miccs-cui
nommé maréchal de camp en 1 (i '1 >» , lieu- son fils aine L'phonse VI, sous la tutelle
tenant général en i65a, mort en ît^o, à de sa mère, Louise de Gusman.
57 ans. ■ Voy. sur ces aégociationa avec le Por-
3 Jean IV, premier roi de Portugal de tugal les Mémoires de Brwme (édition Mi-
la maison de Braflance, était mort le 6 no- chaud, p. 161).
Mai 1657. repos à la chrétienté ont échoué, le roi do France a résolu d'y contraindre les Espagnols par la force.
C'est pourquoy, continue Mazarin, après avoir signé une ligue offensive et defîensive avec l'Angleterre, et pris ses mesures avec le roy de Suéde et divers princes d'Allemagne, tant catholiques que protestants, afin de prévenir les maux que nous devions appréhender de la déférence aveugle que l'Empereur avoit pour les Espagnols et [de] leurs poursuites continuelles envers la Pologne, le Danemark, le Moscovite et autres, pour tascher d'accabler les alliez de cette couronne et pouvoir ensuite plus facilement et plus vigoureusement continuer la guerre contre elle, Sa Mté, dis-je, a résolu de donner les mains aux nouvelles instances que le père Domingo del Rosario luy a faictes, de la part de la reyne régente de Portugal l, de ne point conclure la paix sans que le roy de Portugal y soit compris; et, pour cet effect, elle a commandé qu'il en soit expédié un pouvoir en bonne forme au sieur de Comminges, affin que, tombant d'accord des autres conditions qui doivent composer ce traité, il le puisse signer, au nom du Roy, avec asseurance que les ratifications nécessaires seront envoyées aussytost.
Les conditions que l'ambassadeur doit exiger du Portugal sont : i° une somme de deux millions d'or, qui seront payes en deux termes par avarice. Le premier terme commencera du jour que les ratifications seront fournies. L'ambassadeur pourra consentir que le payement du second million n'ait lieu que dans la troisième anne'c après la signature du traite. 11 insistera aussi pour que la place de Tanger en Afrique soit remise aux Français, comme l'avait propose' le Père Domingo. Il demandera, en outre, six bons vaisseaux de guerre, pour servir tous les ans, pendant six mois, dans l'armée navale du Roi, tant que la guerre durera. Comminges pourra se contenter de quatre; mais il ne se relâchera sur ce point, comme sur celui du payement du second million, qu'à la dernière extrémité. Le roi de Portugal devra encore s'engager à attaquer l'Andalousie ou la Galice, pendant que les Français envahiront la Catalogne et les possessions espagnoles en Italie.
Louise de Gusman, mère d'Alphonse VI.
- Mai i65*:
GCLXV.
\lî. étr., Pays-Bas, t. 38 (sans indication de page ai de folio). — Copie du temps.
Compiègne, i .'> mai I
( IXTUIT.)
Jay receu vostre lettre du i i de ce mois dez byer au soir. J'envoyay, par deux divers endroits, ordre à M. de Castelnau de marcher avec le corps qu'il a à Rheims pour joindre celm qui est ;i LaoD, et tous ensemble prendre La rouie entre Guise et la Capeile, donnant de la jalousie, au moins dans leur marche, à Rocroy, comme fera, de son coslé, M. le marescbal de !.;i Ferté, afin d'engager le plus longtemps
que l'on pourra le corps (pie nous | avons | ad vis (pie le prince de Goodé
assemble entre Sambre el Meuse, el s'en venir, aprez, entre Han («c)1 et Peronne, ains] que \<uis m'avez mandé, pour \ attendre vos ordres.
.le lu\ a\ mandé mesine. cl I a\ replicqué encore ce malin a .la. ipiier, davoir tout presl à Peronne el à Han de <pio\ donner quatre on cinq rations de pain au\ troupes, alin que ledict s' de Castelnau puisse aller tout droit au lieu (pie vous lu\ ordonnerez, sans estre obligé de s'arrester pour prendre *\ii pain en pas un lieu.
I.o reste de la dépêche esl rempli de détails but les mesures adoptées, alin d'assurer le succès de la campagne. \ la fin de cette lettre, Maxarin revient encore sur la nécessité de punir les officiers qui -n'ont pas fait leur devoir». Il ajoute (|n il sera bon de donner quelque gratification à ceux tqui ont leurs compagnies plus tories qu'ils ne doivent -.