A L'ARCHEVÊQUE D'AIX
Paris, 27 juin 1666.
(extrait.)
Quando io era in procinto di segnare la qui congiunta lettera, è
1 Voyez , dans l'appendice du tome II du les pouvoirs donnés au cardinal Grimaldi. Journal d'Olivier d'Ormesson, p. 7 36, noie l, 2 Michel Mazarin, frère du cardinal Jules
une lettre du Roi à René d'Argenson sur Mazarin.
hazarin. — 11. 39
Juin 166b.
Juillet t646. arrivato monsieur di San Tropez, che mi hà resa la sua di ai, la quaie nell'afllittione, in che era [per] la nuova arrivata, tre giornisono, délia morte del duca di Brezè1, m'hà consolato, vedendo la prontezza con cheVostra Signoria Santissima si era mossa si rendersi à Tolone, e dare online di sopire lutte le difïicoltà che potessero ritardare il ritorno dell'armata à cercare l'inimico, et ad assicurare la perfettione dell'impresa incominciata nelle maremme di Siena 2. Con ragione ella hà çreduta nessuna cosa esser più importante che il respedire le galère et i vascelli; e se le sarà riuscito d' eseguirlo in tre giorni corne mi accenna, ella havra reso un gran servilio à questa corona.
GKXVJJL
Archives des Affaires étrangères (Allemagne), tome VI, fJ 7/18 et suiv. — Copie du temps.
A M. D'A VAUX
[Fontainebleau,] îo juillet 1666.
. .... Je ne suis point surpris des sentimens du comte de Trautmansdorff sur le voyage de Mme de Longueville à Munster. La mauvaise opinion qu'on a de nostre patience, et qu'une longue durée de l'assemblée nous feroit peur, a fait juger que le bruit de ce voyage estoit un artifice et une vaine ostentation de nostre fermeté; mais qu'en elïect il ne se feroit point du tout, et les ministres mesmes d'Espagne, qui sont en Flandre, voyant la dicte dame arrivée à Charlemont, doubtent encore de la continuation de son voyage, bien que j'aye advis de Bruxelles, et de fort bon lieu . qu'il y en a là qui âsseurent que les François ont changé de naturel; qu'ils n'ont plus i inquiétude dont ils avoient coustume d'estre travaillez, et qu'ils sçavent s'atta
' Le dur, de Rrezé avait été lue dans un 2 Le siège d'Orbilello, dirigé par le prince
combat naval, devant Orbitello. le \h juin Thomas. Orbilello él.nil située dans le Sien- 16A6. (Voyez noie, p. 3o4.) nois.
cher à la gloire du maistre et au bien de l'Estat, sans se laisser emporter faille) i. par leurs passions particulières. Ce qu'ils voient par la conduite des plénipotentiaires du Roy, qui estaient à Munster, parmy lesquels y ayant un prince de la naissance , du mérite et de la fortune de M. de Longueville, il paroissoit par la resolution qu'il avoit prise de faire venir Mmesa femme auprès de lui, qu'il se mettoit en estât de passer plustost sa vie à Munster que de céder rien, par impatience, des choses qui regardent l'honneur de Sa Majesté et les advantages de sa couronne. Neantmoins, -i le comte de TrautmansdortT veut, et avec la créance qu'il a de son maistre et le crédit de Peiiaranda à suivre une partie de ses sentimens, :i peut se délivrer en vingt-quatre heures du scrupule qu'il a formé, sur le vovage de Mme de Longueville, que nous ne voulions pas la paix, veu que. nonobstant les belles apparences que nous avons de faire des progrez en plusieurs endroits, et que nous nous puissions mesme raisonnablement promettre que la ruine entière des Espagnols se décidera cette campagne en Flandre, si la guerre continue, nous sommes prests à mettre les armes bas à des conditions fort douces, et desacritier non-seulement les espérances de l'avenir, mais de céder encore une partie de ce que nous avons, et quand il n'y auroit autre chose, nous pouvons dire que. par la paix que nous faisons sans y comprendre le Portugal, nous donnons un royaume tout entier au roy d Espagne, puisqu'il est certain que, quelque bonne opinion que les Portugais ayent de leurs personnes et de leurs forces, s'il n'est diverti d'ailleurs, il n'aura pas beaucoup de peine à les réduire.
