A M. FABERT
(Paris,] 26 septembre i(jft3.
Je suis averty de bonne part qu'il se passe des choses sur la frontière 'lu duché de Bouillon qu'il importe au service du Roy d'esclaircir et de voir si elles luy sont préjudiciables. Cela est cause que je vous fais celle-cy pour vous prier d'en vouloir prendre connoissance et de nous informer de la vérité, allin que, si les habitans de ce duché demeurent, dans leur devoir et dans les respects et la defference qu'ils son! obligés de rendre à cette Couronne, ils continuent à jouir des bénéfices de la neutralité et de la protection qu'ils en reçoivent. Sçachant quel est vostre zèle pour le bien des affaires de Sa Majesté, je ne doute point <pie mois n'apportiez en cette occasion tout le soin et la diligence requise, et particulièrement à cause de la prière que je vous en lais. | moi | qui sera} tousjours, etc.
Ibraham Fabert, né a Metz en 1 r> 9 9 . dévoué à Mazarin. Pendant la Fronde et l'exil
était, dès cette époque, charge «In gouver- du cardinal, une partie de sa correspondance
nemenl de Sedan. Il devint dans la suite passait par Sedan, maréchal de France, el se montra toujours Fabert mourut en 1669
Septembre
iii'i.'i
Ylanusc de la Biblioth. Mazarine. n° 1719. tom. I, f° 118 recto.
A M. LE MARQUIS DE LANGERON1
MARESCHAL DE CAMP DES ARMtES DD ROY.
| Paris,] 27 septembre 1 663.
Monsieur,
Nous estimant au point que je fais, les offres que vous me faites de vostre affection ne me peuvent estre que fort sensibles. Aussy desiray-je rechercher avec soin les occasions de m'en revancher, et de vous faire paroistre que ceux qui ont la bonté de m'obliger ne manqueront jamais de trouver en moy une reconnoissance proportionnée à leur bonne volonté et au mérite de leur personne. Je solliciteray fortement le payement des troupes que vous commandez, affin quelles vivent avec ordre et ne soient point à foule au peuple. Je sçay que vous apporterez tout le soin et la prudence nécessaires pour esviter ces inconveniens, et que vous agirez avec tant de considération et de bonne intelligence avec M. de INoailles, que le service du Roy s'en faira [mieux] et que les peuples se contiendront ou se remettront dans leur devoir sans violence. Vous serez plus particulièrement informé des autres choses qui concernent vostre employ par les despesches de M. de La Vrillière, auxquelles me remettant, je vous asseureray avec vérité que je seray lousjours plus que personne du monde, etc.
' On trouve, dans un manuscrit de la porte la date du 25 juillet 1 663. Le comte
Bibliothèque impériale (Fr. 6169, fol. 18- deNoailles,de son côté, avait marché contre
21), une Instruction au sieur de Longeron les rebelles et avait été félicité par Maza-
s'en allant en Rouer gue pour apaiser les es- rio des succès qu'il avait obtenus. (Voyez
motions qui sont en ces quartiers et ranger ci-dessus la lettre du 25 août, p. 283-
les rebelles en leur debvoir. dette instruction 284.)