‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 122 sur 146 · I.1BUX DBS DATES · texte numérisé non relu

I.1BUX DBS DATES

SOSCRIPTIONS

DBS LETTHIS.

WU.YSKS DES LETTRES

Kl SOURCES.

a8 janvier, i Au dur de Montbel- Le sieur Hen art est chargé de l'aller irouver, pour continuer le

Paris

liard

■j* janvier. A M. le cbancelic Paris.

Iraitc qu'il a commencé d'ébaucher avec le duc de Monlbe liard.

Ail1, étr. (Suède), i. VI, P> soi r".

Mazarin le prie de seconder les négociations de lien ait auprès du duc de Monlbelliard; il lui promet la reconnaissance de la cour de France.

\ir. srn. (Sutra), t. vi. r° io'i !•■

-s janvier, i A M. de Griii , Grein ou On est demeuré très-satisfait des raisons qui l'ont empêché d'ac- Paris. Grunn. gouverneur cepter le gouvernement de Haguenau. Mazarin espère que

du fort de Joux. rien ne l'empêchera d'accepter le gouvernement de Thann2.

Air. éll (Soèdï). I. VI, P soi V°.

A M. de Bellièvre. Mémoire pour diriger la conduite de VI. de Bellièvre en Angle- Paris, terre.

Ail', étr. (Fbuicb), i. Wll du recueil des Lettres Je Mazarin,

l"' a48 ei suiv.

a g janvier. A M. le prince d'Orange. Mazarin lui recommande vivement, pour l'évcché d'Orange, le

père Hyacinthe Serroni, de l'ordre de Saint-Dominique, qui a obtenu l'agrément du Roi.

Paris.

gg janvier.

Paris.

ag janvier.

Paris

g janvier.

Paris.

•3t) janvier.

Paris.

Alt', étr. (France), I. Wll du recueil des Lellee.< Je Vouai f" a48.

A M. le grand maître de Mazarin le prie d'accorder au chevalier de Vins , capitaine d'une des galères, du Roi, la dispense de six mois de résidence qui lui restent à faire.

Malle.

A M. Lasnier.

A M. de Caumartin.

A Messieurs de la ville de Strasbourg.

AIT. étr. (Frjncb), I. XXII du recueil des Lettres Je Mata

Mazarin lui recommande Lescot, que la Reine envoie dans le but d'acheter, en Portugal , des diamants et quelques belles perles pour faire une croix.

Aff. étr. (Fbuicb), I. XX11 du recueil des Lettres Je Mazarin, f a5».

Mazarin l'engage à hâter le plus possible les recrues pour les corps suisses.

Ail. clr. (Suéde), t VII, f" u-ia.

Mazarin réclame les meubles laisses par le sieur Berkamer, lieutenant colonel de son régiment de cavalerie allemande, qui est mort à Strasbourg et a fait don de ses meubles au sieur Silhon , secrétaire du cardinal.

AIT. éli. (Sièdb). t. VI. f° &8.

Probablein... lu doc i Vloiitbelliard.

Petite ville delà rrjii'e Al»c- . situe- . iu pied des Vo,^s.

Iu7

DATES et

MEUS DES DATES

3o janvier.

Paris.

3o janvier.

Paris.

3i janvier.

Paris.

3i janvier.

Paris.

Janvier.

(Sans date précise. ) Paris.

i" février.

Paris.

i" février.

Paris.

' février.

Paris.

ie' févriei Paris.

SUSCIUPTIOXS

A don Juan Ménesès.

An chevalier de Gar dane.

Au chevalier de Gardane.

A M. de Béthune.

A M. le baron de Beck, gouverneur du pays de Luxembourg.

A l'évéque de Marseille.

A M. de Brégy.

Au loi de Pologne.

A la princesse de Phalsbourg.

A M. d'Avaux, à Osnabrùck.

ANALYSES DES LETTRES

BT SOURCES.

Recommandation de s'entendre avec le sicnr Lasnier pour presser le roi de Portugal d'agir fortement contre l'Espagne.

