AUX AMBASSADEURS FRANÇAIS (M*^ DE GRAMONT ET DE LIONNE
X FRANCFOBT.
Calais, 17 juin i658.
(BXTRAn.)
Je suis bien ayse d'avoir retenu le s' Grave! trois ou quatre jours davantage, afin qu'il fust porteur de la bonne nouvelle du gain de la bataille que Ton donna, le i/i de ce mois, au matin, sur les dun^s proche de Dunkerque, comme aussy pour pouvoir asseurer positivement M. le mareschal [de Gramont] que M. le comte de Guiche sera bientost hors d'affaire sans estre, en aucune façon, [estropié] de la blessure qu'il a receue à la main.
Les ennemis estoient venus d'abord à l'abbaye des Dunes, qui est à deux lieues de Dunkerque. Tous les officiers généraux y estoient, horsMarsin, qui estoit demeuré à Givet, avec quelques quinze cens hommes, pour observer le corps de M. le mareschal de La Ferté, qui estoit du costé de Luxembourg. M. le Prince, le t a vers le soir, s'advança avec vingt escadrons de cavalerie pour recognoistre nostre camp et ne put pas empescher que M. le mareschal d'Hocquincourt, suivy de nombre d'officiers et de volontaires et forcé par son destin, ne se precipitast pour pousser nostre grand garde, laquelle, à la vérité, ne fit pas beaucoup de résistance; mais, pour son malheur, un coup de mousquet tiré du haut d'une dune, où nous avions huit ou dix Suisses, le frappa dans le ventre, et il mourut une heure aprez avec beaucoup de regret, et l'on ne sçait pas si c estoit de n'çivoir pu mieux servir les Espagnols, ou d'avoir si mal à propos tiré l'espée contre son Roy ^
^ Mademoiselle de MoDtpensier raconte dans la poche da dëfont une lettre de dans ses Mémoires, f. 996, que Ton trouva M""* de Ligneville, religieuse au couvent
MAZABIK. ~ fin. 55
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Jain i658.' J'avois maûdé, dez ie lâ au matin ^ la force au vray de Tarmée ennemie , qui estoit de [huit ou dix] mille chevaux^ et six mille hommes de pied, et je luy a vois marqué qu'il y avoit quelque chose de plus à faire que de défendre nos lignes ^, nostre armée estant aussy supérieure quelle estoit à celle des ennemis, et, sans luy commander de la part du Roy positivement de sortir du camp pour les surprendre et combattre, je luy disois plus quil n'en falloit pour l'obliger à cela, luy tesmoignant mesme qu'encore que les François fussent également vaillans en toutes leurs actions, j'aimois bien mieux les voir aller aux ennemis que de les attendre \ et je ne doute pas que ce ne fust aussy sa pensée, puisque, le soir du i3, il prit la resolution de les aller combattre le lendemain à la pointe du jour^.
Il fit son ordre de bataille^, et ayant laissé, pour la garde de la tran-
des Filles du Saint -Sacrement et nièce de M*^' d'Hocquincoort, la belle-mère du Maréchal, lui annonçant qu*il n avait plus que peu de temps à vivre; elle ajoute que le Maréchal fut si frappé de cet avis , qu'il fit aussitôt son testament.
^ le n*ai pas trouvé de lettre dit 19; mais il est possible qu'une des lettres citées ci-dessus, p. &06 et &10, comme datées du 11 juin, sur la minute, n'ait été transcrite et envoyée que le 1 9 .
* Dix est écrit en interligne; il serait possible que ce chiffre corrigeât huà, écrit à la ligne ordinaire. Dans la lettre du 1 1 juin (ci-dessus, p. &i 1 ), Mazarin disait que les ennemis avaient, au pfaid, quatorze mille hommes ; ce qui ferait croire qu'il faut lire huit ou dix mille chevaux , et six mille hommes de pied; ce qui donne, pour le total, quatorze ou seize mille hommes.
