CAPITAINE DES GARDES DU CORPS ET GOUVERNEUR DE BOULOGNE
[Paris,] 3o juillet i643.
Quoyqu'on nous ayt icy voulu donner quelque alarme de l'irruption des ennemys dans le Boulonois, je vous puis neantmoins asseurer que vostre présence en ce pays-là a mis l'esprit de la Reyne en repos, et qu'elle s'est bien promis que vostre courage, vostre authorité et vostre zèle pour le service du Roy l'empescheroient de courir aucun hasard, de sorte que, encore que ce que vous avez fait soit fort considérable, vous n'avez rien fait que la Reyne n'attendist de vous. \ous verrez, par les despesebes de M. Le Tellier, qu'on a pourveu à tout ce que vous avez demandé, tant pour les compagnies de vostre régiment qui sont à Arras, que pour le pain de munition et les autres choses contenues en vostre mémoire.
Quant à moy, je vous puis protester que, quand le service du Roy ne m'eust point obligé de contribuer ce qui a esté en moy pour vostre satisfaction, mon inclination pour toute vostre maison et la passion particulière que j'ay pour vostre personne m'auroient assez porté à m'employer de tout mon pouvoir pour vous faire donner le consentement que vous avez désiré. J'espère que ce sera en d'autres occasions que vous recevrez encore d'autres preuves de cette vérité; et il ne s'en
présentera point où je ne vous fasse paroistre par effet que je suis Juillet i6û3. véritablement, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine. n° 1719, tom. I. f" 82 verso.
A M. DE GASSIO\.
[Paris,] 3i juillet i663.
Monsieur,
J'ay le desplaisir d'avoir trouvé la Reyne engagée à la reyne d'Angleterre, qui a demandé l'abbaye de Conches1 pour M. l'evesque d'Angoulesme, et à M. de Metz encore pour le mesme sujet, sans s'estre souvenue de l'autre. Vous pouvez par là juger le peu d'apparence qu'il y a de faire réussir la prétention que vous avez sur ce bénéfice en faveur de M. vostre frère. Je verray neantmoins s'il pourroit a avoir quelque jour de desgager la Reyne avec bienséance, et, en tout cas, je vous promets de veiller aiïin que M. vostre frère ne demeure pas longtemps sans estre pourveu : à quoy je n'auray point de difficulté de la part de Sa Majesté, à qui on a fait de bonnes relations et qui est d'ailleurs fort portée à favoriser tout ce qui vous touche. Elle considère assez ce que vous avez contribué, sous M. le duc d'Anguien, à la gloire qui a rendu si illustre le commencement de son règne, et n'ignore pas encore que la conquesle de Tbionville ne doive estre un des fruits de la victoire de Rocroy. C'est pourquoy mettez-vous l'esprit en repos pour ce qui regarde vostre establissement et la fortune des vostres, et ne doutez pas que vous ne trouviez tousjours en cela Sa Majesté très-favorable.
Quant à moy, vous me fairiez tort si vous aviez la moindre pensée que vos interests ne me fussent extresmemenl chers; mais j'estime que vous estes tout persuadé du contraire.
1 Conches. petite ville de Normandie (au- d'hommes de l'ordre de Saint-Benoît, dont jourd'bui dép. de l'Eure \. avait une abbaye le revenu e'tait évalué à 3o,ooo livres.
MAZARIIV. — I. 34
luillel i6'i.l
Ensuite de cela, pennettez-moy de vous dire que le renfort de cavallcrie que M. le duc d'Anguien a envoyé à M. d'Angoulesme ne suffît point pour le besoin qu'il en a, et que mesme il y a deux regimens qui sont venus de la Mothe et n'ont pas esté destachés de l'armée. Je vous conjure, au nom de Dieu, de faire pourvoir à cela, affin qu'il ne vous arrive point d'accidens fascheux à la veille de la victoire, et qu'on ne fasse point naufrage au port. Croyez que je suis passionnément, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f° 82 verso.
