I.ltl \ DES DATES
i5 février.
Paris.
t5 février.
Paris.
i5 février.
Paris.
i5 février.
Paris.
SUSCRIPTIONS
Au cardinal d Este.
Au landgrave de Hesse.
A M. Chanul.
Au duc de Longueville
ET SOlinCES.
qui est l'objet de ses désirs; elle sera surtout la conséquence de la bonne intelligence de la France avec la Bavière (ferma et inalterabile corrispondenza di V. A. con questa corona). Mazarin est persuadé que le duc de Bavière y travaillera avec beaucoup de zèle.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, I" 61-62.
Mazarin lui annonce le départ du cardinal Grimaldi pour Piombino et Gènes.
Aff. étr. (Rosib), t. CIV.f' 63.
Remerciments pour la cbaleur avec laquelle ses ministres à La Haye secondent Servien.
Aff. étr. (Suède), t. VI, f 175-176.
Mazarin le félicite de l'habileté avec laquelle il dispose la reine de Suède à la conclusion de la paix. 11 doit se ménager entre les divers partis qui divisent la cour de Suède. Avis de la demande fuite parla Pologne pour conclure une alliance plus étroite avec la France. Il faut éviter avec soin d'exciter l'inquiétude et la jalousie que les Suédois pourraient, en ressentir. «Nous souhaiterions avec passion, ajoute Mazarin, que le traiclé de paix esbauebé entre la Pologne et la Suéde precedast tout autre traité que nous pourrions faire avec cette couronne (la Pologne).»
Aff. étr. (Suède), t. VII, f" 3i2-3i3.
Mazarin le félicite de ce qu'il a dit à Conlarini, qu'à la fin les Espagnols profiteraient des dépouilles des princes d'Italie. On ne peut compter sur une ligue des princes d'Italie dans laquelle le Pape entrerait. On reconnaît en lui de plus en plus une aversion manifeste pour la France. On avait proposé au Pape de laisser à son neveu Ludovisio les revenus qu'il possédait dans l'Ile d'Elbe et qui ne s'élevaient pas à moins de 4o,ooo écus; mais il a répondu froidement à cette offre parce qu'on lui a persuadé que bientôt la France serait chassée des postes de Toscane. Leurs Majestés, blessées de cette conduite, ne donneront pas suite à leur bonne volonté pour le prince Ludovisio. Cependant la France dissimulera jusqu'au départ de l'ambassadeur pour Rome. Mazarin n'a pas encore entendu parler de la prétention du prince Robert d'avoir le lîas-Palatinat au préjudice de son frère aine, mais il pense que, sur ce point, la France doit se montrer très-réservée, et que, « dans le commencement, ce ne doit être qu'une menace pour mettre promptement à la raison l'aisné Palatin, et qu'après cela on pourra se gouverner selon les occasions et l'estat des affaires.» Contarini cherche à se justifier des plaintes qu'on avait faites de sa conduite. «Il n'y a protestations qu'il ne me fasse de son inclination envers cette couronne.» Mazarin termine sa lettre en annonçant qu'un courrier porte à Vienne l'annonce de la conclusion du mariage du roi d'Espagne avec la fille de l'Empereur; «il doit estre bienlost suivi de celuy d'un des enfants de l'Empereur avec l'infante d'Espagne. Ainsy voila tous les artifices de nos parties qui s'en vont par terre. Je mande à
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
et
SUSCRIPT10NS
ANALYSES DES LETTRES
LIEUX DES DATES
ET SOURCES
M. Servien de s'en bien prévaloir prez de Messieurs les
Estats.n
Aff. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations pour la paix de Westphalie. — Minute de la main de Lvonne.
1 5 février Paris.
A M. d'Avaux.
Mazarin lui recommande la patience, qui est nécessaire dans les négociations. Il serait heureux du mariage de M"' de Longueville avec le duc de Mantoue.
AIT. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations de la paix de Westphalie,
1 5 février.
Paris.
A M. de Si rot.
Mazarin lui annonce qu'il a donné ordre à M. Le Tellier de pourvoir à sa demande, et qu'en cas de retard il lui enverra de son propre argent.
AIT. étr. (France), t. X-XII du recueil dos Lettres de Mazarin,
i G février.
Paris.
An président de Bellièvre.
Sur les négociations suivies en Angleterre dans l'intérêt du Roi. Original signé; B. I. de Saint-Pétersbourg.
)8 février.
Paris.
A M. Prata.
Le cardinal sera reconnaissant des facilités que M. Prata apportera dans une affaire que M. de Saint-Aunais veut traiter avec lui à propos de la terre de Lusignan, dans le diocèse de Narbonne.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil tics Lettres de Mazarin,
20 février.
Paris.
An cardinal Grimaldi.
Promesse d'appuyer ses prétentions pour une abbaye. Recommandations pour la conduite que l'on doit tenir avec le Pape : ne pas se laisser détourner du but par des caresses, des plaisanteries ou des anecdotes racontées par le Pape ( dalle carezze, dalle burle, 0 da i racconù del Papa). On doit insister fortement sur tout ce qui se fait à Rome au préjudice de la France. Il ne faut plus parler des revenus de Piombino. Le fer et les droits d'entrée doivent être réservés, en tout cas, au Roi. Les armées de France et de Suède , qui se sont approchées du Tyrol, pourront inspirer des inquiétudes au gouverneur du duché de Milan. Brachet doit faire des recherches pour découvrir ceux qui ont volé du fer.
Aff. élr. (Rome), t. CIV, t" 77-81.
22 février.
Paris.
A Ugo Fiesco.
Recommandation de tenir prèles des galères dans peu de jours et d'en donner avis au cardinal Grimaldi.