^ J'ai déjà fait remarquer que ce conseil se trouve dans la lettre à Gastelnau (voy. cidessus , p. 4 1 3 ). On lit seulement dans la lettredu 1 1 juin adressée àTurenne(p. &i 1): (rque non seulement ils n'auront pas un bon
succez , mais qu'ik pourront courre risque de quelque chose de pis que de ne pouvoir secourir la place «. (Voy. aussi la note jointe à la lettre adressée à Gastelnau.)
^ Voy. ci-dessus , p. & 1 3 , la jettre adressée à Gastelnau et la note qui y est jointe.
' Une autre preuve nous est fournie de ce fait que Mazarin avait conseillé la bataille des Dunes, par une lettre du Cardinal è Talon, mentionnée dans les Mémoires de Bussy-Rabutin en ces termes : la veille de la bataille, comme Tiu^nne se disposait à se reposer, er Talon, intendant, lui montra une lettre qu'il venait de recevoir de la part du Gardinal, par laquelle ce ministre lui mandait que le Maréchal en savait plus que lui, mais que, s'il osait dire son avis en cette rencontre, il lui semblait, qu'il fallait donner bataille. Le Maréchal fut bien aise que la résolution qu'il avait prise fiit autorisée par le sentiment du Gardinal. Talon, s'étant retiré d'auprès du Maréchal , me vint montrer cette lettre. » (Éd. Lalanne , II , 60.)
^ On trouve cet ordre dans un récit de la bataille des Dunes que reuferment les p«-
DU CARDWAL MAZARIN. A35
cbée, des ponts et du camp, quelques quatre à cinq milie hommes de Juin i658. pied et quinze cens chevaux, il marcha en fort bon ordre et grai^ allégresse des soldats, avec dix pièces de canon, partagées aux deux aisles, lesquelles firent grand ravage, ayant tiré plus de cent cinquante coups avant que de venir aux mains, sans que les ennemis y pussent respondre, n'en ayant point avec eux.
' Ils s'estoient mis en bonne posture, autant que le peu de temps qu'ils a voient eu lavoit pu permettre. L'infanterie espagnole avoit occupé le poste le plus advantageux, et le régiment de don Gaspard de Bonifaz estoit posté sur la plus haute dune qui fust de leur costé et s'y estoit fortifié en sorte qu'il seroit inaccessible. Les Anglois, conduits par M. l'ambassadeur^ Lockart, en bon ordre, firent des merveilles; car ce fut un de leurs bataillons, soutenu d'un autre, et de M. de Gastelnau, avec huit escadrons, qui attaqua la dune, où estoit le régiment espagnol de* don GaqE)ard de Bonifaz, avec tant d'opiniastreté et de bravoure, que, sans se refroidir pour la quantité de morts et blessez qu'il y eut à l'abord, ils se rendirent maistres dudict poste et desfirent ledict régiment; et il y a eu un officier, prisonnier, de ce corps*là, qui, contant la chose, a dict que les Anglois venoient à eux comme des sauvages et qu'il n'y avoit pas moyen de leur résister. Leur infanterie^ fut d'abord toute en desroute et^ ayant jeté les armes, ne songea qu'à avoir quartier ou s'enfuir à la faveur du marais qui aboutissoit à un pont que les ennemis a voient sur le canal de Furnes, et, en effect, tout ce qui se sauva le fit par là, ayant esté impossible aux nostres de Tempes* cher, quoyque l'on destachast d'abord quelques escadrons de cavalerie.
Tout le combat pour la cavalerie se fit du costé de M. le Prince, qui s'y opiniastra, à son ordinaire, jusques au bout, revenant plusieurs fois
pien de Ma£arm(Aff.ëtr., Pays-Bas, t /i6, Cardinal, un récit de la bataille, que j'ai P 936). dëjk cité, 6t qui peut servir à eomplëter
^ La lettre de Maxarin ne donne pas une cette lettre. (Voy. aux Aff. ëtr., Pays-Bas, juste idée de la lutte qoi aot lieu à l'attaque t. Aô , P 936.) tles Dunes. On trouve, dans les papiers du * L'in£interie «spagaole.
