M. LE MARESCHAL DE GMCHE
[ Paris, | 7 juin 1 (i'i ':.
Monsieur,
M. de l'Eschelle s'en retourne si pleinement informé de toutes les choses qui regardent l'armée, que j'ay creu qu'il estoit plus à propos que vous les apprissiez de sa bouche que de cette lettre. Me remettant donc à ce qu il vous en dira et à ce que vous en pourrez, encore apprendre de M. le duc d'Anguien,je vous diray, sur le sujet de mou régiment d'infanterie, dont vous me faites une si avantageuse relation, (pu- vous pouvez penser combien celle nouvelle me Halle, et pour l'inleresl du service du Roy, qui est la chose du monde que j'ay le plus à coeur, el à cause de la satisfaction que M. le duc d'Anguien cl vous en avez. Voua trouverez, je m'asseure, que celuy de cavalerie n'esl pas moins l>eau,ctquc celuy de Chambre est fort bon. Ils oui ordre île vous joindre, aussy bien (pie celuy d'infanterie du Havre, qu'on sure de mille hommes effectifs.
Le plu- grand tesmoignage «pie je puisse rendre à M. le <\uc (V\nguien de l'estime que j'a\ pour luy est de souffrir, comme je fais, la mauvaise humeur de M. le Prince '. qui descrie autant qu'il peut toutes affaires H esl le premier à publier les mauvais bruits el à appuyer * en\ qui courent . au desavantage du service du Roy. Je m'imagine que ii cause en est en partie de ce que l'avocat gênerai n'a point conclu à m.:i gré en l'affaire de M'" d'Aiguillon9.
Urnri de Bourbon, prinee de Coudé, Le procèa du prinre de Condé contre
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