À M. DE COMMINGES
Paris, 18 décembre 1657.
(BXTtAIT.)
J'ay leu toutes vos depesches avec attention. Je suis marry que les
' Écrite par un capitaine au rëgiment de ' Coniminges avait été envoyé comme
Picardie. ambassadeur en Portugal. (Voy. t. VII,
Déconibroi657. offrcs quon VOUS a faictes de delà^ ne soyent pas telles qu'elles devroicnt estre pour le bien mesme et Tadvantage du roy de Portugal, '^t cela a paru si estrange, que Ton a voit résolu d'abord de vous mander ïour toute response que vous eussiez à partir sans autre delay pour revenir en France; mais j'ay faict agréer à Sa M^^que vous attendiez encore le retour de ce courrier, lequel Elle désire que vous renvoyiez sans perte d'un moment de temps avec le résultat de lad. délibération dernière et finale, qui sera prise de delà, ainsy que vous verrez plus particulièrement par les depesches de M. le comte de Brienne, auxquelles je me remets ^.
Je vous asseure ce pendant que l'on ne songe point en France [à faire] au lieu où vous estes des levées, particulièrement de cavalerie^; car quelque événement que puisse avoir vostre négociation, il est certain que le roy de Portugal a besoin d'armer puissamment, d'autant plus que les Espagnols vont faire passer de ce costé-là toute la cavalerie et infanterie allemandes qu'ils ont dans le Milanez {sic), laquelle^ ne s'y accorde pas trop bien avec les autres troupes*.
Nous avons appris avec beaucoup de joye la reprise de Moron ^ par les armes du roy de Portugal.
Je vous diray de plus que nous faisons tous nos efforts pour l'accommodement de Hollande ''.
p. ASS.) On trouvera aux Analyses Tindicalion d'une autre dépêche adressée par Mazarin, à la même date, à M. deComminges.
* En Portugal.
* Brienne, dans le rëcit quil fait dans ses négociations , conclut trque le roi de Portugal serait toujours un ami assuré, pourvu que nos affaires prospérassent et qu'on fut dans le dessein de l'assister, mais qu'il ne ferait jamais rien qui fut à l'avantage de la France, ni môme de ses propres intérêts qu'on voyait bien qu'il ne connaissait pasn.
' Le sens est que : La France ne stmge
pas à faire des levées , particuUèrement de cavalerie, en Portugal.
* II y a bien dans la minute laquelle, au lieu de lesquelles.
* Ces troupes allemandes étaient celles que l'empereur Ferdinand y. avait fait passer, sous prétexte que le duché de Milan était un. fief impérial. Grâce à elles , il avait envahi les États du duc de Modène.
^ Bourg de l'Andalousie.
' On en trouve la preuve dans la dépêche de Mazarin ii Tambassadeur de Bordeaux, en date du i3 décembre iGSy.
DéceDibr(>iOS7.
GXXXIII.
Bibl. nat, ms. f. fir., Mitmiget de QMtrt, t. 5i A, f° 685. — Minute.
À M. DE TURENNE
Paris, jg décembre 1657.
(bxtbait.)
Mazarin lui annoace qu'il vient de faire envoyer de Targenl à Mardick pour le payement des troupes* Il ajoute :
J'ay parlé à lambassadeur d'Angleterre et j'ay escrit de nouveau fortement à M. de Bordeaux, a6n qu'il sollicite M. le Protecteur d'envoyer du fourrage pour la subsistance de la cavalerie qui est dans Mardik, et qu'il y ayt sur les vaisseaux un bon régiment, outre les deux qui sont desjà destinez pour le secours de la place, et j'espère que, lorsqu'il verra de quelle manière on agit icy et comme le Roy n'espargne ny l'argent ny aucunes autres choses pour la conservation de cette place, il fera aussy, de son costé, ce que nous pouvons souhaiter, puisqu'il y est plus intéressé que nous. Cependant j'ay mandé à M. d'Ormesson d'y envoyer du foin et de l'avoine, et que, si le vent n'est pas propre pour aller de Calais à Mardik, il en envoyé plustost acheter en Angleterre pour le faire porter de delà.