Aff. élr. (Rome), t. CIV, f° 82.
33 février.
Paris.
A l'archevêque d'Aix.
Recommandation pour l'armement des galères. Remerciments au parlement d'Aix pour avoir protégé le commerce de Toulon contre le conseil de Marseille. Recommandations pour les approvisionnements.
AIT. étr. (Rome) , t. CIV, f 81, 1° 85.
DATES
et
LIElï DBS DITES.
32 lévrier.
Paris.
a 2 février.
Paris.
22 février.
Paris.
22 février.
Paris.
22 février.
Paris.
22 février.
Paris.
22 février.
Paris.
SUSCR1PT10NS
A GiatmeUino Giustiniani.
A l'abbé Boscbelli.
A don Camille Panfilio.
A M. Chanut.
A SI. Gueffier, chargé d'affaires à Rome.
A M. d'Avaux.
A U. d'Anton ville, résident auprès de l'électeur do Trêves.
Au duc de Longucville.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
Remerciments pour des renseignements fournis sur Parme. Traité projeté entre la Hollande et l'Espagne. Néanmoins, malgré les grands préparatifs faits par les Espagnols, Mazarin espère leur tenir tète.
Aff. étr. (Rome), t. C1V, f" 85-80.
Plaintes contre le prince Ludovisio, qui ne veut pas se séparer de l'Espagne en acceptant ce que la France lui propose, c'està-dire les revenus de Piombiuo, comme il les avait à l'époque où les Espagnols occupaient cette place.
AIT. étr. (Rome), t. C1V, !" 86-87.
Mazarin le remercie de lui avoir donné avis de son changement d'état'; souhaits pour que cette résolution lui soit avantageuse.
Aff. étr. (Rome), t. CIV,i°> 87-88.
Approbation du soin avec lequel Chanut se ménage à la cour de Suède. Mazarin espère, d'après les nouvelles d'Osnabrùck , que la paix sera bientôt conclue. Il revient sur les propositions de la Pologne pourun traité particulier avec la France, et engage Chanut à se concerter, à ce sujet, avec de Brégy pour ne pas donner d'ombrage aux Suédois.
Ul. étr. (Suède), t. Vil, P»3i3-3i4.
Mazarin lui recommande les candidats aux bénéfices de Catalogne : k II faut prendre de Sa Sainteté ce que l'on peut, puisqu'il n'en veut pas accorder davantage aux Catalans, et veiller à ce que ceux qui seront pourvus des bénéfices soient pris sur vostre liste et non pas sur celle d'Espagne.»
AtT. étr. (Rome), t. Cil , P 177. — Minute.
Mazarin le félicite de l'habileté avec laquelle il a conduit les négociations d'Osnabriick et en attend le résultat. Cependant on se prépare sérieusement à la guerre , et M. le Prince se rend en Catalogne avec des forces considérables.
AIT. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations île lu paix deWestphalie.
Envoi de vaisselle de vermeil pour l'électeur de Trêves. M. d'Antonville doit travailler auprès de l'électeur et des chanoines pour que le prince de Conti soit nommé coadjuteur.
AIT. étr. ( Allemagnb) , 1647. trois premiers mois, supplément.
Los raisons alléguées pour faire adopter le projet de traité aux Provinces-Unies sont excellentes; mais Mazarin craint les artifices des ennemis et la faiblesse des alliés.
AIT. i;lr. (Allemagne) , t. XII. — Minute de la inain de Lyonne.
1 Ce neveu du pape Innocent X avait renoncé au cardinalat pour se marier, comme on l'a vu dans une lettre précédente, p. 860 (lettre du i5 février à l'abbé de Saint-Nicolas).
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES et
LIEUX DES DATES
22 février.
Paris.
22 février.
Paris.
2 3 février.
Paris.
Probablement
2 3 février.
a4 février.
Paris.
2 4 février.
Paris.
2 4 février.
Paris.
2 4 février.
Paris.
a4 février.
Paris.
SUSCRIPTIONS
Au
président de Bellièvre
A l'évêque de Montpellier.
A M. de La Ferté-Senneterre.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
A M. d'Antonville.
A M. du Tôt.
Aux révérends pères jacobins de Barcelone.
A M. de Maugiron.
A M. de Mérinville.
A M. de La Ferté-Senneterre.
Mazarin lui recommande les intérêts du roi d'Angleterre et les levées qui se font en Irlande.
Original signé; B. I. de Saint-Pétersbourg.
Mazarin lui promet aide et protection pour maintenir son autorité.
Aft". étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 27/i.
Avis que le duc Charles de Lorraine, le landgrave de Darmstadt et le comte de Wolmar, fils naturel du roi de Danemark, marchent vers le Rhin pour reprendre les places que la France possède sur ce fleuve. Nécessité de concerter les mesures indispensables pour leur résister, avec la landgrave de Hesse et l'électeur de Trêves. Le maréchal de Turenne doit être consulté.
AIT. étr. (Allesucne) . 1647, trois premiers mois, supplément.
Le duc Charles, le landgrave de Darmstadt et le comte de Wolmar, fils naturel du roi de Danemark, sont d'accord pour tenter une entreprise contre la France.
AIT étr. (Allemacne), 1647, trois premiers mois, supplément.
Mazarin lui annonce qu'il a obtenu pour lui le brevet de maréchal de camp.
Au", étr. (Allemagne), 1647. trois premiers mois, supplément.
Les pieuses intentions de Leurs Majestés pour la réforme de leur couvent n'ayant point été exécutées, de nouveaux ordres sont envoyés et produiront un meilleur effet, et , s'il est encore besoin d'autre chose, le cardinal leur offre ses bons offices.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" 274-375.
