VI. DE CAMPI
I Paris ] 8 octobre Monsieur.
J'avois desjà donné une lettre au sieur Bernardin lorsque j a\ receu vostre dernière. Je n'ay point esté trompé dans l'opinion que j'ay tousjours eue, que la bonne volonté de mon régiment serviroil, d'exemple aux autres corps de servir le Roy sans exception ni reserve. Vous pouvez croire que je n'en ay pas receu une petite satisfaction , cl (pie cela redoublera l'affection que j'ay pour les officiers el pour le reste dudil corps.
J'y trouve seulement une chose un peu fascheuse, qui est le trop grand nombre des valets que vous semble/, designer par la vostre, H qui tiennenl lieu de soldais. Je vous conjure d'en destourner, autanl que VOUS pourrez, ce désordre, qui l'ai roi I grand préjudice au service.
Nous aurez maintenant touché l'argent de la monstre. M. de Chois} ayanl escril à VI. Le TeHier qu'il le fourniroil. Asseurez les officiers que je n'oubliera^ poinl l'ardeur qu'ils on! tesmoignée à faire le voyage
I II loin .•
.Ci:;.
<l Allemagne, et que dans les occasions ils verront des effets du ressentiment <[ui m'en démeure. Pour vous, connue je u'av jamais douté, ni de vostre zèle pour le service <!<• Sa Majesté, ni de vostre aifection pour ma personne, vous devez encore moins douter de la reconnoissance que je désire vous en procurer, qui n'esgalera jamais pourtant la passion avec laquelle je suis, etc.