AU ROY DE POLOGNE
Fontainebleau,] 5 octobre 1 (365.
Sire ,
(extrait.)
Le nuove sicurezze che ricevo délia buona gratia di Vostra Maestà tanlo per la compitissima lettera di suo pugno che si è compiaciuta scrivermi, corne per la viva voce del signor conte di Ënof2 (?), mi riempiono d'allegrezza et mi constituiscono cou nuovi legami obligatissimo servitore délia Maestà Vostra la quale ardisco promettermi che riconoscera nelle occasioni quanto mi glorii di questo titolo.
Io non entraro à rappresentarle con quali dimostrationi d' affetto il detto signor conte sia stato ricevuto dalla Maestà del Rè et délia Regina et di tutta la corte, poiche basta dire che fosse ambasciatore di
' Voyez, sur ce personnage, la table alphabétique à la fin du volume.
= H n'est pas question du comte Enof dans la Barde, historien très-exact et trèsinstruit des détails. D'après La Barde, ce fut le comte de Brégy qui fit les démarches au nom du roi de Pologne : n- Hic (Bregius) haud diu Varsoviœ cominoralusest, sed in Galliam Uladislai voluntale rediit, qui ))rimum pertentalum ab rege
voluit, utrum Christinam virginein Sueciœ reginam uxorem ducere posset, quod cum (siculi futurum videbatur) fieri non posse pernovit , ad Ludovicam Mariam Gonzagam , Caroli Manlurc ducis filiam , postremo animum adjecit. » (De rébus Gallicis. p. 175.) On doit admettre, d'après la lettre de Mazarin, que le comte de Brégy fut accompagné, à son retour en France, par un envoyé du roi de Pologne.
\ ostra Maestà et che fosse dotal o di parti singoiarissime, perche si veda Octobn che iiessiuio puol venirvi à cui si compartischino expression! maggiori d' affetto, et, vaglia il vero, se una délie maggiori âttioni di grand principe è quelia di scegliere per il loro servitio non solainente ministri fedeli et prndenti, ma adattati et proprii à procacciarsi la gratia di quelli dove sono inviati, con ragione Vostra Maestà possiede il titolo di prudentissimo Rè et di Principe che liabbia una perfettissima conoscenza di tutto, mentre, et per li ministri de quali si serve costi, et per qnelli che impiega in altre corti, fa spiccare suo purgatissimo giuditio.
Io ho cosi kingamente trattenuto il detto signor ambasciatore di qualunque cosa, che l'arei gran torlo alla sna sufficienza et punctualità. et importunarei fuor di proposito la Maestà Vostra, se intraprendessi di replicarle le medesime cose. Le diro bene per mia sodisfattione che la nuova Regina méritera 1' amore di Vostra Maestà, poiche ([uandonon fosse, al parère di tutta questa corte, una délie più compite principesse che habbi havuto questo secolo, la qualità di voler fsser per sempre intieramente rassegnata alla sua volontà et di non voler studiar in altro che in piacerle, constringerebbe Vostra Maestà ;i compartirle abondantemente le sue gratie, massime che mi è ben noto che al carattere di gran Rè congiunge Vostra Maestà maravigliosamente quello di compitissimo cavalière.
Per il Serenissimo principe Casimiro \ Sua Maestà délia Regina assicura che si farà quanto, per parte délia Maestà Vostra, è stato detto dal signor ambasciatore, che riferirà più particolarmente le risposte dateli in questo proposito et il discorso che gli hô tenuto toccante li alïari di Roma, sopra le qnali mi son fatto lecito di sup|)licar Vostra Maestà di qualche cosa2.
; Le prince Casimir Wasa était frère du Michel Mazarin. fcèrë du minisire, jour le
roi de Pologne, Wladislas. Il lui succéda sur chapeau de cardinal. Casimir Wasa, qui
le trône el épousa sa veuve. Marie de Gon- était cardinal, se démit de celte dignité,
zague. afin que le roi de Pologne put présenter
Cette affaire étail la présentation de pour le cardinalat le fi ère de Mazarin. Les
Octobre if>45.
XGVII.
Archives des Affaires étrangères (Allemagne), tome IV, j>. 717-720. — Copie du temps.
A M. DE LONGUEVILLE
[Fontainebleau,] îfl octobre 1 6k\ à.
( EXTRAIT
Mazarin insiste sur les efforts des Espagnols pour troubler la France :
Ils prétendent, dit-il, avoir le Pape tres-favorable dans le dessein d'allumer du feu dans ce royaume, et qu'il exécutera ponctuellement tout ce qu'ils désireront de hiy, et, en elTect, il paroist qu'ils ne se trompent pas dans cette croyance par la négociation d'Hersent ' ; mais je suis aussy asseuré, autant qu'on le peut eslre, que toutes ces maximes se tourneront à la confusion de nos ennemis et de ceux qui sont employez par eux pour nous procurer du mal.
