À L'ÉVÈQUE DE COUTANCES
GdatB, 10 jain i658.
Je vous envoyé les responses que je fais à la lettre que MM. les agens [du clergé] m'ont escrite en commun et à celle du s' abbé Thorau {sic) ^ en particulier.
M. Le Tellier a ordre du Roy de mander à M. le Chancelier qu'il révoque l'arrest de renvoy de l'abolition de M. le marquis de L'HospitaP au parlement de Grenoble, et qu'il advise ensuite avec M. le ma-
* Le sens est : et beaucoup plus de palis- été poursuivi pour avoir tué un prêtre de sadss qu'il ne faut à Mardik. Tours. (Voy. Lettres de Colbert, publiées
* Mathieu Thoreau» ne en 1619, lut par M. P. dément, 1. 1, p. 996.) Le mar^ agent du clergé aux assemblées de 1 655 et quia de L'Hôpital mourut en avril 1 709 , à de 1 660 ; sacré évèqne de Dol le 90 octobre Tâge de soixante-deux ans. v M. de L*Hôpital , 1661, il mourut le 3i janvier 1699. écrit Dangeau, le 3o avrfl 1709 {Journal,
^ François, marquis de L^HApital, avait t. Vlil, p. &09), mourut à Paris. U étoit
Juin i658. reschal de L'Hospital aux moyens d accorder les parties. Si vous pouvez contribuer à cet accommodement, je vous prie de le faire et de prier aussy, de ma part, M. le mareschal de L'Hospital de le faciliter, de son costé, en tout ce c[ui dépendra de hiy.
J'escris à M. l'evesque de Nevers et au s'Colbert * : au premier, pour le prier de me remettre ses interests, et au second, afin qu'il parle au Grand prieur de Gluny pour faire cesser les poursuites, et je vous adresse mes lettres pour les leur faire tenir.
J apprends que M. larchevesque d'Arles ^ est toujours à Paris à vouloir un arrest du Conseil pQur obliger les consuls d'Arles à de certaines defferences envers son grand vicaire et taschant d'intéresser en cette affaire tous MM. les prélats qui sont à Paris. Il n y aura point de mal que vous luy fassiez cognoistre que ce n'est pas le temps de faire ces sortes de sollicitations, et qu'allant à son diocèse, il pourroit trouver plus facilement quelque voye d'accommoder les choses; ou, en tout cas, escrivant de ce pays-là ses raisons, eUes seroyent plus fortes et mieux receues, et je m'employerois plus volontiers pour les faire valoir.
Gomme je me remets simplement à vous pour ma depesche audict s' abbé Thorau en particulier, je vous prie de luy communiquer ce billet.
CGIX.
Bibl. nat., ms. f. fr., Mélanges de Colbert, t. Sa , f* 36o. — Minute.
À M. DE TURENNE
Calais, ii juin ]658.
Voilà le troisième jour qui se passe sans qu'on ayt receu aucune
gouverneur de Toul ; c'est un petit gouverne» * François d* Adbemar de Monteil de 6n>
ment, qui vaut i o à 1 9,000 livres de rente. « gnan , d'abord ëvèque de Saint-Paul-Trois-
^ Ces deux lettres du 10 juin i658 sont Châteaux, avait été transféré à Arles en
indiquées aux Analyses. Eustache de Chéri 1 6A 3 ; il y mourut le 9 mars 1 689 , à Tftge
fut évéque de Nevers , de 1 6/i3 à 1 666. de quatre-vingt-six ans.
nouvelle du camp; ce que j'attribne au vent contraire, qui empesche Juiu i658. les bateaux de venir icy. Je n^ay rien à adjouster à ce que je vous ay escrit tous ces jours et à ce qui est contenu en la lettre cy-jointe, si ce n'est que le Roy souhaiteroit fort que vous fissiez publier un ordre rigoureux, par lequel on deffendit aux officielrs de l'armée, de quelque condition qu'ils puissent estre, hors ceux qui sont de garde, de s'en aller, comme ils le font à toutes les sorties des ennemis. Le Roy m'a commandé de vous en escrire pressamment, de sa part, et on voudroit bien qu'on se fust advisé auparavant de vous en escrire y parce que peut-estre M. le comte de Gaiche n'auroit pas esté blessé ^ On en est fort peiné icy ; mais j'espère qu'il n'en aura pas de mal.