Protestations d'amitié; le cardinal a l'espoir de le voir dans peu et de les lui exprimer de vive voix.
AIT. étr. (Francb), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f° 275.
Mazarin, n'ayant jamais douté de sa fidélité ni de son courage, a vu, avec une joie réelle, sa justification1 si bien reçue dans le conseil de Sa Majesté, et il lui en exprimera de vive voix, à son arrivée, toute sa satisfaction.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, t° 275.
Avis que le duc de Lorraine marche vers le Rhin et qu'il y a concert entre lui et le landgrave de Darmstadt. M. de La
1 Le marquis de Mérinville, comme le marquis de La Trousse, avait été accusé d'avoir mal secondé le comte d'Harcourt pendant le siège de Lérida en i646.
DES LETTRES ANALYSEES.
ANALYSE DES LETTRES
LIEllI DBS D4TES.
ET SOURCES
Ferté-Senneterre doit veiller soigneusement ,'1 la défense des places qui dépendent de la France.
Aff. élr. (Suède) , t. VI , f" 79-80.
ai février.
Paris.
A M. du Tôt.
Mazarin lui annonce qu'il a obtenu pour lui un brevet de maréchal de camp, à la recommandation de M. de Turenne.
Aff. étr. (Suède), t. VI, 1° 5g.
a 5 février.
Paris.
A M. de Tracy.
Mazarin l'entretient des conférences qui avaient lieu à Ulm entre les députés de la France et ceux de la Bavière : «sur quoyje vous diray que les propositions des députez de M. In duc de Bavière tiennent fort du style des Espagnols, et qu'ils ont fait comme ceux qui demandent beaucoup avec intention de se contenter de peu.n
Aff. étr. (Suède), t. VI, f° 366.
27 février.
Mazarin espère que la paix de l'Empire sera bientôt conclue.
Paris.
Mscr. B. M. n° 1719. t. Il . f 2i3 recto.
27 février.
Paris.
A M. de Vautorle.
Avis que le landgrave de Hesse-Darmstadt a des projets hostiles ; nécessité de le surveiller.
Aff. étr. (Suède), t. VII, f" 357 v° et 358.
28 février.
Paris.
A M. de Guise.
Réponse à une lettre que le duc avait adressée de Rome. On espère le revoir bientôt en France. La Reine a voulu que Mazarin reprit l'abbaye de Corbie qui avait été donnée au neveu du Pape, Camillo Panfdio. Mazarin a eu un déplaisir extrême de n'avoir pas su plus tôt le désir du duc de Guise pour legénéralat de la mer; mais les expéditions en étaient parties avant que sa lettre parvint à Mazarin.
Mazarin souhaite que le procès ' du duc de Guise soit bientôt terminé; mais, connaissant le style de la cour de Rome, il craint que le duc ne se flatte et ne croie les choses plus faciles qu'elles ne sont.
Aff. étr. (Rome), t. Cil, f 188. — Minute en partie de la main de Lyonne.
28 février.
Paris.
Au sieur de Chancenaud (?).
Réclamation pour des ballots envoyés au lieutenant de roi à Péronne.
Aff. élr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f° 277.
1" mars.
Paris.
Au président de Bellièvre.
Mazarin lui recommande le colonel Sandis qui s'en va à Londres pour faire des levées.
Original signé; B. I. de Saint-Pétersbourg.
1" mars.
Paris.
Au président de Bellièvre.
Mazarin plaint le sort du roi d'Angleterre qui semble entraîné à sa perte. « C'est une fatalité qui force un chacun , commençant
1 Le duc de (
juise s'était rendu à Rome |
>our faire casser son mariage avec la comtesse de Bossul.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
ANALYSE DES LETTRES
LIEUX DES DATES
ET SOURCES
depuis le Roi jus^ues au dernier de ses serviteurs, à travailler tout au contraire de ce que l'on devrait pour le hien de ses affaires.»
Original signé; B. I. de Saint-Pélersbourg.
i" mars.
A M. de Grémonviile.
Recommandation pour le sieur Bernardo Bonvisi.
Paris.
Original signé. — Archives de la famille d'Esneval , au château de Pavilly (Seine-Inférieure).
i " mars.
Paris.
A M. de Villeneuve.
Mazarin l'engage à lui donner dos nouvelles le plus souvent possible et à tenir bonne correspondance avec toutes les personnes dont on lui a parlé.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
Ie' mars.
Paris.
Mazarin espère que, dans les négociations d'Osnabrùck, il aura réglé les articles entre la Suède et l'Empereur aussi heureusement que les différends entre la Suède et le Brandebourg. Mais cette espérance n'empêche pas la France de se préparer sérieusement à la guerre.
AIT. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations de la paix de Westphalie.
i" mars.
Paris.
Au prince Thomas.
Protestations de passion pour son service. Nouvelle de l'envoi de M. le Prince en Catalogne : «On a cru, après le succez de Lerida, qui avoit un peu esbranlé les esprits de ce pays-là, qu'il estoit absolument nécessaire de mettre le tout pour le tout et d'y envoyer une personne de cette condition pour restablir les affaires au poinl qu'on le peut souhaiter... Cela n'empeschera pas qu'on ne songe de bonne sorte à l'Italie. »
AIT. étr. (Turin), t. XLI1.
l" mars.
Paris.
A M. de Brégy.