Aff. étr. (Fbance), l. XXII, du recueil des Lettres de Mazarin, f" 2 53 et suiv.

Pour l'engager à faire diligence dans son voyage à Lisbonne où M. Lasnier lui donnera les instructions nécessaires. Eu tout cas, s'il arrivait qu'en route il eût une mauvaise rencontre, il devra , à la dernière extrémité, jeter ses dépêches à la mer plutôt que de les laisser tomber aux mains des ennemis.

Aff. étr. (Fbance) , t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , fUI 256-255.

Instruction au chevalier de Gardane, commandant un des vaisseaux du Roi et se rendant en Portugal.

AIT. étr. (Fbance), t. XX11 cl n recueil des Lettres de Mazarin , f" 255 et suiv.

Lettre de remerciaient pour ses bons souvenirs et protestations de dévouement.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , f" 257.

Aussitôt que M. de Marolles sera arrivé, le cardinal s'informera du traitement qu'on fait subir en prison au sieur de Melkenbausen , auquel le baron de Beck s'intéresse.

AIT. étr. (Fbance), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f- 257-258.

Promesse de contribuer à entretenir l'hôpital de Marseille et de réprimer les pirateries exercées par des vaisseaux turcs.

Aff. étr. (France), I. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f'258.

Recommandation de fournir au colonel Priensky de l'argent en proporlion du nombre d'hommes qu'il aura levés.

Aff. étr. (Fbance), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , f'261.

Recommandation pour le colonel Priensky.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, (" 260-261.

Bemercîmenls pour les avis qu'elle transmet et promesse de tenir compte de ses recommandations.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" 261-262.

Mazarin , en donnant à d'Avaux des éloges pour le mémoire qu'il a envoyé, pense qu'il aurait mieux fait de ne pas annoncer immédiatement aux plénipotentiaires suédois que les ministres de Brandebourg avaient accepté les propositions qu'on leur adressait. Il aurait fallu faire désirer aux Suédois

DES LETTRES ANALYSEES.

DATES el

LIBOI DES DATES.

i*' février.

i ' février.

Paris.

1" février.

Paris.

i" février.

Paris.

SUSCRIPT10NS

\ M. ChaDul.

A M. l'évéque de Saint

Paul.

M. l'archevêque d'Arles.

Au cardinal Grimaldi

1 février.

Paris.

\u cardinal d'Esté.

ANALYSES DES LETTRES

les conditions qu'ils oui pain repousser. «Celte froideur qu'ils ont tesmoignée lorsqu'ils nous dévoient accabler de caresses et do remerciemeus nie semble insupportable. r> Mazarin s'étonne d'autant plus de la réponse des Suédois, que, d'après les lettres de Cbanul, la reine de Suède promettait de se contenter de la partie de la Poméranie qu'elle a réclamée et de ne rien demander davantage. Mazarin s'étonne également que Salvius, qui connaît les intentions de la reine, se soit montré en public aussi déraisonnable que son collègue. Cependant il espère qu'on triomphera de leurs résistances.

AIT. étr. ( Allemagne) , t. XII. — Minute de la main de Lyonne.

Recommandation pour le sieur du Quesne , cpii va en Suède pour y acheter des vaisseaux.

AIT. étr. (France), l. XXII du recueil 'les Lettres de Mazarin, f" 209 et suiv.

Le cardinal le remercie de son affectueuse correspondance et

l'assure de tout son dévouement.

AIT. étr. (France), l. \\ll du recueil des Lettres de Mazarin, f' 2 58.

Mazarin le félicite rie son voyage à Marseille et de la façon dont il a réuni tous les esprits dans une parfaite intelligence.

Au", étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P 269.

