‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 249 sur 335 · DXXI · texte numérisé non relu

DXXI

M.inusc. de la Bibliotli. Mazarine, n° 1719. lom. I, f° 187 recto.

A M. LE MARESCHAL DE GASSION2

Sans date.

Monsieur,

J'ay receu, avec la vostre du 5 de ce mois, des nouvelles fort exactes de Testât «In si<><rc. Je vous suis très-obli<jé de la peine que

' Grotras écrit, on commencement de i644 (me. 15. I. Fr. 6169, fol. 106-106). juin t'i'i'i : -l)u\ Antelianensis Gravehn- avait chargé le maréchal de Gasrion de forgea obsidet, beae tapie tempore,dam rex mer ose armée entre elle de Flandre et tngiiaet rex] Dama, ptaae notariés Flan- celle de Cbampa^ie. Il devait se rendre a driam Gains accreecere, dora' oegotium Rethel, où le corps d'armée placé sou bah si ita grave, ot externù ae miacere ordres se réunirait. De là il irait à Gnise ■on poaait, Habel dm sécant viginti ferme et ensuite ;> Roye, h k tiendrait à la dbli'iiiiiiiinii iiiilli,i: pherihns et opos est, m positron do dnc d'Orléans peur seconder les ini'i n.iIIo indndat oppidum et oastellum non entrepri prince formerait, nùllisfirmumoppido.* , EpUt. inrd. (). 1 On S mi pin- liant (p. 7 1 6 , notej. paj [fan instruction, en date «lu r mai nne lettre adressée an duc dlfoghtai an

Mai mVi'i. vous avez prise de me les mander, et vous conjure de continuer. Je suis bien de vostre sentiment, qu'on ne peul s'asseurer du bon succès de cette entreprise jusqu'à ce qu'on ayt fermé aux ennemis l'entrée du

secours qu'ils envoient par mer dans la place assiégée. C'est à quo] je croy que rien ne sera oublié de la part de Son Altesse loyale et de ceux qui servent le Roy sous ses commandemens; et, puisque tout despend de la prise du fort Philippe, je me persuade qu'on faira tout devoir pour s'en rendre maistre.

Puisque les ennemis regardent encore le progrès du siège et ne menacent point nos frontières, vous ne sçouriez eslre mieux pour le service du Roy qu'au lieu où vous estes1; mais, s'ils quittent le poste où ils sont et tournent leurs forces ailleurs, vous sçavez [ce] qu'en ce cas-là je vous ay escrit des intentions de la Reyne et de l'opinion qu'elle a que la seureté de la frontière despend en partie de vostre présence. Je ne m'estendray pas plus au long sur cet article, vous en ayant escrit fort particulièrement par le sieur de Courteils.

Je vous renouvclleray seulement, avant que de finir, la prière que je vous ay faite par mes précédentes, qui est de passer, pour l'amour de moy, sur les petites considérations auxquelles vous pourriez avoir répugnance2, et de donner cela à l'amitié que vous m'avez promise et au service de Sa Majesté.

Vous entendez bien ce que je veux dire, et je ne doute point que vous ne le fassiez, tant pour la passion que vous avez pour le bien de l'Estat qu'à cause que je suis asseuré que vous m'aymez.

nom du Roi, que Gassion avait été appelé 2 Allusion aux discussions qui s'étaient

par le duc d'Orléans et avait dû joindre ses élevées enlre Gassion et le maréchal de La

troupes à celles du prince pour le siège de Meilleraye, et qui continuèrent pendant

Gravelines. toute la durée du siège. Les querelles de

1 Ce passage prouve que la présenlc préséance entre ces deux généraux furent

lettre, qui ne porte aucune date dans le poussées si loin, que peu s*en fallu! qu'Us

manuscrit, est antérieure au 39 mai iG/ji . n'en vinssent aux mains, comme on le verra

époque où fut écrite la lettre citée en noie, dans la suile de cette correspondance, p. 716.

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