H y avoit une autre proposition que l'on a tasché de faire arriver aux oreilles de Sa Majesté, et à quoy, à ce que l'on me mande, le cardinal de Valençay - tenoit la main, que Sa Sainteté offroit un chappeau de
négociations relatives à cette promotion durèrent près de deux années. La Barde (De rébus Gallicis , p. 176) indique que ce fut le comte de Brégy qui obtint du roi de Pologne la conclusion d'une affaire dont mi voit ici le début : frPer Bregium ab rege Poloniœ Mazarinus impetravit ut ab Innocentio ex formula postularet Michaelem Mazarinum pro Polonia cardinalem creari; uam jaindiu nemo Polonus cardinalis fieri studet; quamobrem Italicis liominibus Poloniae rex cardinalatum petit, quod et ab caeteris regibus fieri Pontifici summopere placeret. lia Mazarinus in Ludovicœ Maria' (•uni Ulasdislao iiii|>liis rei publica: serviundo
fratris sui dignitati magnopere studuit,
quod huic laudi ducendum censeo. *
1 Cet Hersent était un prédicateur estimé, comme nous l'apprend la Barde (p. 17.3). Dans un voyage qu'il lit à Home, il l'ut bien accueilli par le pape Innocent X, qui lui déclara que son plus vif désir était de conclure la paix générale. Pour y parvenir, il fallait gagner Gaston d'Orléans par le moyen de l'abbé de la Bivière, que le pape s'engageait à nommer cardinal. Hersent revint en France avec cette mission d'Innocent X; mais, à peine arrivé, il fut arrêté et enfermé à la Bastille.
2 Voyez, sur ce personnage, p. 1 ->7,note 1 .
cardinal à la Reyne pour estre baillé à la personne qu'elle voudrait Octobre appeller dans les affaires, désignant particulièrement M. deChasteauneuf \ dans la supposition que Sa Majesté conserve encore pour luy beaucoup d'estime et d'affection.
Le proverbe que les honneurs changent les mœurs ne se trouve pas vray dans la personne de M. le cardinal de Valençay, puisque le cardinalat n'empesche pas qu'il ne soit le mesme qu'il a tousjours esté; il a formé quantité de cabales, mais tout est descouvert, et le fruit qu'il en retirera sera d'avoir ruyné ses affaires sans avoir beaucoup fait pour sa réputation. Depuis un an, je luy avois procuré cinquante mille livres payables par advance à Rome quartier par quartier, ce qui ne devoit pas estre mesprisé d'un homme qui n'a rien et qui aura peine quoy qu'il fasse, d'avoir ailleurs un pareil entretenement; j'avois auss\ obtenu qu'il seroit à Rome avec beaucoup de réputation pour luy, puisque touttes les affaires luy estoient adressées, et on luy donnoit des marques d'une entière confiance. Ce n'avoit pas mesme esté sans peine que je luy avois asseuré tout ce que dessus, puisqu'il avoit eu quantité dopposans, qui prolestoient à Sa Majesté qu'elle ne recevrait aucune satisfaction du dit cardinal, et que, comme elle seroit bien tost obligée à ne s'en servir plus, on donnerait sujet à tout le monde de condamner la facilité qu'elle aurait apportée à trait ter d'abord si bien un esprit de sa trempe.
M. de Bouillon, de concert à ce que l'on mande, avec ledit cardinal, est party de Rome, faisant estât d'aller à Cologne, aprez avoir fait mie proposition à la Reyne de la Grande-Bretagne de lever en ces quartiers les quatre mille hommes et plus pour aller servir le Roy son mary, si on le luy eust voulu permettre: ce qui est tres-veritable, la ditte Reyne m'ayant envoyé, il y a quelque temps, le sieur Germain pour m'en faire la proposition; mais nous sommes adverlis de Rome que son intention seroit de faire une plus grande levée par h; moyen de l'argent que les Espagnols oui promis de luy fournir sous main, opérant que,
' Voyez, sur le marquis de Châteatmeuf, t I rleS Lettres île Wazarin, p. 917.
Octobre sous prétexte de ce passage et du bien des affaires du Roy d'Angleterre, pour lequel on a icy toute bonne disposition, il auroit mesme facilité de tirer de France des assistances et des soldats pour les employer aprez au service de nos ennemis contre ce royaume.
Archives des affaires étrangères (Allemagne), tome IV. p. 757-76/1. — Copie du temps.
A M. DE LONGUEVILLE
[Fontainebleau,] 20 octobre i645.
(extrait.)
