AL SIGNQR CONTE DE BRIENNE PER FARE IL DISPAGGIO
À M. DE LIONNE
Dî SoissoDt, 9 laglio i655.
^ (sZTBilT.)
11 dispaccio di V« S. hà date al Re grau soggetto di sodisfattione nel vedere che il Papa pensi da dovero al processo ed al castigo del car* diaale di Retz; ma nella stesso tempo è parso che S. S^ dià con una mano e ritolgà con Taitra^ m entre ricusando di commettere Tinformatione à vescovi francesi, imposgibililà ^ Tessecutione délia sua giustitia. Il cardinale Mazarini^ forsi, per non havere una piena informatione délie leggi e costumi di questo regno in materia délia giurisditione ecclesiastica, si erà presupposto di trovare maggior facilita in questi ministri di quello gl* è poi succeduto^, uon estante che con lettere e con la viva voce delF abbate Qndedei habbià fatto loro conoscere il desiderio del Re di condescendere alla volonta del Papa in tutto quelle fosse possibile. Si sono tenuti molti consigli da Gancelliere, Guarda-Sigilli , M. Servien, Primo Présidente*, Avocate^ e Procuratore générale del Re, huomini di quel sapere, esperienza ed integrita che è nota, e doppo essersi essattamente considerata e dibattuta la materia, hanno finalmente concluso che il Re non possà dipartirsi de quello si è praticato ultimamente, ne il Papa devà di ragione volersi avan-
^ Le sens est : il rend mpombU, * Pomponne de Bellièvre. ( Voy. le t. VI ,
^ Le cardinal Mazarin parie de lui à la p. ySS, des Lettrée de Mazarin.) troisième peraonne dans ce projet de de- * Le premier avocat général était Jé-
péche, dont Brienne était censé rauteur et r^me Bignon, qui avait succédé à Orner
devait signer Texpédition. Talon. (Voy. le t. VI, p. 33o, note 3, des
^ // wail cru trouver plus de faciUti qu'il Lettres de Mazarin, et la correction sur cette
ne lui a réussi d'en rencontrer. note à la fin du même volume.)
taggiare più oltre , e vi è stato anco chi hà voluto interpretare troppo hnWti î655. politicamente la mente di S. S^ particolarmente facendosi riQessioni à tante dimostrationi fatte dal Papa à compiacimento del cardinale di Retz e uessuna à gusto di S. M^.
Il Gancelliere hà scritta una lunga lettera sopra qucsta materia, nella quale pero si vede che tutta la difficoltà si riduce à due punti : l'une che riguardà il Parlaniento, e Taltro il clero. Il primo prétende di essere giudice di tutti gF ecclesiastici, senza distintione di grado ô dignila alcuna, nelle cause di Lesa-^Maesta , ed in questa conformita haver condannato il cardinale Ghastillon ^ ed il cardinale di Balue \ al quale (mc) ^ furono confiscati tutti i suoi béni e [donati] ^ dal Re à^ diverse persone, e benche, doppo la prigionia di undeci anni^ e nelP altimo délia vita di LuigiXI, abbattuto da grandi infirmita, il Papa députasse in quel tempo diversi commissarii italiani, questi nondimeno non furono mai ammessi ne ricevuti in Francia, e se. ne ritornarono adietro, re infecta^ ^ ed il detto cardinale senz' altro processo fù poi
' Odet de GhAtillon , ne en 1 5 1 5 , promu cardinal en i533, mort en Angleterre en iSyi. Il ëtait fr^ de Tamiral de Coiigny et ëtait an des chefs du parti protestant en Franco.
* Jean Balue ou de La Balue, ministre de Louis XI, ne en i&ai, mort en 1&91, fat, dit-on, enferme en 1&69 dans une cage de fer. On trouvera , à la note 6 , des détails sur les relations de Louis XI et da cardinal de La Balue.
' La copie porte bien quàk et non ^off. On voit, dans ce qui suit, qu'il ne s'agit que da La Balue.
* La copie porte imuOo,
* Ces détails ne peuvent convenir qu'au cardinal de La Balue.
