‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministáereChapitre 83 sur 146 · CCXL · texte numérisé non relu

CCXL

Archives des Affaires étrangères (Allemagne), tome XCX. '. — Minute.

A M. DE TUREME.

[Paris], 3o décembre 16/17.

(extrait.)

11 est à craindre que la resolution de rompre avec Bavière, avant qu'il en fust tems, ne nous réussisse [pas] bien, et que ce ne soit pas mesme l'advantage de nos alliez; mais, quelque mal que nous puissions encourir par là , il seroit tousjours moindre que celuy que la susdicte delliancepourroit produire, et il estoit 'à propos de mettre pour une bonne fois, et par un coup hardi, nosdicts alliez en estât de [ne] se défiler jamais plus de nous. Ce qui me console en cecy est que je suis certain que , par la conduite que vous observerez, vous destournerez tout le mal et tirerez tout le bien qui se pourra d'une résolution si hazardeuse, mais si nécessaire, et le souvenir de ce que vous fistes l'année passée dans vostre jonction avec M. Wrangel ne m'est pas un petit augure de ce qui se fera l'année prochaine, soit que vous agissiez conjoinctement avec luy, ou par diversion, ainsy que vous aurez concerté ensemble.

Voilà ce que j'avois à vous dire en gênerai sur l'occurrence dont il

Il n'y a |)as île pagination.

est question. Et pour vous en particulier, je vous diray qu'en cas que Déeembre l'armée suédoise ne marcliast point, etque le sieur du Perron vous rap- l647portast qu'elle ne fust en estât et en volonté de le faire sy tost, en ce cas je vous prie de tout mon cœur de juger si , dans le commencement de febvrier, et renforcé de troupes que levé M. d'Erlacb, et avec les nouvelles levées et recrues qui se font pour vostre armée et le remontement de ceux qui sont à pied (ce qu'on haste autant qu'on peut), vous pourriez, de vous-mesme, passer le Rhin et prendre des quartiers dans le \Y iirtemberg et ailleurs, nonobstant l'opposition des troupes de Bavière.

Tous les advis pourtant que nous recevons portent que l'armée suédoise sera bientosten marche, et la raison semble l'y obliger, ainsv que vous verrez dans le contenu de la lettre de M. de Longueville. Ce qu'estant, il y a toutes les apparences du monde qu'on remportera présentement quelque advantage sur les ennemis, et qu'on en assurera d'autres bien plus grands pour la campagne prochaine. Quoy qu'il en soit, ou l'envie que j'ay de vous voir bien fort me le faict croire plus facilement que la chose ne sera en effect, ou, selon le calcul que j'en fais, tant du costé de M. d'Erlacb que d'ailleurs , elle [l'armée] sera composée de douze mille hommes effectifs. Cela estant, et dans le tems que je vous ay designé, je me persuade d'autant plus volontiers que, passant le Rhin, vous pourrez entreprendre quelque chose d'important, que les ' ennemis ne s'imagineront jamais que vous le devez passer sy tost, et, sur cette créance, se tenant dans des quartiers fort esloignez et séparez, vous pourrez vous aller loger au milieu clesdicts quartiers, en enlever quelques-uns, et empescher leurs troupes de se rejoindre. Je vous mande toutes mes pensées à l'ordinaire, mais avec protestation qu'elles ne vous doivent obliger à rien qu'à ce que vous jugerez faisable, et je suis fort asseuré qu'estant sur les lieux et voyant, de plus prez que nul autre, naistreetchanger les occasions, vous ferez tousjours tout ce qui se pourra faire, non-seulement pour l'interest du service du Roy et pour vostre propre gloire, mais mesrne pour ma satisfaction particulière, que je veux bien croire ne vous estre pas indifférente.

Décembre En efïect, puisque les choses sont réduites aux termes où elles se l6/|7- trouvent, et que, selon ce qui paroist, et dans les obstacles que les Espagnols opposent à la conclusion de la paix, et principalement de celle de l'Empire, il se faut résoudre plus que jamais à une brave guerre, c'est pour cela que je travaille avec tant de soin pour redresser vostre armée et la remettre à meilleur estât qu'elle n'a encore esté, afin qu'avec les efforts que nos armées feront de leur costé, on contraigne, par la force, de donner les mains à la paix ceux que la raison n'a pu y faire entendre.