Mazarin espère (jue la négociation avec le duc de Bavière aura un heureux résultai. Il pense que l'épuisement de l'Espagne la forcera de signer la paix. Après avoir parlé des médiateurs, il termine ainsi :
Depuis le retour sur la Lys de nostre armée, ce qui s'est passé ausjsy heureusement que nous le pouvions souhaiter, MM. les mareschaux qui pouvoieut semparer de Courtray, selon leur confession mesme, mespriserent cetle conqueste, pour s'attacher à une plus solide, qui estoit d'emporter la Bassée, laquelle ils avoient appris estre tout à l'ait desgarnie; mais l'advis se trouva faux; car, avant que M. le mareschal de Rantzau, qui la devoit investir, pust s'y rendre, il se trouva dans la place deux regimens des vieilles troupes des ennemis: il fut donc obligé, par la saison qui est desja si advancée, à tourner vers Lens qu'il emporta d'emblée, et, outre deux cens hommes qui se rendirent à discrétion, il en tomba deux cens autres dans nos filets. qui venoient pour se jetter dans la place. Depuis ledit sieur mareschal de Rantzau estoit allé faire un tour du costé de Bouchaitt, sur I advis qu'il avoit eu que quantité de places et Bouchain mesme esloieni despourvues de tout, et que peut estre il suffiroit de se présenter à la pluspart pour les avoir. M. le mareschal de Gassion est demeuré
ce pendant avec son corps dans les postes que nous avons conquis sur la rivière de Lys1. Je vous puis dire en confidence que les dissensions et les capprices particuliers empeschent le plus souvent l'exécution des grands desseins. Nous ne pouvons pas, à la vérité, nous plaindre de la campagne qui a esté faite, cette année, en Flandres; mais, eu esgard à la foiblesse des ennemis, à la consternation des peuples, à la qualité et au nombre de nos trouppes, et aux renforts considérables ([lie Ion v a envoyez de temps en temps, on pouvoit avec raison eu espérer encore de plus grands advantages.
Nous receusmes byer des nouvelles de M. le Prince Thomas, qui ne peuvent estre , Dieumercy, meilleures; il munissait pour bien longtemps le poste de Vigevano, au cas qu'il fust attaqué par famine, et pretendoit, avant qu'en partir, le mettre en delî'ense pour plus de deux mois, s'il estoit attaqué par la force. Les Milanois declaroient hautement que, si on ne nous ebassoit de là, ils refuseroient les quartiers aux trouppes d'Espagne, et tout l'estat estoit dans une confusion inconcevable et en grande disposition d'une révolte générale, pour peu qu'ils voyent fortifié de nouveau ledit sieur prince, à quoy on n oublie rien de possible de ce costé.
Manusc. delà BiblioUi. Mazarine, n" 1719, tome II, f° 116 verso. — Copie du temps.
A M. DE GASSION
[Fontainebleau J, jâ octobre if>45, (extrait. )
Le tesmoignage que vous rendez au mérite du sieur de Plain- \ille- ne luy sera point inutile; et, véritablement, ce n'est point un petit service qu'il a rendu, en avertissant M. le Prince d'Orange de la
' Les places occupées sur la Lys par les ~ René de Plainville fui nommé maréchal
Français étaient Menin et Armenlières. de camp en 1652.
Oclobr
iii'i.V
•2'iO LETTRES
Octobre marche que l'armée du Roy a faite, [qui a contribué à la force qu'elle l<>/|;> a] acquise par sa jonction avec celle de MM. lesEstats et à l'entreprise d'Hulst *, qui a esté un effect de cette jonction. J'ay fait sur cela, en sa laveur, les offices que je devois auprez de la Reyne, et j'espère qu'il recevra quelque marque de la bonté et de la justice de Sa Majesté en son endroict.
Comme je croy que M. le mareschal de Rantzauet vous serez maintenant joincts, je vous escris aussy une lettre en commun pour ce qui est de Cassel2, et ce qui m'est venu dans l'esprit touchant les postes qu'il faut conserver cet hy ver; mais, comme vous devez demeurer au commandement de l'armée, c'est aussy à vous à bien examiner toutes. choses, et à prendre sy bien vos mesures que nous ne soyons exposez à recevoir quelque eschec cet hyver, ou à laisser ruyner et dépérir de telle sorte nos troupes, que nous ne puissions les mettre en campagne l'année prochaine, que fort foibles.
Les raisons que vous apportez pour la satisfaction de Menehen3 sont extrêmement fortes, et ont esté jugées telles par Sa Majesté, et par S. A. R. Sur quoy, je ne vous puis rien mander de précis, puisque, demeurant chargé de la despense que vous avez résolu de conserver, je ne doute point que vous n'ayez bien pesé toutes choses, et qu'estant assisté pour cela de tout ce qui sera en nostre pouvoir, vous ne vous mettiez en estât de rendre bon compte de tout.
Comme il est absolument impossible, si l'on veut faire la guerre l'année prochaine, de ne pas retirer de vostre armée et de celle de M. le mareschal de Rantzau, divers regimens qui, estans desjà fort foibles. acheveroient de se ruyner pendant l'hy ver, et qui se pourront remettre en bon estât en leur donnant de bons quartiers, aprez avoir veu neantmoins la précise nécessité que vous me mandez, qu'il y a de laisser
1 Ville du royaume des Pays-Bas (Zé- Lamboy, qui commandait l'armée espagnole
lande), située sur un bras de l'Escaut. Elle des Pays-Bas.
fut prise le k novembre. 3 Aujourd'hui Menin. 11 y a bien hsalis-
' La ville de Cassel avait été prise par faction de Menehen dans la copie; il semble
les Français; elle l'ut reprise par le général qu'il faudrait h fortification de Menehen.
toute l'infanterie qui est à présent aux deux armées, j'ay songé à Octobre deux choses pour remédier à cette nécessité : l'une , de voir si l'on trouvera icv à propos qu'on vous laisse dix compagnies de gardes françoises et six de Suisses (ce que je vous prie de tenir secret); l'autre, de faire faire un règlement par lequel les places puissent envoyer, chacune à proportion de la force de sa garnison, de l'assistance aux postes avancez qui seront plus proches.
