‹ Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère (volume 3)Chapitre 44 sur 100 · AU MARQUIS DE CARACÈNE · texte numérisé non relu

AU MARQUIS DE CARACÈNE

Gompiègne, la septembre i656.

(iXTRAIT.)

J'ay receu Testât que V. Exe. a pris la peine de m'envoyer des prisonniers qui ont esté faicts par les troupes de Sa Majesté Catholique dans l'occasion de Yalenciennes. Je luy adresse aussi le mémoire du petit nombre que^ nous en avons, qui ont esté conduits depuis peu à Amiens afin d'en pouvoir faire plus aisément l'eschange. Nous en avons encore d'autres en Italie qui entreront dans la masse, si Y. Exe. le trouve bon, et je crois qu'elle sçait fort bien qu'il nous est deub beaucoup' de reste des derniers décomptes qui ont esté faicts pour la rançon des prisonniers de part et d'autre, fespère que V. Exe. trouvera

lieutenant général en i656, maréchal de * Le& mois du pelit nombre que sont écrits

France en 1668; il mourut en 169&. en interligne de la main de Mazarin.

* Ce nom 8*orthographie aujourd'hui ' Le mot beaucotqf ajouté en interiigne

Raigecourt. est autographe.

HUAIIH. fil. AT)

UFMIIKIIIB aATIOlAtE,

Sept. 16^6. raisonnable^ de mettre présentement cet article sur le tapis ^ et si elle lapprouve, je feray partir un commissaire bien instruit pour se rendre où V. Ëxc. ordonnera et pour avoir l'honneur de l'informer à fond et en détail de tout ce qu'il y a sur cette matière ^.

Il n'y a rien de plus obligeant que ce que V. Exe. m'escrit sur le sujet de la Gaiette', et je l'en remercie tres-humblement. V. Exe. me faict justice de croire que je ne m'amuse guieres à lire de semblables choses, que je trouve tout^-à-fait inutiles, et il seroit à désirer que pas un prince ne permist de la débiter dans ses Estats. Tay faict faire une exacte recherche de ce que V. Ëxc. me marque que l'on avoit mis dans une des nostres sur le sujet du seig* D. JuaA. Je la puis asseurer que * cela ne se trouvera point dans la Gazette imprimée, et il faut qu'on l'ayt mis dans quelques unes de celles qu'on escrit à la main , que des gens sans adveu et malintentionnez envoyent en divers endroits. C'est une trop grossière imposture pour pouvoir faire impression sur ledict seig' D. Juan, ayant tousjours faict, à nostre tres-^and regret, des actions si hors du commun et si hardies ^, qu'elles destruisent bien une semblable mesdisance et la rendent tout-à-fait ridicule ^.

^ Six mots autographes et en interligne.

* Depcdfl les mots et n elle Papprùwe, tonte la fin da paragraphe est autographe.

' Mazarin s'ëtait plaint d*nne gaxette de Bruxelles. Cette publication, bien antérieure aux gazettes de Hollande qui, plus tard, eurent le don d^importuner si fort Louis XIV, avait débuté presque à la même époque que la gazette de Renaudot k Paris (i63d).

TaUemant en parte dans ses Histortettes (III, 98). Elle eut pour premier rédacteur un nommé Sauvage irqni était à M. d'Or*

léans». Ç^avaitété, sous Richelieu, le journal d'opposition : «On aimait bien mieux la gazette de Sauvage que celle de Raiandotn. Cette gazette de BnixeUes lançait aussi de grotesques et joyeuses histoires qui faisaient foreur par toute la France, comme cdle de la Carpe Adriatique ndans le corps de la» quelle on avait trouvé, disait-on , des croix , des mousquets et des haliebardes. . . ;>.

^ Depuis toujownfaietyiBqQ'k si hardies, ce passage est autographe.

' Les six derniers mots sont autographes.

m iJ.L i*j

Sept i656.

GCX.