Vous n'avez pas besoin que je vous parle de la conservation des places que nous avons sur le Rhin ou au delà. C'est à quoy, quelque resolution que vous preniez, je sçais que vous mettrez les ordres nécessaires, comme je croy aussy que vous vous serez réservé quelque chemin pour retourner vers le Rhin, qui ne sera point mangé, et par où vostre cavallerie trouvera de quoy vivre dans sa marche.

Quant à l'Alsace, où vous avez esté obligé de relascher, je m'asseure que vous la considérerez comme un pays qui n'appartient [pas] moins au Roy que la Champagne, et, par conséquent, que vous mesnagerez les provisions qui s'y trouvent avec tout l'ordre et toute l'économie possible; ce qui, outre le soulagement que les habitans en recevront, à quoy il faut viser autant qu'on peut, vous donnera moyen d'y faire subsister plus longtems les troupes.

Quant aux quartiers de M. d'Erlach, il est très-important de les espargner, tant pour ce que ce seroit l'incommoder clans les levées qu'il met sur pied, qui ne seront pas un petit renfort à vostre armée, que pour ce que je le prie (et je me promets qu'il le fera pour l'amour de moy) d'y recevoir de mes regimens de cavalerie et leur donner moyen de s'y refaire. Il n'y a personne qui commisse mieux que nous ' de quelle importance il est de mesnager l'humeur de M. d'Erlach dans le moyen qu'il a plus que nul autre estranger de servir le Roy en Allemagne, en quoy certes il ne manque pas de zèle, non plus que de

Il semble qu'il faudrait lire vous; mais phrase, ainsi écrite, présente un sens conil y a bien nous dans le manuscrit, et la venable.

puissance. C'est pourquoy je ne doubte point que vous luy fassiez toutes Décembre les avances d'estime et civilité que vous pourrez avec bienséance, en luy faisant principalement sentir, et d'une manière obligeante, que vous avez souliaité et mesme recherché l l'employ que le Roy luy a donné, comme, en eflect, je n'eusse jamais songé à le proposer sans sçavoir au préalable, non pas seulement que vous le trouviez bon, mais que vous le jugiez à propos.

J'avois résolu d'envoyer en Lorraine d'Anisy et deux capitaines de mon régiment, et Milet2, qui est à moy, pour y assembler les hommes que j'y fais lever pour mondict régiment; mais j'ay estimé qu'il seroit plus à propos de surseoir l'envoy desdictes troupes jusqu'à ce qu'on voye ce que vous aurez à faire. Je les feray ce pendant mener à Nancy et en d'autres places, où elles se puissent non-seulement remplacer, mais où j'aye encore moyen de les augmenter, à quoy je tiendray la main, et, nonobstant cela, je ne laisse pas de faire partir Milet avec quelque argent comptant du mien, et une lettre d'eschange que j'ay faict donner sur mon crédit, avec cette instruction d'exécuter ponctuellement tout ce que vous luy ordonnerez, touchant l'employ de cet argent, me promettant bien que vous ferez bien3 examiner les officiers, auxquels vous en ferez distribuer pour quelque levée, et recognoistre qu'ils sont capables d'accomplir ce à quoy ils se seroient obligez. Je voudrois bien qu'on pust lever quatre compagnies de cavalerie pour mon régiment et rendre les quatre qui y sont plus fortes et plus nombreuses. Je vous prie de songer à trouver des officiers [propres] à se bien acquitter de cette levée. Je me promets que M. d'Erlach y apportera beaucoup de facilité, de la façon dont je luy en escris, touchant le lieu d'assemblée. Milet se pourra rendre auprez de luy pour cet efFect, si vous le jugez à propos. De cette sorte, j'espère que ledict régiment se pourra mettre à quatre ou cinq cens hommes. Vous disposerez de tout, ainsy que vous le jugerez pour le mieux, et

1 Becherché , dans le sens de sollicité 3 La répétition du mot bien se trouve pour lui. dans le manuscrit.

2 Voyez , sur Milet , la table alphabétique.

Décembre Milel ne sera mesme que pour exécuter vos ordres, comme je vous l6*7- ay dit.