Je vous depescheray demain M. de Roannetz, qui vous portera un projet gênerai touchant le quartier d'hyver, et vous dira aussy de vive voix tout ce dont je croiray estre nécessaire que vous soyez averty. Je vous diray ce pendant, par advance, qu'on persiste icy plus que jamais dans la pensée que, lorsque les ennemis vous donneront lieu de le faire, ce que je croy qui sera bientost, et aprez que vous aurez laissé les choses en seureté, et au meilleur estât qu'il vous sera possible, vous veniez faire icy un voyage de cinq ou six jours, où M. de Rantzau se trouvant aussy, on pourra prendre les resolutions qui seront jugées les plus convenables au bien des affaires de Sa Majesté.
\ ous voyez, par la lettre que je vous escris en commun, ce que je vous mande touchant Casse!, et s'il y a lieu de le mettre en estât qu'on le puisse conserver cet hyver, et d'autant que vous connoissez mieux que personne les advantages qui nous en peuvent revenir, je suis certain aussy que vous n'oublierez rien de ce qui se pourra faire pour cela.
Nous ne sçavons pas encore le destail de ce qui s'est passé en la perte de cette place ' ; mais il y a grande apparence que celuy qui y commandoit pour le Roy s'y sera laissé prendre en jeune homme, et peu accoustumé à la deffense des places. Si cela est, il en faudra faire exemple pour apprendre aux autres de ne se charger pas de pareils commandemens, s'ils ne sentent capables et n'ont la resolution de s'en acquitter en gens de bien.
1 Ce fut au mois d'octobre ib45 que scriptum, au moment où Mazarin venait Gassel fut repris par les Espagnols. Ce der- d apprendre la perte de la place, nier paragraphe semble ajouté en post-
Octobre ■ 645.
Archives des Affaires étrangères (Allemagne), tome IV, p. 808-821. — Copie du temps.
A M. DE LONGUE VILLE
[Paris,] 28 octobre i6io.
(extbait.)
Mazarin insiste sur la nécessité de traiter le plus tôt possible avec le duc de Bavière.
H n'est pas seulement résolu à la paix, dit-il, il se l'ait fort d'y faire consentir l'Empereur aux conditions <jui nous seront les plus advantageuses, et, si la mission deTrautinansdorff est un effet des soins dudit duc, comme il y en a apparence, c'est une marque qu'il marche de bon pied, et que l'Empereur n'a pas seulement envie de conclure bien tost la paix, mais d'adhérer aux conseils du dit duc, estant certain qu'il n'y envoyeroit pas son principal ministre pour ne faire qu'amuser le tapis... J'estime que la considération du duc de Bavière, qui, avec ses propres forces, traisne la pluspart des Electeurs et des autres princes d'Allemagne, sera plus capable de faire prendre une dernière résolution à l'Empereur que toute la tendresse qu'il peut avoir pour l'Empire et qu'ainsy la crainte prévaudra dans son esprit à l'amour.
Au reste, il est arrivé ce que nous avions sujet d'appréhender : toute l'armée impériale, sous l'archiduc Leopold, ayant joint celle de Bavière, en sorte qu'ils la faisaient forte de plus de douze mille chevaux sans les dragons, nous est tombée sur les bras, et, ne se contentant pas de nous pousser des lieux plus advancez où nous estions, a laissé tout son bagage et a fait une marche hastée jour et nuit pour estre à Philipsbourg avant nous, et ainsy nous couper le chemin de la retraite. Eneffect, d'aprez tous les avis que l'on a eu, à point nommé, de leur resolution, nous courrions fortune de recevoir un très-grand eschec, et nous l'avons manqué de si peu , qu'ils ne sont arrivez que trois heures aprez nous dans la plaine, entre Philipsbourg et le bois, et n'ont
pu rien entreprendre, parce qu'ils ont trouvé les nostres bien postez Octobre entre la ville et le Rhin. ,6Û5
Véritablement, ayant veu Kœnigsinark se retirer lorsque nostre année estoit sur le point de combattre celle de Bavière, ayant veu conclure un accommodement entre le duc de Saxe [et les Suédois], sans nous en dire un seul mot, par lequel mesme ils ont consenty qu'il donnast ses trouppes à l'Empereur, et voyant aujourd'huy toutes les forces de l'Empire nous tomber sur les bras, sans qu'il soit fait mention des Suédois non plus que s'il n'y en avoit point en Allemagne, dans un temps où M, Torstenson, desgagé de son siège de Briinn1, fortifié du corps de Kœnigsmark et de l'autre, qui estoit employé à la guerre de Dannemarck, devoit donner plus de crainte à l'Empereur de ses progrez dans les pays héréditaires, MM. les Ministres de Suéde ne pourront desavouer qu'ils n'ayent le plus souvent plus d'esgard à leur interest particulier qu'au bien de la cause commune, et qu'ils correspondent fort mal à l'ardeur et à la sincérité avec laquelle nous avons mis le toul pour le tout, afin de les assister quand ils en ont eu besoin , en quoy il y auroit beaucoup à dire, si j'escrivois à d'autres personnes qu'à vous et à MM. vos collègues, qui estes bien informez de tous les sujets de plaintes que nous avons des dicts Suédois qui pensent que nous devons tout despenser et tout hazarder, soit en nous joignant à eux comme nous avons fait diverses fois, ou divertissant les forces ennemyes, afin qu'elles ne tombent pas sur leurs bras. On voit par l'expérience qu'ils ne se trouvent pas obligez à faire le moindre pas pour nous assister, quoy que la cause publique dans laquelle ils ont un esgal interest puisse beaucoup souffrir des desavantages que nous en recevrions. Il est bien difficile à digérer de voir qu'ils ayent conclu avec Saxe, luy permettant d'envoyer ses forces à l'Empereur, et que la sincérité de nostre procédé nous ayt obligé à différer la response au duc de Bavière avec lequel nous pouvions conclurre en rendant son armée inutile.