Vous trouverez bon que je vous recommande de ne commettre^ [pas] M. le comte de Soissons; car, s'il continue la vie qu'il faict, il se fera tuer, et il me semble qu'il devroit estre satisfaict de faire sa charge, dans laquelle il court assez de risques '.
Le malheur qui est arrivé au pauvre M. de Montpezat, qui a eu la jambe cassée d'un coup de pied de cheval, lorsqu'il avoit passé à [Evin]^, avec les troupes qu'il avoit amenées à l'armée, l'a obligé de revenir à Ardres, et M. du Plessis-Rabutin ^ doit estre arrivé hyer au soir au camp avec ces mesmes troupes, sans avoir couru aucun hazard, puisque M. de Schomberg avoit entièrement asseuré son passage.
^ Les amégés avaient fait une sortie le 7 juin. Conune toujours, les officiers gëné^ raux étaient accourus pour signaler leur bravoure en la repoussant Le comte de Sois- 8CMIS et le marquis de Créqui eurent, ce jour-là» leurs chevaux tués sous eux, et le comte de Guiche qui combattait en volontaire eut la main percée d*ttn coup de mousquet.
* Mot douteux ; 9 aurait ici le sens dW poêer.
' Le comte de Soissoos qui avait eu, ce jonr-lè, comme on vient de le dire, un cheval tué, avait en outre été sur le point d'être
fait pris<Hinier par les ennemis, près des palissades de la contrescarpe.
* On trouve dans le dép. du Pas-de-Calais, an*, de Béthune, un viHage nommé Evin-Malmaison. Le nom de lieu donné par le manuscrit est très douteux. Dans une lettre postérieure, le nom est écrit Enoain ou Etmn.
* On serait tenté de lire du Plessis-Praslin ; mais le mot Rabutm est lisiblement écrit. D s'agit sans doute de Bussy-Rabutin qui , dans ses Mimùire$, dit être arrivé au camp le 9 juin.
Juin 1658. Il 60 Sera de mesme aujonrd'huy pour celles que M. de Gadagne^ amené, que j'espère qui sera auprez de vous auparavant que les ennemis entreprennent aucune chose. Je voudrois bien que M. de Schomberg y fust aussy, car c'est un bon officier; et je croy qu'il seroit bien plus utUe dans l'armée qu'à Bourbourg, où pourtant il faut tousjours qu'il y ait quelqu'un capable d'y commander.
Dans le reste de cette dëpéche, Mazarin parie des mouvements de troupes françaises et des préparatifs des ennemies pour secourir Dunkerque.
BiM. nat., ms. f. h., Mélanges de CoWert, t. 5a, f" 3o6. — Minute*.
À M. DE BORDEAUX
Gaiab, 1 1 juin ]658.
(extrait.)
