‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 232 sur 335 · GOUVERNEUR ET LIEUTENANT GENERAL POUR LE ROÏ EN PROVENCE · texte numérisé non relu

GOUVERNEUR ET LIEUTENANT GENERAL POUR LE ROÏ EN PROVENCE

[Paris,] i5 mai 1 6 6 4 .

Monsieur,

Dès que j'ay receu la vostre du 3 de ce mois, j'ay parlé à M. le mareschal de La Meilleraye pour l'artillerie et les munitions de guerre qui sont nécessaires pour la conservation de Toulon2. Vous aurez de ce costé-là la satisfaction (pie vous demandez et que requiert une place si importante.

Au reste, j'ay fait valoir comme je devois, auprès de la Reyne et dans le Conseil, vostre zèle au service du Roy, qui ne se borne point par les limites de vostre gouvernement, mais qui sestend partout où vous pouvez estre utile aux afl'aires de Sa Majesté. L'envoy des troupes que vous avez fait passer en Catalogne n'en est pas une petite preuve et qui n'a pas esté icy peu considérée.

Je fais faire des levées en Piedmont pour mon régiment; je me

1 C'est la lettre publiée dans les Négocia- 2 On a vu plus haut (p. 669) que Ma-

tons secrètes touchant la pair de Munster, zarin avait éfé prévenu que les Espagnols t. II, p. Ixi-hh. devaient attaquer Toulon.

DU CARDINAL MAZAKIN. 693

promets que, s'il en venoit à desbarquer en Provence, vous donnerez Mai ■ 6/1/1. ordre, pour l'amour de moy, qu'elles y reçoivent, le plus favorable traitement qui se pourra, et que vous leur tairez connoistre que ce qui me touche ne vous est pas indiffèrent. J'ay droit d'attendre de vous cette courtoisie, puisque je suis avec plus de passion que personne du monde, etc.

XDV1II.

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, torn. I, f" 177 recto.

A M. D'OYSONVILLE,

LlEETENAJiT DD ROÏ Al GOl VEKNEMENT DE BRISACU.

[ Paris,] 16 mai 16/1/1.

Monsieur,

Ce n'est pas une chose nouvelle dans le monde que deux hommes d'honneur et de mérite ne s'accordent pas tousjours en leurs sentimens et en leurs inclinations1. Aussy cela ne doit pas empescher que les personnes esquitables et désintéressées ne jugenl sans passion de l'un et de l'autre, et ne leur conservent ce qui leur appartient. (Test pourquo) vous devez vous asseurer que l'estime que je fais de M. d'Erlach et la connoissance que j'ay de sa fidélité et de sou zèle au service du Ho\ ne diminueront jamais l'opinion que je dois avoir de la vostre, ni l'affection avec laquelle j'ay tousjours fait valoir vos services auprès de la Reyne. Croyez que je continueray tousjours à vous servir et à \<ms faire paroistre que je suis, etc.

' Voyez plus haut (p. 587 et 643, texte le général d'Erlach (I. I . p. 199-aoo

et notes), sur les différends du général mémoires, r<;<li;;<;s par un descendant du

d'Erlach et du baron d'Oysonville. On peut général, imputent l<>us les torts nu baron

compare] les Mémoires historique» concernant d'Oysonville.

Mai .64/i.

XDIX.

Manusc. de la Bibliolh. Mazarioe, n" 1719, tom. I, f' 177 recto et verso.

A M. LE GENERAL-MAJOR D'ERLACH '

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