* Sasu avoir rien fnt. Les biographies racontent, en s'appuyant sur l'article Bake du Diet. de Mareri, que ce fut à la sollicita-
tion du lëgat Julien de La Aovère, que La Bolue fut mis en liberté. Comines {Mém., t. H, p. 9 1 7, de l'édition de M"' Dupont) se bonie à dire que Louis XI iren avoit esté requis du' siège apostolicqtie et d'ailleurs»; mais sans indiquer qu'il eât ^é immédiatement auxinstances du Pape. On peut concilier ces assertions opposées en rappelant les faitsr relatifs à la captivité de La Balue qui dura onze ans (1 &69-1&80); Aussitôt après Tem-' prisonnement de ce cardinal, Louis \l avait envoyé à Rome demander l'autorisation de le faire juger. Le pape Paul II nomma des commissaires qui vinrent en France pour instruire le procès. Mais comme ils ne voulurent pas s'adjoindre des commissaires français, ils furent récusés et retournèrent en Italie sans avoir pu remplir leur mission {re infecta). Ce détail se rap-porte aux premiers temps de la captivité de'
Juillet t655. iiberato da si lunga prigionia, ed essiiiato di Francia sene andô à Roma ^
Quant h lobjectioa tirëe des prétentions du clergé gallican, Mazarin y insiste moins; il se borne à dire que le clergë soutient que c*est aux conciles provinciaux qu'il appartient de juger les évêques. Mais tous s'accordent sur le point suivant :
Tutti poi si accordano à dire cbe il ievare al Re il modo di castigare le rebellioni de suoi subditi, e,di sovrano monarcba, renderlo sollicitatore nella corte di Roma^, è kidecente alla dignita d'un si gran Re ed è un rottura di fondamenti dei règne, ce' i quali si è più lungamente conservato ; cbe le difficolta e gf obstacoli cbe si trovano in Roma à castigare il cardinale di Retz dovranno rendere cauti li Re di Francia da qui avanti di non melt^si di dover domandare ad altri questa giustitia cb* essi medesimi possono farsi, e.cbe boggi cbe S. M^ per troppa bonla è caduta in questo inconveniente, essere molto meglio di iasciare impunito il cardinale di Retz in Roma cbe di fare una breccia cosi pericolosa ail' autorita regia.
Après avoir exposé les difficultés que présente le procès de Retz, Mazarin ajoute qu'on pense qu'on en pourrait sortir en chargeant des évéques français de faire les informations préalables sur les griefs imputés à ce cardinal. En terminant, il dit que l'Ambassadeur doit insister sur la nécessité de pourvoir immédiatement à l'administration d'un diocèse aussi important que celui de Paris.
LaBahie (1&69), tandis que ta mission de Père le Pape à sa requeste'», (Comines,
Julien de La Rovère*, neveu du pape Mim., t II, p. 317, éd. de M"* Dupont.) Sixte IV, eut lieu en ii&8o, à une époque ^ La Bdue fut reçu à Rome comme en
où Louis XI, malade {abbatiUto da grandi triomphe; il fut nommé évèque d*Aibano
tf^hrmiia, comme dit Mazarin), céda aux dans la marche d'AncAne et y mourut en
soilicitatioos du l^t et rendit la liberté à 1&91.
LaBafaie,etsefitméme absoudre de sa cap- * Le sens est : et au Heu de numarpie
tivité par ff un bref envoyé par nostre Sainct ' souverain en faire un eeUiéleur,
* Qai devint pape soqs le nom de Joies II.
laiil«l i655.
Aff. étr., ADgIeterre, t. 66, f* 84; minote.
À M. DE BORDEAUX'
(extrait.)
Soissons, 9 juillet i655.
Le Boy approuve ce que vous avez faict avec le ministre Stoupe ^, et Ton a donné ordre au remboursement des trois cens livres steiiing, que vous avez promises. Je me remets au surplus à M. le comte de Brienne particulièrement
Afi. ëtr., France, t. 896, r* 97; copie du temps. — Bibl. Da(., ms. f. fr.,
Mélanges de Colbert, L 61, P 58; minute.
A M. SEBVIEIV.
[La Fère], la juillet i655.
(extrait.)
Après lui avoir parle des affaires de Retz, Mazarin passé aux questions de
^ Ce billet a été poUië sans comment taire par M. Guizot (L II, p. 53o, de VHistoire de la BépubUque i^ Angleterre et du proteeUmU de QvmweO). Je Tai réimprimé pour y joindre une note sur Stoupe.
' Le pasteur Stoop ou Stoupe âait originaire du pays des GMams. CromweH favait envoyé en France pour qu'il étudiât les dispositioiis des protestants et lui en rendit compte. Nous voyons par le bfllet de Maanrin que Stoupe était vendu à Tambas-
sadenr français. On en trouve une nouveUe preuve dans Textrait suivant d*ane lettre de M. de Bordeaux au comte de Brienne, en date du i*' juillet i65S (Aff. étr., Atigteterre, t.LXV, fol. 1 65) : «Je doibs voir cette nsnet le ncunistre Stoupe qui m*a fidet offinr parle Suisse* de me deseouvrir degruub secrets sur cette matière et de servir désormais la France moyemiant resconqMnse. B veult par advanoe trois cens livres steriin (sfc). Quoyque son crédit ne soit pas
Ce pencHnM||0 s'est pai satnnMBt déiigné>
Juillet i655. finances, où Servien avait un r6Ic important, ëtant un des Suijntendants. Le Cardinal, tout en faisant Téloge de sa conduite, y mêle quelques critiques. Il lui écrit :
Je crois que vostre conduite est fort juste et fort re^ée, et que vous agissez avec le mesme zèle dans la fonction de vostre charge que vous faisiez lorsque vous estiez chargé de la recette ^ Je vous advoueray pourtant sincèrement que voyant que la despense va beaucoup plus viste cette année que la précédente, et ayant subjet de m^estonner, en vérifiant ce qui a esté fourni pour la guerre et ce qu'on a tiré par des moyens ordinaires et extraordinaires, que nous nous trouvions à présent sans un sol, je ne puis m'empescher de juger que la pluspart des fonds ont esté consommez en des assignations à des particuliers, dont quelques-unes pou voient, estre retranchées.