Vous verrez ce que vous escrit M. Le Tellier.
Pour moy, quoy que les derniers advis que j'ay receus de Bruxelles confirment encore que les ennemis sont tousjours résolus à l'attaque de Mardik et qu'ils n'attendoient, pour l'exécuter, que l'esloignement de toutes nos troupes qu'ils sçavoient avoir desjà commencé à marcher pour aller en quartier d'hyver, je croy que, les travaux s'advançant tous les jours, et que si une communication est bien establye de l'armée au fort, en sorte qu'on y puisse faire passer, quand on voudra, les troupes destinées pour le secours de la place, il me semble ^
' Celte phrase interminaUe est ins^lière ; mais eUe se comprend. Je crois et il me
Décembre 1657. qu'il n'y aura pas à hesiler à laisser prendre à l'armée ses quartiers d'iiyver.
On sçavoit desja à Bruxelles que vous estiez venu à Paris.
Je vous diray encore que je sçay qu'ils avoient grande inquiétude des fortifications que nous faisions faire du costé des Dunes, qui est une marque que c'est l'endroit par lequel ils vouloient attaquer la place ; et par cette raison j'escris fortement que non seulement il les faut continuer, mais y en faire encore de nouvelles; ce que je vous prie de faire aussy de vostre costé, et d'achever le plus qu'il se pourra la contrescarpe, puisqu'il y a des planches et des palissades, autaut qu'il faut, pour cela.
J'ay eu nouvelles que M. le Prince estoit retombé malade et avoit esté à l'extrémité, mais quil estoit encore reschappé et se trouvoit presque sans flevre ^
GXXXIV.
Bibl. nat., ms. f. fr., Mélanges de Colberl, t. 5i A, f* U3 v". — Minute.
À M. DE TURENNE
Paris, 90 décembre 1667.
(extrait.)
A l'instant que je reçois vostre billet du 1 9 , je depesche en diligence à M. d'Ormesson, me plaignant qu'il laisse manquer d'argent pour les fortifications de Mardik, et le chargeant d'y en envoyer; mais y ayant pourveu d'ailleurs abondamment, comme vous sçavez, je responds que cela ira bien. Je luy mande aussy de faire achepter, sans perdre un moment de temps, deux mille sacs de farine pour l'envoyer en diligence à Mardik et de faire pour les palissades tout ce que vous m'es-
semble forment plëooasme. Les irrëguiari- f* 487 du manuscrit, Mazarin<lit à Torenae
tés rësuitent, en partie, des corrections et que le Roi s'en remet à lui sur le moment
des additions marginales. où il conviendra de mettre les troupes en
^ Dans une addition, qui se trouve au quartier d'hiver.
crivez, luy mandant de s*entendre avec vous et de recevoir vos ordres DcVombie 16.57. pour ia quantité que vous proposez d'en faire faire du costé de S*-Valery. H a ordre aussy de faire achepter cinq cens bons mousquets pour Mardik et de faire payer les soldats et olBcici^s françois que vous y avez establis, afin qu'ils nayent aucun sujet de se plaindre; et comme Talon est malade à Calais, j'ay donné la direction des travaux à La Guillotiere, qui s'en acquittera fort bien, et j'ay mandé à M. d'Ormesson de s'entendre avec luy pour cela et [de] luy envoyer de l'argent. Le foin et l'avoine ne manquent pas, à ce qu'il me mande; mais il ne se faut attendre à rien tirer d'Angleterre qu'à nos despeus, quoy que je n'oublie rien pour faire presser M. le Prolecteur de tous costez.