Jain i658. à la charge contre les regimens royal et de Gramont, que Ton peut dire, avec vérité, avoir esté les seuls qui ont combattu de ce costé-là, et avec tant de courage et de fermeté qu'à la troisième charge, M. le Prince fut contraint de céder et de se retirer, comme avoit desjà &ict presque toute la cavalerie des eunemis, laquelle n'a pas mieux faict, en ce rencontre, que l'infanterie.
Tout le monde asseure que non seulement M. le Prince, mais le duc d'York, don Juati et Caracene, ont faict tout ce qui se pouvoit de leurs personnes, sans estre nullement secondez des troupes, et l'on nous â rapporté que, sans la resolution que des Roches^ et Ricours prirent de se sacrifier pour donner lieu à M. le Prince de se sauver par le pont cy-dessus, il auroit esté pris sans doute.
Enfin, aprez une demy-heure de raeslée, la victoire, qui d'abord^ avoit penché de nostre costé, se déclara ouvertement pour nous, et aprez avoir poursuivy les fuyards au-delà de Furnes, on resta maistres du champ de bataille et du peu de bagages que les ennemis avoyent, et Ion ramena au camp les prisonniers, qui estoient en grand nombre, en ayant esté desja [mis] ensemble cinq cens officiers et prez de trois mille soldats, sans compter les François et les Allemands qui ont pris party dans nos troupes.
Je ne vous diray pas le détail de tout ce qui s'est passé; mais comme l'on attend les mémoires de M. de Turenne pour en faire faire une relation exacte, vous la verrez et sçaurez plus particulièrement la qualité et quantité des officiers et soldats prisonniers. Je vous diray seulement, pour ce qjfli est des officiers de M. le Prince, qui, hors Persan', GuitautS Rochefort^ et le comte de la Suze^, tous les autres ont esté
' Romainvâle des Roches, capitaine des commandeur de Guitaut, était maréchal de
gardes de Gondë. camp depuis 16&9.
* Dans le sens de : dès le comfMncetnent ^ Probablement Henry-Louis d'^loigny,
du combat. marquis de Rochefort, maréchal de camp
' François de Vaudetar, marquis de Per- en 1 668 , lieutenant général en 1 67a , ma-
san, marécbd de camp depuis 16&6, mort réchal de France en 1678, mort en 1676.
en 1690. * Peut-être François de la Baume, comte
'* Charles de Pechpgseu , de Comminges , de Suze.
pris, entre lesquels Meilles^ qui avoit eu la cuisse rompue d'un coup juin i658. de mousquet, est mort deux jours aprez dans nostre camp.
L'on continue à présent le siège, et, quoyque le marquis de Leyde continue à se bien deffendre, il y a apparence qu estant sans espérance de secours, il n'attendra pas l'extrémité, si ce n'est qu'il se veuille exposer à estre faict prisonnier de guerre avec toute sa garnison.
Vous jugerez bien de la bonne constitution des affaires du Roy, puisque, aprez l'eschec donné aux ennemis qui demeureront presque sans infanterie, l'on est sur le point de devenir maistre d'une grande place qui facilitera mesme la prise de quelques autres; et outre que l'armée du Roy, qui agit de ce costé-cy, est puissante et victorieuse, celle que M. le mareschal de La Ferté commande sera, pour le moins, de quatorze à quinze mille hommes aprez l'arrivée de toutes les troupes qui marchent présentement pour s'y joindre.
Chacun s'attendra qu'aprez ce récit on ne peut conclure qu'à la continuation de la guerre, puisque l'on peut dire sans exagération que le Roy n'a qu'à choisir quel progrez il veut faire, la foiblesse des ennemis estant trop cogneue et trop visible pour douter qu'il n'ayt lieu d'entreprendre tout avec succez; mais pour vous parler avec sincérité. Leurs M^" et ceux qui ont l'honneur d'avoir plus de part aux affaires du Roy sont dans la dernière modération, quoyque l'on sçache fort bien que les ennemis en useroient autrement; ce qui vous a paru assez par le vacarme qu'ils ont faict pour la petite disgrâce que nous avons eue à Ostende^, qu'ils ont présentée*, dans tous leurs escrits, comme une bataille gaignée, et Dieu veuille que leur orgueil les porte encore à dire que ce que nous venons de faire n'est que la revanche d'Ostende.
