‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 158 sur 335 · CCCX1V · texte numérisé non relu

CCCX1V

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, loin. I. I" i33 verso.

A M. LE COMTE DE HARCOURT

| Paris,] 3i octobre 1 643.

Mon

sieur,

.le n a\ rien à ajousler à celles que je vous ay escrites sur le sujet de

M. le mylord Montaigu, sinon (pie je vous conjure de ne vous lasser

1 Louis de Béthune, comte puis duc de sieurs missions importantes, Il mourut en

Charost, étaif frère d'Hippolyte de Béthune, 16&9 , à l'âge de quatre-vingt-huit ans.

eomte de Selles, qui avait été compromis s Guillaume de Bautru, comte de Séran,

dans la cabale des Importants, conseiller d'Etat , était surtout connu par see

3 Le prie du comle de Charost, Philippe bons mots. if C'était . dil M. Cousin . un bouf-

dn Béthune, comte de Selles e( de Charost, l'on servile. el flatteur snns mesure de toul

était frère putné du ministre de Henri IV. ce cpii était puissant; il avait passe de la

Maximilien de Béthune, duc de Sully. l'Iii- dépendance de Richelieu dans (die de

lippe de Béthune avait r[r chargé de plu- Mazarin.-

MU.HIIV — I. 56

Octobre point de poursuivre sa liberté. Que s'il faut, venir à quelque temperamment pour la luy faire rendre, il faudra que ce soit celuy-cy : qu'il sera obligé de revenir eu France sans voir Leurs Majestés Britanniques; à quoy, à mon avis, il ne sera pas impossible de faire consentir messieurs du Parlement. Je vous suis bien fort obligé des avis que vous me donnez, et j'en feray grande considération. Four la subvention que vous me demandez et que vous jugez vous cslre absolument nécessaire pour vous acquitter avec honneur de vostre employ, ne doutez point que je ne fasse effort pour vous l'obtenir la plus grande et la plus prompte qu'il se pourra, puisque je n'ay rien plus à cœur que vos interests et vostre satisfaction, et que je suis avec plus de vérité et de passion que personne, etc.

CCGXV.

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. 1. f° 1 33 verso.

A M. DE TRACY

[Paris,] 3i octobre 1 C A 3 .

Monsieur,

J'ay escrit à M. de Campi que vous luy fourniriez jusqu.es à dix ou douze mille livres, s'il en avoit besoin. Je croy que vous ne fairez point difficulté de le faire, et je donneray ordre de les remettre icy, au premier avis que j'en auray. M. le mareschal de Guebriant aura veu que je suis homme de parole, par le renfort que je luy ay procuré. J'espère qu'il nous produira le fruit que nous en attendons, et que l'armée prendra un tel pied de delà le Rhin1, que nous ne craindrons plus qu'elle ne le repasse que volontairement, asseurée que rien ne sera

1 L'armée du maréchal de Guebriant, sur un pont jeté sur ce fleuve, à Rhiuau

avec les renforts que lui avait amenés le (départ, du Bos-Rliin). Les ennemis ne firent

duc d'Enghien, passa le Rhin , à la fin d'octo- aucun effort pour s'y opposer. rrFine octo-

bre et dans les premiers jours de novembre, bris et initio menais bujus, écrit Grotius : le

oublié, de deçà pour ce sujet, et que nos principales pensées tourne- Novembre ront. à l'avenir, du costé de l'Allemagne. Je n'en auray jamais pour vous qui ne vous soient avantageuses, et je seray tousjours bien ayse de rencontrer les occasions, etc.

Manusç. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719- tom. 1. f° i3/i recto.

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