Mazarin approuve la pensée de Grimaldi d'aller à Piombino, où il pourra rendre de grands services. 11 ne croit pas que les Espagnols attaquent les présides de Toscane, comme ils en ont répandu le bruit. Quant à une expédition des Français contre Naples , il faudra bien considérer les forces qu'y ont les Espagnols, les intelligences qu'on pourrait y entretenir et balancer tout, dans le cas où la paix ne serait pas conclue. L'essentiel est d'entretenir les dispositions que montrent pour la France les princes mal satisfaits des Espagnols. Mazarin trouve très-étrange que les Français vendent du fer aux Corses ; il prie Grimaldi de faire sur ce point une enquête sévère , comme pour tout ce qui concerne les postes de la Toscane. Il se plaint que, le Roi condescendant àaccorder des faveurs au prince Ludovisio , ce dernier persiste à soutenir le parti espagnol. Délails sur divers Italiens qu'on pourrait employer: sur le cardinal Panfilio, neveu du Pape; sur la légation d'Avignon, que le roi désire voir donner au cardinal Antoine Barbeiin; sur les Barberins, qni demandent que les décrets relatifs à leur réintégration puissent s'accorder avec leur réputation et leur entière sécurité pour le présent et pour l'avenir; sur l'achat des galères du grand-duc de Toscane; sur des questions de cérémonial, etc.

AIT. étr. (Rome), I. OIV. f" io-A4.

A l'occasion d'une promotion de cardinaux, ou pourrait être compris un Vénitien, Mazarin exprime le désir que le Pape choisisse de préférence Otloboni.

AIT. étr. (Rome), I. (HV. f" 45.

TABLE C!H\Oi\0 LOGIQUE

DATES

L1KUI OIÎS DATES.

fïv; 1er Paris.

SUSCRIPT10NS

HES LBTTIIKS.

\ Gianettioo Giusliniani.

février,

i" février.

Paris.

\ Paolo Macarani.

\ l'archevêque d'Aix.

févriei .

Paris.

\ M de Brégy.

février.

Paris.

A M. Chanut.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Mazarin ne croit pas que les Espagnols attaquent Piombino cet hiver. Cependant il faut veiller, et on a envoyé de France toutes les munitions nécessaires. Les négociations pour la paix pourraient aboutir, si les Espagnols voulaient procéder avec sincérité. En tout cas, on se prépare sérieusement à la guerre. Recommandation pour un prélat du nom de Durazzo.

Afi. élr. (Rome), t. CIV, f" 46-47.

Mazarin confirme ce qu'il a dit des ordres donnes aux gouverneurs de Piombino et Porto-Longone en faveur du prince Ludovisio; mais il se plaint des secours donnés par ce prince aux Espagnols. On ne peut admettre les raisons alléguées par le Pape pour expliquer la conduite du prince.

AIT. élr. (Rome), t. CIV, f /.7-iS.

On doit embarquer pour Porto-Longone le régiment du marquis Bentivoglio aussitôt après son arrivée de Catalogne. Mesures prises pour le renforcer. Recommandation pour lia 1er l'armement des galères etdes vaisseaux. L'archevêque doit presser M. d'Infreville pour que les vaisseaux soient pourvus de tout ce qui est nécessaire. On a envoyé le chevalier de Gardane au roi de Portugal pour le prier de faire entrer de nouveau ses vaisseaux dans la Méditerranée. Sur l'évèque de Sisleron et la résolution de Marseille de prohiber les marchandises venant do Toulon . comme s'il y régnait une maladie con'; gieuse.

Aff. élr! (Rome), t. CIV, t" 48-5s.

\itzann nés itonnepasque.13 cardinal de Pologne )t désirs quitter

la profession ecclésiastique qu'il avait embrassée ;il fautse servir de lui pour enlever au cardinal Mattei la protection du royaume de Pologne. Mazarin recommande à M. de Brégy de faire en Pologne des levées de troupes pour la France, cl de les embarquer, s il est possible, sur les vaisseaux que la France achète en Suède.

AIT. élr. (Suède), t. Vil. P" 120-iïi.