L'honneur de la France est engagé à soustenir cette affaire. Les progrez de la prochaine campagne en dépendent et la conservation de l'union avec les Anglois, lesquels, nonobstant tout ce qu'on faict, nous reprocheroient de n'avoir rien faict, si la place venoit à estre prise, et pourroient ensuite escouter les propositions advantageuses que les ennemis leur font. C'est pourquoy il faut mettre le tout pour le tout pour la bien garder, et, en cette conformité, j'estime que toutes les despenses et les soins que nous prenons pour cela y sont bien employez. Je crois que vous ferez fort bien de laisser aller les troupes en quartier d'hyver, si vous n'apprenez d'Arras et de Béthune quelque chose qui vous en empesche; mais je vous prie de faire reflexion à ce que je vous ay proposé à l'esgard des dix compagnies de vostre régiment et de celuy de Picardie pour envoyer à Mardik.
Je vous prie de mander par ce courrier à M. d'Orraesson ce qu'il aura à faire pour les palissades.
HUAEl:(. — Tlll. .^I
t1f»tllllUK ■ATIOaill.
Déesaibret657.
Btbi. Dal., ms. f. fr.. Mélanges de Colbert, t. 5i A, f* /i68. — Mionte.
À M. DE TURENNE
Ptrit, 95 déeembre 1657.
(bitbàit.)
Je viens de recevoir vos lettres des âi, sâ «t â3 de ce mois. Il n'y a point de diligence, à mou advis, plus nécessaire que celle d'envoyer quantité de palissades à Mardik ; car, après avoir appris Testât dans lequel sont les fortifications et particulièrement des deux costez des Dunes, je soustiens, sans hésiter, que la conservation de la place dépend qu il y ayt au plus tost le nombre de palissades qui peut estre nécessaire pour fermer ces deux costei-là, et particulièrement la contrescarpe du costé de Dunkerque. C'est pourquoy je m'asseure que vous continuerez de presser MM. de Bordeaux^ et d'Ormesson, ainsy que je fais, pour y en envoyer à quelque prix que ce soit.
Je suis marry de la maladie du sieur Talon ; mais je vous advoue que je n'ay pas sujet d'estre fort satisfaict de la relation qu'il m'avoit faicte de Testât de Mardik, car sur cela je croyois qu'il y avoit abondamment de quoy faire une vigoureuse deffense, et cependant, pour dire le vray en un mot, il n'y avoit pas de quoy résister huit jours,, quand tous les officiers et soldats auroient faict des merveilles; mais j'espère que Ton remédiera à tout, et que, quelque opiniastreté que les ennemis ayent à exécuter leur dessein, nous aurons le temps de leur faire trouver plus de difficultez qu'ils ne s'imaginent ; à quoy contribuera beaucoup Tarrest de la marche des troupes, et Tentrée du mareschal d'Âumont avec esclat et beaucoup de volontaires dans la place.
Mazarin donne ensuite des détails sur les munitions, les troupes et l'argent qu'il a envoyés à Mardik, ou qu il se propose d'y envoyer.
^ 11 vint effectivement quelques palissades de Londres, avec lesquelles on fit travailler au bas fort.
Décembre* 667.
BiU. nat, ms. f. fr., Méiangti Je Colbert, t. 5i A, f 670 v*. — Minute.
AU MARÉCHAL D'AUMONT
Paris, 95 décerobro 1657.
(UCTBAIT.)
Mazarin exprime sa surprise du mauvais état où le Maréchal a trouve Mardick. On lui enverra tout ce qu'il demande pour mettre la place à Tabri d'une attaque. Le Cardinal appelle surtout son attention sur la nécessité d'élever des fortifications du côté des Dunes. Il ajoute :
Gomme Ion parle que le dessein des ennemis est de faire faire une batterie de ce costé-là pour chasser les vaisseaux et les frégates angloises qui sont dans la fosse de Mardik, je voudrois, si vous lapprouviez, que l'on ûst une batterie de sept ou huit piesces de canon, laquelle seroit plus près de celle des ennemis, et ainsy la pourroit plus endommager que les vaisseaux ne le feroient de la leur (de leur batterie) , et peut-estre qu il seroit aussy bon d'en faire une autre du costé de Gravelines, puisque les ennemis peuvent agir avec la mesme facilité et liberté de ce costé-là que de celuy de Dunkerque. Je vous prie d'en dire un mot au chevalier de Glerville, lequel certainement prendra tous les advantages imaginables, n'y ayant personne qui s'entende mieux en tout cela que luy S et le sieur de la Guillotiere ne le laissera pas manquer d'argent, ayant escrit à M. d'Orn\psson de luy en fournir avec ponctualité.
