IL DOIT ÉCRIRE À DE LIONNE , À ROME
Paru, h février i656.
Il Re vuoie che il sig' di Lionne, per il tempo che restera ancora
^ Voy. sur les vicaires généraux nommés par Rets., t VI, p. &88, des Loins de Mazarin,
in Roma, non dimandi alcuna gratia al Papa, ne gli parli d*alcun ne- i^^vrier i656. gotio, senon di quelli che da S. M'* gli saranno espressimente commessi, che lassi di fare alcuna instanea conlro il card^® di Retz, ne li parli in modo alcuno di fui, senon, in caso che ne fosse interrogato dal Papa niedesimo, nel quai caso in poche parole mostrerà la immutabilità délia indignatione del Re contre di lui.
Caso che S. S^* gli parlasse délia deputatione deir offitiale \ potrà rispondere seccamente che la detla deputatione non è nella forma che dovevà essere ; che Sua M*^ è molto ben informata de i Gni che si sono bavuti, e de i disegni che si sono formati di poter cambiare le cose ad ogni congiontura ; ma come i pensieri del dette cardinale non li sono riusciti nella forma che si era figuralo , quando spedi quà il corriero senea saputa diM. di Lionne, etsi il Re sperà che le sue machinne havranno ristesso fine per Tavenire.
Finalmente, M. di Lionne mostrerà senso délia maniera con la quale è stato trattato, e del concerto ch'è passato frà il Papa ed il card^ di Retz ne difibndersi sopra di ciè in grandi discorsi.
Non dimandi audienze straordinarie; ma vada ogni quindeci giorni air audienza ordinaria , ed alF hora dica d'essere andato a piedi di S. S^* per riverirla solamente e per conserva re questa costume sinche gli giungà avviso dalla Corte di poter partire com* egli me hù supplicato S. M*^. Se il Papa gli parla délia pace, mostri sempre la medesima prontezza dal canto nostro, ma mostri anco di credere che i Spagnuoli habbino maggier interesse à sollicitarla che noi, e che il Re, doppo baver fatte tutte le diligenze possibili, lascierà final mente che essi vi pensino e pregherà Dio che g^' inspiri à prendere le resolutioni in tempo.
* Voy. ci-^eggns, p. 170, note 3.
GXXIX.
Aff. étr.. Suède, t. ai ; original signé et en partie chiffre. — Ilnd,, t. .99, f* 9;
minute de la main de Silhon.
À M. D'AVAUGOUR
Paris, à février i656.
(extrait.)
Nous sommes sur le point de depescher le sieur Akakia ' avec toutes les lumières et les instructions nécessaires pour ce que vous aurez à faire. Le sieur de Lumbres mesme, qui nous avoit donné une connoissance geAerale des mescontentements du roy de Suéde et des choses que vous nous mandez en particulier, aura receu un esclaircissement si net, si véritable et si convainquant sur tout cela, qu après qu'il vous l'aura communiqué, comme il en a ordre, et vous au susdict roy, je m asseure qu'estant sage comme il est, et faisant reflexion là-dessus, cognoistra l'injustice qu'il m'a faicte d'avoir ajousté foy aux gazettes et aux choses qui peuvent avoir esté débitées par les parents et amis de la reyne de Pologne , dont le nombre est grand en cette Cour, et par les ennemis de la France et les siens, dont les artiûces ne luy doivent point estre inconnus.
Je puis dire que, si j'estois capable de mériter quelque chose de ce prince, je l'aurois faict par la constante résistance que j'ay faicte à tout ce qui auroit voulu porter le Roy à se désunir de ses interests et en suivre d'autres. Vous pouvez croire , et vous l'avez veu , qu'il y a eu des conjonctures où l'on auroit pu traverser ses entreprises d'une autre manière qu'on ne feroit à présent, si l'on avoit pris d'autres mesures que celles que l'on a prises icy, et je puis dire avoir beaucoup contribué à les faire prendre^. Mais j'ay jugé qu'il estoit plus à pro-
' Akakia était attaché h Tâmbassade de rin, au lieu de faire prendre des mesures Pologne. qui auraient pu contrarier les vues du roi
' Le sens de cette phrase est que Maza- de Suède, les a toujours secondées.
pos d'en user ainsy pour le bien commun des deux, couronnes, qui, Février i656. dans mon sens, seroit fort offoibli, ou à présent, ou à Tadvenir, par leur desunion et leur mauvaise intelligence.
C'est pourquoy, regardant ce que vous m'escrivez comme un effect que l'erreur a produit et que la vérité reconnue destruira assez, j'ay creu qu'il falloit, de tous costez, nous affermir dans les bons principes et les véritables interests des deux couronnes. De quoy je remets le destail aux ordres que portera vostre secrétaire, dont le roy de Suéde aura tous les sujets du monde d'estre satisfaict, et il touchera au doigt que c'est tout de bon et par des moyens solides que nous vouions renouer avec luy plus estroictenjent que jamais, pourveu qu'il veuille correspondre, de son costé, avec la mesme sincérité. Ce que je ne doute point qu'il ne fasse, puisque ce sera son advantage aussy bien que le nostre.
Donnez-luy cependant advis que l'Empereur, au préjudice du traité de Munster et par une infraction manifeste au dict traité, donne quelque nombre de ses vieux corps aux Espagnols pour s'en servir contre ia France, et ainsy que ce roy et nous aurons un juste suject devant Dieu et devant les hommes de nous y opposer et d'en tesmoigner nostre ressentiment par les voyes que nous jugerons meilleures. Vous mesnagerez cecy avec tant de discrétion et de délicatesse, qu'il ne paroisse point que vous le disiez comme pour mendier les secours des Suédois, de quoy ils pourroient tirer de l'avantage; mais afin qu'ils cognoissent que la liaison, que nous prétendons faire, a un fondement réel et juste, de quoy ils vous ont tesmoigné estre en doute.
Pour ce qui est des offres que le comte de Bavière ^ et le jeune Kœnigsmarck ^ vous ont faictes de venir servir le Roy, il faut escouter leurs propositions, et pourveu que le tout se fasse avec l'agrément du
^ Probablement Ferdinand -Charles de marck, né en lôSg; il servit en France
BaTÎëre, comte • de ' Lowenstein-Rochefort, sous les ordres du comte de Schomberg,
ne en 1616, mort en 167a. 11 avait ëpoosë fut nomme maréchal de camp en 167&,
la fifie du comte de Fûrstemberg. lieutenant général en 1676 et mourut en
* Othon Guillaume, comte de Kcenigs- 1688.
MAIAIUI. — VII. 9/1
tHPSIMKRIC SATIOSALI.
Verrier i656. roy de Suede et qu'ils veuillent chacuD faire un bon régiment dmfanterie, de quelque nombre qu'il soit, nous les traiterons avec tous les advantages et toutes les conditions raisonnables qu'ils pourroient désirer. Vous me ferez sçovoir au plus tost ce qui se pourra faire, et ce que vous en jugez.
Aff. ëtr., Pays-Bas, t. Sy (sans indication de page ni de folio). ^
Copie du temps.