J'avois pensé (et j'en avois parlé au sieur de Paris) que, n'y ayant rien de si important ny de si nécessaire que de vous establir la plus grande authorité qui se peut sur vostre armée, il valoit mieux laisser foibles les corps dont vous ne vous asseurez pas bien, que de les augmenter et les mettre en estât de prendre plus de cœur et d'oser davantage par le nombre dont ils se trouveroienl accreus, et, en ce cas, il vaudroit mieux employer la dépense, qui se feroit pour les levées d'augmentation, à en faire pour vos nouveaux corps, qui sont entièrement dans l'obéissance. C'est pourquoy j'avois dict audict sieur Paris de vous mander s'il ne seroit pas à propos de mettre à la teste de mon régiment quelque officier qui n'eust pas en teste les maximes de l'armée weymarienne et le traité de Brisacb1, qu'il faut desraciner et faire esvanouir peu à peu, pour ne retomber point dans les inconveniens que nous avons encourus. Je luy avois mesme parlé de Streif 2, qui est Allemand et homme de réputation, pour ma lieutenancc-colonnelle. Je ne sçais pas quelle seroit la conséquence de ce choix, puisqu'on m'a dict que le major du susdict régiment se reduiroit malaysement à voir un autre en une place qu'il croiroit légitimement luy appartenir. Je vous supplie de considérer quel expédient on pourroit prendre en cela, et de voir si, en donnant quelque autre employ, comme la lieutenance-colonelle de Buflalo, auquel on pourroit donner un régiment, si vous le jugez capable, et quelque pension audict major, ledict major et les autres officiers du régiment consentiroient à recevoir Streif. Autrement, si cela ne se pouvoil, il sera plus à propos de laisser ledict régiment à quatre compagnies, en lever un3 pour Streif et les

' Ce traité avait été signé à Brisach, Frédéric de Slreii de Lœwenstein, qui figure

le 9 octobre 1639, enlre Louis XIII el les dans la Chronologie militaire de Pinard

principaux officiers de l'armée du feu duc comme maréchal de camp de la promotion

Bernard de Saxe-Weimar; il garantissait du 26 octobre 170A. aux Weimaricns des privilèges et une indé- 3 II y a bien un et plus loin autres dans

pétulance dont se plaignait Mazarin. le manuscrit. Le mot m désigne le régi-

"- (Test probablement le père de Charles- ment qu'on devait lever.

autres1 pour BulTalo. Ce que je trouve de fasclieux clans ce dernier Décembre party, si l'on le prend, c'est la dépense «pie l'estal-major apporte. t6/l7-

Je nie promets quaprez que vous aurez meurement examiné toutes choses, vous vous arr esterez à ce qui sera meilleur pour le service du Roy et pour lcstablissement plus grand de vostre authorité, à quoy vous devez viser. Cependant je fais tousjours faire des instances pour le remplacement de nos cavaliers, qui ont passé dans l'armée suédoise, et, dans le pouvoir qu'on a envoyé au sieur Clianut d'offrir quelque argent à la reyne de Suéde, dont nous n'avons pu nous deffendre, une des conditions sous lesquelles cette offre se doit faire est qu'on nous rende un pareil nombre de reistres que ceux qui se sont destachez de nous, et je presse d'autant plus cela, que nous aurions besoin, la campagne prochaine, en Flandres, des regimens de cavalerie que vous y avez envoyez celle-cy. Je vous diray, au reste, que, dans le desespoir où j'ay esté de voir que vous ne pouviez passer le Rhin, je m'estois consolé de la nouvelle que vous viendriez icy. Je vous avoue pourtant que je voudrois que M. Wrangel vous en empeschast, et [que], se mettant en marche, il vous donnast moyen de passer le Rhin et d'y establir vos quartiers. Aprez quoy vous pourriez venir faire un tour de deçà, comme je crois bien qu'estant présentement à Saverne 2, vous serez encore plus prez de nous, lorsque \ous recevrez cette lettre. Si alors, dis-je, vous appreniez que l'armée suédoise n'estoit pas en marche, et que vous jugeassiez que le teins que le sieur du Perron mettra à faire son voyage3 et à retourner prez de vous vous suffira pour faire icy vostre course et vous rendre à vostre année vous le pourriez faire, ayant au préalable mis tous les ordres nécessaires, et estant assuré que cette petite absence n'y causeroit point d'inconvénient préjudiciel au service du Roy; auquel cas vous y pourrez donner à entendre que vous allez seulement à la frontière vous aboucher avec