' Capitale de la Moravie.
2/i/4 LETTRES
Octobre i645.
Manusc. de la Bibiioth. Mazarine, n° 1719, tome IV, f° 286 verso. — Copie du temps.
AL SIGNOR CARDINALE GRIMALDI, ROMA
Di Parigi, li 29 octobre i645.
Le niemorie che si mandano à Vostra Eminenza dalla segretaria di Stato, sono cosi ample (havendo io procurato, che in esse si sodislaccia pienamente à quanto ho creduto necessario per sua informatione e per reuderla instrutta de sentirnenti di Sua Maestà non solatnente intorno l'affare de Barberini, ma d'ogn' altro, che riguardi il servitio di Sua Maestà in cotesta corte), che poco mi resta d'aggiungerle. Mi rimetto dunque aile detti memorie che si mandano per corriero espresso, essendosi per molti rispetti stimato à proposito di non perdere un moinento di tempo in far palese, per mezzo di Vostra Eminenza, à Sua Santità et à tutta cotesta corte la risolutione, che si è presa à favore délia casa Barberina, la quale per avventura havrebbe potuto solTrire nell' indugio di questa dichiaratione.
Gl' elïetti mostrando assai con quai' affetto io habbi procurato di servire la detLa casa, non ostante che da qualcheduno si siano latte rimostranze, che non si précipitasse in riceverla sotto la protettione regia, doppo essere questa corona stata cosi sensibilmente oll'esa dal cardinale Antonio, et in riguardo degl' impegni di rottura, nelli quali si puol entrare col Papa, se, doppo la dichiaratione de! Rè, proseguisse à voler maltrattare la medesima casa, onde non havrà Vostra Eminenza gran pena à far conoscere al signor Barberino et à signori suoi l'ratelli, che ho arditamente et à proposito abbracciata l'occasioue di servirli ; e corne non dubito che si corrisponderà in ogni miglior forma dalla loro parte aile dimostrationi d'all'etto che ricevono da Sua Maestà, e che debbonno promettersi sempre maggiori ail' avvenire , cosi io impieghero volentieri Topera mia, occorrendo perche gT inimici di detti signori rimanghino confusi nel vederli altamente protetti da un si gran
Rè. Veramente si dà largo campo al mondo di lodare la prudenza e octobre bouta di questa Gorona, e condannare la poca gratitudine del Papa, infiltre Sua Maestà protegge il cardinale Antonio, che l' ha si mal servita nel conclave, et il Papa, [che], per opéra del sudetto e délia casa Barberina, si trova in cosi alto posto, lo perseguita.
Vedrà Vostra Eminenza, nella Jettera qui congiunta, che le invio à sigillo volante, quello scrivo al signer cardinale Barberino, et insieme le copie délie lettere per il Papa e per il cardinale di Valence, onde non aggiungero allro, rimettendomi , nel particoiare di questo signore, à quanto si contiene nel dispaccio reggio, e m'assicuro che, se bene Vostra Eminenza non puol essere al présente inl'ormata particolarmente délie continue machine che si fabricano dal detto cardinale con sua poca fortuna, naufragando ail' hora che ie crede in porto, basterà la conoscenza ch'ella lia del suo spirito, dell' inquietudine, in che si trattiene costi, e délia Jettera, che mi ha scritta per il suo gentilhuomo, délia quale ne invio ancora copia, per obligarla à conoscere, ad approvare, che non si poteva prendere altra risolutione per sodisfarlo, che loglierli il peso degl'aiïari del Rè, e che sarebbe un cattivo consiglio di servirsi di lui nello stato di Milano . o altrove, poiche per quanto si vede, et assericosno cont'oruieinente tutti quelli, che hanno più particoiare cognitione del suo naturale, non hà potere di persislere lungo tempo nel medesimo proposito , e che il suo vero elemento è l'iutrigo.
Se vi sarà apparenza di concludere <|ualche cosa col cardinale Trivultio, bisognerà dcstramente distaccarlo dalla confidenza del cardinale di Valence, e se havrà giudilio il cardinale Trivultio, vedrà da se medesimo che il niezzo di Valence non è sicuro ne à proposito per concludere cosa alcuna di buono in cotesta corte.
