PLENIPOTENTIAIRE DE SA MAJESTÉ POUR LE TRAITÉ DE PAIX GENERALE
[Paris,] 12 décembre 16. '4 3.
Monsieur,
Vostre indisposition nous met en peine : la Reyne a tesmoigné d'en estre faschée, et moy, qui prends plus de part que personne du monde en ce qui vous touche , ne l'ay pas apprise qu'avec un très-sensible desplaisir. J'espère pourtant qu'elle n'aura pas esté longue, et que la première nouvelle qui nous viendra de la Haye1 nous portera le recouvrement de vostre santé. Je vous conjure, dès que vous serez en estât d'agir, de mettre fin le plus tosl qu'il vous sera possible à ce que vous avez à traiter avec messieurs les Estats, pour vous rendre à Munster, où il importe que vous soyez bientost, pour ne pas donner cette apparence à ceux qui, ayant l'esprit esloigné des pensées de la paix, seroient bien aises d'en jeter le retardement sur ceux qui la désirent tout de bon.
Je ne vous diray rien de l'eschec qui est arrivé à nostre armée d'Allemagne, qui, au vray, ne consiste, tant en morts qu'en prisonniers, qu'en quinze ou seize cents fantassins 2, outre la prise de quelques officiers principaux, de quelques canons et bagages. Mais je ne pense pas que cet avantage soit plus considérable aux ennemis que la perte de Rottweil ne leur est incommode. Vous apprendrez plus de particularités de cette affaire des despesches de M. de Brienne, auxquelles me remettant, je me contenteray de vous asseurer que je seray tousjours plus que personne, etc.
1 On a vu plus liaul (juc les plénipotcn- 9/19 décembre) , la perte des Français aurait
liaires français s'étaient arrêtés en Hollande élé beaucoup plus considérable: irGaplivos
avant de Be rendre au congrès de Munster. ira (au nombre de quatre mille) divisere
s Si l'on ajoutait foi à Grotius (lettre du inler se Bavarici et Lolharingi.n
m vz\nn. — 1. 63
Décembre i6û3.
'i!)S LETTRES
Dl'C'i i ni . I .
Il'.'l.'i.
CGCLX.
Mnnusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719, lom. IV, î° 196 recto.
AL PÂDRE PROVINCIALE MAZAIUM1, ROMA.
Di Parigi, le 18 décembre if>43.
La premura, che ho in tutte le cose che riguardano il gusto del signor cardinale Antonio2, mi lia fatto grandemente sentire la condotta, che si è tenuta ne! negotio di monsignore Sforza. Sua Eminenza ha havuto gran torto a non accennarmi anticipatamente il suo pensiero, a fine di disporre le cose in modo, che non s' incontrasse nessuna diflicoltà nella missione di detto Monsignore, senza pregiudicare al possesso ne! quale è la Francia di non dichiararsi alcun Nuntio che antecedentemente non si penetri se sarà grato.
E se bene io non ho grand' occasione di lodarmi di monsignor Sforza .