Bibl. nat, ms. f. fr., UêUmget de Cotbett, t. 5i, f* aSÔ. — Minute.

À J.-B. COLBERT'

Gompiègne, i3 septembrv t656é

Nous avons receu nouvelles par un courrier exprea que le cardinal de Retz estoit passé à Gènes, sans avoir mis pied à terre, sur une fe* louque renforcée, n'ayant quun seul homme avec luy, qu'on dict se nommer Mdclerc^, qui est le mesme qui vint dernièrement à Paris , de sa part, où il exécuta ses ordres en cachette'. Les lettres de Gènes sont du 9 (septembre) et marquent qu'il y estoit passé deux jours auparavant, prenant la route de Provence.

J'ay, en outre, une lettre de Monaco du comte de L'Hospitah, qui porte que, le 3 aoust, le marquis de Souvray' estoit passé audict Monaco, venant de Ligournc (Livoume), sans s'estre arresté en pas un lieu , lequel dict avoir sceu de la bouche mesme du Grand-Duc ^ que le cardinal de Retz estoit party pour venir en France et à Paris

' Comparez les lettres de Colbert à Mazarin (t. I, p. 369, a6&, etc., du recueil de M. P. Clément).

* Ce Malderc ëtait ëcuyer du cardinal de Retz. Les Mém. de GwfJoly en parlent souvent (Voy. p. i3i et suiv., édit. Michaud et Pottjouiat.)

' Pour colorer son dëpart de Rome , Retz avait écrit au Pape que tr l'état où était son diocèse Tobligeait de 8*en rapprocher, afin d'être plus à portée de remédier aux désordres causés par son absence ... ; que , d'ailleurs , il se croyait obligé de décharger Sa Sainteté des importnnités qu'elle recevait a son occasion et de lui épargner une parlie de rembarras que cette affaire lui faisait».

Mais le souverain pontife, qui avait dépéché un courrier à Retz, lorsqu'il était encore à Saiut-Cassien , pour lui ordonner de rétablir du Saussay en qualité de grand vicaire à Paris, ne fut pas dupe de ce langage et se montra, comme on le verra plus loin, extrémemoit irrité contre le cardinal , qui le payait ainsi de son hospitalité.

^ Probablement Anne- Alexandre de L'Hôpital, comte de Saint-Mesme, mort le k décembre 1701 , k 77 ans.

' Jean de Souvré, marquis de Courtenvaux, mort le 9 novembre 16S6.

* Ferdinand de Médicis, né en 161O, grand-duc de Toscane en 1691, mort en

Sept i656. incognito^; et je ne doute pas de la vérité de cet ad vis, parce qoe je sçay de longue main que c estoit son intention de venir à la première nouvelle qu'il auroit de quelque mauvais succez; ce qui m'a esté continuellement confirmé; et, pour cet effect, on avoit déjà donné les ordres en Provence et en divers autres endroits d'y prendre garde, et particulièrement en Provence , d'où M. le Premier Président ^ nous a faict response que l'on y veilleroit avec grande exactitude.

Il ne faut pas douter que ledict cardinal n'ayt une grande cabale dans Paris , car les malintentionnez et les adherens du prince de Gondé seront tousjours pour celuy qui se rendra chef d'une brouillerie; et il est aysé de voir que ceux qui ont eu plus de part dans la dernière entreprise du Parlement^, et ceux qui ont travaillé à mettre division dans l'assemblée du clergé et à soustenir les curez de Paris ^, agissent asseurement de concert avec ledict cardinal, ou par ses ordres, ou, au moins, estant asseurez qu'il ne' manquera pas de faire son devoir de son costé.