Il est impossible de conclure immédiatement une confédération nouvelle avec la Pologne dans la crainte d'éveiller l'inquiétude des Suédois, qui «sont d'une humeur si tendre et si disposés à recevoir de l'ombrage de la couronne de Pologne... si lez Suédois apprenoient que nous eussions seulement exécuté les trois articles des demandes faites par le roy et la république de Pologne, qui est de faire une ligue avec Dannemarck et Brandebourg pour la liberté de la mer Baltique , c'est-à-dire contre les Suédois, qui sont présumez par eux [ entraver J cette liberté, jugez quelle altération d'esprit causerait en ceuxci une telle proposition. i> Mazarin est d'avis que, sans renoncer à ce projet de confédération, il faut l'ajourner. 11 recommande à M. de Brégy de presser les levées qu'il doit faire en Pologne pour la France.
Aff. étr. (Suède) , t. VII, f" 125-127.
i" mars.
Paris.
A M. Chanut.
Mazarin espère que les différends entre les Suédois et le Brandebourg ont été terminés à Osnabriick1 : l'électeur accepte de laisser à la Suède l'une des Poméranies, moyennant, un dé-
1 Voyez , sur
celte négociation , p. 392 «
t suiv. du présent volume.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES et
LIEUX DES DATES
.) mars.
Paris.
8 murs.
Paris.
8 mars.
Paris.
8 mars.
Pari?.
8 mars Paris.
8 mars.
Paris.
SISCRU'TIONS
A M. Dumé ou Dumai, capitaine de la marine du Pioi.
A M. d' A vaux.
Au sieur de La Moinerie.
Au marquis de Coetquen , gouverneur de Saint-Malo.
A M. le duc guières.
de Lesdi-
A M. le premier président du parlement de Grenoble.
A M. de Maleissye.
ANALYSE DES LETTRES
ET SOURCES
domuiagement. Cliannt doit s'appliquer, à l'occasion des propositions de traité que la Pologne a faites à la France, à bien persuader aux Suédois « que non-seulement la France ne conclura jamais rien qui leur puisse eslre suspect, et qu'elle n'est pas mesme capable d'escouter aucune proposition dont
ils pussent concevoir de la jalousie Cependant vous devez
travailler à disposer la couronne de Suéde à entendre et apporter tout ce qui dépendra d'elle à la paix qui se propose entre elle et la couronne de Pologne, v Recommandation de ne pas blesser les Hollandais par les négociations commerciales avec la Suède. « M. le chancelier Oxensliern , ajoute Mazarin, reconnoist de la difficulté dans l'establissement du commerce proposé avec la France, à cause que cela pourroit choquer les Hollandois.»
AIT. étr. (Suède), t. Vit, P" 3iA-3i5.
Ordre donné au capitaine Dumé de se transporter au foit de Mardick et d'y attendre des vaisseaux et frégates qui doivent s'y rendre. Dumé recevra à Mardick communication des ordres du Roi.
Original signe, appartenant à M. De)i<5 . ancien notaire au Havre.
Éloge de l'habileté avec laquelle il a conduit les négociations d'Osnabriick et espoir d'une prompte conclusion.
Aff. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations de la paix de Westphatic.
Recommandation de négocier au meilleur compte possible le fret des vaisseaux pour le transport des troupes.
Aff, étr. (France), t. XXI! du recueil des Lettres de Mazarin, f" 278-879.
Recommandation pour qu'il aide le sieur de La Moinerie à fréter des vaisseaux aux meilleures conditions possibles.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, C 579.
Mazarin lui recommande le neveu de l'évèque de Montpellier, le sieur Vallat, à l'occasion d'un procès pendant au parlement de Grenoble, entre lui et le sieur Vallaguier, pour raison d'un canonicat.
AIT. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P" 279-280.
Lettre analogue à la précédente.
AIT. étr. ( France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, (- 280.
Sa Majesté ayant accordé à l'un des enfants du comte de Braida des bénéfices vacants, le cardinal le prie de tenir la main à ce que nul autre ne s'en mette en possession. >
Aff. élr. (France), t.
XXII du recueil des Lettres de Mazarin,
TABLE CHRONOLOGIQUE
LIEUX DES DATES
8 mars.
Paris.
8 mars.
Paris.
8 mars.
Paris.
8 mars.
Paris.
9 mars.
Paris.
i« mars.
Paris.
SUSCRIPTIONS
Au comte Bonzi, résident pour Sa Majesté à Mantoue.
A M. de Brégy.
A M. Cbanul.
Au duc de Longueville
A AI de Giéuionvilie.
ANALYSE DES LETTRES
ET SOURCES
Mazarin ne pense pas que le comte Bonzi doive exciter le jeune duc contre sa mère. On doitchercher l'union entre eux et à les attirer au parti de la France. 11 importe peu à la France que ce soit la mère ou le fils qui gouvernent; mais , comme le duc est mineur, il doit se soumettre à la volonté de sa mère.
An", élr. (Rome), t. C1V, f" 91-93.
Recommandation de surveiller les démarches d'un envoyé de l'Empereur en Pologne. Le Pape, lorsqu'il a appris que le roi de Pologne voulait faire une nouvelle présentation poulie cardinalat a demandé : à combien de cardinaux pretendoit le roy de Pologne et s'il n'estait pas content qu'on eust conféré cette dignité à son frère ? Recommandation de presser les levées pour la France.
Aff. élr. (Suède), t. VII, f» 127-138.
Mazarin a reçu ses dépèches datées de Piombino sur les conférences que Grimaldi a eues avec d'Estrades et Brachel. Argent envoyé pour diverses dépenses et pensions. Détails sur l'ac-~ quisition des galères de Toscane, etc.
Aff. élr. (Rome), t. CIV, f0' 104-107. — A la suite de cette dépêche se trouve un mémoire, P" 107-111, sur l'achat des galènes de Toscane.