Aff. élr., Rome, t. i38, f* 68; minute.
À M. DE LIONNE
La Fère, ih juillet i655.
J ay veu une lettre que vous avez escrite à M. de Servien sur la créance que vous aviez qu'on vous rendoit icy de mauvais offices et (pi'on n'esloit pas satisfait de vostre conduite dans Taffaire du cardinal de Retz. Vous vous faictes tort de concevoir si légèrement de semblables craintes, et vous ne me faictes pas moins d'injustice de me croire
capable de ladre la paix ou la guerre , neantmoins je me suis laisse persuader de les consigner entre les mains dudict Suisse pour luy estre desiivrëes aprez Tavoir entaretenu.n
* Les deux Surintendants des finances, Servien et Fonquet , n'avaient pu s'entendre , et Ton avait été obligé de leur donner des
attributions différentes. Fouquet, qui avait des rdations avec les gens d'affaires, avait été chargé des recettes. Semen eut pour mission d'ordonnancer les dépenses. Le règlement qui divisait les attributions des Surintendants porte la date du a& décembre i65/i. Abd Servien mourut en 1689, et Fouquet resta alors seul Surintendant.
DU CARDINAL UAZARIN. 9
si susceptible des impressions qu'on me voudroit donner contre vous. Juillet i6S5. Vous auriez mieux jugé de mes sentimens si vos amys avoient pris le soing de vous informer avec quels éloges j'ay parlé diverses fois à Leurs Majestez, et devant toute la Cour, du service que vous rendez à Rome.
Il est vray que je vous ay faiet mander par Tabbé Ondedei que le cardinal de Retz escri\oit et faisoit publier à Paris par ses émissaires qu'il estoit asseuré que vous marcheriez avec beaucoup de circonspection en ce qui le regarderoit; mais vous deviez bien croire que l'on avoit^ plustost un principe de confiance que de soupçon, et que j.e ne vous en faisois advertir qu'afin que vous fussiez en garde contre les artifices dudict cardinal, dont le style ^ est pour confirmer soq crédit et respandre dans lé monde qu'il gouverbe le Pape et qu'il ne faict pas un pas que de concert avec Sa Sainteté, et pour les bien asseurer que vous ne luy nuirez pas, et autres choses de cette nature, qui ont faict peu d'impression dans l'esprit des personnes esclairées, et vous ne devez nullement vous en inquiéter.
Rarillon^ sert bien en cela ledict cardinal, escrivant à Paris les choses en la manière qu'il [Retz] le désire. Il y a mandé la conférence que vous marquez qu'il a eue avec vous, et l'a accompagnée de circonstances diiïe rentes qui en altèrent toute la vérité. Je vous advoueray là-dessus sincèrement que l'on a trouvé un peu à redire que, sçachant que ledict Rarillon estoit un des plus grands partisans du cardinal de Retz et qu'il le voyoit tous les soirs, vous- ne laissassiez pas de le souf-^
^ 11 semble qu'il faudrait ajouter quel* du Parlement & Plaris (t. Il, p. 57-88, dé*
ques mots après avait, comme trouvé dans hOfrrespotidaneeadmnistr.sous Louis XIV):
eetie iielaratiotL trDe Bariilon-ChAf^n ne manque pas d'es-
* Le sens est : dont ki écrits ont pour but, prit; pea appliqué au Palais ; sans interests ;
' Antoine BariHon-Châtillon, conseiller donnant tout à la Cour; précieux amy des
au Parlement et frère de Paul BariUon, comtesses [de Fiesque et de Frontenac]; ne
maître des requêtes et plus tard ambassa* visitant que les grands. . . ; ir peu de crédit
deur en Angleterre. BariUon-Ghâtillon figure dans sa chambre, pour un peu de vanité et
dans les Mémoires de Retz (t. V, p. 55, de de fumée qu'il a». Ce passive a été rectifié
redit, des Grands Ecrivains de la France). d'après la manuscrit; les correotions son(
Son caractère est apprécié dans lé Tableau dues h M. Paulin Paris.
HAZAKllI. — TI1. 9
IWtlKMll SATMIAU.
Juillet i655. fnr tout ie jour en vostre maison. Quoy qne cela ne soit pas capable de faire jamais concevoir le moindre soupçon de vous, U esl bon cependant, quand ce ne seroit que pour garder les apparences, que vous ne donniez pas un accez si libre à des gens suspects, comme luy.