11 est arrivé une partie des recrues de Douglas et de Roterfort; mais tout n'est pas venu encore, et nous attendons le reste avec impatience. J'ay bien du desplaisir du retardement des trois regimens qui se lèvent au nord d'Angleterre et d'Escosse ; car nous sommes engagez icy à une grande affaire, où nous ne sçaurions avoir trop d'infanterie, ayant à faire à des gens qui se deffendent fort bien, et estant à la veille de voir attaquer les lignes. C'est pourquoy je vous prie de haster non seulement ces levées-là, mais l'envoi de quelque renfort considérable, comme M. Lockart m'a tousjours faict espérer, lorsque M. le Protecteur verroit l'armée du Roy attachée à celte entreprise; et cependant toutes les recrues ne sont pas encore arrivées pour le corps qui est à la solde du
^ Gharles-Fëlix de Galëan, marquis de * Quoique ce volume des MéUmges de
Gadagne, marëcfacd de camp en i65i, lieu- Colbert renferme surtout des minutes, il y
tenant gênerai en 1 655. D'après les 3/é- a oussi des copies qui ne portent aucune ra-
Moires de Turenne, il ëtait au camp depuis ture. La copie de la lettre adressée k Tam-
plusieurH jours; il est un de ceux qui re- bassadeur Bordeaux paratt d'une époque
poussèrent, le 7, la sortie des assiégés. plus récente.
Hoy, quoiqu'il y ayt desjà plus de deux mois et demy qà'on à fourny Juin i65h. Targent pour cela; et pour des vieilles troupes, il n'en est arrivé que huit cens hommes et dix compagnies. Ainsy il n'y a pas présentement au camp cinq mille Anglois.
Le Roy, de son costé, met le tout pour le tout et n'espargne ny soin ny despense pour faire réussir l'entreprise; mais elle peut courir grandes risques S si nous ne sommes assistez d'infanterie, et M. de Turenne me le déclare à tout moment, et il m'a mandé qu'il vous en escrivoit avec liberté pour en parler, de sa part, à S. Alt. [le Protecteur], Les ennemis assemblent généralement toutes leurs forces, sans laisser un seul homme dans les garnisons, et les chefis sonl desja à Ypres, c'est-à-dire le prince de Gondé, don Juan, Garacene, Hocquincourt, le prince de Ligne et Marsin. Ils font prescher par toutes les églises de Flandres que ceux qui iront au secours de Dunkerque mériteront autant que d'aller au martyre^; car ils n'oublient rien pour animer tout le monde et pour grossir leur armée, qui sera certainement de vingt mille bons hommes', quoyqu'ils publient qu'elle sera de vingt-six mille. Vous pouvez dire hardiment que le Roy y employera toutes ses forces et n'espargnera aucune despense ; elles sont desja à un point que vous seriez surpris de le sçavoir ; mais il faudra voir ce qu'il plaira à Dieu d'en ordonner.
Il n'y a pas, à l'armée, de petits bastimens. Je me souviens d'avoir plus pressé M. Lockart sur ce point que sur aucun autre ; car il est à craindre que, ne réussissant pas aux ennemis de secourir la place à force ouverte, ils taschent d'y jeter du monde par mer sur de petites ft*egates et des belandres, dont ils ont beaucoup à Ostende.
Je vous prie de considérer tout cecy que je vous escris à la haste, et d'en parler dans les termes que vous jugerez plus à propos pour faire
' Le mot mjTM s'employait aiai*9 au fë- seraient très heareux de pouvoir réunir
minin comme au masculin. quinze mille hommes; mais, dans la lettre k
* Auront autant de mérite que s'ils al- Bordeaux, il en augmente le nombre pour
laient au martyre. stimuler les Anglais et hâter Tenvoi de leurs
^ Ailleurs, Mazarin dit que les ennemis renforts.
MAZABIII. — fin. * 59
IMPRIUlUt RATIOSAtl.
Juin i658. impressioD. J'en ay entretenu M. le mylord Falconbridge^ lequel m'a promÎB d'en escrire et de rendre tous se» bons offices. Leurs M^ l'ont reçu fort bien, et il est servy icy ie mieux qu'il estposttbie, considéré la stérilité du lieu; et je luy ay dict que, pour reparer les ineommoditez qu'il souffre à présent, il faudroit qu'il vint .passer un carnaval à Paris. C'est un fort hemneste seigneur, et je m'assewre. qu'il partira tres-satisfaict de la manière dont il a esté traité et qu'il n'aura pa» sujet de se plaindre que je ne luy aye tesmoigné, avec la dernière sincérité, l'estime que j'ay pour sa personne.