« Enfui du Quesne est parti ce matin pour vous aller trouver. 11 conduit deux frégates et une fluste, afin que , dans celle-cy, on puisse mettre les masts que nous accepterons de delà pour fournir nos magazins. On a embarqué dans les deux antres le nombre de matelots qui est nécessaire pour desservir les vaisseaux, que nous achepterons en Suéde, dans leur trajet en France.» Pension pour le comte de La Gardie.Du Quesne est aussi chargé d'acheter du cuivre , des canons, etc. Mazarin recommande de faire partir les vaisseaux k dès l'instant que les glaces seront ouvertes.» 11 recommande à Chanut de s'entendre avec de Brégy pour faire transporter en France les troupes levées en Pologne. Mazarin s'étonne de la froideur avec laquelle les plénipotentiaires suédois ont accueilli les propositions de l'électeur de Brandebourg, d'autant plus que « le sr d'Avaugour, qui est dans l'armée des Suédois , me mande que tous les officiers crient et soupirent après la paix.»

AIT. étr. (Suéde), i. VU. f" 3io-3iî

DKS LETTRES ANALYSEES.

DATES et

S0SCR1PTIORS

\N W.YSES DES LETTRES

LIKIA DES DATES.

IU* LtmtKS.

ET SOURCES

a février.

Paris.

V M, J.iuel.

Le cardinal ie remercie des rouimuiiications qu'il lui l'ait et le j prie de ne point ménager ses conseils. D'ailleurs le sieur du i Quesne, qui lui remettra cette lettre, entrera de vive voix dans ] de plus Ioiijjs détails.

Aff. étr. (Fartes), t. XX11 do recueil des Lettres ie Mazarin,

'i février.

Paris.

A la princesse de Cari- ;;nan.

Protestations d'affection et de désir de lui rendre service.

AIE étr. (France), i XXII du recueil des Lettres ie Mazarin . f " 363-363.

5 février.

Paris.

A M. de Gréuronville,

ambassadeur à Venise.

Mazarin regrette de ne pouvoir venir pins efficacement an Becours de Venise.

Original signé, conservé dans les archives de la famille d'Esneval, an château de Pavilly (Seine-Inférieure.)

j février.

Paris.

\ M. Fabert.

Mazarin a reçu de bonnes nouvelles de sa santé et des travaux qu'il l'ait exécuter. 11 l'en félicite, et l'engage à envoyer quelques bonnes recrues à Gassion.

An li. Nal Kk 107^, f° 46. — Minute.

7 février.

Paris.

Au sieur de Benei.

Le cardinal est très-marry de sa maladie et encore plus de l'inquiétude où il est qu'il n'ait point reçu de ses lettres. Il lui a pourtant écrit. Dans tous les cas, il ne doit point douter de son amitié.

AIT. étr. (France), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, 1 »64.

A M. de Léon, conseiller d'Etal ordinaire.

Mazarin lui recommande M. de La Chasse, lieutenant dans sou régiment.

MF. étr. (France). 1. XXII du recueil des Lettres ie Mazarin, f 26/i.

7 février.

Paris.

K M. le comte d'Aiais.

Le comte d'Aiais lui ayant recommandé l'abbé de Valavoire pour l'évêcbé de Sisteron , bien qu'il n'ait pas l'âge et qu'il lui manque encore certaines préparations que ceux qui ont la direction de la conscience de la Reyne désirent, Mazarin ne s'emploiera pas moins de tout son pouvoir à le faire nommer, sur- Unit par considération pour le comte.

MT. élr. (Frasce), i XXII du recueil des Lettres </.• Mazarin,

7 février.

Paris.

A Vfadame Royale.

Protestations de dévouement et de désir de servir les personnes qu'elle a recommandées.

AIT. élr. (France) , 1. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , f" 266-267.

7 février.

Paris.

A M. de Viqueforl ou Wicqueforl.

Mazarin a appris avec plaisir les bonnes dispositions de l'électeur de lîrandebourg. Il attend le retour de Wicqueforl pour apprendre de sa bouche les détails particuliers.