Je croys que v«us serez, satisfiait de 1 expédient que l'on a trouvé pour accommoder l'affaire des grands vicaires S jet vous n'aurez point de compagnon qui partage ouvertement la gloire que vous aurez du suoeez de cette négociation.
Dans les faicts et articles que je vous ay envoyez contre le cardinal de Retz^, il y en a un où il est parlé de MM. de Noirnioutiers et de Laigues, et comme, en ostant leurs noms, cela n altère en rien la sub* stance des faicts , il sera bon que vous les rayiez du Mémoire , et qu'il n'y. soit point parié d'eux.
Afil éir.:, France, t. {173 , Pi3; copie du temps. — Bibl. nat., ma. f. fr., MéUmgrês de QMert, t. 5i, f* 80 v*; minole.
À LA REINE
La Fère, lâ juillet i655.
Nous avons, de tous costez , la confirmation de la prise de Landre* cies, ainsy que j'ay mandé ce mâtiné En suite de quoy les ennemis ont descampé, à la pointe du jour, prenant leur marche vers Bouchain*,
^ lig'agisaaildebnreiioaiiierlesgi^aiids vicaires sur une Uatt proposée par ie Roi.
^ On ne troQTe pins cette dépêche dans le tome cité des Affaires étrangères. Des feoSlets paraissent avoir été ebievéa à une époque qui doit élre anciouîe, puisque la pagination se suit sans interruptiott.
^ Use lettre de M. de Dnmas, datée de Guise , 1 k juiUet 1 6S5 , informait Masarin de
la prise de Landrecies. U lui écrivait : frLes ennemis descampent, et leurs équipages ont commencé à marcher vers Gamhray. La ville de Landrecy est prise, et la. garnison sortira sans canon» ce matin» k huit hennés* (Aff. étr.» Pay9-Bas, t XXXV, jnèee s&a de Tancienne ncmiendature).
* Bouchain sur TEscaut, aqourd'hui départ du Nord, airond. de Vaienciennes.
leur équipage filant vers Cambray, et font courir le bruit qu'ils veulent JoîH«* i^^^combattre i année du Roy; mais je croy qu'ils changeront de dessein. Je tiens la parole que j'ay donnée au Confident tres-religieusement, et je ne vois rien qui vous puisse empescher de laccompagner icy.
Je vous envoyé les lettres que j'ay receues, afin que vous et le Cbn- J!dmt puissiez voir toutes les particularités, et je vous prie de me les renvoyer. Il sera bon que vous» ou le ùnifidenty disies un mot de son fils à M. le mareschal du Plessis, et luy fassiez voir la lettre de Talon; car asseurement ce n'est rien de sa blessure ^ ; et attendant avec impatience l'honneur de vous rendre mes respects à tous deux^ je remets à vous rendre tres-humbles grâces de vive voix pour celle dont il vous a pieu et au ùn^idènt de me combler^ par les lettres que le Plessis ^ m'a rendues ce matin, aveii les marques les plus obligeantes du monde.
Bibl. nat, ms. f. fr., Mélanges de Colbert, t. 5i, f* 86; miDulè^
k M. m FABERT.
U Pire, 16 jinlleti6S5.
(SXTBAIT.)
Je me resjouis avec vous de la prise de Landrecy, qui se rendit mardy dernier^, et la garnison en sortit le lendemain matin. Les en* uemis sont aussy descampez de Vadancourt^, et sont rentrez dans le pays de Bol^ain ^. Nous ayons receu cette nouvelle en mesme temps que celle de la prise de Castillon ®, que les Espagnols avoient rendu une
* Le sens est: sa blessure n'est rien. jourdliui mr villages du dëp. de f Aisne,
* Ce Plessis , oa le Plessis , ëtait un ëcuyer arrond. de VerviiDs , cant de Guise.
de la grande écurie du Roi. 11 mourut en * Bohain est auj. chef-lieu de canton du
1696. dëp. de TAisne, arr. de Saint^Quentin. ' Ce mardi répond au i3 juillet t655. ' Cette ville de Catalogne 8*é^it rendue
* Vadanconrt, ou Vadencourt, est au- k »*' juillet (JIMn. ds Motyto).
Juillet i655. fort bonne plaoe et qui a duré dix-huit jours de tranchée ouverte. Don Juan d^Âustriche ^ estoit venu pour la secourir, et son avant-garde avoit desja passé une rivière, qui estoit entre eux et nous; mais ayant esté chargée et deffaicte, il fut contraint de m retirer. Je sçay que ces deux succez vous donneront de ia joye.
Puisque M. de Bourlemont^ ne sçauroit faire les huict compagnies que vous lui avez proposées, il faut se contenter de mettre son régiment et celuy de Banda au meilleur estât qu il se pourra, et je vous manderay de ne rien oublier pour les fortiffier.