Il ne faut pas aussy douter qu'on n'ayt mandé audict cardinal que le malheur de Valenciennes avoit mis nos affaires en estât de ne se relever pas sytost*; qu'on u'osoit pas reprimer les entreprises du Parlement; que le peuple de Paris estoit prest à faire de plus grandes folies

^ On peut comparer les Af^motres de Guy- Joly sur le voyage de Retz jusque Besançon (p. 1 3 1-1 3^ de redit citée). Le cardinal n'avait pas, en effet, f intention qne lui prête Mazarin de venir à Paris. On le poussait, de la part du roi d^Espagne, à aller tout droit en Flandre se concerter avec M. le Prince, et il y songea effectivement assez fort, remettant à l'avenir de prendre une résolution définitive. De Monaco, il s'était rendu, par le Valais, k Lausanne, et était arrivé à Besançon dans les derniers jours d*aoât. L*abbé de Vatteville lui ménagea une retraite chez sa parente, la marquise de Conflans, qui, par la suite , prit beaucoup de part aux aventures de Retz.

* Henri de Forbin Meynier, baron d'Oppède, était premier président du parlement de Provence depuis i655. Il mourut le ib novembre 1671.

^ Ausujetdesévocations,voy. ci-dessus,

^ Principalement les curés de Saint-Sévérin et de la Madeleine, Houdencq et Chassebras, que Retz avait nommés ses grands vicaires.

* Effectivement, le bailli de Gondy, général des postes du grand-duc de Toscane, avait apporté à Retz , à Maresmes, dans une maison de plaisaoce du cardinal Cario de Médicis, la nouvelle de la levée du siège de Valenciennes.

que par le passé, et que le prince de Gondé estoit tout prest d entrer Sepi. i656. en France avec une grande armée et de s'advancer jusqu'aux portes de Paris pour appuyer la résolution de tous ceux qui voudroient remuer. Mais avec tout cela j ay peine à croire que ledict cardinal de Retz soit si fol quil se commette de venir à Paris, oii^ asseurement, le Roy ne manqueroit pas de moyens pour chastier son audace.

Cependant la prudence veut qu'on n oublie rien pour empescher quil n'exécute ses mauvais desseins, soit qu'il prétende de venir à Paris, soit qu'il s'en veuille seulement approcher ou demeurer caché en quelque province, pour profiter des circonstances qui se pourroient présenter pour venir à bout de ce qu'il a projeté. On a donc résolu beaucoup de choses que M. Le Tellier escrit à M. le Chancelier, lesquels il communiquera à MM. les Surintendans, pour exécuter, aprez, ce qu'ilz auront jugé estre plus à propos. Mais comme il faudroit faire encore d'autres choses, je vous prie de voir en particulier MM. les Surintendans pour leur dire, de ma part, que je seray bien ayse qu'ils prennent la peine de dresser un mémoire de tout ce qu'ils estiment qui devroit estre faict pour faire eschouer les projets du cardinal [de Retz] et de ses adherens, et pour l'arrester, s'il est possible.

Pour moy, je croy premièrement qu'il faudroit au plua tost rendre la chose pubhque partout et particulièrement dans Paris; ce qui se fera advantageusement par l'ordonnance qui sera imprimée, dans laquelle il faut tascher de mettre tout ce qui pourra rendre plus odieux ledict cardinal. Il faudroit informer les evesques les plus affectionnez de l'assemblée [du clergé] de l'audace avec laquelle ledict cardinal s'opiniastre à vouloir de plus en plus offenser le Roy, et tasche par toutes sortes de voyes de faire quelque remuement dans la ville capitale du royaume pour favoriser les dessins des ennemis elles empescher de donner les mains à la paix, leur faisant cognoistre qu'ils peuvent espérer de grands progrez dans la continuation de la guerre , à cause des esmotions qu'il leur promet faire naistre dans le royaume, estant certain que ledict cardinal n'appréhende rien à l'esgal de la paix, dont il craint la conclusion pour l'envoy que l'on a faict de M. de Lionne à

Sept i656. Madrid. Cela et beaucoup d autres choses qui peuvent estre dictes aux evesques bien intentionnés, afin qu'elles soient rapportées dans l'a»semblëe [du clergé], pourroit imprimer dans Fesprit de tous que ledict cardinal n est pas seulement indigne qaon parle en sa faveur, mais que l'assemblée doit regarder avec horreur un . homme qui employé son caractère et toutes les choses les plus sacrées contre le service de Dieu et de son Roy et le repos de ^a patrie ^ •