* Le chevalier de Glerville eut pour suc- Vauban, qui lui iut très supérieur et Ta cesseor, dans la direction des fortifications, fait complètement oublier.
Uà LETTRES
Janvier i658.
cxxxvu.
Bîbl. nat., ms. £> ît.. Mélange» de Colbert, t. 5i A, f* &71. — Minute. À M. DE TURENNE.
ViD€eDDes, 98 décembre 1657.
(EinKTi.)
Après lui avoir parle des réformes projetées dans larmée, Mazârin lui communique des avis qu il^ vient de recevoir de Flandres :
M. le Prince estoit sans fièvre, et on faisoit estât de le mener à Bruxelles ^ On continuoit les préparatifs pour ^attaque de Mardik, les ennemis persistant dans ia resolution qu'ils avoient prise pour cela et en espérant un bon succez. Ils attendoient, pour l'exécuter, la guerison de M. le Prince, à cause de ses troupes, et la marche de nostre armée en quartier d'hyver^. D. Juan et Caraceiie estoient à Gand, et ils ne sçavoient pas encore l'entrée du mareschal d'Aumont à Mardik avec les renforts qu'on y a envoyez. Leurs troupes occupoient les mesmes postes, et les grandes villes continuoient de donner de l'argent pour cette entreprise. Avec tout cela, si nous y avions les palissades qu'il nous faut, je ne douterois pas que les ennemis n'y receus* sent un affront. Car d'ailleurs la contrescarpe et les autres fortifications seroient en estât, y travaillant à présent douze cens soldats tous les jours*
cxxxvni.
Aff. ëtr., France, t. 978, P 117.— Minute corrigëe de la main de Mazarin. AU MARÉCHAL DE LA MEILLERAYE.
Vincenaes, 5 janvier i658.
(bxtmit.)
Il faudroit estre bien difficile pour ne pas se contenter de la ma- ^ On transporta Condë de Gand à Bruxelles. — * Pour prendre ses quartiers d'hiver.
nière dont vous avez agy dans l'assemblée des Estats\ Je vous puis janvier i65s. asseurer que le Roy en est pleinement satisfaict, et, en mon partieu* lier, je ne sçaurois vous en remercier assez pour Tinterest que je prends à tout ce qui se faict à Tadvantage du service de Sa M*®. Je luy ay rendu compte avec soin de ce que vous me marquez du zèle et de la bonne conduite de M. BoucheratS et asseurement un tesmoignage aussy authentique que le vostre n'a pas peu adjousté aux favorables impressions qu Elle avoit desja de son mérite.
Il ne se peut rien de plus obligeant que ce que vous avez pris la peine de m'escrire sur le sujet de l'alliance*. Vous sçavez que je ne l'ay pas souhaitée moins ardemment que vous, et quelles diligences j'ay faictes afin quelle reussist, non-seulement pour la mémoire de feu Monseigneur le cardinal [de Richelieu], qui m'est tousjours présente, et pour lequel j'auray toute ma vie une entière vénération*, mais pour la considération de vostre propre personne et par la tendresse que j'ay pour M. vostre fils'^. Il est vray que, l'affaire ayant esté rompue sans que je deusse prévoir qu'on la deust remettre sur le tapis , et les partis, qui s'offroient dez lors, ayant redoublé leurs empressemens dans cette
^ n s'agit des États de la province de Bretagne , où La Meilleraye exerçait les fonctions de gonvemeor comme représentant Anne d'Autriche.