Cette modération est telle que le Roy, au milieu de ses prosperitez, recognoissant qu'il ne pourroit mieux respondre à la grâce que Dieu Iny faict de le combler de tant de bénédictions, tous les jours, de plus
* Henry de Fob, vicomte de Meilles, * Voy. ci- dessus, p. 36o, le rëcit de
mourat, en i658, des suites des blessares noire échec à Ostende. reçues à k bataflle des Dunes. ' Mot douteux.
Juin i658. en plus, qu cn s'huroiliant et persistant plus que jamais dans le désir de donner la paix à la Ghrestienté et vaincre par sa persévérance Tobstination des ennemis, qui, d'ailleurs, ne doivent attendre que de nouvelles pertes et disgrâces de la continuation de la guerre, le Roy, dis-je, m*a expressément commandé de vous escrire, de sa part, qu'il vous confirme tout ce qui vous a esté escrit par son ordre à l'esgard de la paix, et quaprez l'avoir déclaré, par son ordre, à M. l'électeur de Mayence et aux autres électeurs qui sont nos amis, vous le pourrez déclarer aussy à tout le collège électoral, afin que l'Allemagne et toute ia Ghrestienté cognoissent, de plus en plus, la candeur de ses intentions et que son amour pour le bien public remporte, dans son esprit, sur toute autre considération; et c'est beaucoup dire pour un jeune Roy d'humeur martiale, triomphant et qui se voit en estât de pouvoir porter sa gloire tous les jours en un plus haut point par le peu de moyens qui reste aux ennemis de luy résister.
Voilà, à mon advis, de bonnes armes que je vous fournis pour vous rendre mémorable à la postérité et vous attirer, dez à présent, la bénédiction de toute la Ghrestienté, qui ne respire qu'après la paix; et si , aprez toutes ces déclarations qui sont sincères au point que l'on verra par les effects, les ennemis, de leur costé, s'en veulent prévaloir, [que] Pegnaranda continue sa chanson ordinaire : que ce sont des artin jices du cardinal Mazann^ et que le Pape et ses ministres, pour ie malheur public, parlent du mesme ton, il faut conclure que la colère de Dieu n'est pas encore apaisée, mais espérer que les coups n'en tomberont pas sur nos testes, puisque nous allons au-devant et nous rendons solliciteurs de tout ce qu'il faut pour l'apaiser.
A la suite de cette lettre se trouve un post-êcriptum en tête duquel on lit : ad-jousté de la main de S. Em. ^
Je suis inconsolable de la nouvelle qu'on vient de me donner que
' L'écriture de cette addition n'est pas ceHe de MaMrin. C'est «ne copie prise sur Tautographe.
M. de Gastelnau^ a esté blessé d'un coup de mousquet au ventre, vou- J"'" **>58. lant recognoistre un poste au-delà du fort Léon, qu'il avoit pris la nuit précédente. Vous sçavez si j'ay raison d'aynier ce gentilhomme, qui a si bien servy le Roy et depuis si longtemps, et qui a tousjours esté attaché estroictement à ma personne particulière. Il avoit desjà receu quatre coups dans ses armes durant ce siège, et le jour de la bataille [il] fit des choses toutes [sic) extraordinaires à la veue de l'armée, et avec un applaudissement gênerai des officiers et des soldats, et M. de Turenne en envoya une relation par le s' Pertuys fort avantageuse pour luy. Cependant le voilà en grand danger de mourir, et raoy, de regretter, toute ma vie, la perte d'un si bon amy^. Le comte Broglia^ a receu un coup de mousquet à la teste ; mais j'espère qu'il en sortira comme le comte de Bourg ^, qui s'est bien faict remarquer, dans ce combat, à la teste de mes deux compagnies de chevaux légers; mais il luy en coustera un œil. Pour le pauvre comte de Drouin*^, aprez avoir souffert qu'on luy coupast la cuisse, il est mort regretté de toute la Cour et de l'armée; car c'estoit un gentilhomme fort accomply.