E assai vaslo il suo pensiero di non volere parteggiare lo stato di Milano, perche, se bene non parla délia sua persona , si conosce assai dove tendono le sue intentioni; ma dovrebbe contentarsi, se vuol contribuire aile impresa, di participare degl' acquisti.
Vostra Eminenza si contenti di bcn'essaminare che condotta si
Octobre dovrà tenere ccm questo soggetto, e se ii dovrà l'are qualche regalo . perche avvisandomelo procurera che sia esseguito quanto l' Eminenza Vostra liavrà giudicato espediente.
Se per avventura il cardinale di Valence facesse qualche proposition** d'andare à servire la Republica di Venetia, ô di andarsene à diniorare à Malta, Vostra Eminenza, conie da se. potrebbe offerirli di far instanze qui perche ricevesse in uno de detti luoghi qualche buona assistenza dalla Francia. Tutto questo accenno ail' Eminenza Vostra. perche dubito assai che non esseguisca col duca di Buglione quel che debhonno per avventura haver aggiustato, ciô e di passare in AHmagua, ô nel paese di Liegi per intraprendere qualche cosa assistiti da Spagnuoli, che per certosarebbe ilpiù rovinosoconsigho, che il cardinale di Valence potesse prendere, del quale si pentirebbe poi indarno pochi giorni appresso, quando riconoscesse che la Francia non è in stato d'inquietarsi molto nel vedere in questo modo soccorsa la casa d'Àustria. Vostra Eminenza havrà non poca pena con questo soggetto, ma bisognà havere pacienza, e sortirne al [mercato] miglior che si potrà.
La missione dell abbate di Saint-Nicolas ' à Parma e Modena per passare poi costi chiarirà dell' intentione di Parma2, havendo noi qui da diverse parti gl'avvisi conformi à quelli che Vostra Eminenza mi dà, che sia il detto signore corne rissoluto à lasciarsi guadagnare da Spagnuoli. In ogni caso la perdità non sarà grande, et havremo questo ovantaggio. che ogn uno vedrà clie questo cambiamento non sarà stato cagionatoche dal suo capriccio, essendo assai recenti e grandi le grate che ha ricevute doppo la morte del lu Re, e Vostra Eminenza è buon lestimonio délia fermezza con che fu sostenuta la causa. di detto signore, e con quanta rissolutione si persistesse in volerlo vedere rimesso nella possessione de suoi stati senza haver voluto ascoltare
' Henri âmauld, at»hé de Saint-Nicolas, pagna dans son voyage en Italie ( édit. Mi-
qui devint plus tard évêque d'Angers. Voyez, chaud et Poujoulat, p. 5i 2-522 ). sur sa mission à Rome, les Mémoires de : Odoard ou Edouard Farnèse. (Voyez
son n<>\ou. Antoine Arnauld. qui l'accom- t. I fies Lettres de Mauirin, p. g5 1 . >
DU CARDINAL MAZARIIN. 247
propositione alcuna in contrario, ne acconsentire à conditione che octobre diminoisse l'honore délia conclusione d'un' alï'are che riguardava ,645 un principe la cui protettione era stata intrapresa da questa Corona. Non parlo délia dispositione che [qui] era di dare la protettione di Francia à suo fratello se fosse stato cardinale1, dell'ordine dato ail' ambasciatore che Sua Maestà lieue àVenetia di cederli in ogui luogo,ilche non si erà per l'addietro mai accordato, ne di moite altre cose [per] che si gl' è fatto conoscere , che si era in pensiero di fare à suo favore con occasione délia guerra nello stato di xVJilano, poiche vi sarebbe troppo da dire, e bastà solamente à Vosti'a Eminenza di sapere che havendosi qui notitia che trattava aile strette con i'ainbasciatore di Spagna à Venitia per ritornare nel partito di quella corona, te ho creduto che non si gli potesse dare maggior imbarazzo, ne apportait ostacolo maggiore alla rissolutione che era in procinto di prendere. che farli trovare qui ogni facilita nelle cose che riguardavano à suoi interessi et avautaggi, et in verità quando si apparsi da questo servitto, havrà gran pena à trovare ragioni che giustifichino la sua risolutione e che sodisfaccino il mondo.
Sua Santità [è] in possesso di far gratie con l'opère e con i pensieri a questa Corona, e perciô non mi meraviglio che habbiamo parte nell invasione, che il Turco ha fatto nella christianità -. Son' pero certo. che i Spagnuoli non credono cosi, e che i Venetiani sanno eflettivamente il contrario, e che, senza farne ostentatione, habbiamo fin hora più fatto per loro che il Papa et i Spagnuoli, li quali publicando, cou una scrittura piena d'ostentatione, li gran soccorsi che davano alla republica, si sono in fine ristretti à quattro o cinque galère mal' aimate.
Vostra Kminenza avversa, la suj)plico d'impedire che certe persone con zelo indiscreto non intrino à parlare di cose al Papa et à suoi ministri, che non devono, tanto più. che non hanno ordine alcuno. corne
' Voyez plus haul. p. a y. note i, la que le pape accusait gracieusement la France citation de La Barde sur ce sujet. d'avoir provoqué l'invasion des Turcs qui.