Aff. élr. (Suède), i. VI. f01 so4-9o5.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

UBUS I>E3 DATKS.

8 février.

Paris.

8 février.

Paris.

8 février.

Paris.

février.

Paris.

8 février.

Paris.

8 février.

Paris.

SUSCR1PTIONS

DBS LETTRES.

Au duc de Lonnuevillc.

Au président de Grignon .

A M. le comte de Jonsac.

M. l'évéque de Saintes.

A l'abbé de Saint- [Sicolas.

A M. Gueffier.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Mazarin le conjure de prendre toutes les précautions possibles pour que les députés de Hollande ne puissent pas imputer l'ajournement de la paix aux prétentions excessives de la France. Il est cependant nécessaire de leur prouver que la France ne veut rien relàcber de ses demandes, et qu'elle continuera plutôt la guerre «toute seule dix ans durant.» Mazarin parle ensuite « des peines indicibles que donnent nos alliez, les uns pour vouloir la paix avec trop de précipitation, et les autres pour s'en soucier trop peu.» Nécessité de supporter cette conduite des alliés pour ne pas rompre avec eux. Mazarin annonce à M. de Longuevillc l'envoi d'une lettre du roi de Pologne. Pour conclusion , il le prie de parler fortement aux députés de Hollande qui sont à Munster, sur le point de la garantie, « comme la paix ne pouvant se faire qu'il ne soit ajusté.)? Cela servira à appuyer les instances que M. Servien fait en même temps à Messieurs les Estats des Provinces-Unies.

Aff. étr. (Allemagne), t. XII. — Minute de la main de Lyonne.

Remerciinents pour le soin avec lequel il tient Mazarin au courant des affaires d'Angleterre.

Original signé; B. I. de Saint-Pétersbourg.

Mazarin lui proleste de so:; dévouement et le prie de donner assistance au gentilhomme qui lui remettra cette lettre et qui doit faire quelques levées pour son régiment.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f' 266.

Mazarin a fait des démarches à Rome pour faciliter la translation de son évèché; c'est une affaire qui lui parait en très-bonne voie. Il le prie de donner assistance au gentilhomme qui lui remettra cette lettre et qui doit faire quelques levées pour son régiment.

AIT. étr. (France), t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin, { ' 266-267.

Le Pape n'a fait que des réponses évasives; il est nécessaire de le presser. Toutes ses belles protestations restent sans effet. La France a droit de s'en plaindre, et spécialement des promotions de cardinaux. Mazarin recommande à l'abbé de Saint- Nicolas de veillei' à la conservation des postes de Toscane et d'entretenir toujours de bonnes relations avec le grand-duc. On a envoyé dans les places de Toscane MM. d'Estrades et de Refuges; l'un doit résider en terre ferme et l'autre dans les îles. On doit se montrer bien disposé pour le prince Mathias, frère du grand-duc de Toscane. Quant à une pension pour le prince Panlilio, qui se marie, on se décidera d'après la conduite du Pape.

Imprimé dans les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas , t. IV. p. 358 et suiv.

Plaintes contre le Pape, qui permet des levées de troupes destinées à attaquer Pioinbino. La France se propose de garnir

DATES

et

LIEUX DES DiTES.

8 février.

Paris.

8 février.

Paris.

février.

Paris.

février.

Paris.

février.

Paris.

février.

Paris.

février.

Paris.

SUSCR1PT10NS

Au père Pochelti.

Au cardinal Grimaldi.

Au marquis Ville.

Au marquis Mercurio Tarachia.

A Georges Grimaldi.

A Paolo Macarani.

ANALYSES DES LETTRES

A Giannetlino Giusliniani.

A M. de Brégy.

ET SOURCES

cetle place de troupes, de manière à opposer une résistance énergique.

AIT. étr. (Rome), t. Cil, f il6. — Minute.

Mazarin l'engage à ne pas entreprendre un voyage à la cour, avant d'avoir sérieusement examiné si l'entreprise qu'il a projetée est exécutable.