Eloge de la reine de Suède et protestation du désir de lui être agréable. Négociations relatives à la Poméranie : ttLes Suédois peuvent dire que, dans la négociation de M. d'Avaux à Osnabriick, ils ont obtenu de plus grands avantages par l'entremise de la France qu'ils n'en avoient prétendu.» Mazarin se plaint de leurs exigences : k Ils s'emportent à prétendre plusieurs choses au préjudice de la religion catholique.? Nécessité d'agir avec prudence et vigueur. Mazarin espère qu'en arrivant en Suède du Quesne «trouvera que vous aurez adjusté tout ce qui aura pu se faire sans luy tant pour l'achapt des vaisseaux que pour d'autres choses.»
Aff. étr. (Suéde), t. VII, f»' 3i5-3i6.
Mazarin insiste sur l'importance de conclure une trêve avec le duc de Bavière; ce qui permettrait de faire agir contre les Espagnols l'armée du maréchal de Turenne. Mazarin ne s'inquiète pas du voyage de Brun à Osnabriick; il espère que la paix avec l'Empereur sera conclue avant l'ouverture de la campagne. Ce qui est fâcheux, c'est que la France est obligée de payer des sommes considérables aux Suédois. On apprend indirectement que l'Espagne serait disposée à conclure une suspension d'armes, à condition qu'elle s'étendrait à la guerre maritime. Mazarin pense que c'est une ruse pour retarder les préparatifs que font les Français du côté de la mer.
Aff. étr. (Allemagne), t. XII des Minutes des Négociations de la paix de Weslphalie. Minute de la main de Lyonne.
Remerciments pour les renseignements qu'il a envoyés.
Original signé. — Archives de la famille d'Esneval , au château de Pavilly (Seine-Inférieure).
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES et
LIEUX DES DITES
i i mars.
Paris.
îa mars.
Paris.
12 mars.
Paris.
1 3 mars.
Paris.
l 'i mars.
Paris.
i u mars Paris.
i5 mars.
Paris.
i5 mars.
Paris.
SUSCRIPT10NS
DBS LETTHES.
Au cardinal Grimaldi
A SI. de Caumartin.
Au duc de Courlandc.
A M. le premier président de Marbenf.
Au duc de Longueville.
A SI. Cantarini.
Au président de Beilièvre.
A SI. de La Court ( Henri Groularl).
ANALYSE DES LETTRES
ET SOURCES
D'après une lettre écrite par Grimaldi, Mazarin craint que la France ne puisse avoir les galères du grand-duc de Toscane. Grimaldi doit s'efforcer de les obtenir en promettant le commandement de la flolte au prince Slathias, frère du Grand- Duc, et en combattant les inquiétudes que les Espagnols font éprouver à ce dernier. On doit lui offrir quatre mille fantassins et cinq cents cavaliers pour l'entreprise d'Orbilello et de Porto-Ercole. Grimaldi doit aussi s'efforcer de gagner le cardinal Jean-Cbarles de Slédicis. Mazarin le remercie des services qu'il a rendus pour la bonne administration de Piombino, et le prie de les continuer.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f" 121-12/1.
Slazarin le remercie du soin qu'il a mis « pour esteindre l'ardeur avec laquelle les Suisses commençoient à s'emporter contre le voisinage des années confédérées. »
Aff. étr. (Suède), t. VII. f' 12 r° et v°.
Remerciments pour l'affection qu'il témoigne à la France. Aff. étr. (Suède), t. VI, f" 199.
Il ne doit l'abbaye que Sa Majesté lui a accordée qu'à son mérite personnel et à celui de son fils. Protestations de dévouement.
Aff. étr. (Fiunce). t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f 284.
Regret de la Reine de n'avoir pu lui accorder la charge de colonel général des Suisses. Elle a recommandé à Slazarin d'informer le duc de Longueville des grâces qu'elle a résolu de lui faire dès à présent : i° elle donne au duc de Longueville le comté de Joux, dont il connaît l'importance, et qui touche à la principauté de Neufchâlel; 2° elle lui accorde le gouvernement de Caen. Sa Majesté ne peut donner la survivance du gouvernement de Normandie pour le comte de Dunois, fils du duc de Longueville; elle a résolu de refuser toutes les grâces de cette nature; mais elle s'engage, si elle en accordait, à y comprendre le comte de Dunois.
Aff. étr. (Allemacne). t. XIII des Minutes des Négociations de la paix de Munster. Minute de le main de Lyonne.
Ordre de payer à SI. de Boissise la somme de 45, 000 livres.
Aff. étr. (Fbasce). t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, P286.
Mazarin s'étonne des nouvelles mandées en Angleterre par Jermyn. Ordres donnés pour les levées de troupes en Angleterre et en Ecosse.
Aff. étr. ( France ). t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f" 286-286. copie. — B. I. de Saint-Pétersbourg; original signé.
Il sera nécessaire que SI. d'Avaux retourne à Slunster pour travailler avec le comte de Trautinansdorf au traité d'Es-
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES et
LIEUX DES DITES
1 5 mars.
Paris.
i5 mars.
Paris.
i5 mars.
Paris.
i5 mars.
Paris.
i5 mars.
Paris.
1 5 mars.
Paris.
SUSCRIPTIONS
A M. de Liisarchc.
A M. de La Roque
A M. de Viliemontée.
Au duc de Longueviile.
A M. d'Avaux.
ANALYSE DES LETTRES
ET sources.
pagne. La France s'efforce de faire entendre raison aux Suédois, «qui ne sont pas contens d'avoir obtenu une ample satisfaction et veulent encore la procurer aux protestons au desavantage des catholiques.» L'armée navale des Français se dirige vers les côtes de la Toscane, k Nous nous, préparons à la guerre, comme si nous n'espérions rien à la paix; car nous ne sçavons que croire de l'intention des Espagnols , qui temporisent tousjours; mais ils attendent la marche de nos armées.»
