A M. LE MARESCHAL DE TURENNE
[Paris,] 30 juillet iG44 '.
(extrait.)
Nous avons nouvelles que le prince Ragosky se maintient hautement dans la Hongrie, et que Guts2, qui a la maladie dans son armée qui la ruine , a levé le blocus de Cassovie 3, et s'est retiré à douze lieues , et que ses Allemans se sont remis dans leurs quartiers fort diminuez de nombre.
Nous avons de grandes raisons de croire que l'accommodement de Suéde et de Danemarck se pourra faire, et nous avons avis que le roy de Danemarck n'en a point aversion, particulièrement depuis que la flotte que les Suédois ont esquipée en Hollande est arrivée sur la mer Baltique. En cela, comme il y a de l'apparence, vous pouvez deviner quelle en est la conséquence pour l'Empereur, bien que, nonobstant cela 4, les Suédois nous font espérer que M. Torstenson pourra retourner en Allemagne.
Manusc. de la Bibl. Mazarine, n° 1719, tome II, f" 34 verso. — Copie du temps.
A M. LE DUC D'ENGHIEN
[Paris,] 21 juillet 1 6'ii.
La dépèche commence par des protestations que fait Mazarin du désir d'être agréable au prince. Il continue ainsi :
Quoy que j'aye entretenu au long le sieur de Tourville sur touttes
' Le commencement de cette lettre est le 5 mars 1 645 , à la bataille de Jankau ou
en grande partie la répétition de celle Jankowitz en Bohême.
du 9 juillet; je l'ai retranché. 3 Ville de Hongrie, désignée aussi sous
2 II y a Guts dans la copie; mais il est le nom de Kaschau.
probable qu'il faudrait lire Gœtz. Ce gêné- 4 C'est-à-dire même dans le cas où la
rai, né en 1 5 9 9 , servit jusqu'en 1626 la paix ne serait pas conclue entre la Suède et
cause protestante, puis s'attacha à Walds- le Danemark. (Voyez, sur ces négociations,
tein etcombattit sous sesdrapeaux. Il périt, t. I des Lettres de Mazarin, p. 629, 63o.)
clioses, et qu'il ayt fort bien compris les pensées que l'on a icy, je ne Juillet if>' laisseray pas pourtant de vous mander un mot en passant sur chaque poinct. Vous verrez, par le mémoire cy joinct,que je n'ay pas cru devoir faire mettre en chiffre, ne doutant point qu'il ne vous soit remis en toute seureté, les pensées que l'on a icy sur ce que vous pourriez, dans la conjoncture présente, entreprendre de plus utile pour le service du Roy et pour vostre gloire l. J'ay empesché qu'on ne mist le nom de Sa Majesté au-dessous , affin que vous demeurassiez en plus de liberté de prendre vos resolutions, et que les prenant de faire le voyage vers Brisach, vous en rapportassiez plus d'honneur que si vous en aviez receu ordre exprez. Cependant, si vous vous résolvez de le faire, en l'escrivant icy, on vous envoyera l'approbation de Sa Majesté aux termes que vous sçauriez désirer.
Si M. le mareschal de Turenne vous mande que vostre voyage puisse produire quelque bon effect, je vous avoue, Monsieur, que j'ay une passion tres-forte qu'aucune autre considération ne vous empesché de profiter d'une si belle occasion d'accroislre la haute réputation que vous avez desja acquise. Je ne voy pas que de longtemps on puisse rencontrer une plus favorable conjoncture, et, quoyque le motif du service de Sa Majesté et de l'avantage de cet Estât soit tout puissant surmoy, je puis vous asseurer que celuy de vostre gloire, que je souhaite plus que qui que ce soit de vos serviteurs, augmente de beaucoup l'envie que j'aurois de voir réussir tous les desseins qui vous en peuvent donner.
