‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 39 sur 146 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

Archives des Affaires étrangères (Allemagne), tome IV, p. ^109-A 1 5. — Copie du temps.

A M. DE LONGUEVILLE

[Paris,] aC aousl 1 645.

(extrait.)

Mazarin annonce qu'il répondra plus tard à la dépêche commune des plénipotentiaires; il ajoute:

Je vous diray en mon particulier que, si les Espagnols, pour sortir avec quelque apparence d'honneur du mauvais estât où ils sont à présent, par le moyen d'un mariage, consentent à donner pour dot ce qu'ils ont perdu et qu'ils sont hors d'espoir de recouvrer, et quelque chose de plus en Flandres, comme le Contarini a proposé, je ne m'esloignerois pas de conseiller à la Reyne à y entendre; mais,

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\or.t . 645 avec de telles précautions, que comme ledit mariage ne pourroit eslre exécuté à présent, le Roy n'estant pas en aage , quelque accident qui arrivast, ou d'inexécution dudit mariage par mort ou par d'autres empeschemens, ou par mort aprez qu'il seroit accompli, ou qu'il n'y eust point de succession, ou en telle autre manière que ce pust estre, ce que nous avons conquis nous demeuras! tousjours sans qu'il nous pust jamais préjudiciel* de l'avoir pris à tiltre de dot; mais, au contraire, au cas cy-dessus, nous continuassions dans la mesme possession de ce qui nous seroit demeuré par la paix, partie pour estre rentré dans ce qui nous appartenoit, et partie pour nous desdommager du reste qu'ils nous détiennent et qui nous appartient de droict.

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