‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 192 sur 335 · MARESCHAL DE CAMP DES ARMÉES DU ROT · texte numérisé non relu

MARESCHAL DE CAMP DES ARMÉES DU ROT

[Paris,] '1 janvier 1 G4'i.

Monsieur,

J'ay veu la proposition que vous faites pour un régiment d'infanterie. Vous pouvez penser que, vous ayant tousjours beaucoup estimé, je suis bien ayse que vous rentriez dans le service, où je vous promets que je tascheray de vous procurer tous les avantages raisonnables que vous pourrez désirer.

J'escris à M. le mareschal de Turenne pour conférer avec vous sur les moyens de faire réussir vostre proposition, et sur d'autres choses qui vous concernent, dont il vous donnera probablement avis, affin que vous puissiez aussytost mettre la main à l'œuvre et travailler à la susdite levée. Croyez, s'il vous plaist, ce qu'il vous dira de ma part, et surtout le désir que j'ay de vous tcsmoigner, etc.

qu'un en France qui en levast six compagnies. Celuy de Rose estant de six, il y en avoit une à chaque aile, et les quatre [autres] compagnies demeuraient aux vivres, ('/est bien difficile de maintenir des dragons.

rrJe croy qu'il est fort nécessaire d'avoir promptement de l'argent pour l'acliapt des bleds.

ff Je supplie très humblement Vostre Eminence de croire que personne du monde ne peut eslre plus son serviteur ni son obligé que je suis, et que toute ma vie je feray cette profession-là, sans qu'il puisse y avoir de

changement. Je m'engage à cela auprès d'elle de très-bon cœur, et luy proteste que je seray toute ma vie ,

tr Monseigneur, rf Vostre très-humble, très -obéissant serviteur.

rr Turenne.

rrColmar, le 28 janvier 1 (> h k.r> (Mémoires de Turenne, édition Michaud et Poujoulat. p. 362-36/i.)

1 Ce nom s'écrit Smilberg ou Smithbcrg.

Janvier i6hk .

CCCLXXXV.

iManusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, toni. I, f" 1 5 1 recto.

A M. D'ANISY,

LIEUTENANT-COLONEL DC REGIMENT D'INFANTERIE DE MONSEIGNEUR LE CARDINAL MAZARIN.

[Paris,] h janvier i644.

La Reyne ayant désiré que je prisse le régiment d'infanterie qui estoit à feu M. le mareschal de Guebriant, je vous ay voulu faire cellc-cy pour vous tesmoigner la joye que j'ay qu'il soit commandé par une personne comme vous, dont je commis le mérite et estime la capacité '. Vous pouvez asseurer le reste des officiers que je croirois n'avoir pas assez d'amour pour la vertu, si je ne prenois un soin particulier d'un corps qui a fait tant de bonnes actions et qui est sorty victorieux de tant de combats. Je fais gloire qu'il porte mon nom, et je n'oubliera) rien pour luy donner moyen de continuer à bien faire et pour luv procurer la reconnoissance des services qu'il a rendus.

Vous verrez, par les despesches de M. Le Tellier, comme j'ay travaillé auprès de la Reyne pour l'interest de vostre [famille], et pour vous obtenir le contentement que vous avez désiré et que j'ay creu vous estre deu en cette aiïaire. Prenez cecy pour une arrhe de ce que je désire faire pour vous et de la passion avec laquelle je veux vous faire paroistre que je suis, etc.

1 On a déjà vu dans les leltres précé- ment de ses régiments italiens.) Mazarin se

dentés et l'on trouvera encore pins loin des faisail même délivrer par le Roi unbrevei de

preuves du soin que prenait Mazarin d'avoir capitaine de cent hommes d'armes. On ne

à lui de9 régiments et spécialement des régi- doit pas oublier qu'il avait commencé par

ments étrangers. (Voyez ci-après, p. 54o- servir dans les années, et qu'il s'y était 61-

.Vi 1 , l<s instructions données par Mazarin gnajéparson intrépidité. au commissaire Vert, chargé du recruté-

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CCGLXXXV1.

Manusc. de la Biblioth. Mazaiinc, n" 1719, tora. 1. f° tâo reclo.

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