Quand on a fait icy difficulté de la circonvallation de Tresves, ce n'a pas esté pour en appréhender la despense, quoyque véritablement nous ayons grande raison de le faire en touttes rencontres, vous pouvant asseurer que nous ne sçavons le plus souvent où donner de la teste pour trouver de l'argent (je vous le dis sans exagération, et vous devez croire que je vous descouvrirois aussy volontiers les secrets
1 On a vu, par la dépêche adressée à celle de Turenne, afin d'attaquer l'armée Turenne, p. 7, qu'il s'agissait d'opérer la bavaroise de Mcrcy, qui assiégeait Fribourgjonction de l'armée du duc d'Engbien avec en-Brigau.
Juillet i6'i'i. des thresors de la France, comme je fais les misères, s'il y avoit lieu de le pouvoir faire), mais ce qu'on a principalement considéré à faire la circonvallation, c'est qu'il vous y faudra nécessairement employer beaucoup de temps, pendant lequel les ennemis en auront assez pour joindre leurs forces, et venir vous tomber sur les bras, au lieu qu'attaquant la place sans circonvallation vous en serez peut-estre maistre avant qu'ils se soient reconnus; outre qu'estant nécessaire, allant à Tresves, de porter les vivres pour tout le siège, s'il faut faire la circonvallation, il en faudra avoir au double, à quoy nous rencontrerons beaucoup de diflicultez.
Quant à l'argent, dont le sieur de Tourville a fait instance devostre part, M. d'Emery en a desja fait avancer une partie, et je prendra y soin qu'il fasse bientost fournir le reste. Quand je vous offre tout le mien, je ne vous offre rien, parce que je n'en ay point; mais j'ay assez de crédit pour trouver les sommes dont vous auriez besoin. Je vous diray seulement, en toute franchise, que, si en cette nature d'affaires vous employez, hors vos plus proches, quelque autre personne que moy, je ne croiray pas que vous me teniez pour vostre serviteur, au point quo véritablement je le suis.
On a fait partir ce matin soixante-dix mille livres comptant pour estre employées à vos travaux, compris neantmoins dix mille livres pour la despense de l'hospital.
Aussytost que j'ay tesmoigné à Sa Majesté le désir que vous aviez de faire servir M. Arnauld l, elle en est demeurée d'accord. Il partira au premier jour, pour se rendre vers Metz, où il pourra, sous vos ordres, recevoir les troupes qui s'y doivent rendre. Outre les six cents chevaux qui viennent de Picardie, il y a Cossigny, qui doit avoir mille hommes effectifs, ayant receu dix escus pour chaque soldat,
1 Arnauld de Corbeville (voyez lomel, juillet ibkh , au sujet de la mission d'Ar-
p. 181 ). On trouve dans le manuscrit nauld sur la frontière de Lorraine. A fo
de la Bibliothèque nationale, Fr. /1170 suite est placée une seconde lettre du roi à
(fol. 1.57 v°-i58 v"), une lettre du roi au Arnauld sur le même sujet et portant la
maréchal de Schomberg, en date du 3a même date. (Ibid. fol. 1 58 v°-i6o r°).
DU CARDINAL MAZARIN. iî
et moyennant cela estant obligé d'en faire ce nombre; dix compagnies Juifletiôdû. d'Albret qui feront cinq cents hommes, et Saint-Simon autant.
Touchant l'affaire de Saint-Estienne, j'ay fait voir à la Reyne quelqu'une des lettres que la bonne damoiselle a escrites1. Sa Majesté n'a sceu comprendre que qui a escrit de cette sorte ayt pu dire aprez de ne le vouloir pas pour mary. Je ne sçaurois résoudre cette énigme qu'en me remettant au proverbe è rito et volgare2, qu'a allégué en cette occasion M. le mareschal de Guiche dont j'ay fait voir la lettre à Sa Majesté, qui l'a trouvée fort jolie et concluante.
