CCCXXXVI1I
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719, lom. 1, i" 1 39 verso.
A M. LE COLONEL OHEM1,
PRESIDENT Dl CONSEIL DE CCEBBE DIS TBODFES \LLE.M\NDES SOUS M. LE MABESCBAL DL UDEBBURT.
[Paris,] 2."i novembre 1 66 3.
Monsieur,
J'ay pris l'occasion de l'eschec qui est arrivé à vostre régiment pour \ous tesmoigner la part que j'y prends, pour l'amour de vous et l'estime particulière que j'ay tousjours laite de vostre personne. Cela m'a oblige à chercher un prompt remède à cet accident, et à faire envoyer de l'argent à M. le mareschal de Guebriant, pour vous donner moyen de reparer vostre perte et de remettre vostredit régiment.
J'espère que nous prendrons bientost la revanche de cet affront . et que vous contribuerez, tant par vostre conseil que par vostre action, pour rabattre la trop grande vanité que les ennemis s'en donnent.
Pour moy je puis vous asseurer que je n'oublie rien pour faire valoir vos services auprès de Sa Majesté, et surtout le zèle que je sçay que vous avez pour cette Couronne.
Je me promets que vous en recevrez la reconnoissance qu'ils méritent et que je vous souhaite avec la mesme passion que je suis véritablement, etc.
1 Ce colonel des troupes weymariennes Oemuni, tribunum (colonel), allulerat, qui-
s'appelait Oheini. Son nom est souvent al- bus Rex (Louis XIV) Germanorum fidem
téré dans les ouvrages du \vnc siècle. La œque ac virlutem collaudabal. - (De rébus
lîarde l'appelle Ocmus dans le passage sut- Gallicis, p. kHg.)
vant : crMazarinus Régis lilteras ad
GGCXXXIX.
Manusc. de la Bibliolh. Mazarine, n° 1719, tom. I. f° i3() verso.
A M. DE TRAC Y
[Paris,] 2Ô novembre i643.
Vous ayant escrit depuis deux jours, j'ajousle, par celle-cy, comme j'ay promis d'envoyer sur mon crédit soixante mille livres pour remettre les regimens que les Bavarois ont maltraités. J'escris à M. le mareschal de Gucbriant que cet argent ne se divertisse point à quelque autre chose, comme je pense qu'il n'y doit point estre diverty. Nous préparons un renfort de neuf mille1 fantassins irlandois et françois; par où vous pouvez voir combien nous avons à cœur que l'armée subsiste, et qu'elle ayt moyen de faire quelque chose de bon. Je vous ay desjà prié, par mes précédentes, de fournir au sieur de Campi jusques à douze mille livres, que je fairay remettre icy, au premier avis que j'en recevray. Je ne doute point que vous ne le fassiez.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, 11° 1719. loin. I. f" 139 verso.