â M. LE DUC D'ENGHIEN.
[Paris,] 3i juillet i643.
Monsieur,
La Reyne , despeschant M. le baron d'Ort pour vous tesmoigner la joye qu'elle a eue en la naissance de M. vostre fils1, je prends trop de part à la félicité de la France et au bonheur particulier de vostre maison, pour laisser partir ce gentilhomme sans m'en resjouir avec
1 La duchesse d'Enghien était accouchée , le 29 juillet i6&3, d'un fils, qui reçut le nom de Henri-Jules de Bourbon. Il mourut le 1" avril 1709. Ce prince, qui porta, après la mort de son père, le titre de prince de Condé, a été jugé très-sévèrement par Saint- Simon. (Mémoires, édition Hachette, in-8°, t. Vil, p. i38 et suiv.)
Les lettres inédites de Grotius , précieuses pour l'histoire de ce temps, parlent de cet événement comme d'un bonheur qui complétait le succès de Rocroi et qui devait être bientôt couronné par la prise de Thionville. Malheureusement l'éditeur a altéré le texte
de manière à faire croire qu'il s'agissait de la naissance d'un troisième fils de Condé : rtDux Anguianus, post Rocrojanum prœlium et adeptum filium marem lertium, hanc, inter exiguum temporis spatium, felicitatem, ut spes est, consequelur. * Il faut lire: ff Dux Anguianus , post Rocrojanum prœlium et adeptum filium marem, tertiam hanc, inter exiguum temporis spatium , felicitatem, ut spes est, consequelur. » (H. Groin epistolœ ineditœ, p. 5i.) Le troisième bonheur annoncé est évidemment la prise de Thionville, qui eut lieu au commencement du mois d'août.
vous. C'est véritablement la couronne dont Dieu a voulu embellir Juillet i643. vos victoires, que cette heureuse naissance, et une des plus visibles marques du soin qu'il a du salut de cet Estât, que l'augmentation qu'il vient de nous donner du sang de nos Roys dans vostre famille. ,
Cela suffira, s'il vous plaist, pour vous designer le contentement que je ressens, dont je ne parleray point davantage, pour vous dire que, quand vos dernières lettres sont arrivées, la Reyne avoit desjà pourveu aux deux gouvernemens de M. de Lenoncourt1, en faveur de M. La Ferté Senneterre2, qui en a receu le premier advis. Je luy ay servy avec M. vostre père, tant à cause de son mérite et des services qu'il a rendus, que pour ce que je sçay que vous l'estimez beaucoup et qu'il fait particulière profession d'estre vostre serviteur.
Quant au régiment, la Reyne en a voulu gratifier M. de Montaignac, dont vous sçavez qu'elle considère beaucoup les bonnes qualités et affectionne fort la personne. Ces deux raisons doivent obliger les officiers de continuer gayement le service sous un maistre de camp si honneste homme et si estimé de Sa Majesté, et je pense que vous luy fairez l'honneur, et ce plaisir à la Reyne, de le leur faire bien entendre.
J'eusse désiré de tout mon cœur pouvoir tesmoigner en cette occasion à M. d'Andelot3 la passion que j'ay de le servir et de faire recon-
1 Le marquis de Lenoncourt, tué au siège 2 Henri de La Ferté-Saint-IMectaire, ou
de Thionville, e'tait gouverneur de Lorraine Senneterre, devint maréchal de France en
et de la ville et citadelle de Clermont-en- i65i.
