COMMANDANT INF. ESCADRE DE GALÈRES POIU LF. SERVICE DU ROÏ
• [Paris,] 20 mai 1 644.
Monsieur,
J'ay veu, par la vostre du 5 de ce mois, l'ordre que vous avez eu de M. le mareschal de La Mothe daller vers Tarragone, pour en appuyer par mer le siège. Je me promets que vous y tairez de vostre part tout ce qu'on peut attendre d'un homme courageux et sage. L'ordre
1 D'après les Mémoires concernant le général d'Erlach (t. I, p. 20 4-9 o5), ce général se persuada que Le Tellier le blâmait. rOn sut, dit l'auteur, que M. Le Tellier désapprouvait sa conduite. Il jugea que ce blâme étoit reflet des insinuations de d'Oyson ville, et il s'enflamma davantage contre lui. -C'est sur moi qu'il veut jeter les fautes. ir écrivait-il à M. de Turenne; c'est ainsi qu'il -me récompense de lavoir sauvé,» etc.
La partialité que montre l'auteur de ces mémoires rend son témoignage suspect.
Ce qui reste certain, c'est que d'Lilach et d'Oysonville ne pouvaient s'entendre, et que le second fut sacrifié. Ce neveu et, protégé de l'ancien secrétaire d'Etat de Noyers ne trouva pas dans Mazarin et Le Tellier des
ministres disposés à soutenir ses prétentions contre d'Erlacli. On lui enleva la place de lieutenant de roi de Brisach (juin 16AA ). Dans la dépêche adressée à Turenne. où l'on discute, au nom du Roi, les qualités des candidats qui pourraient remplacer d'Oysonville, Le Tellier ajoute r qu'il faut choisir des hommes ne manquant pas d'adresse pour bien vivre avec ledit sieur d'Erlac, qui est peut-eslrc la qualité la plut nécessaire. »
Cette dépèche, qui se trouve dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale (Fr. Ai Gy, fol. 1 1 1 et suiv.), a été publiée comme je l'ai déjà indiqué ci-dessus (p. 701, note), dans les Mémoires de Turenne (édit. Mii'haud et Poujoulal. p. 370-^79).
7()/i LETTRES
Mai M)'.'i ;i este donné iillin que les deux galères (]ui sont allées à Rome voui viennenl joindre. En un mot, on n'oubliera rien de deçà de ce qui sera nécessaire pour vous donner moyen de Lien servir et d'acquérir (Je l'honneur. J'en recevra) une satisfaction particulière, tant poui rînter'est dos affaires de Sa Majesté que pour la pari que je prend* loul ce qui vous regarde.
DVII.
Manusc. de la Diblioth. Mazarine, n" 1719- tom. I. f i8-> recto.