1 Le mot autres semble se rapporter à sible : on peut hésiter entre Saverne et Slrascompagnies. Le régiment de Buffalo existait bourg. Je crois cependant qu'il y a Saverne. déjà. . 3 11 devait aller trouver le général suédois

2 Le nom est écrit d'une manière peu li- Wrangel.

58/i LETTRES

Décembre M. vostre frère, afin que la créance d'un si petit esloignement et l'opi- ,fi/'7 nion de vostre prompt retour y contint tout le monde dans lé devoir. Vous avez faict parfaitement bien de ne suivre pas le sentiment de MM. les plénipotentiaires pour ce qui est de fonder le subject de nostre rupture avec Bavière sur ce que ce prince ne se soit pas contenté de faire sortir, conjoinctement avec les troupes de l'Empereur, celles de Suéde des Etats héréditaires; mais qu'il les avoit poursuivies encore aprez et [vous avez] faict voir par là que vous n'estes pas moins homme de cabinet que de campagne. On nous a faict icy et ailleurs diverses plaintes de la part des Suédois, de ce que vous ne vous estiez pas mis en devoir d'aller secourir Memmingen1. Je sçay qu'encore que vous n'en eussiez pas l'ordre, il vous estoit impossible [de le faire], qui est une raison qui ne reçoit pas d'exception. Je vous prie, neantmoins, me mander les raisons précises de cette impuissance et les autres considérations que vous avez eues de ne vous embarquer pointa ce dessein, afin que je m'en puisse prévaloir, quand il sera besoin. Pour ce qui est des quartiers, et ce qui regarde le logement de vostre armée, je m'en remets entieremeut à ce que vous en escrit M. Le Tellier, et comme, paroist-il, vous la desirez loger dans toute l'Alsace, afin qu'elle ne soit pas esloignée du Rhin et qu'elle soit toute preste à marcher en cas qu'il le faille faire, si celle de Suéde marche pour la venir joindre, vous n'aurez pas à vous servir de ce qu'on vous escrit pour d'autres [quartiers]. Je vois bien aussy que les environs de Strasbourg souffriront dans ce logement que vous prendrez dans l'Alsace , et j'en suis bien marry ; mais la nécessité n'a point de loy.

J'ay receu une lettre de M. de Bavière, aprez l'arrivée de Crebs 2 à Munich, toute pleine de protestations de service pour la France et d'affection pour moy : qu'il ne souhaitoit rien avec plus de passion que d'employer tout ce qui pouvoit dépendre de luy pour l'advantage de cette couronne; mais sa conduite ne respond pas à ces belles paroles.

1 Ville du cercle de Souabe. (Voyez ci- vière, qui est souvent cité dans les Lettres dessus, p. h 9 8, note 1.) de Mazarin, avait été un des négociateurs

2 Ou Krebs. Ce ministre du duc de Ba- de la trêve d'Ulm.

DU CARDINAL MAZARÏN. 585

puisqu'il manque mesme à ce qui estoit arresté à Ulm en nostre en- Décembre droit, s'estant séparé de nos quartiers avant que vous ayez faict la de- ,6'1'' claration de la rupture. 11 faut que, de nostre costé, nous fassions tout ce que nous pourrons pour prendre des advantages sur luy; mais, en mesme teins, je crois à propos qu'il ne faut pas tesmoigner de l'animosité ny d'aigreur, puisque cela ne sert de rien à la substance, me remettant au sieur Paris de beaucoup de choses, entre autres pour ce qui s'est passé entre mademoiselle vostre sœur et moy, je vous supplie de croire, etc.