' Voir, sur Louis Boudierat, le tome III, p. 888 , des Lettres de Mazarin. Boucberat était commissaire du Roi auprès des États de Bretagne. Il avait alors quarante-deux ans. n avait eu successivement jusqu'alors les in* tendances de Guyenne, de Languedoc, de Picardie , de Champagne. Plus tard , membre du Conseil des finances , 3 fut nomme chancelier de France à la mort de Le Tellier, en i685. Il eut à mettre à exécution Tarrèt de révocation de l'édit de Nantes que son prédécesseur venait de signer.
' Il s'agissait, comme on Pa déjà vu, d*un projet de mariage entre une nièce de
Mazarin et le fils du maréchal de La Meilleraye. Il avait d'abord été question de marier Olympe Mancini avec le grand maître de l'artillerie , Charies de La Porte ; mais ce projet n'avait pas eu de suiles , et ce fut Hortense Mancini que le fils du duc de La Meilleraye épousa. On sait que les dissentiments de ce ménage et les désordres de la duchesse Ma* zarin tinrent plus tard une bonne place dans la chronique galante du xvn* siède.
* La phrase incidente, depuis et pour le- ^/jusqu'à vénération y est écrite en marge, de la main de Mazarin. On se rappelle que le maréchal de La Meilleraye était neveu du cardinal de Richelieu.
" On trouvera, sous la même date, aux Analyses, une lelti-e du même jour du Cardinal au marquis de La Meilleraye.
Janvier i658. cûDJoncture-^là , je H ay pu éviter d'entrer en des engagemens, mesme par ordre du Roy et de la Reyne S qui ne me laissent pas grande li]>erté de satisfaire à vostre desir^, si ce n est qu'il s'offre quelque oceasion qui me donne lieu de sortir desdicts engagemens, sans donner sujet de se plaindre de moy; car, en ce cas, je n'oublieray rien pour vous tesmoi* gner qu'on ne peut rien adjouster à l'estime et à l'amitié que j'ay pour vous et à la passion de la voir estreindre par de nouveaux [liens]'; mais je vous prie d'estre tout-à-fail persuadé^ que, quoyqu'il arrive, j'auray tousjours pour M* vostre fils les mesmes sentimens que pour mon propre^ neveu, et qu'il le cognoistra par les effects, en toutes sortes de rencontres et en toutes choses grandes et petites, sans aucune eiception. Je vous conjure aussy d'estre persuadé que je n'auray point de joye [plus] sensible que de vous donner en vostre^ particulier des tesmoignages effectifs de mon amitié et de mon service, faisant un estât asseuré de la vostre, et une profession qui ne changera jamais d'estre plus que personne du monde^ , etc.
^ On affirme que la jeune HortenseMan- relieur; on ne retrouve que / et le point
cini, alors âgée de douze ans, avait é\é de- de Tt.
mandée en mariage par le futur roi d'An- * Les mots t^estreto'Ut-i/ait persuadé sont
gleterre, Charles II , et pai* la duc de Savoie. écrits en interligne de la main de Masarin. Nous ne savons auquel de ces deux partis * Les deux mots mon ffropte sont auto*
Mazarin Cait allusion. Le Cardinal, fidèle à graphes et écrits en interligne, sa politique, refusa pour sa nièce une al- ' La ligne qui conmience par /oye et se
liance royale. tennine par en voetre est en partie coupée.
* On voit que le maréchal de La MeiUe- ' On a vu, dans le tome VI, p. 77, des
raye faisait de nouvdies instances pour le Lettres de Matarin, que le Cardinal expri-
mariage de son fils avec une nièce de Masa* mait, en 1 663 , des sentiments fort différents
rin. Tout le passage qui suit, depuis #1 ce de ceux qu*il témoigne dans cette lettre; ces
n'est jusqu'à liens, est écrit sur la marge, variations s'expliquent par la conduite du
et tout entier de la main de Maxarin* maréchal de La Meilleraye, qui voyait ie
^ Le mot liens , qui termine le paragraphe ministre plua puissant que jamais et dispo*
marginal et autographe, a été coupé par le «ant d'iounenses richesses.
Jantier t658.
CXXXIX, Bibl. nat, ms. f. fr., Mélanges de Qtlbert, t. Si A, f* 445 v*. — Minute.