Le sens de cette phrase ironique esl à cette époque . menacèrent Venise.
Octobre i 665.
ultimamente ha fatto monsignor Dunozet1, che temendo di qualche conclusione di lega in Italia, parlô malissimo à proposito al Papa, à cui potrcbbe solamente f'arne venire vogiia il credere che qui se ne liabbia grand' apprehensione, potendo per verità assicurare Vostra Eminenza che non vi è cosa, alla quale si pensi meno di questa.
L'Ondedei ancora è andato à parlare al cardinale Panzirolo di Beaupuy, che non conveniva, e m'è dispiacciuto , corne lo scrivo à lui aiedesimo, essendo necessario dimprimere nello spirito de! Papa, et de suoi consiglieri, che la Francia puol con gran quiète passarsi di ricevere gl'efletti délia buona volontà délia Santità Sua. Ancora il Benedetti va sollecitando diversi affari in dataria2 et altrove senza mia saputa con mio particolare disgusto. Glie lo prohibisco positivamente, e supplico Vostra Eminenza, in caso che lo veda operare diversamente, di parlarghi con termini risentiti.
Qualcheduno hà scritto che il Papa e D. Olympia3 dubitando che la Francia, prevalendosi délia casa Barbarina e délia fattione di essa, possa dare loro sensibili disgusti , procuri, col mezzo del cardinale Golonna 4 e délia signora dona Anna5, di radolcire li spiriti, rimettendoli nelle speranze di fare il matrimonio del cardinale Pamphilio6, e cosi obligare la medesima casa à ritirarsi di nuovo da questo servitio; e benche io non faccia alcun caso di questo avviso, ho giudicato tuttavia bene di darne un cenno ail' Eminenza Vostra per ogni buon rispetto.
1 Audileur de rote à Rome. Ce tribunal existe tonjours; il était composé, au xvif siècle, de douze auditeurs pris dans les i|uatre nations d'Italie, de France, d'Espagne et d'Allemagne.
" On appelait dalerie la commission chargée d'expédier les dispenses et 1rs nominations aux bénéfices ecclésiastiques réservés mu pape.
! Dona Olympia Maldachini avait , à Rome, une grande influence : nLa signora Olympia , écrivait Guy Patin le a'i octobre i6/i5 , belle -sœur du pape.
vend tout, prend tout et reçoit tout.'' 4 Le cardinal Jérôme Golonna, fils du connétable don Philippe, avait été un des premiers prolecteurs de Mazarin. (Voyez l'introduction du tome I, p. xu.) .
r Anne, ou Anna Golonna, fille du connétable don Philippe Golonna et sœur du cardinal, avait épousé Taddeo Barberini.
préfet de Rome.
6 H avait été question du mariage du cardinal Pamphilio , neveu du pape, qui aurait renoncé à sa dignité ecclésiastique, avec une nièce du cardinal Barberino.
Se Vostra Eminenza scopre qualche cosa di reale de maneggi et Octobre intrighi del cardinale di Valence e del Duca di Buglione, si contenti di spedire corriero per darne avviso con tutta diligenza.
Vedo quanto mi scrive Vostra Eminenza di nuovo circa le propine intorno aile quali si assicuri, che sarà pnntualmente esseguito quanto le accennai, e che non perderô occasione alcuna di servirla appresso queste Loro Maestà , dalle quali deve l'Eminenza Vostra attendere ogni marca di stima e di gradimento del servitio ch' ella rende. Vostra Eminenza ha campo di farlo assai utilmente, et in modi assai cospicui, e m'assicuro, conoscendola corne io faccio tutta data alla gloria, e rissoluta à sodisfare generosamente al suo debito, ella non sfuggirà 1 occasione di apparire in ogni miglior forma buon'francese, tanto più, che non hà da dubitare di non dover essere fermamente sostenuta.
Ho letto ne! consiglio le memorie che Vostra Eminenza si è compiacciuta inviarmi per mostrare che la sua casa è originaria francese, e sono state intese con grandissimo gusto.
Vedo quanto Vostra Eminenza mi scrive intorno li cardinali Rossetti , Rondanini 1 e Gabrielli. Di quest'ultimo io non hohavuto mai concetto diverso da quello sene hà costi, corroborato dall' attione ch' ella m'accenna baver' egli fatta in conclave; ma quando Vostra Eminenza non habbia cosa in contrario, io crederei che non per questo, volendo egli dichiararsi francese, se gli dovesse dare qualche cosa, poiche se per una cosi dcbole ricompensa hà servito cosi bene i Spagnuoli in una cosa ingiusta, corne quella di concorrere ail' esclusione di Sachetti 2, hà del verisimile che, venendo meglio trattato dalla Francia, sodisfarà tanto più al suo debito, che non sarà d' essere richiesto che à cose giuste è ragionevoli.