Aprez cette lettre escrite, je reçois encore un advis de Bruxelles que l'armée suédoise marchoit pour venir en Hesse. Je ne sçais pas si l'advis est véritable, et, en cas qu'il le soit lorsque vous recevrez cette depesche, il faudra nécessairement, ladicte armée s'estant beaucoup advancée, que vous l'ayez sceu de vostre costé, et que, suivant cela, vous preniez vos mesures, ainsy qu'il est dict cy-dessus. Ledict advis, adjousté à ce que le sieur de la Cour x nous avoit desjà escrit d'Osnabriick, nous a confirmé dans la resolution qu'on avoit prise de depescher en toute diligence le sieur du Perron, afin qu'il vous rapporte des nouvelles asseurées de ce que Wrangel fera, et de ce qu'il [constatera2] que vous devez faire de vostre costé.

GCXLII.

Archives des Affaires étrangères (Rome), tome CIII, f" 3 1 5-3 îG. — Minute.

A FONTENAY-MAREUIL

Paris, fin décembre 1667.

(extrait.)

Vers la fin de l'année 16/17, Mazarin, voyant le trésor épuisé, chercha des ressources extraordinaires dans la création de charges de magistrature, et songea

1 Henri Groulart. (Voyez la table alpha- 2 Le mot est à peu près illisible; mais le

bétique à la fin du volume.) sens général de la phrase n'est pas douteux.

■AZABIR. — II. h !\

Décembre aussi à exploiter les bénéfices ecclésiastiques. Ce fut dans ce dernier but qu'il 1067. adressa à l'ambassadeur de France, à Rome, une dépêche dont voici un extrait l :

Par le concordat passé entre le pape Léon X et le roi François Ier, il a esté, entre autres choses, convenu que Sa Sainteté ne feroit point expédier de bulle des archeveschez, eveschez, abbayes, prieurez conventuels, prébendes et autres bénéfices y spécifiez, que sur la nomination qui luy en seroit faicte par le Roy, à qui elle est déclarée appartenir.

Sa Majesté veut renoncer à ce droit, qui lui a esté accordé et luy appartient, en faveur des titulaires et possesseurs desdicts bénéfices, pour une fois durant deux années, pendant lesquelles lesdicls beneficiers pourront nommer personnes capables, suivant les saints décrets, à Sa Majesté, qui sera obligée de leur expédier sa nomination en cour de Rome, sur laquelle les bulles seront expédiées sur la résignation pure et simple desdicts beneficiers, ou sur la nomination d'un coadjuteur, moyennant quoy les beneficiers donneront une année de leur revenu, payable en deux années.

Cette proposition n'est pas contre la conscience, attendu que c'est une seule renonciation pour une fois que le Roy faict en faveur desdicts beneficiers, où ils choisiront des successeurs qu'ils jugeront, en leur conscience, avoir les qualitez requises par les saints [décrets] 2.

Moyennant cela, le Roy dispensera le clergé de France du don qu'il luy doit faire en l'année i65o , qui est l'année de la grande assemblée, en laquelle il secourt le Roy plus puissamment.

La daterie de Rome y trouvera grand avantage, attendu que, dans deux années, les beneficiers de France feront expédier des bulles, n'y ayant pas apparence que ceux qui auront payé l'année de leur revenu en deux armées, [les]3 veuillent passer sans faire expédier des bulles pour leur asseurer un successeur ou un coadjuteur4.

' Une note inscrite sur le registre indique ~ Lemscr. porte droictz ; plusbauU/ecrete.

que Fonlenay-Mareuil reçut la dépêche le 3 II y a le dans la copie.

5 janvier 16A8. Elle avait dû être expédiée " Ce projet n'eut pas de suites; il est

vers le 25 ou 26 décembre 16^17. probable que la cour de Rome le repoussa.

TABLE CHRONOLOGIQUE

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