‹ Lettres du cardinal Mazarin pendant son ministère (volume 3)Chapitre 7 sur 100 · AU MARQUIS DE SENNETERRE · texte numérisé non relu

AU MARQUIS DE SENNETERRE

Guise, 3o jailiet j655.

(bitbaiv.)

Le Roy a voulu entrer en personne à la teste de son armée dans le pays [ennemi]. On logera demain à Tabbaye de Marolles^, et Sa M'^ verra Landrecieô en passant. L'armée, sans exagération, est composée, avec les officiers, de plus de trente trois mille combattans, et ce n'est pas peu aprez un siège; mais comme cette bravade ne peut servir de rien (caries ennemis asseurement ne se montreront pas) , je n'oublierai rien pour faire au plus tost entreprendre quelque chose de solide.

^ Voy. sur le marqais de La PerCé-Seo- Nord, a(nx)ndi88e]aent d^Avesnes, faisait

Déterre le tome III, p. 968, Bote 3^ des partie, en i665, des Pays-Bas espagnok. li

Lettres de Mazarin. C'était le père du ma- - y avait dans le village de MaroUes ane

récbal de La Fertë. abbaye de bénëdictins qui dépendait du

* MaroUes ou Maroilles, qui est aujour- diocèse de Cambray appartenant alors à 1»

d'hni compris dans le département d» m«me puissance.

Juillet (6S6.

(sw^BBaMaKna

Aff. ëtr., t. 896, f" lâi, et t. 979, ^ 17. — Copie da temps.

A LA BEINfi.

Guise, le 3o juillet ]655.

J ay tardé à vous depescher cç valet de pied, parce que je voulois vous pouvoir mander la resolution qu'on prendroit pour le départ du Roy. Je vous diray donc qu après avoir conféré avec M. le mareschal de La Ferté, qui est venu icy, comme fera ce soir M. de Turenne, on a résolu que Sa M^ partiroit demain pour aller loger à l'abbaye de MaroUes où l'armée campera, et Sa M^^ en passant, verra Landrécy.

Les nouvelles que nous avons des ennemis sont qu'ils ont séparé toutes leurs troupes, au moins l'infanterie, et à un tel point qu'on ne croit pas qu'ils ayent à présent ensemble plus de trois mille hommes de pied. Devant qu'il soit mardy, il faut que nous ayons pris résolu* tion de ce que nous avons à faire, c'est*à-dire de la place qu'on atta* quera , et cela dépendra du mouvement que les ennemys feront.

h ne voQs depescheray pas demain matin , car je ne pourrois vous rien mander davantage que ce que je youb escris à présent, mais je feray partir un valet de pied en diligence demain, aussytost qu'on lera arrivé au quartier, et vous sçaurex par loy« à vostre lever, ce qu'on aura résolu de faire dimanche. Le Confident vous escrira aussy et me charge ce pendant de vous dire qu'il vous ayme plus que toutes les choses du monde.

Je vous supplie , si Seyron vous demande quelque assistance, de la lay donner et de croire que, puisque je vous dois tout, je ne manqueray jamais à vous servir dans les grandes et les petites choses, comme je suis obligé.

Jwfltet i«55.

xviir.

AE ëtr., France, t. 896, f* i&5. •— Copie da temps.

AU COMTE DE BRIENNE

(smiiT.)

Goisc, 3o jaillet i655.

Mazarin ne peut répondre immédiatement aux nouvelles que contiennent les lettres envoyées par le comte de Brienne, parce que ses gens n^ont pas fait venir le ehiffire qui lui permettrait de les lire. Le Cardinal ajoute :

Il faut presser iousjours MM. les Surintendans pour envoyer à M. de La [Barde] ^ la somme qu il demande , prenant toutes les précautions nécessaires afin qu'[eUe] ^ ne [soit employée] que pour renouvellement de l'alliance, et qu'on soit asseuré que, moyennant ladicte somme, elle se conclura.

Il est vray que j'ay dict aux députez du parlement de Bretagne que je m'appUquerois auprez du Roy et de la Reyne pour le restablissement des exilez, et en effect, si la Reyne le trouve bon comme a faict le Roy, on le peut faire; mais auparavant il en faut avoir Tadvis de MM. les Surintendans, et s'ils jugent que cela se puisse exécuter sans aucun retardement, c est-à-dire auparavant que les Estais^ se séparent, il n'y a pas d'inconvénient à le faire.

^ La copie porte de La Barre; mak ferrenr est évidente, puiaqu'il s'i^fissait do renouv^emeot de TaBiance avec les eai»tons suisses, près desquels d^ La Barde était ambassadeur. (Yoy. sur La Barde le tome 1, p* 93&, des Lettrée de Mazarm,}

* La copie porte qu'ellee ne eoiem em-

phféeif etc. Gomme elh représente le mot eamme employé plus haut, le pronom et ie veriie doivent être au singulier.

* Les États de Bretagne. Ou avait exilé plosieurs conseillers du Parlement qui s'é« talent opposés au vote des impto réchmés par l» comnassaires royaui.

Juillet t655.

SB^^I^BMl

M. élr., Pays-Bas, t. 36 (sans indication de page ni de folio). —

Copie du temps.

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