Aff. étr. (Rome), t. CU.f 117.

Mazarin lui recommande l'acquisition des galères du grandduc de Toscane. Ouvertures faites pour recevoir le prince Mathias au service de la France. Promesse d'une pension de vingt mille écus jusqu'à ce qu'on puisse lui accorder déplus grands avantages. 11 est nécessaire de surveiller attentivement les affaires de Naples.

Aff. étr. (Rome), C1V, f" 5a-55.

Annonce de renforts pour l'armée de Piémont. — Détads pour le payement des troupes.

Aff. étr. (Rome), t. C1V, f" 55-57-

Remerciments pour le zèle qu'il montre.

Aff. étr. (Rome), t. C1V. f» 58.

Mazarin accepte l'offre faite par Giacomo Doria de lever un régiment. 11 faudra s'entendre à ce sujet avec Brachet, intendant de l'armée de Piémont.

Aff. étr. (Rome), t. C1V. f" 58-59-

Mazarin le loue de n'avoir pas proposé formellement de remettre Piombino et Porto-Longone aux mains de Sa Sainteté. Le Roi veut conserver ces places, qui ont une grande importance; il consent seulement à laisser le prince Ludovisio jouir des revenus de Piombino, comme à l'époque où les Espagnols possédaient cette ville. Macarani a tort de croire que les princes italiens verraient avec plaisir ces places remises au Pape. Ils pensent à ce sujet, comme autrefois pour Pignerol, qu'il est bon que la France les possède pour pouvoir porter facilement ses armes en Italie. Mazarin déclare qu'il ne faut pas insister sur la remise des présides de Toscane.

Aff. étr. (Rome), t. C1V, S" 64-65.

La réunion de l'armée française à celle de la Suède' a produit un beureux effet; le gouverneur de Milan ne songe plus à attaquer Piombino.

Aff. étr. (Romb), l. C1V, f" 65-66.

Mazarin insiste sur les levées que M. de Brégy est ebargé de faire pour la France en Pologne. Il doit s'entendre avec Cbanut à ce sujet.

Aff. étr. (Suéde), t. VII. f° 121 V.

1 Ces armées s'étaieut rapprochées du T; roi.

UAZARI.v — 11.

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES

et

SUSCMPTIOiNS

LIEUX DES DATES

9 février.

Paris.

A M. de Walderdorf, chanoine de l'église cathédrale de Wiirtzbourg.

10 lévrier.

Paris.

A M. du Molin ou du Moulin.

10 février Paris.

1 i février.

Paris.

i 2 février.

Paris.

1 2 février.

Paris.

1 2 février.

Paris.

1 2 février.

Paris.

i a février.

Paris.

A M. d'Igby.

A Messieurs du Conseil catholique d'Irlande.

Aux mêmes.

A M. le étante d'Ulsler.

A M. Baron.

A M. d'Anton ville, résident pris de l'électeur de Trêves.

Au cardinal Grimaldi

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

Kemerciinenls pour le zèle qu'il montre en faveur de la couronne de. France et prière de confirmer dans ces sentiments M. l'évèque de Wiirtzbourg '.

AIT. étr. (Suède), t. VI, P 198.

Mazarin lui annonce l'arrivée prochaine du sieur de La Moinerie en Irlande. 11 s'étonne que du Molin se plaigne de manquer d'argent d'après les sommes que lui a remises M. Le Tellier et. dont il doit justifier.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f s 267-268.

Mazarin le remercie des soins qu'il prend de la levée d'un régiment pour le service du Roi, et lui rappelle les détails contenus dans la lettre précédente.

AIT. élr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f' 268.

Mazarin les prie de favoriser les levées que le sieur de La Moinerie va faire dans leur pays.

Aff. étr. (France), t. XII du recueil des Lettres de Mazarin,

Plaintes sur ce que les Espagnols ont été plus favorisés que la France dans les levées qu'ils ont faites en Irlande.