En terminant sa dépêche, Mazarin insiste encore sur les levées qai se font en Angleterre, et désire qu'elles soiwt le plus nombreuses qu'il sera possible.
GCXI.
Bibl. nat., ms. f. fr., Mélanges de Colbertyi. 5a , P 809. — Minute, avec une addition au folio 3i 1 V* du même manuscrit
À M. DE TURENNE
Calais, 11 jmD i658.
(IXTBAIT.)
Quoyque j'aye eu le bien de vous escrirece matin S je vous depesche en diligence ce gentilhomme, afin que vous ayez co^^ssance le plus tost qu'il sera possible des advis que je reçois de Flandres, qui serviront beaucoup pour vous esclaircir de la qualité des forces des ennemis et de leur intention, et pour vous faire bien prendre vos mesures. Je vous envoyé l'original de ces advis que M. Le Tellier. vient de deschiilrer, et je vous prie de me renvoyer ce papier par ce mesme gentilhomme ^.
^ Voy. ci-dessas, p. 4o6. On trouvera pas surpris, les ennemis s'avançaient avec
encore , aux Analyses , le r^umë d une autre une n^igence que signale un de leurs chefe.
lettre du 11 juin 1668, adressée par Maze- Goligny-Saligny dit (Mémoires, p. 67) :
rin à Tuxenne. <vNoub nous afçrocbasmes de Tureme fort
^ Pendant que, du côté des Français, on imprudemment, sans canon, sans pain, sans
prenait toutes les précautions pour n'être pies ni pdles. Ce bi Témnlation qui estoit
Vous verrez^ cpie je ne' me suis pas trompé quand j'ay BOUsteBu q«e iom i658. les ennemis ne pourroyent pas entreprendre le secours de Dankerqve avec pios de treize ou quatorze mille hommes, et je suis mesme en doute s'ils poorroni avoir ce nombre, parce que non seulement ils n'ont rien retiré de ce qu'ils avoient dans le Luxembourg, mais don Juan y a envoyé Marsin avec quelquira troupes ^
Je ne £ais aucune difficulté qu'ils n'entreprennent du cooté de l'estran et des Dunes qui sont de vostre costé, et comme je ne voy pas que ce soit une tentative qu'ils ayent dessein de pousser à l'eitremité, j'espère aussy que non seulement iis n'auront pas un bon succez, mais qu'ils pourront courre risque de quelque chose de pis que de ne pouvoir secourir la place, estant informé, comme vous estes, de la foiblesse de leur armée, et particulièrement si les corps de cavalerie de Beauvezé et de Glerembaut peuvent estre dans le camp auparavant que don Juan ayt rien entrepris.
J'ayesté bien ayse que vous ayez retiré les Suisses de Mardik pour fortifier la digne de voetre coslé , et que, pour le mesme effect, vous ayez encore demandé un bataillon d'Anglois à M. l'ambassadeur Lockart. Je croy que vous y aurez aussy fiaict passer Montgommery, Bretagne et Grancé, qui sont trois bons regimens; mais je voudrois que vous eussiez encore mille Anglois, quand mesme vous seriez obligé pour cela d'envoyer un régiment d'infanterie françoise à M. l'ambassadeur Lockart. Si vous prenez la peine d'y employer le s' Talon, afin qu'il luy en fasse instance, de ma part, luy disant que je suis asseuré que 1- intention des ennemk est de tascherde forcer la ligne de vostre costé,
entre don Juan et M. le Prince qui causa <{ui ëiait, è cette époque, un des partisam
tQutie mal; car l'un pour Tamour de rau(re\ dévoués de Gondé» Il devint plus tard son
personne ne voulut représenter la faute qu'on ennemi.
faisoit de s'approcher si près des ennemis, * A rapprocher du compte que fait Ma-
estant si {(Mh et ensi mauvais estât*» D mm k M. de Bordemne, dans la lettre pi^
a été question (t. V, p. 897, note â, des cédente, de f effectif probable de l'armée
Lettres de Mtitarm) de ce Coiîgny-Saiigny, espagnole.