Pour exempter M. de Saint-Estienne des persécutions qu'on luy pourroit faire, j'ay parlé à Sa Majesté avec la chaleur que je fais, Monsieur, de toutes les choses que vous lesmoignez désirer; j'en ay eu la response que je pouvois attendre de la bonté et du désir quelle a de vous gratiffier en touttes rencontres, si bien que ledit sieur de Saint- Estienne peut estre asseuré qu'il ne recevra aucun desplaisir de cette affaire dans le criminel. Les lettres qu'il a receues de la fille, l'aage où elle est de majorité, sans père et sans mère, seroient mesme des raisons assez fortes en sa faveur, quand vostre protection n'y paroistroil point.
Pour M. de Rolelin3, je n'en suis nullement satisfait; je ne sçay pas quelle raison il a pour sa detfense; mais je sçay bien qu'il y a des personnes en France qui se fussent conduittes avec plus de prudence.
Pour ce qui regarde le sieur de la Moussaye,je me remets à la vive voix du sieur de Tourville. Je vous diray seulement, Monsieur, que, soit pour ses qualitez, soit pour vostre considération , je l'estime an dernier poinct. et qu'en touttes occasions je luy en donneray des preuves en ce qui despendra de mo\, nie contentant de vous asseurer que je seray tousjours, etc.
Voyez, sur cette affaire, t 1. p. -'<-. i. était à Heims que le rapt reproche à Saint-
C'esl chose accoutumée et vulgaire. Il y Etienne avait eu lieu, et c'est par allusion
a dans la copie: Crito et volgavc , ce qui ne à relie aH'airo que Mazarin parle du mar-
fonne aucun sens. quis «le Rothelin, gouverneur de Heims. Les
' Il s'agit probablement ici de Henri [iothelin descendaient du fameux bâtard
d'Orléans, marquis de l'ollielin. gouwr- d'Orléans, comte de Dunois et de Longue-
neur de Heims. qui mourut le h mai 1601. \ille
Juillet îCik
Manusc. de la Bibl. Mazarine, n° 1719, tome I, f° 219 recto et verso. — Copie du temps.
A M. D'ESTRADES1
[Paris,] a3 juillet i64i.
(extrait.)
Monsieur,
Selon tous les avis qui nous viennent de l'armée de M. le duc d'Orléans, et que vous pouvez avoir receus en celle de M. le prince d'Orange, Gravelines ne doit pas estre loin de se rendre. Je vous ay desja escrit qu'on remettoit audit sieur prince de former quelque dessein considérable et digne du bonheur et de la force des armes du Roy et de celle de MM. les Estats2, pour l'exécuter conjointement ou séparément, et en la manière qu'il la trouvera la plus avantageuse. Je croy que vous en aurez fait la proposition et la poursuite et que vous en donnerez part à Son Altesse Royale, et icyaussy, ainsy que je vous l'ay mandé.
Il me semble, outre cela, que, dans la consternation où nous avons avis que la perte de Gravelines met les Flamands, et dans le peu d'espérance qu'ils ont, fondée sur la raison et sur l'expérience qu'ils en ont faite, que les Espagnols les puissent garantir des maux dont ils sont menacez, il n'y auroit point danger .qu'on fist courir parmy eux des billets pour les exhorter à songer sérieusement à leurs affaires et à se soustraire volontairement de la domination d'Espagne, de laquelle ils nesçauroient esviter qu'on ne les force de sortir, et qu'il vaut mieux qu'ils soient à eux, puisqu'il n'est pas en leur pouvoir de continuer d'estre longtemps au Roy d'Espagne, et qu'ils s'unissent avec MM. les Estats, comme les cantons suisses catholiques et les protestants sont unis ensemble, et en la manière qu'ils trouveront estre la plus commode aux uns et aux autres.
1 Voyez, sur Godefroy d'Estrades, t. I des Lettres de Mazarin, p. 92/4. — ' On a vu (t. I, p. 229) qu'on appelait ainsi les Etats généraux des Provinces-Unies.