Argonne, ville de l'ancien duché de Bar a Louis-Gaspar de Châlillon, comte d'An-
(auj. Meuse). Le marquis de Lenoncourt avait delot, blessé au siège de Thionville, tué au
obtenu ce gouvernement au commencement combat de Charenton, pendant la Fronde. Il
de l'année i6i3. comme on le voit parle avait joué un rôle important dès le commen-
passage suivant de La Barde : rLolharin- cernent de la régence d'Anne d'Autriche, et
gia Lenuncurio provincia décréta; hic Cla- lorsque le duc d Fnghien était parti pour
romonlio. finilimn utrique provincias (scilic. prendre le commandement de l'armée qui
Campanile et Lotharingie) oppido, atque couvrait la frontière du nord de la France. arci pivHèrtus erat; pra?lerea multa bf>ne . d'Andelot avait été dépositaire, avec le
fortiterque gesserat in acic el pneliis quais prince de Marsillac (dans la suite, duc de
et sine imperio et cum imperio. sicuti cas- La Rochefoucauld), des promesses faites par
trorum pnefectus, interfuerat. » (De rebui la Reine au duc d'Knglnen. La Barde, dont
GalUcis, lib. I, p. 21.) le témoignage est confirmé par celui de
:ih.
toûi i643. noistre son mérite; mais, après ce que je viens d'escrire, vous jugerez, et luy aussy, qu'il en faut attendre quelque autre, et il ne s'en présentera point où je ne luy fasse paroistre la recommandation singulière ou j'ay ses interests.
M. le baron d'Ort vous dira de vive voix ce que j'ay fait résoudra pour le gouvernement de Thionvillc, selon vostre intention. C'est pourquoy, m'en remettant à luy, je finiray, après mes ordinaires et véritables protestations que je suis plus que personne, etc.
CLXXVHI.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719, tom. I, f° 83 verso.
A M. D'ESTRADES
| Paris,] 1" aoust 1 663.
Monsieur,
M. le prince d'Orange me tesmoïgne par ses lettres tant de bonté et de confiance, que cela m'oblige de vous supplier de l'asseurer, de ma part, d'une très-parfaite correspondance. Quelque avance que vous luy fassiez pour cela, tenez pour certain que vous n'en serez pas desavoué, »>t que je confirmera y par les effets, dans les occasions, les asseurances que vous luy donnerez de mon très-humble service.
Je reçois à faveur la peine que s'est donnée M. de Hauterive l de m'escrire et les offres qu'il me fait, par sa lettre, de son affection. H y a longtemps que je connois son mérite et que je regrette que la condition du temps ne luy ayt pas esté favorable.
Le siège de Thionville s'avance fort, et l'on nous fait espérer que,
La Rochefoucauld, l'atteste dans le passage Reginœ commodis ac rationibus fideliter
suivant de s-on histoire : crPriusquam ab aula , serviturum, Reginam vero hune, quantum
discederet [Angianus], Rupifocaldum Mar- citra Gastonis offensionem posset , ornaturam
sillacuni, Reginœ clientem, cum Colinio An- alque aucturam.» (De rébus Gallicis,p. 92.)
deloto, item Angiani cliente, egisse ferunt, ' Il s'agit probablement de Jean Vignier,
ul interambos conveniret, scilicet Angianum marquis d'Hauterive.
dans le i5 de ce mois, les armées du Roy seront dedans. Ce pendant ioûi je croy que M. le prince d'Orange continuera à donner de l'exercice à Melos, et à achever en nostre faveur ce qu'il a si bien commencé. Je ne doute point que M. de La Tbuillerie et vous ne le teniez tousjours en cette disposition, puisque de nostre prospérité il se doit faire une generalle reflexion1 sur la bonne cause, et que messieurs les Estats en tireront des avantages particuliers. C'est ce que, à mon avis, il n'aura point peine de comprendre, non plus que vous de croire que je suis véritablement et avec grande passion, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, P 88 reclo.
A M. DE CHOISY
| Paris,] 5 aoust i643.