Il faut, en outre, respandre soigneusement parmy les bons bourgeois que ledict cardinal vient pour agir de concert avec le prince de Gondé et tous les mal intentionnés qui n espèrent advantager leur condition que dans le trouble, [et] pour plonger de nouveau Paris dans les malheurs passez; et je crois qu'il seroit bon de faire courir de petits billetz imprimez, qui, eu substance et succinctement, ne continssent que les raisons qui peuvent le plus animer le peuple contre ledict cardinal. Il faudroit aussy examiner avec soin les gens qu'on voit estre partisans dudict cardinal pour les chasser ou arrester, et, dans une semblable occasion, il me semble que les simples soupçons peuvent permettre d'esloigner ceux qu'on a sujet de croire qui ont correspondance avec lui. Je croy aussy nécessaire d'escrire aux gouverneurs et intendans de province pour veiller, etc.; mais, pour ce qui est des provinces, oà ledict cardinal peut avoir des amys et des parens, il faudroit envoyer des personnes expresses pour agir contre luy, assistez du gouverneur, intendant et officiers de justice, en cas de besoin, et avec ordre de bien observer lesdicts parens et amis, parmy lesquels, outre les maisons de Retz et de Brissac, il faut avoir l'œil à Ghandenier^, qui pourroit bien le retirer chez luy, s'il prenoit cette route-là.

'Au même temps, les émissaires que s'emplojer ensuite pour la restitotion de son

Relz entretenait à Paris lui rapportaient que temporel.

l'assemble du dergë, sans être favorable au * François de Rocbechouart , marquis de

rétablissement de du Saussay, avait résolu Chandenier, ne en 1611, mort en 1696. Il

de prier le cardinal de nommer des grands avait été capitaine des gardes du corps,

vicaires agréables au Roi , avec promesse de Compromis dans la cabale des Importants

Il faut informer M. le mareschal de L'Hospital et le Prévost des Sept. i656. marchands des advis que nous avons du cardinal de Retz et du dessein qu'on soupçonne qu'il a de venir à Paris, afin quils puissent se préparer de bonne heure à ce qu'il y auroit à faire en cas qu'il ayt la hardiesse d'y entrer. Les gardes, qu'on croiroit à propos de mettre dans l'archevesché en plus grand nombre qu'il n'y en a eu cy-devant, pourroieut servir beaucoup pour n'appréhender rien dans toute l'isle du Palais ^ C'est pourquoy j'estimerois que ce seroit une chose à laquelle on devroit pourvoir au plus lost, et M. Le Tellier en a escrit à M. le Chancelier.

Je croy M. l'abbé Fouquet party pour revenir icy, ce qui m'empesche de luy escrire; mais, s'il est encore à Pans, vous le prierez, de ma part, de faire, de son costé, toutes les diligences qu'il estimera néces^ saires en cette affaire et surtout de fournir des personnes bien résolues et qui luy seroient affidées pour s'en pouvoir servir en celte rencontre, soit en les depeschant aux endroits par lesquels l'on croira que ledict cardinal peut passer, soit en les employant dans Paris.

Voila tout ce que je puis mander à la haste pour faire sçavoir à MM. les Surintendans outre ce que l'on a escrit à M. le Chancelier; mais je m'asseure que lesdicts s" Surintendans, M. l'abbé Fouquet, s'il est à Paris, et vous, en examinant la chose, vous adviserez de tout ce qu'il pourra y avoir à faire de plus, et, s'il y a des lettres ou des ordres à signer, il faut que vous preniez le soin de les faire dresser et de me les faire tenir, afin que je les renvoyé aussytost signez.

