‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 171 sur 335 · SI PF.R1EURE DC COUVERT DES G . WIMEI.1TES 11F. POHTOI · texte numérisé non relu

SI PF.R1EURE DC COUVERT DES G . WIMEI.1TES 11F. POHTOI

[Paris. | '>."> novembre i663.

Madame,

Je ne doute point que la constance avec laquelle M. le m y lord Montaigu souffre la perte de sa liberté ne soit en partie un elfe! de \<»s

' Il y a neuf mille dans la copie; mais, d'à- briant et au comtede Rautzau ( p. 467-668 ). près les lettres adressées ou maréchal de Gué il ne s agissail que de quatre mille hommes.

Novenibi i643.

\rl LETTRES

Novembre prières; aussy est-ce une des causes qui me font espérer <juc Dieu nous le rendra, après 1 avoir quelque temps esprouvé, et je me promets que la joye que nous aurons de le recouvrer ne sera pas moindre que la douleur que nous sentons de l'avoir perdu. Cependant tomme la divine Providence entend que nous nous servions des moyens ordinaires qu'elle a establis pour parvenir aux lins que nous nous sommes proposées, je vous puis dire avec vérité que la Reyne n'oublie aucune sorte de soin pour faire travailler à sa liberté. Pour moy, je m'asscure que, sçachant la haute estime en laquelle j'ay sa vertu et la parfaite passion que j'ay pour sa personne, vous croirez facilement que j'employe tout ce que j'ay de crédit auprès de la Reyne, et tout ce que j'ay de pouvoir auprès des ministres du Roy qui sont en Angleterre, pour obtenir l'cslargissement dudit sieur mylord. Bien que j'y sois porté par ma propre inclination, je ne vous dissimuleray point que la part que vous v prenez m'est un second motif pour tascher de faire réussir un si juste et pieux dessein : cela veut dire que tout ce qui vous regarde me touche, et je n'aurois point de plus forte passion que de vous tesmoigner, etc.

GCGXLI.

Manusc. de la Bibliotb. Mazarine. n° 1719. tom. I, f° 1A0 recto.

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