Aff. étr. ( Allemagne), t. LXXXVI1 , f" i73.
Mazarin proteste de son affection pour lui et l'aidera de tout son pouvoir dans le projet qu'il a maintenant de se donnera l'Eglise.
Aff. étr. (France) , !" 28G.
t. XXII du recueil des Lettres de Mazar
Connaissant son désir de servir Sa Majesté, le cardinal l'engage à se rendre près de lui à Pâques ou même plus tôt; là il en saura davantage.
Aff. étr. ( Fhance) . t. XX11 du recueil des Lettres de Mazarin , f" 186-187.
Pour l'engager à faire le plus promptement et en plus grand nombre possible les levées qu'il a promises.
Aff étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin , f 187.
Lettre semblable à la précédente et remise par le même messager. Protestations de dévouement.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f"' 187-188.
Mazarin se plaint de la conduite des Hollandais Paw et Knuyt, à Munster et à La Haye. Il envoie copie de lettres du duc de Bavière, qui demande la protection de la France.
Aff. étr. (Allemagne), t. XIII des Minutes des Négociations de la paix de Westphalie. Minute de la main de Lyonne.
Mazarin est d'avis qu'il doit quitter immédiatement Osnabrùck. « C'est avoir assez fait pour l'utilité et la vanité des Suédois , qu'un ministre de vostre qualité y ayl fait un si long séjour pour l'amour d'eux.» Mazarin se plaint de l'humeur difficile des Suédois. La France a combattu la puissance excessive de l'Empereur; elle ne veut pas laisser « prendre un trop grand vol aux Suédois, qui, avec leur ambition qu'ils tascheroient de contenter, travailleraient en raesme temps et des mesmes mains à la ruine de la religion ; ce qu'il n'y aura point à craindre de la maison d'Austriche, et vous sçavez, comme vous l'avez fort judicieusement remarqué dans vostre dernière
En blanc dans le manuscrit
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES
et
UBVI DES DATBS.
snscjuPTions
DBS LETTRES.
ta mais.
Paris.
1 5 mars.
P.-.ris.
io mars.
Paris.
i5 mars.
Paris
A M. de Tracy.
A M. de Croissy.
A M. Cbanut.
ET SOUl\CEf.
depesche, quelle jalousie la trop grande et ambitieuse puissance du feu roi de Suéde commcnçoil à causer en France.)) Mazarin annonce en terminant la conclusion prochaine d'une trêve avec le duc de Bavière. ( Cette trêve avait été signée le l i mars 16/17.)
AIT. étr. (Allemagne) . t. XIII des Minutes des Négociation paix de Munster. Minute île la main (le Lyonne.
de la
Approbation de sa conduite pour la négociation d'une trêve avec le duc de Bavière. « Il faut prendre garde, ajoute le cardinal que, dans le licenciement de l'armée de Bavière, ce prince ne s'affoiblisse point si fort, qu'il ne demeure encore considérable et à ses amis et à ceux qui ne le sont point, et vous n'ignorez point combien il importe de tenir en eschec les Suédois dans les desseins immoderez qu'ils ont en faveur des protestans et de la religion protestante.)) Et plus loin : «Je ne puis m 'abstenir de louer la conduite, avec laquelle vous avez empesché qu'Augsbourg ne fust du partage des Suédois. Si vous pouvez faire en sorte, comme je l'espère, que cette ville demeure neutre entre tous les partis, ce ne sera point pour nous une affaire de petite conséquence.))
AIT. étr. (Suéde), t. VI, t" 36G-867.
Mêmes recommandations pour les négociations d'Ulm. Mazarin est disposé à présenter Croissy à la Reine pour devenir résident de France en Bavière.
AfT. étr. (Suèdb), t. VI, {" 367-3C8.
Recommandation pour que la mission de du Quesne puisse être remplie rapidement. Mazarin espère que la solution adoptée à Osnabriick pour la Poméranie aura satisfait les Suédois et que les autres difficultés n'entraveront pas le traité. Il recommande à Cbanut de ménager toujours le grand chancelier Oxenstiern, dont la maison va se fortifier par une alliance qu'elle doit contracter avec celle du comte de Brabé. Félicitations à Torstenson pour la récompense par laquelle la reine de Suède a reconnu ses services. Quant à la maison palatine, elle n'a rendu aucun service pendant cette guerre, tandis que le duc de Bavière a facilité la satisfaction due aux couronnes de France et de Suède. Il est donc juste qu'on ne refuse pas à ce dernier ce qu'on lui a promis, c'est-à-dire la dignité électorale.
AIT. étr. (Slbdb), t, VU, f" 3i6-3iç).
Mazarin n'écrit à l'archevêque que dans son intérêt et avec une entière franchise. Il reproche à son frère un esprit inquiet (anima inquielo); il blâme son projet de quitter la Provence pour aller à Rome, et ajoute que l'archevêque doit recevoir en bonne part tout ce qui vient de lui (dovrebbe ricevere in buona parte tutto qucllo che vienc da me). L'ambassadeur, qui va se rendre à Home et Roncalli agiront dans l'intérêt de la promotion de Michel Mazarin au cardinalat. Recommandations pour l'armement de la flotte et pour le chevalier Garnîer.
AIL étr. ( Roms), t. CIV, f" 124-129.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES
et
SUSCR1PT10NS
ANALYSE DES LETTRES
LIEtTX DES DiTES.
i5 mars.
Paris.
A l'abbé de Saint- Nicolas.
