IV
Mazarin revient sur l'achat des galères de Toscane, dont le prix a été fixé à cent treize mille piastres. Remerciments à Grimaldi pour avoir terminé cette affaire. Détails sur les achats et armements de galères à Gènes. Mazarin attend avec impatience la résolution du Grand-Duc et du prince Malhias. Ce dernier devrait accepter avec empressement un emploi aussi important (un impiego cosi conspicuo) , sans quoi on pourrait soupçonner la bonne volonté du Grand-Duc. L'Espagne équipe une puissante armée navale; mais la France sera en élat de lutter contre elle. Intelligences du cardinal Grimaldi et du cardinal d'Esté dans le royaume de Naples; elles sont importantes surtout pour Gaète, dont on pourrait tenter la surprise (tenture la sorpresa). Mazarin désire avoir un rapport sur l'état de celte place et ses fortifications du côté où on pourrait l'attaquer. C'est un des postes les plus considérables du royaume de Naples. Eloge de la prudence de Grimaldi sur les offres qu'on lui avait faites de mettre le feu aux châteaux de Naples. Pour la candidature de Michel Mazarin au cardinalat, Grimaldi devra s'entendre avec l'ambassadeur etRoncalli. Mazarin désire vivement la promotion de son frère.
Ah", élr. (Rome), t. CIV, f" i37-ii3.
Billet de quelques lignes accompagnant un paquet à l'adresse du prince Thomas et annonçant que ce paquet contient des choses qui importent fort au service de Sa Majesté.
AIT. étr. (Fratice). I. XXII du recueil des Lettret de Mazarin, C = 89.
TABLE CHRONOLOGIQUE
DATES et
LIEUX DES DATES
38 mars.
Paris.
28 mars.
Paris.
28 mars.
Paris.
20 mars.
Paris.
28 mars.
Paris.
28 mars.
Paris.
SUSCRIPTIONS
DES I.ETTEES.
Au marquis Ben livofrlio.
Au cardinal d'Esté.
A Giannetlino Giustiniahi.
A Ugo Fiesco.
Au duc de Muclène.
Au cardinal Grimaldi.
ANALYSE DES LETTRES
ET SOURCES
Les garnisons de Piombino et. de Porto-Longone sont assez nombreuses pour qu'il ne soit pas nécessaire d'y envoyer le régiment du marquis Bentivoglio. Il serait préférable de le diriger vers la France.
AIT. étr. (Rome), t. C1V, fos 99-100.
P. S. Remercîments pour le zèle qu'il montre dans le service de la France. Promesse de récompense.
Le cardinal Grimaldi et l'abbé de Saint-Nicolas lui communiqueront tous les renseignements dont il pourrait avoir besoin.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, P» 96-97.
Mazarin croit que l'élection de Giacomo Maria Spinola à la dignité de doge est défavorable à la France et a été faite par les intrigues espagnoles. On se propose de s'y opposer. Demande d'une galère pour transporter à Rome l'ambassadeur de France.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f" 97-98.
Protestations de dévouement. Mazarin est disposé à faire donner à son fils le commandement d'une galère.
Aff. étr. (Romb), t. CIV, t" 98-99.
La France veut s'occuper sérieusement des affaires d'Italie. On enverra en Piémont des forces considérables, qui seront placées sous les ordres du prince Tbomas et du maréchal du Plessis. L'armée navale de France sera aussi forte que celle d'Espagne. Le prince Thonjas doit s'entendre avec le duc de Modène. Si le grand-duc de Toscane s'était déclaré, le succès de l'entreprise aurait été assuré; mais Mazarin doute qu'on puisse l'entraîner dans le parti de la France. Cependant il compte sur le succès. Il annonce la mort du prince d'Orange (Frédéric-Henri). Les Espagnols le pleurent comme un homme dont la faiblesse servait merveilleusement leurs intérêts. Le nouveau prince d'Orange se montre très-bien disposé pour la France. Mission de Servien à La Haye afin d'obtenir la garantie des Hollandais pour la paix négociée avec l'Espagne. Départ du prince de Condé pour la Catalogne; espérance qu'il fait naître. L'armée de France, unie à celle de Suède, menace l'Etat de Milan. Le vice-roi de Naples aura besoin de toutes ses forces pour la défense de ce royaume. Ainsi le duc de Modène, le duc de Parme et le Grand-Duc pourraient en toute sécurité diriger une attaque contre l'Etat de Milan. Remerciments pour les avis qu'il a donnés.
Aff. étr. (Rome), t. CIV, f" i45-i5o.
Mazarin , qui d'abord n'avait fait aucune opposition à ce que le cardinal Sforza fût nommé à la légation d'Avignon , la combat dans cette dépêche ( non conviene in modo alcuno di consentirlo nella detta legatione). Sforza est ennemi capital des Barberins, qui ont trouvé un asile à Avignon ; ils y seraient exposés à mille outrages et mauvais traitements (esposti à mille oltraggi e mali trattamenti). Mazarin se plaint de la conduite du Pape
DATES et
UELÏ DBS DITES.
28 mars.
Paris.
29 mais.
Paris.
29 mars.
Paris.
29 mars.
Paris.
29 mars.