Monsieur,
Je vous rends grâces du soin particulier que vous prenez de mon régiment. Vous pouvez croire que ce ne m'a pas esté un petit desplaisir d'apprendre le desordre que vous me mandez qui s'y trouve. C'est un mal qu'on n'a peu esviter, à cause de quelques sujets du roy d'Espagne qui s'y sont glissés et qui y introduisent la corruption. Je désire avec passion qu'on y remédie, et vous conjure tout autant que je puis que la sévérité n'y soit point espargnée, et qu'on fasse exemple des coupables. C'est pourquoy vous m'obligerez infiniment d'assister en cela le sieur de Campv, que je m'asseure ne manquer point de faire son devoir, ainsy que le sujet le mérite et qu'il sçail que je le souhaite. En revanche faites un estât très-certain de mon affection, et croyez que je ne perdray jamais l'occasion de vous tesmoigner que je suis véritablement et plus que personne au monde, etc.
1 C'est-à-dire, puisque la prospérité de nos armes doit sr réfléchir sur nos alliés, etc.
loûl i643.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I. P Six recto et verso.
A M. LE DUC D'ENGHIEIV.
[Paris,] 5 aoust 1 663.
Monsieur.
Vous avez bien jugé que l'instance que j'ay faite pour envoyer de la cavallerie à M. d'Angoulesme n'avoit pour but que d'empescher les diversions qui vous eussent peu obliger de lever le siège de Thionville. Puisque cela a heureusement reussy jusques icy, et que, sur le bruit que les ennemis font courir de vouloir secourir cette place1, M. d'Angoulesme a receu ordre de s'en approcher, vous ne recouvrerez pas seulement, s'il en est besoin, les mille chevaux que vous avez destachés de vostre armée; mais vous serez assisté encore de toute celle de M. d'Angoulesme. Si les ennemis ont tout de bon ce dessein, je me promets que ce ne sera que pour rendre ce siège plus mémorable, les ayant spectateurs de la prise de la place.
Je vous ay escrit et fait dire de vive voix par M. le baron d'Ort que
1 Le Journal d'Olivier d'Ormesson (t. I, p. 90 et suiv.) atteste l'intérêt que la France entière prenait au siège de Thionville. Il parle aussi de la marche des armées ennemies : rrLes ennemis, disait-on, venoient secourir Thionville avec de grandes forces, et ilsemhloitque toutes les forces des Couronnes se rencontreroient là. L'armée de Bavière venoit . et M. de Guebriant la costoyoit. Beck venoit d'un autre costé, et M. d'Angoulesme s'avançoit,» etc. On représentait la difficulté de la situation : rrLe duc d'Anguien avoit ses trois meilleurs chefs hors d'eslat de servir : le marquis de Gesvres, tué sur son bastion, s' estant avancé pour voir Teffet d'une mine
et avant qu'un fourneau eust joué, qui laccabla sous ses ruines avec soixante hommes qu'il menoit pour faire le logement ; Gassion . blessé très-grièvement à la teste; d'Espenan, blessé aussy à la teste, mais plus légèrement; et luy [le duc d'Enghien] tous les jours en péril et de sa personne, et de son honneur encore plus, parce quil avoit entrepris ce siège contre l'ordre la Cour. - Cette dernière assertion est une erreur. Mazarin avait été le principal auteur du siège, comme il le répète souvent dans ses lettres. On trouvera d'autres preuves de ce fait dans l'introduction placée en tête de ce volume.
j'avois fait prendre resolution à la Reyne de disposer du gouverne- Août 16&; ment de Thionville à vostre contentement. C'est pourquoy mettez-vous l'esprit en repos de ce costé-là.
Pour ce qu'il faudra entreprendre après le siège, on le fera sçavoir par le premier courrier. Je me remets aux despesches de M. Le Tellier de plusieurs autres choses dont je vous eusse escrit sans cela; je me contenteray seulement de vous asseurer, à mon accoustumée et avec vérité, que je suis avec toute la passion possible, etc.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f" 84 verso.
A M. LE DUC D'ENGHIEN
[Paris,] 9 aoust i643.