* Le 8608 est, je erois : Tim, jMvr ne pa$ Métier Vautre.
Jttin i658. ledict s^ ambassadeur vous les donnera et peui-estre les amènera luymesme pour se trouver à Toccasion.
Je vous prie de songer à ce point; car je le tiens capital par beaucoup de raisons, parmy lesquelles il y en a une inCdllible : que si les ennemis font effort de quelque costé pour secourir la place, ce sera du vostre , car pour ce que M. de Schomberg mande des bateaux couverts que Ton faiet acconmioder à Bergues pour venir brusler les ponta que nous avons sur le canal, par un vent favorable, je croy que vous y aurez donné bon ordre, estant aysé de le faire, ou avec des estacades, que Ton peut faire un peu esloignez, ou avec quelques chaisnes et des basteaux pour les soustenir.
Je seray encore fort en repos si je sçay que MM. de Crequy, Schomberg^ Varenne et Gadagne soyent postez du costé des Dunes et que le premier soit à Testran avec la cavalerie.
Je juge aussy que, pour fortifier de plus en plus les Dunes de vostre costé, vous y aurez fait placer bon nombre de canons, afin que vous ayez plus de facilitez à le faire servir ^ Je fais partir, ce soir, le s' de S^ Hilaire, avec trois bons commissaires et quatre canonniers, et j'envoye par luy l'argent pour le payement des chevaux d artillerie et pour contenter les officiers, et il fera emporter généralement et avec abondance toutes les choses que le s' de Letancour m'a mandé estre. nécessaires; et, outre les fascines et piquets que j'ay faict charger sur des belandres qui partiront avec luy, j ay faict mettre aussy huit cents boulets à couleuvrine.
Je m asseure que vous prendrez la peine de bien examiner les advis que je vous envoyé et prendrez bien vos mesures là-dessus, sans que qui ce soit au monde voye le papier que je vous envoyé. Ce n'est pas que je ne croye tres-à-propos que vous publiiez que vous avez faict recognoistre l'armée ennemie et qu'ils n'ont que treize à quatorze mille hommes^; car une telle nouvelle, et [donnée] avec asséurance, ne de-
^ Tel est le texte da manuscrit. Il faudrait servir, il faudrait lire les faire aemr; Ut })eut-étre lire eeewrir au lieu de servir. Le se rapporterait à canons, sens serait ainsi plus clair. Si Ion conserve * Voy. la page pnécédenle.
DU CARBINAtl MAZARIN. 413
plaira pas à nostre armée,. et aHe fera. un trea^boa effect dans l'esprit Juin i658. de tous ceux qui la coaiposmt
Je considère que, quand lea ennemis prennent la résolution,, avec si peu de forces comme ils ont, d attaquer les lignes, c'est asseurement parce qu'ils croyent ne bazarder que deux ou trois cens hommes ; mais tel accident pourroit arriver qu'estant informé, comme vous estes, de Testât de leurs affaires, ils courussent risque de quelque chose de pis.
L'on envoyé généralement tout ce que Ton demande pour l'hospital et au delà ; car on ne souhaite rien îcy avec plus de passion que d'assister soigneusement les blessez de toutes choses. L'on Caict partir encore aujourdhuy deux jésuistes et quatre capucins et huit chirurgiens, et l'on envoyé une belandre chargée de tout ce qui estoit contenu en un mémoire que l'on m'a adressé de Mardik pour ce qui regarde ledict hospital.
Bibl. nat., ms. f. fr., MéloMgeê de Colberty t. 5a, f* 386. — Minute avec correcUon^
de ia main de Masarin.