Yostre compagnie venue de Liège est à Laon, et elle sera incorporée dans vostre régiment au premier jour. Elle se trouvera à un autre siège; car il ne faut pas demeurer les bras croisez, lorsque toutes choses convient à pro6ter du temps et de la conjoncture.
Aff. ëtr., Pflys-Bas, L ià (flans indicatioii de page ni de folio). —
Ck>pie da temps.
À M. DE TURENNE
La Père, 16 juiUet t655.
La conqueste de Landrecy est de soy très-importante; mais elle est accompagnée de beaucoup de circonstances qui la rendent glorieuse au dernier point pour ies armes du Roy et pour ceux qui en avoient le commandement. Tout le monde est informé de quelle manière vous y avez agi, et je vous asseure aussy qu'on ne vous a rien osté de la louange qui vous est deue. Je ne veux pas m'estendre davantage làdessus, sçachant que vous n aimez guère le [panégyrique]', quoy que vous en fournissiez souvent la matière, et Ton peut concevoir avec
* ^ik natarei de t'hilippe iV. ' tenaiit gèaével en i655, vëcut jusqu'en
* Nicohs d'Auglure, marquis de fioUfle^ 1706 (ai mai).
Udût, marfchài de damp en l66i, liett*- * La copie porte \ pamgfuericquê.
grand fondement une bonne espérance des projets que le Roy forme^ JniUet i655. quand des personnes de vostre mérite et de vostre suffisance ' sont employez à les exécuter.
Vous verrez tontes nos pensées par le Mémoire que j envoyé au s*" Talon ^ pour en rendre compte à vous et à M. le mareschal de La Ferté. Le Roy a une impatience extrême d'eu avoir response et m'a commandé expressément de vous presser de nous l'envoyer en toute diligence.
Tay embrassé de tres-bon cœur le sieur de La Berne [sic) , qui est allé à Paris et qui ne sera pas pourtant le premier à donner cette bonne nouvelle à M*^ de Turenne et à MM. de Bouillon , ayant pris soin de la leur envoyer aussy tost que je l'ay receue.
Je vous prie de faire une exacte recherche des complices de l'évasion de Guy on net'; car je sçay qu'il s'eât passé d'estranges choses làdessus, dont je vous entretiendray quand nous nous verrons.
Je croy qu'en resolvant le poste que vous devrez prendre pour rafraischir un peu la cavalerie, vous jugerez à propos de vous approcher de la frontière de France le moins que vous pourrez, et ensuite nous concerterons en quel lieu nous pourrons nous voir le plus commodément. Ce pendant je vous supplie de croire que personne n'est plus passionnément que moy, etc. ^.
^ Gapadtë.
' Ce mémoire se trouve dans le tome 35 de la correspondance des Payê-Bas (Aff.
(^.) [Voy. ci-dessoQS la note &.]
* Voy. sor Gyonnet le t. VI, p. âgS, des Lettrée de Mazarin.
* Aussitôt après la prise de Landrecies, OQ songea au siège de la Capdle, comme le prouve un mémoire, en date du t6 juillet
i6fi5, qui se trouve dans le tome 35 de la Carresp<mdanee des Pays^Boê, aux Affaires étrangères. Il est intitulé : Mémoire au f 7ahn, intendofU deefamncee et armée» de Fiattdree et de Luxembourg, pour faire voir à MM. les mareschaux de Turefine et de La Ferté-Seimeterre (Aff. étr., Payeras, 1 35, sans indication de page ni de folio). Ge projet ne reçut pas alors d'exécution.
là
Joiflet i656.
Aff. etc., France, t. 991, f 166; original signe et en partie autographe.
À J.-B. GOLBERT
La Fère, 93 juillet i655.
M. le duc de Mantoue^ sera btentost à Paris, et quoy qu'il mené ayec luy un train assez considérable, neantmoins il veut demeurer en France incognito; ce qui faict que le Roy ne le pouvant pas recevoir au Louvre y Ion a résolu qu'il luy seroit préparé un logis en ville, où M"* la Princesse palatine ^ le traittera aux despens de Sa M**^.
Il faut que vous trouviez un homme qui se charge de l'argent que MM. les Surintendans * feront fournir pour cet effect, et qui prenne îe soin de la despense qui sera faicte par les officiers de la dicte Princesse, ou par le moyen d'un pourvoyeur, ainsy qu'elle jugera plus à propos; et je croy que ladicte Princesse fera faire deui ou trois tables, l'une pour la personne du duc et pour ceux qu'il voudra [faire manger] avec luy, l'autre pour ses gentilshommes et la troisième pour ses pages et ses officiers; car, pour le reste des domestiques, il leur faudra donner l'argent à despenser, et les traitter* à proportion de ce que voua faictes [pour] mes valets de pied et de chambre. Le garde-meuble du Roy a ordre de meubler un appartement pour S. A. Il faudra seulement trouver la vaisselle d'argent et le linge. Pour la vaisselle, je croy qu'entre M. Servien , M. le Procureur général et M. Tubeuf *, l'on
* Gkaiies iUI de Gonzagae, né en 1 639 , ëiait devenu due de Mantoue et de Montferrat en i63i ; il moamt en i665.