Quant à moi. je vous advoue, comme à un de mes meilleurs amis et à une personne avec laquelle je traite avec plus de confiance, qu'encore que la passion que j'ay pour la paix soit tousjours de mesme force et quelle ne souffre point d'augmentation, j'aurois une extrême joye. si les progrez de cette campagne, ainsv que je l'a\ mandé il \ a trois semaine . venoient à estre arrestez par la conclusion de la paix. Le Turc. l'Angleterre, la religion catholicque et la gloire de donner tant d'advantages, que chacun est si persuadé que la guerre nous ap* portera, à la considération de ce- choses-là, sont des motifs qui me
Août i6'.6. chatouillent extrêmement, et d'autant plus que le service du Roy et le bien-estre de l'Estal s'y rencontrent tout entiers.
Enfin, Monsieur, ce n'est pas une petite habileté que de quitter le jeu quand on gagne, puisqu'on met son gain en seureté, et qu'on peut compter ce qui demeure entre les choses qu'on possède. Au nom de Dieu , travaillez-y de tout vostre pouvoir; toutes choses y sont disposées, et, à vous parler naifvement, dans Testât où se trouvent les ennemis, ils doivent regarder la paix comme la table de leur naufrage, ou l'ancre sacrée de leur salut. Vous ne devez point doubter que vous ne soyez advoué de toutes les advances que vous ferez, de ma part, à Trautmansdorff, et, si vous jugez à propos que, pour agir plus utilement, je vous escrive une lettre que vous pourrez monstrer, vous n'avez qu'à me le mander.
Je vous recommande Philipsbourg. Nous le recevrons comme une œuvre de superrogation, bien que je n'ose me flatter de l'espérance de l'événement. Je vois neantmoins l'affaire en si bonnes mains et si bien acheminée, que, quand je me relascherois à le croire, ce ne seroit tousjours que sous de bons fondemens.
Tout le monde conjure contre les armes du Roy, qui sont à Orbitello; mais, comme Dieu les protège, il y a lieu d'espérer qu'il les rendra aussy victorieuses de ce costé-là, comme elles sont partout ailleurs.
GXXIX.
Monuscr. dé la Biblioth. Mazarine, n" 1719, tome II, f° 3y3 verso. — Copie du temps.
A M. LE MARÉCHAL DE GRAMONT
[Fontainebleau,] 3 aousl i6'j6.
(extrait.)
Monsieur, J'ay reçeu la vostre du 2/ie du passé, qui m'a beaucoup soulagé l'esprit, par la cognoissance qu'elle m'a donnée de beaucoup de choses que je desirois sçavoir, touchant la personne et l'armée de M. le prince
d'Orange. Je vousadvoue que je suis très touché du mauvais estât où je Août i646. le voy réduit, et que j'eusse souhaitté à une vie illustre, comme est la sienne, une fin semblable1.
\ ous aurez vu ce que je vous ay escrit sur cela, par la voye de M. le marquis de Rocquelaure, et je ne doute point que vous ne mettiez toute pierre2 en œuvre, pour faire agir l'armée hollandoise, quand mesme le susdict prince se trouveroit incapable de le pouvoir faire. Je suis de vostre advis que, pourveu que vous le puissiez embarquer à quelque entreprise, M. le prince Guillaume et vous aurez bien le moyen de la continuer.
