CCLXVIII
Bihl. nat., ms. f. IV., i. 93,903, I" -*-}-2\ original — Ail', étr., France, i. 974, I a io;
copia «lu temps.
À L'ABBÉ FOI ni II.
Compiègne . 1 <> mai ( irriirr. 1
Je suis persuadé que j\1. le Procureur gênerai faicl au delà de ce qui est possible, et je suis au desespoir lorsque, pressé des nécessitez indispensables, je suis contraint de le solliciter. Il \ a ic\ cinq cens officiers à qui on a promis des gratifications, el on esl obligé de tes laisser consommer', faute d'argent. L'artillerie, voitures, les travaux, l'hospital ci la subsistance des \ 1 1 ; ; I < » i s . Suisses el Italiens demandent un payement ponctuel tous les mois, comme aussj les despenses d'Italie el de Catalogne, el je voudrais, une lois pour toutes, n'avoir
pas à solliciter le fonds que M. le Procureur général esl coinenu de fournir tous les mois. Je \011s conjure de faire en sorte que cela
s'exécute ainsy. Car vous ne Bçauriez vous imaginer la | répugnance]'
que j'ay à faire ce meslier, et qu'il n'\ a rien de s\ constant que ma conduite8 à donner plus tosl jusques au dernier sol qu'à importuner
avec mes poursuites.
1 La copie porte bien ici le Chancelier. Les mots ma conduite sont très lisible- 1 Iprès que mus mue: considéré. menl écrits. Ils ont ici le sens de ma dùpoti C'est-à-dire , s'épuiser et dépérir. Hon à donner. Peut-être \ a-t-il une allé- La copie porte la résistance. ration « 1 1 ■ lc\ir?
Mai 1657. Je suis satisfaicl au dernier point de M. le Procureur général, et j'ay une entière confiance en luy, m'avant parlé aussv bien et aussv sincèrement que je pouvois souhaiter. C'est pourquo\ je vous escris ce que dessus avec liberté, comme je feray toujours. Je m'asseure qu'il n'oubliera rien pour me sortir des advances que j'ay faictes en dernier lieu: car, effectivement, je n'ay pas un sol.
Mazarin termine par quelques détails sur des affaires particulières el par des protestations d'amitié pour l'abbe' Fouquet.
Aff. étr. , France, t. 27a , f° 1 10. — Copie du temps.