' Anne de Gonzague (Voy. t. III , p. 8â3 , note a , des Lettres de Mazarin). Elle ëtait tante du duc de Hantone. Son père, Charles I de Gonzague-Nevers, ëtait Taîeul de Charles III, duc de Mantoue.
' Abd Servien et NicolaB Fooquet.
* Les dernières lignes de cette phrase, depuis et lee iraitter jusqu'à dkambre, sont autographes.
* Jacques Tubenf , appdë ordinairement le presidetU Tubeuf, ëtait président de la Chambre des comptes de Paris et trôner de la reine Anne d'Autriche. Il possédait
en pourra avoir la quantité qui sera nécessaire; mais, pour le linge, il Juillet i6d5. le faudra louer ou acheter, et vous en ferez prendre le soin à la personne que vous commettrez pour cet effect, qui pourroit estre un de vos commise
II faudra encore avoir trois ou quatre carrosses qui soient tousjours prests pour le service de S. A. ; à quoy il n'y aura pas grande difficulté à Paris, comme aussy pour les envoyer ïe recevoir à Briare^. Enfin vous conférerez avec W^ la Princesse palatine et avec M, le Procureur gênerai, auquel j'escris^ là-dessus, et tous trois ensemble [vous] prendrez les resolutions qui seront nécessaires. Le principal poinct sera de trouver un homme sur lequel on puisse se descharger du détail de cette affaire, et je crois qu'un de vos commis sera très-propre* [pour cela]; car, pour le reste, il n*y aura pas grande difficulté. Je vous prie de prendre cette peine que je ne vous donnerois pas si ce n'estoit une chose de tres^grande importance au service du Roy et à ma satisfaction propre que ce prince soit bien receu et bien traitté, et on^ le fera avec grand mesnage®, puisque M"^ la Princesse palatine y tiendra la main, et qu on ne fera [pas] une despense qui aille à l'esclat. Je crois qu'il vaut mieux achepter le linge; neantmoins je m'en remets [à vous]. M. le Procureur gênerai vous donnera, à [l'accouzé]"', la somme d'argent pour les despenses qu'il faudra faire, que vous croirez nécessaire^.
dans la rue Neuve des Petits Chofnps un hôtd qui iut acheté par Mazarin pour ia con- Btmctioii de son palaù et qui fait maînte- Haut partie des bltimenU de la Bibliothèque nationale. Le président Tubeuf, qui était un des plus riches financiers de cette époque, fit ensuite construire, dans ia rue Vi<vienne, un hôtel qu'acheta pfais tard Colbert de Groissy, et qui a porté le nom i' Hôtel de T(nxy (Torcy était fils de Ck)lbert de Groissy). Jacques Tubeuf mourut en 1^0, è fftge de soixante-quatre ans.
* Autographe depuis et voue jusqu'à emmie.
* Autographe depuis eotnrne jusqu'à Brîare.
' Le mot yeaerja est autographe.
* Autographe depuis el je croie jusqu'à proptem
* Toute la dernière partie de cette lettre , depuis et oh jusqu'à néceeeaire, est auto^ graphe.
* Dans le sens d'économie*
'' Je ne puis lire que Vaecouzé, sans doute pour eur Faccueé de réception,
* néceeeaire est bien au singulier. Le sens de ce dernier membre de phrase est : êekm que voue le jugerez néceeeaire.
16 lETTRES
Juiltet »655.
Aff. etc., France, t. 896, f* laS; copie du temps.
èlV procureur général.
La Fère, 93 juillet i655.
M™®Ia Princesse palatine s'en va à Paris pour donner ordre à tout ce qu*îl faut pour recevoir M. de Mantoue, qui ne tardera pas longtemps à estre en France; et comme le Roy désire que, dans Fesloignement delà Cour, il y ayt une personne d'authorité à Paris, à qui Ton puisse avoir recours pour toutes les choses qui seront nécessaires, le Roy désire que vous preniez ce soin et que vous assistiez ladicte dame, laquelle doit recevoir ce prince, et que vous donniez l'argent quil faudra pour faire la despense. Enfin je vous prie de ne rien oublier, en ce rencontre, de tout ce qui pourra le plus satisfaire ledict prince, puisqu'outre que c'est la volonté du Roy, vous ne me sçauriez faire plus de plaisir en mon particulier.