En tout cas, faites estât que nous trouverons tousjours nostre compte, et, pour dire le vray, plus advantageusement, pourveu que vous teniez tousjours en eschec la plus grande partie des ennemis, comme il arrive à présent que Beck a joint Picolomini avec six mille hommes, et que nous avons pris les forts qui estoient sur la Golme 3, et sommes arrivez devant Berg trois jours avant que nous ayons eu nouvelles des ennemis. S'ils continuent à nous donner ainsy du temps, ils courent fortune de faire d'autres pertes aprez celle de Berg, et je [ne] voy point comme quoy ils le puissent empescher, tant qu'ils seront obligez de tenir leurs forces partagées en deux endroits sy esloignez l'un de l'autre, outre que nostre armée se va renforcer, dans peu de jours, de huict à neuf mille hommes effectifs , tant de quatre mille de M. de la Ferté Senneterre , des meilleurs qui soient en France, que de Polonois, Allemans, Anglois et Escossois, qui arrivent tous les jours à Calais.
Il y a apparence que, si M. le duc d'Anguyen eust joint son armée à celle de MM. les Estats, et que M. le prince d'Orange luy eust obey, ainsy que le sieur d'Estrades l'avoit concerté, nous ne serions pas maintenant en peine sy l'on agiroitou non de ce costé-là; mais, à vous
1 Le stathouder de Hollande, Henri de 2 II y a pierre dans la copie; il semble
"\assau , était affaibli par la maladie; il mou- qu'il faudrait pièce.
rut en 16^7. 11 eut pour successeur son fils, 3 Rivière de la Flandre qui se jette dans
Guillaume d'Orange, dont Mazarin parle le canal de Bergues-Saint-Vinox à Dun-
dans la même lettre. kcrque.
w.t t646. dire de rechef la vérité, je tiens qu'il nous est plus advantageux que vous teniez tousjours en eschec une bonne partie des forces ennemies . que sy, aprez que vous serez attachez à l'attacque d'une place, et que la circonvallation sera achevée, elles nous tomboient toutes sur les bras, comme il arriveroit, sans doute. Je parle en cecy plus pour l'interest du service du Roy que pour celuy de vostre gloire, qui se rencontre bien plus en l'un qu'en l'autre. L'humeur de ces messieurs décidera ce différend.
Je vous conjure de ne rien oublier pour gagner leurs députez qui sont auprez de M. le prince d'Orange; outre l'éloquence et l'adresse qui vous sont naturelles, vous vous souviendrez aussy que de les bien traitter et faire boire du meilleur, ne sera pas un moyen qui nuise n vostre dessein, et je vous laisse à penser ce que vous ferez pour cela, où il s'agit du service du Roy, puisque vous vous y portez sy franchement par le simple moyen de magnificence.
Je vous supplie encore de faire un compliment de ma part à M. ie prince Guillaume et de l'asseurer que j'ay une grande estime pour se personne, et une grande passion pour les inlerests de sa maison '. Vous luy ferez aussy, s'il vous plaist, des excuses de ce que je ne luy esens point, et luy ferez adroictement comprendre que c'est (jour ne donne] point de jalousie en Testât où il est. Vous jugez bien aussy que vous ne devez point espargner vos charmes, pour user des termes dont vous parlez quelquefois aux dames, pour gagner ce jeune prince, et je suis asseuré qu'il ne sçauroit vous eschapper, si vous avez volonté de l< prendre. Vous pourrez concerter avec le sieur d'Estrades, qui le connoit parfaitement, le compliment que vous luy ferez.