AIT. étr. (France), t. XII du recueil des Lettres de Mazarin , f * 269-270.

Mazarin le remercie de l'offre qu'il a faite de fournir à Leurs Majestés une levée de 2,000 hommes. On a donné l'ordre au sieur de La Moinerie de s'entretenir avec lui à ce sujet.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, E° 269.

Mazarin lui annonce le départ pour l'Irlande de M. de La Moinerie , et le prie de l'assister de tout son pouvoir.

AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin. P 270.

On a jugé à propos que la négociation proposée par l'électeur de Bavière fût renvoyée à Munster. M. d'Antonville doit avoir reçu la vaisselle destinée à l'électeur de Trêves. Mazarin lui recommande de ménager cet électeur, de le disposera prendre pour coadjuteur le prince de Conti, et de préparer les chanoines de Trêves à l'élection de ce prince.

Aff. étr. (Allemagne).

ment.

1667. Trois premiers mois, supplé-

Mazarin a appris avec plaisir la nouvelle de son départ prochain pourPiombino; sa présence sera utile pour y établir la con-

1 Philippe de Schœnborn, évêque de Wurlzbourg; il fut nommé, en 16A7, archevêque de Mayence.

DES LETTRES ANALYSEES.

D\TF.S et

LIECX TES DATES.

i3 février.

Paris.

SUSCIUPTIONS

Au cardinal Griuiakli

i i février.

Pans.

i3 février.

Paris.

i3 février.

Paris.

Au grand -duc de Toscane.

Au prince Mathias.

i3 février.

Paris.

i3 février.

Paris.

A l'abbé de Saint-Nicolas.

A M d'A vaux.

ANALYSES DES LETTRES

ET sources.

corde entre les chefs de l'armée et assurer de nouveaux progrès en Italie. Mazarin espère que le grand -duc de Toscane ne se joindra pas aux Espagnols; une semblable mesure serait contre ses intérêts, qui doivent le porter à s'unir à la France. Le cardinal Grimaldi doit s'entendre avec Bracliet pour la bonne administration de Piombino et de Porto-Longone. Il sera aussi nécessaire d'y établir un magistrat pour rendre la justice. Détails sur la pension demandée pour D. Camille Panfilio, sur des questions de cérémonial, etc.

AIT. étr. (Rome), t. CIV. foi G6-7o.

11 serait à désirer que Grimaldi se rendit à Florence, afin de pouvoir traiter avec le grand-duc de Toscane. Parmi les pointssur lesquels il devrait insister, Mazarin mentionne les intelligences du duc de Vendôme avec l'Espagne et la nécessité d'éloigner un pareil homme. H sera nécessaire de recommander au prince Mathias, frère du Grand-Duc, la conservation des places de Piombino et Porto-Longone.

AIT. étr. (Rome), t. CIV. t" 70-73.

Mazarin insiste sur la preuve de confiance que le Roi donne à sa maison dans la personne du prince Mathias.

Art étr. (Rome), t. CIV. f 73 v°-74.

Témoignages d'estime et d'affection qui seront confirmés par les avantages qu'il obtiendra de la France.

AIT. étr. (Romb), t. CIV, f" 74-75.

Mazarin lui annonce que l'on a l'intention de donner le commandement de l'armée navale au prince Mathias avec vingt mille écus de pension, outre le traitement de général d'armée. Recommandations pour que la flotte soit en bon état. L'archevêque doit garder le secret sur ce qui concerne le prince Mathias. Précautions à prendre pour faire tenir sûrement les dépèches de France au cardinal Grimaldi. Mazarin demande à l'archevêque d'Aix son avis sur la personne qu'il faudrait placer près du prince Mathias.

AIT. étr. (Rome), t. CIV, f" 75-77.

Les cardinaux ont sagement jugé qu'il fallait suspendre toutes les instances pour les Barberins ; mais il est nécessaire que le Pape ne croie pas que l'on est satisfait de ses réponses évasives et que l'on se paye de mauvaise monnaie. Il faut toutefois éviter de rompre jusqu'à l'arrivée de l'ambassadeur.