J'escris à M. le prince d'Orange, conformément à ce que vous m'avez Juillet i644. mandé.
Mazarin termine la dépèche en recoin mandant à d'Estrades les intérêts de la Landgrave de Hesse dans Ta (Ta ire de TOst-Frise. (Voyez t. I, p. 763.)
Mtinusc. de la Bibl. Mazarine, n° 1719, tome I, f° 2i5 verso. — Copie du temps.
A M. LE DUC D'ENGHIEN
[Paris,] 27 juillet i6ii.
Pour bien représenter à la Reyne la passion que vous avez de luy plaire, je n'ay icy qu'à luy lire la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'escrire du 2 3 de ce mois. Je vous puis asseurer, Monsieur, que Sa Majesté, qui a tousjours eu un grand sentiment d'estime el d'affection pour vous, a esté extraordinairement satisfaite de la promptitude que vous avez apportée à entreprendre le voyage dont M. de Tourville vous a apporté le projet. J'espère qu'il ne se faira point sans qu'il vous produise beaucoup de gloire, soit que vous ayez lieu de combattre les ennemis, soit qu'ils lèvent le siège ! avant que vous soyez à eux, ce qu'ils ne pourront faire qu'avec honte et avec perte. J'avoue que cette manière d'agir soudaine et viste est bien d'un homme né aux grandes choses, et l'on l'a tousjours remarquée en la conduite de ceux qui se sont le plus signalez dans le mestier. Vous pouvez donc juger, Monsieur, quelle joye en doit recevoir une personne qui s'intéresse, comme je le fais, en tout ce qui vous concerne.
Je ne vous escris rien de M. de Lorraine, puisque le sieur du Plessis Besançon a ordre de vous tenir averty de tout. En tout cas, pourveu qu'il demeure dans la neutralité, comme il l'a fait entendre au sieur du Plessis, et qu'il n'agisse pas contre nous jusqu'à vostre retour, j'espère, quoy qu'il fasse aprez cela, qu'il ne rompra point noslre dessein.
' Le çiége de Fribourg-en-Brigau.
luilioi i6S6. Les assiégez de Gravelines, quoy que sans espérance de secours, {"ont une résistance qui n'est pas ordinaire, et ont soustenu un assaut avec grand cœur, et avec quelque perte de part et d'autre. Un peu de jours les mettra à la raison; ne vous mettez pas en peine pour les troupes qui doivent joindre vostre armée, et fiez-vous aux soins de celuy, etc.
P. S \ Depuis vous avoir escrit celle-cy, nous avons receu deux courriers, l'un de la capitulation de Gravelines et l'autre de l'entrée des armées du Roy dans cette place. H en est sorty prez de huict cens hommes, et cent quatre-vingts Italiens seulement de sept cents qu'ils estoient au commencement du siège. Je n'ay point voulu vous depescher qu'aprez l'arrivée du dernier courrier celuy qui vous portera la près nte.
Vous avez sceu la mauvaise intelligence qui avoit presque tousjours régné, durant le cours du siège, entre MM. les mareschaux de la Meilleraye et de Gassion ; mais elle a esclalé tout-à-fait sur la reddition de la place, ce dernier ayant prétendu que Navarre2 y entrast en mesme temps que les gardes, et M. le duc d'Orléans ayant ordonné que ce fust les gardes qui y entrassent les premiers. Les susdicts mareschaux s'estant rencontrés ensuite mirent ï'espée à la main l'un contre l'autre. Cela a esté accommodé; mais il est tres-fascheux que ce demeslé se soit passé presque à la veue des ennemys, et qu'il s'en ayt peu fallu que les troupes ne se soient partagées pour se battre les unes contre les autres 3.
On vous envoyé cent chevaux d'artillerie frais, qu'on fait conduire
1 Voyez, sur ce post-scriptum, ci-dessus, p. 5 , note. Il n'a pu être envoyé que le 3i juillet. Mazarin lui-même indique qu'il avait retardé le déport de sa lettre jusqu'après l'arrivée du dernier courrier.