Vous ne sçauriez vous imaginer les bruits qu'on fait courre ic\ el les chimères qu'on y forge. Je ne sçauiois pourtant rien croire de
1 On voit, par les Mémoires de Grumont une courante à l'allemande avec lui. . . . Le
(édit. Michaudet Poujoulat, p. 269), que. maréchal dansa la courante du mieux qu'il
dans l'état où était le prince d'Orange, on put; puis alla trouver le prince son fils,
ne pouvait plus traiter sérieusement avec pour lui dire qu'il ne s'attendît plus à rien
lui; il prit le maréchal de Gramonl par la de solide el de sensé de la part de son
main, rtet il lui demanda s'il vouloil danser uère.i
M. le duc d \ngu\en au préjudice de l'affection qu'il a pour l'Estat et Septembre pour la Revue, et de l'amitié qu'il m'a promise. M. le Prince fait tout ce qu'il lin est possible, affin qu'on le croye mesconteut1, et, pour cet effëct, il est ail»'1 à \ allery 2, ayant affecté de ne passer point par icy, pour y voir leurs Majestez, rjuoy que son chemin s'y adonnast. Pour moy, je ferav tousjours ce que je doy, et il arrivera ce qu'il pourra. Je m'asseure que vous avez assez bonne opinion de moy pour croire que je ne suis point pour m'estonner du bateau3. J'espère que tout ira bien: mais, s'il arrive le contraire : I œ Mi por quem scandalum véniel.
M. le prince Thomas a esté obligé dese retirer de devant Orbiteilo aprez deux mois et demy de siège. C'est une estrange affaire que de passer un fossé en Italie. Il ne pouvoit faire autre chose que de se retirer avec les forces qu'il avoit, et il n'y avoit point d'apparence qu'avec trois cens chevaux, il eust entrepris d'en combattre deux mille et six mille hommes de pied.. . . Tout le monde croit que le Pape, aprez avoir donné passage à la cavalerie espagnole, pour achever de faire l'office du Père commun, n'aura pas chastié ceux de la sienne, qui s'estoient voullu jeter parmy ces passans pour les escorter. Vous tairez, s'il vous plaist. part à MM. de la Thuillerie et d'Estrades de ce que je vous escris.
Maousc. de la Biblioth. Mazarino. n 171 y. tome II, f 83 verso. — Copie du temps.
V VI. LE DUC D'ENGHIEN
[ Fontainebleau,] 1 (> septembre 1666.
.1 a\ eu b> bien de vous escrire fort amplement par le sieur de Sainl-
Voyez ci-deesus, p. 37;). et le Journal : On disait proverbialement qu'un homme
d'OHvier d'Ormesam, I. I, p. 3S7. était étourdi du ba tenu , quand son esprit
Injourd'hui département de lTonne, à <;lail doublé par quelque malheur arrive'
peu de distance de Sons. récemment. (Dictionnaire de Furetière.)
iC'j!
Septembre Evremont1, et j'attends maintenant, avec grande impatience, d'apprendre quelle resolution vous aurez prise. Les advis que j'ay receus depuis ma dernière lettre de Testât des ennemis et de Dunkerque me font non-seulement juger que vous y estes à présent attaché, mais concevoir une espérance quasy certaine de l'heureux succez de cette entreprise, et je vous advoue que ma principale inquiétude consiste presque à la conservation des places de la Lys.
C'est pourquoy vous agréerez Lien que je vous mette en considération s'il ne seroit point plus à propos que Sa Majesté ordonnant, comme elle faict à M. le vidame d'Amiens2, d'assembler ce qu'il pourra tirer des garnisons et des milices de Picardie, il les menast touttes sur la Lys, que s'il les conduit dans l'armée , où aussy bien elles se dissiperont assez tost.
Sy les ennemis sont en estât de secourir Dunkerque3, de quoyje doubte fort, attendu leurfoiblesse, dont je reçois tous les jours de nouveaux advis, il est certain qu'ils ne songeront qu'à cela; mais, s'ils ne se sentent pas assez forts, comme il y a grande apparence, ils tourneront leurs pensées à essayer, pour le moins, de s'emparer des postes de la Lys pendant que nous serons occupez ailleurs, et, en ce cas, si les postes sont bien munis, ils pourront résister et leur y faire recevoir l'affront, particulièrement si vous les renforcez de quelques troupes; ce que vous aurez peut-estre moyen de faire sans nuire à l'entreprise principale où vous serez engagé.