Plaintes contre le Pape , qui s'est laissé persuader que le royaume de France est en décadence et que le crédit de Mazarin décroît chaque jour. Il faut le presser vivement de donner satisfaction à la France. On est disposé à accorder des pensions au cardinal des Ursins et au duc de Bracciano. Il faudrait stipuler que le port de Civita-Vecchia restera fermé aux Espagnols comme aux Français. Le grand-duc de Toscane hésitera à se déclarer contre les Espagnols tant qu'ils auront quelques postes en Toscane.
Imprimé dans les Négociations de l'abbé de Saint-Nicolas , t. IV, p. 488.
îô mars.
Paris.
Au marquis Ville.
On ne devrait pas accorder avec tant de facilité des passe-ports aux Espagnols. Ils ont traité avec très-peu de courtoisie la duchesse de Longueville (hanno trattato con pochissime cortesie la sig" duchessa di Longavilla), et ils font difficulté de garantir la sûreté des galères qui doivent porter à Rome l'ambassadeur de France. Mazarin ne pense pas qu'il soit nécessaire d'envoyer la cavalerie de Piémont en Toscane. Le marquis Ville doit l'entretenir en bon ordre jusqu'au moment où l'on en aura besoin.
Aff. étr. (Rome), t. C1V, C 93-95.
15 mars.
Paris.
Mazarin revient sur la présentation de son frère pour le cardinalat, tout en protestant n que le moindre interest de l' Estât» lui est « sans comparaison plus cher que le plus grand » de toute sa maison.
Aff. étr. (Suède), t. Vil, f01 128-129.
18 mars.
Paris.
A la duchesse de Savoie.
Accusé de réception d'une lettre de la duchesse. Témoignage de respectueux dévouement.
Aff. étr. (Tobin), t. XLII. — Minute.
19 mars.
Paris.
A l'archevêque de Narbonne.
Mazarin reconnaît que le régiment de Rebé, commandé par le neveu de l'archevêque , a fortbien fait son devoirdevant Lérida.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, f a38.
19 mars.
A M. de Grémonville.
Remercîments pour le zèle qu'il montre.
Paris.
Original signé. — Archives de la famille d'Esneval , au château de Pavilly (Seine-Inférieure).
20 mars.
Paris.
Au major général d'Erlach.
Protestations de dévouement.
Imprimé dans les Mémoires historiques concernant le général d'Erlach, t. III. p. a83.
22 mars.
Paris.
A M. d'Avaux.
Mazarin se loue de la sagacité avec laquelle il a conduit les négociations et apprécié les conditions du traité offert par les Espagnols.
Aff. étr. (Allbm»c»b). t. XIII des Minutes des Négociations de la paix de Weslphalie.
DES LETTRES ANALYSEES.
DATES et
LIEDS DES DITES
S0SCK1PT10NS
n mars.
Paris.
2 a mars.
Paris.
•3-2 mars.
Paris.
-22 mars.
Paris.
sa mai s" Paris.
A M. Ser vien.
A Georges Grimaldi.
A M. de Brégy.
A Paoio Macarani.
A M. Chanot.
A AI M. de Tracy cl de Croissv.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
Lettre relative à la mort du stalhoudei des Provinces-Unies, Frédéric-Henri de Nassau.
Original signé dans les archives de La Haye . imprimé dans les Archives de la maison d'Orange-Nassau, 2e série, t. IV, p. 196- '97-
Mazarin ne s'étonne pas que Jacques Doria n'ait pas réussi dans la levée qu'il proposait de faire pour la France.
AIT. étr. (Rome), t. CIV, f> 95.
Levées que M. de Brégy doit faire en Pologne. On pourrait se servir, pour transporter les troupes , des vaisseaux que la France a achetés en Suède. Nécessité d'ajourner la confédération avec la Pologne pour les raisons indiquées ci-dessus1. «On a desjà fait des instances à Rome pour ta nomination de mon frère , ( t le roy de Pologne ne peut trop se haster de les appuyer en cette cour.»
AIT. élr. (Suède), 1. VII, P" iag-i3o.
Mazarin ne sait plus comment persuader au Pape que la France veut vivre en bonne intelligence avec lui. Il se laisse tromper par les partisans de l'Espagne. Mazarin reproche aux Espagnols de ne pas vouloir la paix. Quant à lui, il achèterait le repos de la chrétienté au prix de son sang (al coslo dcl proprio gangue) ; et cependant il compte sur de grands succès pour cette campagne. Reproches à la cour de Rome, qui ne veut donner aucune satisfaction à la France, et qui accorde asile à Beaupuis, coupable d'avoir voulu assassiner Mazarin. L'ambassadeur, qui va se rendre à Rome, traitera cette question. Protestations d'affection pour Paolo Macarani et désir delà lut témoigner.
AIT. élr. (Rome), l. CIV, P' 136-129.
Mazarin s'étonne que les plénipotentiaires de Suède retardent la conclusion delà paix sous divers prétextes. Clianut doit leur représenter que la France ne peut continuer la guerre d'Allemagne avec les mêmes forces et la même dépense que par le passé. Elle est obligée d'employer en Flandre une partie de l'armée de Turenne. H est nécessaire de faire comprendre cette nécessité aux ministres de Suède et de leur rappeler qu'eux-mêmes ont jadis envoyé en Danemark les troupes qui combattaient en Allemagne. Quant aux négociations d'Ulm avec la Bavière, elles doivent tourner à l'avantage des deux couronnes.
\fl. élr. (Siede), t. VII, f» 3io-322.