L'abbé Ondedei, retournant ces jours passez de Paris, m'asseura que vous aviez donné ordre pour faire payer au sieur de Belinzani ^ les cinquante mille livres que Sa M^^ a promises audict duc [de Mantoue] pour la despense de son voyage; et cependant ledict s"" de Belinzani m'escrit de n'avoir pas reeeu un seul denier de cette somme. Je vous prie de nouveau d'y donner ordre, et comme j'escris au s' Colbert^ plus en dietail sur cette matière, je me remets à ce qu'il vous en dira de ma part.
Âddi&on de la main de S. Ém,
Je vous conjure de prendre la peine d'appliquer [vostre attention] à cette affaire en sorte qu'il ne manque rien de ce qui sera nécessaire pour bien recevoir ledict prince, et surtout de faire payer les cinquante
^ Résident du duc de Mantoue en France. — * Voy. ia lettre ci-dessus.
mille livres au s' Belinzaoi, qui se contentera de les retirer suivant Juillet i655. qu*il en aura besoin pour fournir aux despenses qu'il est obligé de faire pour son maistre. Je me remets, au surplus, au s' Coibert qui concer^ tera toutes choses avec vous, et je ne croy pas qu'on rencontre beaucoup de difficulté à trouver de la vaisselle d'argent, [du linge] de service et trois ou quatre carrosses pour envoyer à Briare.
BiU. nat.» ms. f. fr., Mélanges de Colberi, t. 5i, f* ga; minute* — Aff. ëlr., France,
t. 896, f* 137; copie du temps \
À LA REINE
Guise', a& jaillet i655.
Apres avoir esté bien examiné ce qui^ seroitplus à propos de faire à Tesgard du siège de la Gapelle, [il] a esté jugé d'une commune voix de remettre ce dessein à une autre fois, non seulement à cause du monde qu'il y a dans la place, mais aussy pour la marche des ennemis qui dévoient estre hyer au soir à Maubeuge.
On a résolu en mesme temps de faire porter au Quesnoy^ et à Landrecy la plus grande partie des farines et des munitions de guerre qu'il sera possible; que le Roy pourra aller dans deux ou trois jours voir les susdictes places, accompagné de toute l'armée, et s'approcher des ennemis, s'ils en donnent lieu (ce qu'on ne croit pas), et^ suivant la resolution qu'ils prendront, prendre aussy la nostre, ne doutant pas qu'ils ne nous laissent beau champ d'attaquer une place d'un costé ou d'autre.
J^avais proposé au ùn^ideht (au Roi) de faire un voyage à la Fere
^ Les deux textes présentent qudques ' Le manuscrit porte bien ce 91C1 et non
difiKrences sans importance. ce qu'U,
' Maxarin s'ëtait rendu de la Fère à * Aujourdlm^, chef-lieu de canton dn de»
Guiae pour conférer avec les maréchaux de partanent du Nord, arrondissement de
Torenne et de La Fertë. Lille.
HiUBu. — Tii. 3
UWaiHBUl SATIOVAtl.
Joiflei i655. durant deux ou trois jpurs; mais il croit qu'il iroit de son honneur d'y retourner ay tost et m'a commandé de tous supplier de le trouver bon* Âinay j'en auray le soin que je dois. B est dans une impatience tonte extraordinaire d'approcher les ennemis; mais j'ose vous assenrer qu'il se satirfera «na vous donner 1. moindre inquietade.
Je vous supplie de prendre la peine de commander au sienr Seyron ^ de faire toutes les diligences imaginables pour fournir à Jacquier la plus grande quantité de charrettes qu'il pourra, n'y ayant rien à présent qui soit plus important; et au surplus croyez» s'il vous plaist, de la Mer^ ce quelle mérite en qualité de *^.
SkB
xm.
Aff. élr., France, t. 896, f* i3o; copie du temps. — Bibl. nat.> ms. f. fr..
Mélange» de Colbert, t. &i, f* 9& v*; minute.
À hk REINE.
Gaiae, 96 juUiet i655.
On a envoyé ce matin Tal<Hi^ i MM. les généraux pour sçavoir quand le Roy pourra se rendre à l'armée, et quoyque l'impatience soit grande pour le faire dez demain, je ne crois pas que Sa M^ le puisse plus tost que jeudy ^, estant nécessaire auparavant de faire un grand amas de farines. Celle [la farine] de la Fere arriva hyer au soir, dt l'on eut grand plaisir à voir, à la teste du convoy, les mulets de la Reyne et de Monsieur. Nous en attendons ce soir un autre plus grand, et si Seyron exécute bien ce que vous luy ordonnerez, je suis asseuré x[ue nous aurons tout en abondance. Jamais le Confident ne s'est mieux porté ; il est toujours dans ma chambre , et je n'en ay pas d'autre^ Je
* Voy. BUT ce pcfsoiiiiajie, ebargë du tionneife de ces signes dans le tome IV des gouvernement de la Fère, le tome IV» Lettres de Mazarm*
p. ifc7. Bote 1 , des Letàres de Maoterm. ^ Philippe T(dcati^ inteodant de Tonnée.