Je m'advance à vous en dire tant, parce que je considère, outre le service du Roy, que vostre gloire recevra d'autant plus d'accroissement si vous prenez Dunkerque , sans rien perdre ailleurs.
M. de la Moussaye m'ayant parlé pour le magazin d'avoine, dont
1 Charles Mascarel deSaint-Evremont,né vrages, qui ont été publiés par DesMaizeaux. le iei avril 161^1, devint, en 166 2, lieutenant ! Henry-Louis d'Ailly, vidame d'Amiens .
des gardes du duc d'Enghien. H se distingua mort en 1 653.
à la bataille de Nordlingue et au siège de 3 La ville de Dunkerque fut assiégée par
Dunkerque , et fut nommé maréchal de camp le duc d'Enghien le 19 septembre 16&6 et
en i652. (Chronologie militaire de Pinard, se rendit le 11 octobre de la même année,
t. VI.) Il mourut à Londres en 170.3. Saint- Sarrasin a écrit l'histoire de ce siège mé-
Évremont est surtout connu par ses ou- morahle.
Di i \i;iii\ \i. m \/ \i;in 313
vous avez besoin <n cas du siège * 1 * * Dunkerque, et M. de Champlas- ^. ,.t. ...i.i . treux ' ayant depesché ic) pour le mesme effeci, j'a) aussytosl fail renvoyer son courrier pour lu\ dire que Ton fera fournir tout l'argent qui sera nécessaire Bans toucher aux cinquante mille livres n\ aux cent mille que l'on a feicl partir depuis; mais je voua supplie que, |i.tim\ les autres services que voua rendes à l'Estat, vous vous donniez l,i peine de la distribution de l'argent; car cela estant . ces! assea i\nr pour que Pon soit ic] en repos que tout soit bien mesnagé.
Estanl advert) que des prisonniers espagnols, qui sont «lu costé où vous estes, donnent des advis continuels à Garacena et à d'autres cheià de loul ce qu'ils croyenl advantageux à leur party, ja\ jugé à propos de vous en informer, afin d'y faire bien prendre garde el rompre ce commerce, en les esloignant, ou par quelqu'autre moyen que voua ad> iseres.
Uveldas, que l'on m'a dil estre à Calais, pour L'eschange des prisonniers deMardick, esl un homme assez adroit, qui ne manquera pas de trouver 1 1 « *— voyes pour advertir les ennemis de ce qu'il croira leur ponvoir estre utile; et, comme ils nont aucun prisonnier à nous rendre pour l'eschange de ceux que nous avons laids à Vfardick, puisque tous ceux qu'ils ont nous doivent estre remis, en vertu d'un traitté de l'eschange gênerai, je crois qu'il \ a lieu de le pouvoir renvoyer sans qu'il ayf sujetde Be plaindre avec raison: outre que, quandmesme il
n\ auroil autre traittéque celuj qui a esté fait à Etfardick, il ne -
obligeroit pas à faire l'eschange présentement, puisqu'il porte bien qu'on le fera, mais non pas quand; ce qui nous donnerait lieu de leur dire que nous avons bien envie d'exécuter ce «pie nous avons promis, mais dans cet hyver.
J ,i\ esté encore adverti «jn un ayde de camp bourguignon . qui estoit prisonnier à Boulogne, s'est eschappé el a porté beaucoup d'advia à Caracena; c'esl tout ce quej'a) à vous escrire présentement.
Fûe iln premier président Mathieu Tel est le nom donné par la copie. Il
Mole. Voyei t. I. |». 916-917 des Lettre* faudrait lire probablement Alméidaou Ivel-
laneda.
■Aiua. — h. 40
-l'piftmbrp 16/16.
GXXXI.
Manusc. de la Biolioth. Mazariue, n" 1719, tome II, f° 85 verso. — Copie du temps