Je croy qu'il sera à propos que vous voyiez M™* de Chevreuse, de ma part, pour luy faire mes complimens et luy dire les advis que j'ay du voyage du cardinal de Retz; que j'espère qu'il recognoistra bientost qu'il n'a pas bien pris ses mesures, et que je la supplie, si elle a quelque nouvelle particulière dudict cardinal, de me la vouloir donner par vostre moyen, l'asseurant que qui que ce soit n'en aura cognoissance.

et ensuite dans les troubles de la Frohde, il justice et où se trourait autrefois rarchevéehë

avait ëtë |Mrivë de cette charge et exilé. de Paris depuis le moyen Age jusqu'au sac

^ L'Ile de la Cité qui renferme le palais de qui eut lieu sous le règne de Louis^Philippe.

Sept. i656. L'assemblée du clergé ayant faict par deux fois de pressantes instances au Roy en faveur du sieur Chevalier S qui est à la Bastille, Sa Majesté eut la bonté dernièrement de leur accorder sa liberté; mais parce qu'on a dict à MM. de Ghalons^ et du Mans^, qui estoient les desputez, que Sadicte Majesté voudroit bien que l'assemblé se fust engagée à respondre que ledict Chevalier ne se mesleroit de rien et executeroit l'ordre qu'on luy donneroit de s*en aller en quelque lieu hors du diocèse de Paris ^, et que M. du Mans mesme, aprez avoir faict la relation à l'assemblée de ce qui s'estoit passé icy, [a escrit] qu'elle seroit parfaitement obligée au Roy s'il avoit agréable de la dispenser de cette garantie, Sa Majesté l'a trouvé bon. J'envoye la lettre que M. le Chancelier a expédiée en cette conformité, et je seray bien ayse qu'en rendant à M. du Mans la response que je luy fais , vous l'informiez de ce que je vous mande sur le mesme sujet, afin qu'il en puisse faire rapport à l'assemblée, et vous saurez de luy s'il est nécessaire que vous disiez la mesme chose à M. de Chalons, puisqu'ils avoient esté députez tous deux ensemble^.

Il sera bon que MM. les Surintendans, ou des personnes prudentes qu'ils commettront pour cela, taschent de sçavoir la disposition des

' Paul Chevalier, chanoine de Notre-Dame de Paris^ mourut en 167&.

^ Voy. sur Tëvèque de Châlons, t. V, » p. 6&0, note 1, des Lettres de Mazarm.

^ Philibert Emmanuel de Beaumanoir de Lavardin fut évéque du Mans de 1669 à 1 671 . C'était le petit-fils du maréchal de ce nom, qui se trouvait dans la voiture de Henri IV lorsque ce prince fut assassiné. L'évéché du Mans avait déjà appartenu à cette famille, en la personne de Charles de Beaumanoir, oncle de Philibert-Emmanuel, qui avait été nommé à ce siège en 1601, à TAge de quatorze ans, et sacré dix ans plus tard, en 1610. Il était mort en 1637.

*' Le chanoine Chevfidier avait été un

des premiers vicaires généraux nommés par Retz.

^ L'évéque de ChAlons était lié secrète-* ment d*intérét avec Retz. C^est lui qui, h cette même époque, fitbire de son autorité privée, (rpar celui dont on se servait, dit GuynJoly, pour contrefaire récriture de S. E. (le cardinal de Retz), une nomination en forme du doyen de Notre-Dame pour faire les fonctions de grand-vicaire, avec une lettre du cardinal, de la même fabrique , à l'assemblée du clergé . . . d Uévéque avait daté cette fausse lettre autographe du Plessis, et de deux jours seulement avant sa réception , ce qui fit croire alors à Mazarin que Retz ne devait pas être âoigné de Paris.

esprits des curez sur ce voyage du cardinal de Retz et ce qu'ils feroient ^?^- >^^^ en cas qu'il vinst à Paris.

GCXI.

Bibl. n^t-, ras. f. fr.. Mélanges de Colbert, t. 5i, f° 339. — Minate.

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