* MaaaniL * Ce jour ooirespondait m «9 joîBei ' Il a ëtë question de la valeur conveii* i655.
DU G4RPINAL MAZARIN. 19
TOUS laiese penser si 1 oit y est fraiscbement et si j'ay bonne compagnie. Juillet i655. La Mer^ in a dict qu'il en sçait de meilleures^ à la Fere', et je le erois, comme aussy (jue i^^ ne se démentira jamais de 4^.
Je suis Ires-humble serriteur du plus curieux prince qui soit au monde *.
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A£ ëtr., Fraaœ, L 979 , f* i6. — C^pie du Umpê»
À LA REINE
Gnise, 17 jaiUet i655.
Je receus hier vostre lettre du aB, que je fis voir au CofifderU, et je vous ad voue que je n'ay jamais rien veu de mieux escrit, particulièrement dans Tendroit où vous parlez de la joye que vous avez de celle que le ùn^ident aura en ce voyage^* Je vous déclare, sans aucune exa-* geration, quil en a esté touché au dernier point, et qu'il ayme â^^ plus que toutes choses du monde. Je crois que cela ne vous déplaira pas , ayant l'amitié que vous avez pour le Confdmt.
U vient d'arriver l'autre valet de pied qui m'a rendu vostre paquet; mais le Roy n'estant pas encore visible, et sçacbant que vous ne voudriez pas qu'on troublast son repos, je remets à faire re^ponse à celle dont il vous a pieu m'honorer, lorsque Sa M*^ fera la sienne , et tesmoignera aussy à Monsieur à quel point luy a esté agréable le billet qu'il luy a escrît.
Je n'ay aucune nouvelle à vous donner; car il n'y en a d'autres que de farines et munitions de guerre, qu'on porte incessamment au camp
* Mauiin. ' ' Cette përiphnise s'appl^ae à Philippe
* De meifleares compagnies. de France, frère de LoniB XIV.
' On a vu que la Reme était restée dans * Il s'agissait d'un voyage que le Roi
cette v31e pendant que le Roi et Mazarin se devait Caire, k la tête de son armée, dans
reiMKrent h Gnse. les Ptty»-Ba8 espagnob.
* Ce chiflre désigne Mexarin. ^ La Reme.
Juillet i655. et à Ldndrecy. Nous attendons à disner M. de Turenne pour résoudre le jour du départ du Roy, et vous en serez informée à linstant. Ce de quoy je vous puis asseurer» c'est que le Roy sera à la teste de la plus belle et meilleure armée qu'on ayt jamais veûe en France, et que les Anges ^ sont considérez comme ils méritent par *^.
Aff. étr., France, t. 896, f* i38. — Copie du temps.
AU PROCUREUR GÉNÉRAL
La Fère, «9 jaiUet i655.
Ayant advis d*Allemagne que les ennemis pensent à surprendre Philipsbourg, sur la cognoîssance qu'ils ont que la garnison est fort foible , et que. estant vraysemblable , d^ailleurs, que l'Empereur pourroit bien sous main se mesler avec les Lorrains pour s'emparer de cette place, dont la conservation est fort importante au service du Roy, je vous prie de vouloir- faire payer promptement à M. le comte d'Harcourt^ les ordonnances du Roy qui ont esté expédiées pour l'entretenement de la garnison de cette place, sur la foiblesse de laquelle les ennemis forment leurs desseings. Vous considérerez aussy que M. le comte d'Harcourt ne recevant rien du Roy, et les soldats n'osant rien prendre dans le pays, il n'est pas possible que la garnison ne dépérisse. Je vous prie de vouloir bien [vous] appliquer à cette affaire-là sans perte de temps, de crainte de quelque mauvais événement. Je vous escris à vous seul, ne croyant pas que M. Servien soit encore de retour à Paris. S'il y estoit, cette lettre sera commune avec luy.
Je vous conjure de songer sérieusement à mettre M. le comte d'Harcourt en estât qu'il puisse promptement nous deslivrer de l'inquie-
* La Reine. «— ' Masarin. comte d'Harcourt avait traita pour la reà-
^ On a vu, dans le tome VI des Lettre» dition de Brisach; mais il avait conserve le de Mazarin, p. i53, )6i, 178, que le gouvernement do PbilîpsboQrg.
tude où nous sommes pour la conservation de Philipsbourg. Je crois Juillet i655. mesme que, quand la considération de son mérite et de la justice qu il y a de le satisfaire ne seroit assez forte, comme elle est, pour vous obliger à faire effort en ce rencontre, celle d^estre un des meilleurs amys que j'aye vous y porteroit, puisque je vous déclare que, du bon traitement qu il recevra , je vous en veux avoir obligation en mon particulier.
AIT. dtr. , France, t. 896. f* 1&6. — Copie du temps.