Monsieur,
Dieu a voulu tempérer la joye que nous eussions eue de la prise de Thionville par la perte de M. le marquis de Gesvre1. Je ne doute point qu'elle ne vous soit très-sensible , et que vous ne trouviez beaucoup à dire sur un homme de si grand service. Neantmoins, puisque le coup est sans remède, et que M. de Gassion mesme est hors d'estat de servir de quelque temps, la Reyne a trouvé bon que M. de Rantzau se rendist auprès de vous. Je ne vous parleray point de son mérite, que vous connoissez assez, ny de sa personne, qui vous est fort chère. Il me suffira de vous dire que, estant grand homme de guerre, il est outre de cela fort vostre serviteur, et fort mon amy, et partant que [avec] la passion qu'il a pour vous, de qui il n'ignore pas que les interests ne
1 Louis Potier, marquis de Gesvres , avait insesso lonjyins procedere volunt Galli. Vul-
élé tué le fi août, au siéjfc de Thionville, par norati ibi sunt mulli. Gesvrius (il y a dans
l'explosion d'une mine. Grotius écrivait le le texte Teorius) autem, ex cuniculo maie
•29 juillet (n. s. 8 août) : *Ad Theodonis dissiliente, interiil.» (H. Grotii epistolœ tue-
villam diu in propujpiacido ex parl^ tantum ditœ , p. 53.)
Août i643. me soient infiniment chers, jointe à sa capacité, il est impossible que vous n'en reliriez de très-utiles services.
Les cent mille livres dont vous m'escrivez sont parties, et M. LeTeliier vous envoyé le brevet de la charge de mareschal de bataille pour M. de Mauvilly1. Je me remets de plusieurs autres choses à ses despesehes, et ne vous escris point beaucoup de particularités de cette Cour, que vous pourrez apprendre d'ailleurs. Nous attendons à toute heure la reddition de Thionville, et j'en ay une particulière impatience pour l'amour de vous, de qui je suis passionnément, etc.
P. S. Depuis avoir escrit la présente, le chevalier de Bois-Dauphin2 nous a apporté la capitulation de Thionville3, c'est-à-dire l'achèvement de la joye que nous avions de sa future reddition. Les avis que vous avez de la marche de Hasfeld4 et de celle de don Melos vers le Luxembourg ne sont pas conformes aux nostres, qui portent que l'un estoit plus occupé qu'il ne vouloit à Cologne, et que l'autre estoit le 8 de ce mois à Gand, d'où il estoit plus obligé d'observer les desseins du prince d'Orange que de venir entreprendre quelque chose pour la considération de Thionville. C'est pourquoy j'estime que les forces qui s'assemblent contre nous auront une autre visée, soit qu'elle soit deffensive ou offensive du costé de nos frontières. C'est à quoy je m'asseure, Monsieur, que vous ne manquerez point de prendre soigneusement garde, et surtout que vous serez fort retenu à donner congé aux officiers, dont l'absence attireroit infailliblement le desbandement des soldats et la dissipation de l'armée. La bonté que vous avez pour moy et la passion que j'ay pour vous me font espérer que vous ne trouverez pas mauvaise la liberté que je prens de vous dire ainsy mes sentimens.
: Lieutenant de la compagnie de cbevau- 3 La capitulation avait été signée le 8 août
légers de Henri de Bourbon, prince de i643.
Condé. (Voyez les Mémoires de Bvssy-Iia- '' Melchior de Hasfeld ou Hatzfeld. comte
butin, édit. L. Lalanne, t. I, p. îoo.) de Gleichen, fut un des principaux géné-
" Guy de Laval-Bois-Dauphin, second (ils raux des troupes impériales pendant la
de la marquise de Sablé. guerre de Trente ans.
Je nie remets de plusieurs autres choses à la despesche de M. Le Août i643. Tellier, que nous avons dressée conjointement. Vous recevrez avec elle les expéditions du gouvernement de Thionville pour M. de Marolles, ainsy que vous l'avez désiré. Je vous diray enfin que je n'ay peu m'enipescher de vous envoyer le gentilhomme qui vous rendra la présente, pour vous tesmoigner plus particulièrement le contentement que j'ay, pour l'amour de vous, de la prise de Thionville.