Paris.
SUSCRIPTIONS
29 mars.
Paris.
ANALYSES DES LETTRES
Au cardinal Grimaldi,
Au prince d'Orange.
Au duc de Longupvillc.
An cardinal de Lyon ( Richelieu.)
A l'archevêque d'Aiv.
A M. de Brégy.
envers l'électeur de Trêves : le Pape a montré sa partialité pour l'Empereur et le roi d'Espagne dans une dépêche qu'il a adressée à l'électeur.
AIT. étr. (Roue), t. CIV, f<" i43-i45.
Après avoir écrit la lettre précédente, Mazarin en a reçu une de son frère : le prince Malhias a refusé le commandement de l'armée navale. On peut craindre dès lors un changement dans les dispositions du grand-duc de Toscane.
Aff. étr. (Rome), t. CIV. F" i5o-i5i.
Mazarin lui adresse une lettre de condoléance sur la mort de son père. Il a perdu en lui un ami. 11 espère que le nouveau prince d'Orange aura les mêmes sentiments.
Imprime dans les Archives de la maiton d'Orange-Xassau , 9e série .
t. IV. p. 302-2o3.
Mazarin s'en réfère à un mémoire très-ample adressé aux plénipotentiaires. Il espère toujours le succès de la négociation.
Aff. étr. (Allemagne), t. XIII des Minutes des Négociations de la paix de Watphalie. Minute de la main de Lyonne.
Mazarin lui annonce qu'il se démet en sa faveur de l'abbaye de
Moissac.
Aff. étr. (France), t. XXII du recueil des Lettres de Mazarin, £" 289-290.
Ordre donné à la flotte française de partir le jo avril pour la cote de Catalogne. Le commandeur des Gouttes enverra recevoir à Barcelone les ordres du prince de Coudé. L'intention du Roi était d'abord qu'il attaquât Tarragone; mais, comme la saison est déjà avancée et la flotte espagnole considérable, on craint que la flotte française ne puisse lui tenir tète et que, par conséquent , le prince ne puisse continuer le siège. Le prince de Condé examinera s'il est en état de tenter cette entreprise, ou s'il doit s'attacher à quelque autre et renvoyer la flotte à Toulon. Cependant, comme il serait possible que la flotte espagnole éprouvât des retards et que le prince de Condé put en profiter pour réduire Tarragone, ordre a été donne à la Hotte française de partir à l'époque fixée; mais, si elle recevait avis, avant son départ, que la flotte ennemie tint la mer avec des forces supérieures aux nôtres, elle ne devrait pas sortir, mais avertir le prince de Condé des motifs qui l'empêchent de mettre à la voile. Mazarin insiste en terminant sur l'importance qu'aurait la prise de Tarragone pour déterminer le roi d'Espagne à signer la paix.
MF. étr. (Rome), t. CIV, P» i5s-i55.
l.f comte Magne a fait à Rome des démarches pour faire obtenir à son frère la dignité de cardinal. «Il n'est point entré dans l'esprit de Leurs Majestez ny au mien, ajoute Mazarin, que cela se soit fait avec ordre ou permission du roi de Pologne.» Détails sur le cardinal de Pologne et son humeur inquiète. Il ne veut pas rester dans l'Eglise. Mazarin insiste sur les levées
et
LIEUX DES DATES
29 mars.
Paris.
SUSCRIPTIONS
A M. Cliamit.
3o mars.
Paris.
Mars.
(Sans date précise.) Paris.
Mars.
(Sans autre indication.)
Mars.
Sans autre indication.)
(Sans autre in-
dicalion.)
Paris.
Mars.
[Sans autre indication.)
A M. de Feuqnières.
Au
président de Bellièvre.
A M. le prince de Neubourg.
Au père Vidimas (?-) de la compagnie de Jé-
Au duc de Modène.
Au prince Thomas.
ANALYSES DES LETTRES
ET SOURCES
qui doivent se faire en Pologne. M. de Brégy doit entretenir correspondance avec M. Chanut, tant pour le transport des troupes que pour les négociations de la Pologne avec la Suède. Mazarin déclare que la France ne veut point s'engager à une nouvelle alliance avec le prince de Transylvanie.
Aff. étr. (Suède), t. Vil, t" i3o-i33.
La ratification que les Suédois ont faite du traité négocié à Osnabriick entre eux et l'électeur de Brandebourg est accompagnée de demandes qui en rendent l'exécution impossible. Mazarin espère qu'ils n'y persisteront pas. Il engage Chanut à agir de concert avec les plénipotentiaires français de Munster. D'Avaux a résisté énergiquement aux prétentions des Suédois en faveur de la maison palatine et des protestants d'Allemagne. Le marché pour les vaisseaux est enfin terminé. « On payera ponctuellement, ajoute Mazarin, aux termes que vous avez arrestez. Vous pouvez cependant vous servir de l'argent que le sieur du Quesue porte pour achepter des marchandises.»
AIT. étr. (Suède), t. Vil, f" 3a2-3a3.
Pour l'engager vivement, bien que Mazarin ne doute pas de son dévouement et de son activité, à mettre dans le meilleur état possible son régiment, qui doit être employé dans des occasions très-importantes.