2 Le régiment de Navarre. (Voyez les détails dans les Mémoires de Monglat, édit. Michaudet Poujoulat, p. i5a, î" colonne.)
3 Voyez, dans le manuscrit de la Bil>l,
nationale, Fr. £170 (fol. 160 r°-i6i v°), une lettre du Roi au duc d'Orléans, sur la prise de Gravelines, pour le féliciter et l'inviter à revenir à la cour, après avoir pourvu à la sûrelé de la place. Cette lettre est du 3i juillet. Une seconde dépêche du Roi. portant la même date, a pour but de prier le duc d'Orléans de ne donner congé à aucun officier de l'armée. {Ibid. fol. 161 v°-i6a v .)
à Metz, et vous devez croire que vous serez fortiffié de tout ce qu'on faHiet i644. pourra lirer commodément de l'armée, qui est tenue en eschec par celle des ennemis qui est forte et se grossit tous les jours sur la démonstration qu'ils faisoient de vouloir secourir Gravelines.
J'espère que vostre voyage produira quelque effect considérable, et que vous trouverez de quoy acquérir de la gloire^ H y a neantmoins à appréhender que, la frontière se trouvant desgarnie particulièrement de cavallerie, Beck n'y fasse quelque course, surtout si M. de Lorraine s'ajustoit avec les Espagnols, et qu'il se joignist à luy, vous sçavez que cela feroit du bruict à Paris. Nous taseherons, toutesfois, d'y remédier le mieux qu'il nous sera possible, et j'ay escrit à M. le mareschal de Schomberg d'y veiller de son costé, et M. Arnauld1 va partir tout présentement pour se rendre à la frontière.
Je ne sçay quelle dernière resolution prendra M. de Lorraine; mais il est vray que, quand mesme il tiendra ce qu'il nous a promis, il y aura quelque chose à désirer en son procédé.
Le sieur de Thibaut2 est arrivé icy, pendant quoy le gouvernement de Saint-Quentin estant venu à vacquer, j'ay fait trouver bon à la Reyne qu'il en fust pourveu. Il est de seize mille livres de rentes et d'une grande bienséance, à cause de la proximité de Paris. Si cependant il ayme mieux rescompense3 au lieu de cela, on le contentera et l'on terminera l'affaire sans retardement; ce que je désire avec plus de passion que vous.
Ayant tousjours beaucoup estimé M. d'Espenan, et ses inlerests
1 Arnauld de Gorbeville, mestredecamp des carabins. On trouve , dans le manuscrit de la Bibliothèque nationale (Fr. 6170, fol. 1 53) , une lettre du Roi, adressée à M. de Feuquières, pour qu'il reçoive dans Verdun, dont il était gouverneur, les troupes commandées par Arnauld, et leur fournisse des vivres. La lettre royale, en date du 2 1 juillet 1 64 Zi, commence ainsi : « Monsieur de Feucquieres, envoy.inl à Verdun le sieur
Arnauld, mareschal de mes camps et armées, pour y recevoir plusieurs troupes de cavalerie et infanterie que j'ay destinées pour servir de renfort à mon armée commandée par mon cousin le duc d'Anguien, etc.»
* Lieutenant du gouverneur de Stenay, avec lequel on était en négociations. ( Voyez ci-dessus, p. lu)
' Indemnité pécuniaire. (Voy. plus haut, p. h , note 2.)
iliei i(>kii. m'estant recommandez de vostre part, vous pouvez croire, Monsieur, que je n'avois garde de manquer de l'appuyer fortement, comme j'ay fait dans le Conseil , où j'en ay parlé aux termes que M. vostre père , qui en fait la proposition, avoit désiré que j'en parlasse.
Manusc. de la Bibl. Mazaiïne, n° 1719, tome 1, f 200 verso et 20irecto. — Copie du temps.