Après avoir fait l'éloge de leur zèle, Mazarin leur envoie un mémoire et des instructions pour la conférence d'Ulm. Il examine le cas où. les Suédois ne voudraient pas conclure une trêve particulière avec la Bavière, et soutient que les Français peuvent signer sans eux le traité : «que nous puissions
1 Voy. analyse delà lettre du 1" mars à M. de Brégy, p. 866. 5 A relie date, la trêve d'Ulm avail élé -ignée; mais'iMazarin 1'
[ignorait encore.
UAZAIII.V H.
TABLE CHRONOLOGIQUE
>7 mars.
Paris.
•-j mars Paris.
SUSCIUPTIONS
r>v.< LETTRES.
A M. le duc de Lesdiguières.
Au prince Thomas <le
Savoie.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
légitimement entendre à cet accommodement particulier, il est constant , puisque les Suédois mesmes nous en on t monstre le chemin, et que ce ne seroit qu'à leur imitation, et que nous le ferions encore d'une manière plus civile qu'eux, qui ont t'ait une trêve avec la Saxe , non-seulement sans nostre consentement, mais encore sans nostre participation , et que nous leur donnons part de ce que Testât de nos affaires nous con- Iraint de faire, en cette occurrence, avec Bavière.» Et plus loin : ■• quoyqu'il en soit, si la trêve entre les deux couronnes et Bavière venoit à se rendre impossible, les sieurs de Tracy et deCroissy ne feront point difficulté d'arrester la trêve particulière entre nous et Bavière, en la manière et aux conditions les plus commodes qu'ils pourront pour oster les jalousies que les Suédois et les Bavarois pourroient concevoir les uns des autres.
« Pour ce qui est du dessein que nous avons de retirer nostre armée de l'Allemagne, au moins la plus grande partie, les sieurs de Tracy et de Croissy pourront représenter aux Suédois qu'ils seroient bien injustes s'ils y trouvoient à redire , puisque la leur est sortie de ce pays-là pour aller faire la guerre au roy de Dannemarck, qui n'estoit ni nostre ennemy ny le leur, au moins déclaré, et que la ruyne ou l'affoiblissementde ce prince neservoit de rien aux autres alliez de Suéde, puisque cela mesme arriva lorsque nous receusmesla disgrâce de Tiitlingen, qui eust eu des suites tres-funestes en Allemagne, si i'estat de la saison, qui estoit l'entrée de l'hyver, n'eust empesché les ennemis de poursuivre leur victoire, et si les extrêmes efforts que nous fismes seuls, et au préjudice de toutes nos autres affaires , ne les eussent empeschez de s'en prévaloir, au lieu que nous nous servirons de nostre armée contre nostre ennemy déclaré et l'ennemi indirect de la Suéde, qui est le roy d'Espagne; que c'est pour la nécessité, et nécessité tres-pressante de nos affaires, clans la juste crainte où nous sommes de n'cstre point assistez des Hollandois et d'avoir sur les bras toutes les forces de Flandres, grossies de six mille hommes qu'on dit que l'archiduc Léopold y doit mener.»
Aff. étr. (Suède), l. VI, et 371.
t" 369 et suiv. , spécialement ("' 370
Mazarin l'engage à protéger de son autorité les Pères jacobins de Grenoble et à faire en sorte que la ville leur accorde ce qu'elle a coutume de payer pour l'instruction qu'ils donnent à la jeunesse.
\!V. cir. (Fiu\ce). 1. XXII du recueil des Lettre* de Mazarin,
Protestations d'affection. Nouvelle delà mort du prince d'Orange (Frédéric-Henri); les Espagnols le pleurent, parce qu'il était tombé dans un tel état', qu'il ne pouvait plus leur faire de mal. Mazarin compte sur le nouveau prince d'Orange; il souhaite surtout la paix, mais, s'il faut faire la guerre, le jeune stathouder rendra des services réels à la France. Le prince de
Vo'y. p 3og . texte et note 1.
DES LETTRES ANALYSEES.
SUSCRIPTIOAS
DBS LETTRES.
7 mars.
Paris.
A l'abbé de .\ icolas.
Saint -
Au cardinal Grimaldi.
28 mars.
Paris.
A M. Sei vicn.
ANALYSE DES LETTRES
ET SOURCE
Coudé est parti pour la Catalogne où l'on espère qu'il forcera l'Espagne déconcentrer toutes ses troupes. Piombino et Porlo- Longone sont bien pourvus et sous les ordres de d'Estrades. On a empêché les Espagnols de lever des troupes dans le pays des Grisons. On pourrait envoyer,, par ce pays, un corps de l'année de Turennc jusque dans l'Etat de Milan. Prière de faire des levées pour la France. Mazarin ne croit pas qu'il faille penser à Naples pour le commencement de la campagne; on doit d'abord voir l'effet que produiront les diversions du côté de la Catalogne et de l'Etat de Milan. On avait pensé à confier au prince Malhias le commandement de l'année navale; mais on a reconnu qu'il ne se souciait pas d'une expédition maritime. Le prince Thomas devra se préparer pour une attaque contre le duché de Milan. On va envoyer du Plessis-Lîesançon au duc de Parme; il ira aussià Modène pour voir quel concours on pourrait obtenir de ces Etats. Quoique l'on ne craigne pas d'attaques contre Piombino et Porto-Longone, la France compte toujours , pour la défense de ces places, en cas de nécessité, sur le prince Thomas et le marquis Ville.
AIT. élr. (Rojie), t. CIV. f" i^9-i37.
Plaintes de Mazarin contre le Pape, qu'il connaît parfaitement. On ne peut imposer comme condition aux Barberins de rester emprisonnés dans Avignon. 11 faut, pour résoudre ces questions, attendre l'arrivée de l'ambassadeur.
Imprimé dans les Négociations de l'allé de Saint-Sictilas, p. 5i 5-517.