GENERAL DE L'ARMEE I)U ROY EN PICIKDIE
[Paris, ] 3 novembre 1 643.
Monsieur.
Je n'ay rien à vous dire pour response à celle que vous m'avez eserite du 3o du passe, sinon que le service que vous avez rendu au llo\ est plus grand que vous ne pensez, puisque vostre présence a mis en seureté nos frontières et empesché nos ennemis d'y entreprendre, quand mesme ils en auroient eu la volonté. C'est nous asscurer le fruil des victoires obtenues cette campagne; ce qui, à mon avis, n'est pas peu de chose pour cet Estât, quoiqu'elle le soit pour vostre courage et pour vostre zèle. Nous avons assez de preuves de ce que vous estes capable de faire, et nous nous promettons d'en voir à l'avenir d'autres expériences non moins remarquables.
Pour moy, je contribueray tousjours ce qui despendra de mo\ pour vous en procurer les occasions, puisque je prends grande part à vostre gloire et au reste de ce qui vous louche, et que je sui< avec plus de vérité et de passion que personne du inonde, etc.
Novombi
Manusc. <li' J;i BibHoth.'Mazarine, n" 1719, loin. J, f" i3à verso.