Imprimé dons les Négociations de l'abbé de Saint-ft'irolas, l. p. 3o,4 et suiv.

La France désire la paix, mais elle n'en est pas tellement v affamée qu'elle ne soit en état de continuer avantageusement la guerre et de les ramener (les ennemis) par les armes où nous n'avons pu les conduire par la raison et par ce relaschement que nous faisions sans nécessité. 71 Leurs Majestés sont portées à la paix pour le bien de la Chrétienté; mais, bien loin de

TABLE CHRONOLOGIQUE

DATES et

LIEUX DES DATES

i3 février.

Paris.

ih février.

Paris.

i5 février.

Paris.

i5 février.

Paris.

j 5 février.

Paris.

SUSCRIPTIONS

A MM. Talon et La Moinerie.

A Ms' Rinuccini en Irlande.

A l'abbé

Nicolas.

de Saint-

A M. deBrégy.

Au duc de Bavière.

ANALYSES DES LETTRES

ET SOURCES

leur en savoir gré, on les accuse de ne pas vouloir la paix. Le projet de marier l'infante d'Espagne avec le Roi a été inventé par Brun et Penaranda pour inspirer de l'inquiétude aux Hollandais et les détacher de la France. Ils renouvellent maintenant cet artifice pour déterminer les Provinces-Unies à signer un traité particulier. Il faut s'appliquer avec le plus grand soin à détromper les Hollandais. On ne doit, en aucun cas, recevoir de pareilles propositions, mais les tourner en raillerie.

Aff. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations pour la paix de Westphalic.

Instruction pour leur voyage en Irlande et les levées à y faire.

Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, i ' 270 el suiv.

Mazarin se plaint que l'on ait autorisé en Irlande des levées pour les Espagnols de préférence à celles que la France voulait faire. On ne peut admettre l'excuse que la promesse avait été faite d'abord aux Espagnols, puisqu'elle a été faite en même temps aux deux nations. Mazarin espère que le conseil d'Irlande composé de tant de personnages de mérite (composta di tanti personnaggi di merito), prendra les mesures convenables pour remédier à un pareil état de choses. Le Cardinal le demande dans l'intérêt des catholiques d'Irlande.

AIT. étr. (Rome), t. CIV, f 59-61.

Le nonce a donné part du mariage de D. Camille Panfilio, qui a renoncé au chapeau de cardinal, avec la princesse de Rossano. 11 a insinué que D. Camille Panfilio recevrait avec reconnaissance quelque bienfait de Sa Majesté. Il a été répondu qu'on attendrait une demande formelle du Pape. On doit insister pour que le cardinal de Pologne obtienne de la cour de Rome le titre d'Altesse. Le roi de Pologne veut faire donner la protection de son royaume au cardinal son frère, et la comprolection au cardinal des Ursins.

Imprimé dans les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas, t. IV, p. /109 et suiv.

Mazarin répond d'abord aux plaintes du cardinal de Pologne contre le cardinal Grimaldi et contre l'abbé de Saint-Nicolas. II a appris avec plaisir que la protection de Pologne est enlevée au cardinal Mattei; qu'elle est donnée au cardinal de Pologne (Casimir Wasa) et la comprolection au cardinal des Ursins. Mazarin pense «qu'on ne doit faire aucun fondement sur l'esprit» du cardinal de Pologne; mais il faut le ménager adroitement. Mazarin doit faire partir pour Rotfie Roncalli afin « d'agir de concert avec l'abbé de Saint-Nicolas touchant la promotion v> de son frère (Michel Mazarin).

Aff. étr. (Suède), t. VII, f" îai-isS.

Mazarin se réjouit des nouvelles qu'il a reçues du duc de Bavière. Elles lui prouvent la sincérité de ce prince, et il espère que l'on arrivera bientôt à la conclusion d'une bonne paix,

DES LETTRES ANALYSEES.

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