Sarebbe, à mio parère, à proposito che Vostra Eminenza facesse
1 Ce nom est altéra. Il faudrait lire pro- Majesté désire que l'on fasse tous les efforts
bableraent Bondovisi. possibles pour faire réussir Sachetti, en qui
Voyez, sur le cardinal Sachetti, fins- se rencontrent, avantageusement, toutes les
truction donnée à Saint-Chamond, ambas- conditions pour un bon pape.» ( Aff. élr.
sadeur de France à Rome; elle portait: «Sa Rome. t. LXXXI, f" /i3G v°.)
kazab». — m. 3a
Octobre fcnifl lista col signor cardinale Barberino délie créature che doppo la i6l,b- dichiaralione fatta da Sua Eminenza e dalla sua casa per la Francia, seguitaranno il suo partito, aftinche secondo quello che Vostra Eminenza accennerà d'havere concertato col signor cardinale sudetto, che si debba dare inpublico, o in privato, dal Rè qualche assistenza adalcuno délie dette créature, si possino qui prendere le rissolutioni opportune.
11 signor cardinale Bichi ' hà contribuito qui in quamto poteva dependere da lui aile rissolutioni in avantaggio délia casa Barberina, onde crederei à proposito che il signor cardinale Barberino gli dovesse scrivere due parole di gradimento tanto più che il servitio del Rè richiede che essendo tutti nell' istesso partito, e dovendo ciascheduno dal canto suo concorrere ad avantaggiarlo, F unione e buona corrispondenza è grandemente necessaria.
Tutti i prencipi d'Italia insieme non sono bastanti a mandare dieci o dodeci mila i'anti fuori di essa, et il cardinale di Valence persiste in credere di poterne venire à fine. Io non voglio disputare sopra questa possibilité, perche non vi è qui alcun bisogno di fare questa levata.
Sianio ancor noi qui avvisati corne i porti de Spagnuoli nella Toscanasiano sprovvisti, ma si hà la guerra da tante parti, che non si puol intraprendere tutto quello si vorebbe. Altre volte fu proposto al signor Cardinale-Duoa 2 quello Vostra Eminenza m'accenna del golfo délia Spezzia3, e non vi è dubbio che sarebbedi grandissima importanza per la Francia. La supplico perô à prendersi la briga di mandarmi in un'foglio à parte, corne ella sarebbe di parère di conduire questo negotio senza olTendere, o irritare la republica di Genova.
Si contenti di scrivermi precisamente in che forma e con quai impiego il signor Tobia Pallavicino 4 entrarebbe in questo servitio, poiche con la risposta délia sua lettera, inentre sia possibile di sodisfarlo, inviarô a Vostra Eminenza l'espeditioni et i recapiti necessarii.
Resto obligato del discorso che hà tenuto à Vostra Eminenza il
1 Voyez, sur le cardinal Bichi, 1. 1, p. 91 3. ' Tobie Palaviccini obtint, en 1 655 , le
Le cardinal-duc de Richelieu. titre de maréchal de camp dans les armées
Ville et golfe du territoire de Gênes. françaises.
cardinale Giustiniani , che le haveva detto di voler tenere al Papa Octobre sopra il fatto di Beaupuy. Io ho conosciuto il detto signore sempre al- l6i5fettionato alla mia persona et essendo per altro huomo honorato e Imon' ecclesiastico; mi persuado che sinceramente disapprovi la renitenza del Papa in non voler rimettere un huomo accusatod' un delitto grave in ogni luogo, ma che dovrehhe essere inremissihile dove risiede il capo délia Chiesa et il sacro collegio de cardinali.
Quando si stà in procinto di far partire questo corriero ne arriva uno spedito dal Papa à monsignor nnntio, cou ordine di vedere la Regina e tutti ministri per fare doglianza délia dichiaratione fatta da Guelfier l, et essagerando il termine tenuto dal cardinal Antonio nel parlire senza domandare licenza à Sua Santità, fare instanza che non venghi ricevuto in questo regno ne protetto; onde senza perdere un momento di tempo, à fine di poter dire al nuntio che si era già spedito costi per diehiarare più particolarmente le intentioni di Sua Maestà, si fa partire il sudetto corriero col dispaccio, ch' era già pi'onlo, essendosi solamente aggiunto alla lettera del Rè per il Papa quello si è stimato necessario per corroborare la dichiaratione fatta da G néflier à Sua Santità; e nel rimanente Vostra Eminenza et il signor cardinale Barberino dovranno essere certi che dalla Regina, dal signor duca d'Orléans, dal signor prencipe di Gonde et da me si risponderà in modo al nuntio che havrà campo di fare ben conoscere al Papa et al cardinale Pamphilio che qui si dice da vero.
\oglio credere che mentre Yostra Eminenza hà trovato buono che si alzino le armi del Rè con tanta celerità nelli palazzi de signori Barberini, e che monsieur Gueflier sia andato à dire al Papa che Sua Maestà haveva ricevuto i sudelti signori sotto la suaprotettione, ve ne sarà stata tal nécessita, che non si sarà potuto fare di meno senza esporre li detti signori, o glinteressi loro, a qualche sinistro accidente. E perciô havendo cosi rappresentato alla Maestà délia Regina et alli sudetti prencipi, tutto è stato approvato.
' Chargé ri affaires à Home.
Octobre i665.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tome IV, f° 277 recto. — Copie du temps.