‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 127 sur 335 · MARESCHAL DE CAMP · texte numérisé non relu

MARESCHAL DE CAMP

[Paris,] 16 septembre îô^io.

Monsieur.

Les offres que vous me laites de vostre affection ne me peuvent estre que fort chères. Aussy desiray-je rechercher avec soin les occasions de m'en revancher, et de vous faire paroistre que ceux qui ont la bonté de m'obliger ne manqueront jamais de trouver en moy une très-parfaite reconnoissance. L'accident qui vous a donné sujet de m'escrire ' ne m'est pas moins fascheux qu'à ceux qui le souffrent, et j'ay ce desplaisir de n'avoir peu m'opposer, comme je l'eusse désiré , à la resolution que la Reyne a esté contrainte de prendre de quitter les mouvemens de. la bonté qui luy est si naturelle, pour entrer dans ceux de la justice et dans les moyens fascheux d'une précaution nécessaire. Mais c'est trop vous entretenir d'une matière peu agréable; il vaut mieux que je la quitte pour vous assëurer que personne ne sera jamais avec plus de vérité et de passion que moy, etc.

1 Allusion aux complots des Importants et à l'arrestation du duc de Beaulbrt. (Voyez ci-dessus, p. 33y, note 9.)

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f° 1 1 1 recto.

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