' Jacques de Gasteinau, lieutenant génë- nairement comte Cari, (Voy. t. III, p. 96 â ,
rai depuis 1 6S0 , reçut le bAton de maréchal des Lettres de Mazarin.) de France sur son lit de mort. * Le comte de Bourg était sans doute le
' Le bruit courut à Tépoque, et plusieurs père de Léonore-Marie de Maine, comte du
mémoires s'en sont fait Técho, que Gastel- Bourg, qui se distingua sous Louis XIV et
nau ne fut promu au maréchalat que parce devint maréchal de France sous la régence
que le Cardinal savait qu'il ne pourrait du duc d'Orléans, réchapper de sa blessure. Bien ne prouve ^ Ailleurs Drouan, Drouain. (Voyez le
que cette affirmation malveillante soit tome VII, p. 56a et 607, des Lettres de
exacte. Mazarin,) Ce gentilhomme était capitaine
^ Le comte Carlo Broglia, appelé ordi- d'une compagnie de chevau-légers.
Juin i658.
CGXXIII.
Bibl. nat., ma. f. fr., Mibmgetde CoOert, i. Sa, f* 377 v°. — Minute.
AU PRÉSIDENT DE BORDEAUX
Calais, ao jaîn t658.
Je n ay pas de peine à croire que la joye du gain de la bataille n'ayt esté, au lieu où vous estes, aussy grande que vous nie marquez; mais je ne sçay pas qui peut avoir mandé que M. de Turenne n*avoit pas besoin des dix-sept cens hommes de renfort que M. le Protecteur avoit ordonné qu'on envoyast au camp. Tant s'en faut que M. de Turenne ayt eu une semblable pensée, qu'il m'a escrit encore aujourd'huy pour me prier de faire en sorte que l'on pusl avoir ledict renfort sans perte de temps; et non seulement on le croit nécessaire, mais, pour plus grande précaution, l'on va depescher à M. le marescbal de La Ferté, lequel s'advance sur la Somme, a6n qu'il destache un corps d'infanterie pour venir au siège; car, outre que le marquis de Leyde, qui deffendoit Dunkerque au premier siège ^ et qui en sçait dès lors le fort et le foible, n'a rien oublié pour la fortifier, et l'a mise en estât incomparablement meilleur qu'elle n'estoit alors, c'est un capricieux et un obstiné, qui est homme à y vouloir périr' et qui attendra, avant que de se rendre, les dernières extremitez. C'est pourquoy je vous prie de redoubler vos diligences et vos sollicitations,' afin que ladicte infanterie et encore un plus grand nombre, s'il se peut, passe la mer sans autre delay et aille joindre le corps anglois, qui est desja dans le camp.
Je vous réplique que mon neveu* accompagnera simplement M. le duc de Crequy et ne fera absolument autre figure que celle-là. Quant
' L'ambassadeur, Antoine de Bordeaux, ' li fut lue, en eiïet, trois jours après
avait acheté une charge de président au que cette lettre était écrite. Grand Conseil, et est souvent désigné sous * Phiiippe-Julien Mazarini-Maneini, dur
le titre de président de Bordeaux. de Nivernois. ( Voy. ie Journal de Dangeau,
* Au mois d'octobre 16A6. (Voy. t. II, t. XI, p. 364, la note de Saint-Simon sur
p. 3 1 9 , des Lettres de Mazarin, ) ce passage du Journal et ci>deasus , p. &3 1 . )
ààl
au sieur duc, il naura pas le tiltre d'ambassadeur, parce que M. le Juin i658. Protecteur ne Tavoit pas donné à M. le vicomte de Falcombrige; mais, pour le surplus, il est envoyé, de la part de Sa M*^, avec ordre de complimenter, en son nom, M. le Protecteur et de luy dire toutes les choses qui peuvent rendre S. Alt. mieux persuadée de son amitié. Il faict estât de partir demain, à la marée du soir, et aura avec luy environ vingt-Kîinq ou trente gentilshommes.
CGXXIV.
Bibl. nat., ms. f. fr., Mélanges de Colbert, t. 59, P A 33; minute. — Aff. ëtr., Angleterre,
t. 69, P 79 ; copie du temps.